QCM : Droit approfondi des obligations (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un litige, les termes d’un contrat sont ambigus et les obligations des parties ne sont pas clairement établies. Quelle démarche le juge doit-il entreprendre en premier ?

Établir si une partie a commis une faute d’exécution
Qualifier juridiquement les faits avant d’interpréter le contrat
Déterminer la règle applicable sans examiner le contrat
Rechercher la commune intention des parties en interprétant le contrat

Rechercher la commune intention des parties en interprétant le contrat

Explication

Le juge commence par interpréter le contrat pour rechercher la commune intention des parties, puis qualifie juridiquement l’obligation. Commencer par la qualification inverse cette démarche, tandis que choisir une règle ou établir une faute ne remplace pas l’interprétation préalable.

2. Léa signe un contrat alors qu’elle est capable de contracter et que son consentement est libre, mais l’objet convenu est illicite. Quelle condition de validité fait défaut ?

La capacité de contracter
Un consentement exempt de vice
Un contenu déterminé par les parties
Un contenu licite et certain

Un contenu licite et certain

Explication

La validité exige un consentement exempt de vice, la capacité de contracter et un contenu licite et certain : l’objet illicite fait donc défaut à cette dernière condition. Le vice du consentement, la capacité et l’incertitude du contenu correspondent à des problèmes distincts.

3. Deux parties concluent valablement un contrat et l’une refuse ensuite d’exécuter l’engagement qu’elle a pris. Quel principe s’applique à leur relation contractuelle ?

Le contrat constitue une source possible d’obligations
Le contrat crée une obligation à la charge des tiers
Le contrat tient lieu de loi aux parties
Le contrat est frappé de nullité en cas de refus d’exécution

Le contrat tient lieu de loi aux parties

Explication

Un contrat légalement formé tient lieu de loi à ceux qui l’ont conclu, ce qui fonde sa force obligatoire. La naissance d’obligations est une conséquence du contrat, l’effet relatif ne lie pas les tiers, et la nullité sanctionne un problème de formation.

4. Un transporteur ne conduit pas un voyageur à destination, résultat précis auquel il s’était engagé. Aucune force majeure n’est établie. Quelle conséquence s’applique ?

La responsabilité du transporteur est engagée sans preuve d’une faute
Le transporteur échappe à sa responsabilité s’il nie toute faute
Le voyageur doit prouver un manque de prudence du transporteur
La responsabilité dépend de la preuve d’un préjudice imprévisible

La responsabilité du transporteur est engagée sans preuve d’une faute

Explication

En cas d’inexécution d’une obligation de résultat, le débiteur engage sa responsabilité sans que le créancier ait à prouver une faute, sauf preuve de force majeure. Exiger la preuve d’un manque de diligence applique le régime de l’obligation de moyens, et nier une faute ne suffit pas à exonérer le débiteur.

5. Qu’est-ce que l’action paulienne permet au créancier d’obtenir lorsque son débiteur organise frauduleusement son insolvabilité ?

Obtenir l’annulation de l’acte à l’égard de tous
Exercer les droits patrimoniaux délaissés par le débiteur
Faire déclarer l’acte inopposable à son égard
Faire condamner le tiers à payer la dette du débiteur

Faire déclarer l’acte inopposable à son égard

Explication

L’action paulienne permet au créancier de faire déclarer inopposable à son égard l’acte frauduleux par lequel le débiteur organise son insolvabilité. L’action oblique, contrairement à cette action, permet d’exercer à la place du débiteur inactif certains de ses droits patrimoniaux.

6. Selon quels articles du Code civil le gage général des créanciers porte-t-il sur le patrimoine du débiteur ?

Les articles 1304 et 1305
Les articles 544 et 578
Les articles 1199 et 1200
Les articles 2284 et 2285

Les articles 2284 et 2285

Explication

Les articles 2284 et 2285 fondent le gage général sur le patrimoine du débiteur, auquel les créanciers chirographaires peuvent prétendre en concurrence. Les articles 1199 et 1200 concernent plutôt l’effet relatif du contrat et son opposabilité aux tiers.

7. Quelle est la fonction de la distinction entre l’obligation à la dette et la contribution à la dette en matière de solidarité ?

Distinguer les conditions de validité de la solidarité de celles qui permettent au débiteur de s’en libérer
Répartir les sûretés entre les créanciers selon la nature des biens du débiteur
Distinguer ce que le créancier peut réclamer aux codébiteurs de la part définitive supportée par chacun entre eux
Déterminer si le paiement d’un codébiteur transfère la créance à un nouveau créancier

Distinguer ce que le créancier peut réclamer aux codébiteurs de la part définitive supportée par chacun entre eux

Explication

L’obligation à la dette concerne les sommes que le créancier peut réclamer aux codébiteurs, tandis que la contribution à la dette détermine leur répartition finale entre eux. Le paiement d’un codébiteur peut libérer les autres envers le créancier, mais le recours entre codébiteurs relève de la contribution.

8. Dans une obligation soumise à un terme suspensif, à quel moment le créancier peut-il en réclamer l’exécution ?

À l’échéance du terme, qui rend exigible l’obligation déjà existante
À l’arrivée d’un événement qui éteint l’obligation déjà exigible
À la réalisation d’un événement incertain qui fait naître l’obligation
Dès la conclusion, car le terme concerne la durée de l’obligation

À l’échéance du terme, qui rend exigible l’obligation déjà existante

Explication

Le terme suspensif reporte l’exigibilité d’une obligation qui existe déjà, de sorte que le créancier peut en demander l’exécution lorsque le terme arrive. À l’inverse, un événement incertain relève d’une condition et peut déterminer l’existence même de l’obligation.

9. Comment une condition positive et une condition négative se distinguent-elles quant à la réalisation de l’événement prévu ?

La condition positive se réalise si l’événement ne survient pas, tandis que la condition négative se réalise s’il survient.
La condition positive dépend de la volonté du débiteur, tandis que la condition négative dépend d’un tiers.
La condition positive se réalise si l’événement survient, tandis que la condition négative se réalise s’il ne survient pas.
La condition positive concerne un événement passé, tandis que la condition négative concerne un événement futur.

La condition positive se réalise si l’événement survient, tandis que la condition négative se réalise s’il ne survient pas.

Explication

La distinction porte sur la survenance de l’événement : elle accomplit la condition positive, alors que son absence accomplit la condition négative. Le fait qu’un événement soit passé ou futur ne définit pas cette différence.

10. Une condition suspensive positive se réalise après la réforme de 2016 : quel effet cette réalisation produit-elle sur l’obligation ?

Elle devient pure et simple depuis la conclusion du contrat, par effet rétroactif.
Elle reste incertaine jusqu’à ce que le débiteur confirme son engagement.
Elle devient pure et simple à compter de la réalisation, sans effet rétroactif.
Elle s’éteint à compter de la réalisation, comme une condition résolutoire.

Elle devient pure et simple à compter de la réalisation, sans effet rétroactif.

Explication

Depuis 2016, la réalisation d’une condition suspensive positive rend l’obligation pure et simple à partir de cet événement, sans rétroactivité. Une prise d’effet depuis la conclusion du contrat correspondrait à une rétroactivité que le régime actuel n’applique pas de plein droit.

11. Un débiteur doit livrer un ordinateur ou, à son choix, un téléphone. Avant qu’il ait choisi, la livraison de l’ordinateur devient impossible par force majeure. Que doit-il faire pour se libérer ?

Demander au créancier de choisir une troisième prestation
Verser au créancier la valeur de l’ordinateur
Considérer que l’impossibilité annule toute l’obligation
Livrer le téléphone, seule prestation qui reste possible

Livrer le téléphone, seule prestation qui reste possible

Explication

Dans une obligation alternative, l’exécution de l’une des prestations suffit et, si l’une devient impossible avant le choix, le débiteur doit exécuter celle qui reste possible. L’impossibilité d’une prestation ne libère donc pas le débiteur tant qu’une autre prestation alternative peut être exécutée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Droit approfondi des obligations.

Selon l’article 1101 du Code civil, à quoi sert un contrat ?

À créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

Quelles obligations la jurisprudence révèle-t-elle notamment dans l’exécution des contrats ?

Des obligations de sécurité, d’information et de conseil.

Selon l’article 1100 du Code civil, quelles sont les sources des obligations ?

Les actes juridiques, les faits juridiques ou la loi.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit approfondi des obligations.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM