QCM : Organisation territoriale et constitutionnelle (73 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue une institution d’un simple regroupement temporaire d’individus ?

Elle est une initiative individuelle temporaire, sans organes ni règles établies.
Elle est une réunion collective régie par des règles informelles et passagères.
Elle est une organisation collective durable, structurée par des organes, des missions et des règles.
Elle est un groupe organisé autour de la personne de ses dirigeants.

Elle est une organisation collective durable, structurée par des organes, des missions et des règles.

Explication

Une institution est durable et structurée par des organes, des missions et des règles qui dépassent les individus. L’initiative temporaire confond institution et action ponctuelle, les dirigeants la réduisent aux personnes, et les règles passagères ignorent sa permanence.

2. Quelle définition de l’institution est associée au doyen Hauriou ?

Une idée collective qui se réalise dans un milieu social, sans continuité juridique ni procédures communes.
Un accord individuel fondé sur le consentement des membres, sans organisation du pouvoir.
Une idée d’œuvre qui se réalise et dure juridiquement dans un milieu social, grâce à un pouvoir organisé et à des procédures de communion.
Une administration chargée d’appliquer des règles définies par les institutions politiques.

Une idée d’œuvre qui se réalise et dure juridiquement dans un milieu social, grâce à un pouvoir organisé et à des procédures de communion.

Explication

Pour Hauriou, l’institution est une idée d’œuvre qui se réalise et dure juridiquement, soutenue par un pouvoir organisé en organes et des manifestations de communion réglées. L’administration confond institution et fonction administrative, le consentement individuel remplace l’organisation du pouvoir, et l’absence de continuité omet la durée juridique.

3. Une association transforme des initiatives personnelles en actions collectives encadrées par un ordre appelé à durer. Quel processus décrit cette transformation ?

La coordination ponctuelle d’initiatives individuelles sans ordre permanent.
L’institutionnalisation des actions individuelles dans un ordre collectif et durable.
La personnalisation des actions autour d’un dirigeant commun.
La création d’organes administratifs chargés d’appliquer des règles politiques.

L’institutionnalisation des actions individuelles dans un ordre collectif et durable.

Explication

L’institutionnalisation crée des institutions et inscrit les actions individuelles dans un ordre collectif, général et durable. La création d’organes n’en décrit qu’un aspect possible, la personnalisation va à l’inverse du dépassement des logiques individuelles, et la coordination ponctuelle ne produit pas un ordre permanent.

4. Un parlement adopte une règle, puis un service public la met en œuvre. Quelle fonction exerce le service public dans cette situation ?

Il exerce le pouvoir politique en définissant les orientations générales.
Il transforme la règle adoptée en une nouvelle règle législative.
Il élabore une règle que les institutions politiques mettent en œuvre.
Il applique une règle élaborée par les institutions politiques.

Il applique une règle élaborée par les institutions politiques.

Explication

Les institutions administratives ont pour objet d’appliquer les règles élaborées par les institutions politiques. Dire que le service public élabore la règle inverse les fonctions, lui attribuer le pouvoir politique confond les rôles, et la création d’une nouvelle loi dépasse l’application décrite.

5. Comment caractériser la nation dans son rapport à l’État ?

Comme un espace géographique partagé par des personnes de langues différentes.
Comme un groupe humain uni par des liens communs et se concevant comme différent d’autres groupes nationaux.
Comme l’organisation juridique qui exerce l’autorité politique sur un territoire donné.
Comme un ensemble d’institutions politiques qui établissent des règles communes.

Comme un groupe humain uni par des liens communs et se concevant comme différent d’autres groupes nationaux.

Explication

La nation est un groupe humain dont les membres se sentent unis par des liens communs et distincts d’autres groupes ; elle représente le volet humain de l’État, dont le volet est juridique. L’organisation juridique désigne l’État, l’espace géographique le territoire, et les institutions politiques ne définissent pas à elles seules la nation.

6. Dans un débat sur la nation, une intervenante fonde l’appartenance sur la langue, la religion et la géographie, tandis qu’un autre insiste sur la volonté de vivre ensemble. Quelle distinction s’applique ?

Les deux défendent une conception objective, fondée sur des caractéristiques collectives.
Les deux défendent une conception subjective, fondée sur un choix individuel.
La première défend une conception subjective, et le second une conception objective.
La première défend une conception objective, et le second une conception subjective.

La première défend une conception objective, et le second une conception subjective.

Explication

La conception objective s’appuie sur des critères tels que la géographie, la langue et la religion, tandis que la conception subjective repose sur la volonté collective de vivre ensemble. La première inversion attribue à tort les critères objectifs au subjectif, la seconde inverse la volonté et les critères, et la réduction au territoire omet la volonté collective.

7. Quelle combinaison Renan associe-t-il à l’idée de nation ?

Le partage d’un héritage culturel et l’adhésion à des croyances communes.
La possession commune de riches souvenirs et le consentement actuel de vouloir vivre ensemble et faire valoir l’héritage reçu.
La possession d’un territoire historique et le maintien d’une autorité politique commune.
La possession commune d’une langue et d’une religion, complétée par une origine géographique commune.

La possession commune de riches souvenirs et le consentement actuel de vouloir vivre ensemble et faire valoir l’héritage reçu.

Explication

Renan associe les souvenirs communs au consentement actuel de vivre ensemble et de faire valoir l’héritage reçu. La langue, la religion et la géographie sont des critères objectifs, le souvenir seul omet le consentement présent, et l’unité de croyance ne correspond pas à cette conception.

8. Une communauté nationale est répartie entre plusieurs États et ne dispose pas de son propre État. Quelle conclusion découle de cette situation ?

L’État et la nation ne coïncident pas toujours.
La nation et l’État coïncident nécessairement lorsque les membres partagent une identité.
La situation décrit un État qui réunit plusieurs nations.
La dispersion de la communauté signifie qu’elle n’est pas une nation.

L’État et la nation ne coïncident pas toujours.

Explication

L’État et la nation ne coïncident pas toujours : une nation peut être divisée entre plusieurs États ou ne pas disposer d’État. La coïncidence nécessaire nie ces cas, la pluralité de nations dans un État décrit une autre configuration, et la dispersion n’annule pas l’existence d’une nation.

9. Quelle distinction porte sur le titulaire de la souveraineté entre souveraineté nationale et souveraineté populaire ?

La souveraineté nationale appartient au peuple et la souveraineté populaire à la nation.
La souveraineté nationale appartient à l’État et la souveraineté populaire au peuple.
La souveraineté nationale appartient à la nation et la souveraineté populaire au peuple.
La souveraineté nationale appartient aux représentants et la souveraineté populaire aux électeurs.

La souveraineté nationale appartient à la nation et la souveraineté populaire au peuple.

Explication

La distinction repose sur le titulaire : la nation pour la souveraineté nationale, le peuple pour la souveraineté populaire. L’inversion des titulaires confond les deux notions, l’État n’est pas ici le titulaire indiqué, et la distinction entre représentants et électeurs ne correspond pas à celle formulée.

10. Un juriste soutient que l’État doit respecter des droits naturels qui existaient avant lui. Quelle conception du rapport entre l’État et le droit défend-il ?

Le positivisme, qui fait créer le droit par l’État.
Le iusnaturalisme, qui subordonne l’État à des droits antérieurs.
La conception de Duguit, qui rattache le droit à la solidarité sociale.
L’autolimitation, qui fait découler la contrainte d’un choix étatique.

Le iusnaturalisme, qui subordonne l’État à des droits antérieurs.

Explication

Le iusnaturalisme considère que le droit préexiste à l’État et que des droits naturels supérieurs limitent sa souveraineté. L’autolimitation fait dériver la contrainte d’un choix de l’État, le positivisme place la création du droit du côté de l’État, et Duguit rattache le droit aux faits sociaux et à la solidarité.

11. Quel ensemble de caractéristiques définit l’État unitaire ?

Une pluralité d’ordres juridictionnels sous un gouvernement commun.
Une unité politique et juridique avec une constitution, des sources de droit et des institutions uniques.
Une unité politique avec des ordres juridiques autonomes dans les territoires.
Une constitution fédérale répartissant la souveraineté entre plusieurs entités.

Une unité politique et juridique avec une constitution, des sources de droit et des institutions uniques.

Explication

L’État unitaire repose sur une unité politique et juridique, exprimée par une constitution, une source de droit, un gouvernement, un parlement et un ordre juridictionnel uniques. L’autonomie politique des territoires relève d’une autre organisation, tandis que la pluralité juridictionnelle ou la constitution fédérale contredit cette unité.

12. Dans un département, un service de l’État agit sous l’autorité hiérarchique du préfet et ne possède pas de personnalité juridique propre. De quel mode d’organisation s’agit-il ?

De l’autonomie administrative, car le service décide en son propre nom.
De la décentralisation, car le préfet contrôle l’action du service.
De la déconcentration, car le service reste soumis à la hiérarchie de l’État.
De la décentralisation, car le service exerce une mission dans un territoire.

De la déconcentration, car le service reste soumis à la hiérarchie de l’État.

Explication

La déconcentration maintient les services territoriaux sous l’autorité hiérarchique de l’État et ne leur confère pas une personnalité juridique autonome. La décentralisation transfère des compétences à des autorités autonomes dotées de cette personnalité, tandis que l’exercice territorial d’une mission ne suffit pas à établir l’autonomie.

13. Quel texte a notamment modernisé la déconcentration française en 2015 ?

La loi relative à l’administration territoriale de la République de 1992.
Les décrets relatifs aux pouvoirs des préfets du 29 avril 2004.
La charte de la déconcentration du 7 mai 2015.
La Constitution du 4 octobre 1958.

La charte de la déconcentration du 7 mai 2015.

Explication

La charte de la déconcentration du 7 mai 2015 a notamment modernisé la déconcentration française. La loi ATR date de 1992, la Constitution de 1958 établit notamment le cadre institutionnel, et les décrets de 2004 constituent une étape antérieure.

14. Une réforme de 1992 remplace dans l’administration l’expression « services extérieurs » par une autre appellation et affirme que ces services doivent assurer l’essentiel de l’action administrative. Quelle appellation retient-elle ?

Services déconcentrés.
Services décentralisés.
Services centraux territorialisés.
Services extérieurs.

Services déconcentrés.

Explication

La loi ATR de 1992 remplace l’expression « services extérieurs » par « services déconcentrés » et confie à ces administrations l’essentiel de l’action administrative. « Services extérieurs » est l’ancienne appellation, « services décentralisés » renvoie à une confusion avec les collectivités, et « services centraux territorialisés » ne correspond pas au terme retenu.

15. Dans la répartition des rôles instaurée par la loi ATR de 1992, un préfet de département prépare une décision territoriale. À quoi doit-il se conformer ?

Aux orientations définies par le Parlement européen.
Aux orientations définies par le préfet de département lui-même.
Aux orientations définies par les collectivités départementales.
Aux orientations définies par le préfet de région.

Aux orientations définies par le préfet de région.

Explication

La loi ATR confie au préfet de région la mise en œuvre des politiques nationales et communautaires ainsi que l’aménagement du territoire ; les préfets de département prennent leurs décisions conformément aux orientations régionales. L’autodéfinition des orientations, leur attribution au Parlement européen ou leur transfert aux collectivités confond les rôles établis.

16. Quelle formule l’article 1 de la Constitution de 1958 associe-t-il à la République française ?

La République est indivisible et son organisation est centralisée.
La République est indivisible et son organisation est déconcentrée.
La République est indivisible et son organisation est décentralisée.
La République est fédérale et son organisation est décentralisée.

La République est indivisible et son organisation est décentralisée.

Explication

L’article 1 qualifie la République française d’indivisible et précise que son organisation est décentralisée. Le fédéralisme contredit l’indivisibilité, tandis que la centralisation et la déconcentration ne sont pas la formule constitutionnelle visée.

17. Quelle forme politique associe des États souverains qui agissent ensemble, par traité, dans certains domaines gérés par un organe commun ?

Une organisation internationale
Un État fédéral
Un État régionalisé
Une confédération

Une confédération

Explication

Une confédération est une association d’États souverains organisée par traité pour agir dans certains domaines au moyen d’un organe commun. L’« État fédéral » repose sur un ordre fédéral, l’« organisation internationale » est une autre forme institutionnelle et l’« État régionalisé » demeure un État unitaire.

18. Dans une confédération, trois États approuvent une décision commune, mais le quatrième la rejette. Quelle conséquence s’applique à cette décision ?

Elle s’applique aux quatre États dès qu’un organe commun l’a adoptée.
Elle s’applique aux trois États favorables, mais pas à l’État qui l’a rejetée.
Elle ne peut pas être appliquée comme décision commune faute d’unanimité.
Elle s’applique à tous les États dès lors que la majorité l’a approuvée.

Elle ne peut pas être appliquée comme décision commune faute d’unanimité.

Explication

Dans une confédération, une décision commune doit recueillir l’unanimité pour être applicable aux États membres. La « majorité simple » méconnaît cette règle, l’application aux seuls États favorables ne correspond pas à la condition d’unanimité, et l’adoption par un organe commun ne suffit pas à elle seule.

19. Quels principes Georges Scelle identifie-t-il comme fondamentaux pour caractériser un État fédéral ?

La décentralisation administrative, l’unité constitutionnelle et la représentation directe des citoyens.
La séparation des pouvoirs, l’indépendance judiciaire et la responsabilité politique du gouvernement.
La souveraineté complète des entités fédérées, leur retrait libre et l’unanimité des décisions communes.
La superposition des ordres étatiques, l’autonomie des entités fédérées et leur participation au pouvoir fédéral.

La superposition des ordres étatiques, l’autonomie des entités fédérées et leur participation au pouvoir fédéral.

Explication

Georges Scelle distingue la superposition des ordres étatiques, l’autonomie des entités fédérées et leur participation au pouvoir fédéral. La « souveraineté complète » et le « retrait libre » relèvent d’une confusion avec la confédération, tandis que la « décentralisation administrative » ne reprend pas ces trois principes.

20. Un État unitaire se transforme en État fédéral après le transfert de pouvoirs à des territoires qui étaient auparavant intégrés à cet État. Quel mode de formation décrit cette évolution ?

L’agrégation, car elle associe des États déjà distincts.
La ségrégation, car elle procède de l’éclatement d’un État unitaire.
La confédération, car elle désigne toute association préalable à un État fédéral.
La régionalisation, car elle transforme nécessairement l’État unitaire en État fédéral.

La ségrégation, car elle procède de l’éclatement d’un État unitaire.

Explication

La ségrégation désigne la formation d’un État fédéral par l’éclatement d’un État unitaire. L’« agrégation » associe des entités, la « confédération » est une forme de coopération entre États souverains, et la « régionalisation » ne signifie pas nécessairement la création d’un État fédéral.

21. Une révision constitutionnelle est proposée en Allemagne pour supprimer la forme fédérale de l’État. Quelle conséquence découle de la règle applicable à cette forme ?

La forme fédérale peut être supprimée par une décision du Bundesrat.
La forme fédérale ne peut pas être supprimée par une révision de la Loi fondamentale.
La forme fédérale peut être supprimée si les Länder transfèrent leurs compétences législatives.
La forme fédérale peut être supprimée par une révision constitutionnelle ordinaire.

La forme fédérale ne peut pas être supprimée par une révision de la Loi fondamentale.

Explication

La forme fédérale allemande est inscrite dans la Loi fondamentale et ne peut pas être révisée. La « révision constitutionnelle ordinaire » ne peut donc pas la supprimer, et ni le transfert de compétences des Länder ni une décision du Bundesrat ne changent cette règle.

22. Un domaine législatif n’est attribué ni à la Fédération ni à une autre autorité par la Loi fondamentale. Qui peut légiférer dans ce domaine selon l’article 70 ?

Les Länder, au titre de leurs compétences législatives résiduelles.
La Fédération, parce que toute compétence non attribuée lui revient.
Le Bundesrat, parce qu’il représente les Länder au niveau fédéral.
Le Bundestag, parce qu’il représente l’ensemble des citoyens.

Les Länder, au titre de leurs compétences législatives résiduelles.

Explication

L’article 70 attribue aux Länder les compétences législatives dans les domaines que la Loi fondamentale ne confère pas à la Fédération. La « compétence résiduelle de la Fédération » inverse cette répartition, tandis que le Bundesrat représente les Länder et le Bundestag les citoyens sans être désignés ici comme titulaires de cette compétence résiduelle.

23. Une réglementation fédérale est envisagée dans un domaine visé par l’article 72, paragraphe II. Dans quel cas la Fédération peut-elle légiférer ?

Lorsque des conditions de vie équivalentes ou la sauvegarde de l’unité juridique et économique rendent cette réglementation nécessaire.
Dès que la Fédération souhaite uniformiser les règles dans le domaine concerné.
Lorsque les conditions de vie sont différentes, même si aucune nécessité fédérale n’est établie.
Lorsque les Länder demandent une intervention fédérale, sans autre condition.

Lorsque des conditions de vie équivalentes ou la sauvegarde de l’unité juridique et économique rendent cette réglementation nécessaire.

Explication

L’article 72, paragraphe II, permet à la Fédération d’intervenir lorsque la réalisation de conditions de vie équivalentes ou la sauvegarde de l’unité juridique et économique rend la réglementation nécessaire. L’intervention « dès que la Fédération souhaite uniformiser » ignore cette nécessité, la demande des Länder n’est pas le critère énoncé, et des différences seules ne suffisent pas.

24. Dans les institutions fédérales allemandes, quelle association entre assemblée et population représentée est correcte ?

Le Bundestag représente les Länder et le Bundesrat représente l’ensemble des citoyens.
Le Bundesrat représente les Länder et le Bundestag représente l’ensemble des citoyens.
Le Bundestag représente les gouvernements des Länder et le Bundesrat représente les citoyens.
Le Bundesrat représente les citoyens et le Bundestag représente les gouvernements des Länder.

Le Bundesrat représente les Länder et le Bundestag représente l’ensemble des citoyens.

Explication

Le Bundesrat représente les Länder au niveau fédéral, tandis que le Bundestag représente l’ensemble des citoyens. L’option qui inverse les assemblées confond leurs rôles, et celles qui attribuent les citoyens au Bundesrat ou les gouvernements des Länder au Bundestag brouillent également cette distinction.

25. Une étude décrit les compétences des gouvernants et leurs rapports, puis examine aussi les partis et les médias. Quelle notion englobe l’ensemble de ces éléments ?

Le régime juridique
L’organisation constitutionnelle
Le système politique
Le mode de désignation des gouvernants

Le système politique

Explication

Le système politique comprend l’organisation des pouvoirs, mais aussi des éléments tels que les partis et les médias. Le régime juridique se limite à l’organisation et aux relations entre pouvoirs ; l’organisation constitutionnelle et le mode de désignation n’englobent pas les éléments extra-institutionnels.

26. Dans un pays, des élections disputées permettent une compétition politique et des procédures légales régulent les conflits, tandis que l’opposition peut s’exprimer publiquement. De quel type de régime s’agit-il ?

Un régime parlementaire
Un régime totalitaire
Une démocratie pluraliste
Un régime autoritaire

Une démocratie pluraliste

Explication

Une démocratie pluraliste organise la compétition électorale et la régulation des conflits, notamment par des procédures acceptées. Le régime autoritaire restreint l’expression de l’opposition, le totalitarisme se caractérise par un contrôle centralisé, et le régime parlementaire est une forme d’organisation institutionnelle plutôt qu’une catégorie de cette distinction.

27. Dans un État européen de droit, un gouvernement exerce ses compétences au nom des citoyens qui l’ont choisi comme représentant. Où réside la légitimité de ce pouvoir ?

Dans les élections
Dans le peuple
Dans les gouvernants
Dans les institutions de l’État

Dans le peuple

Explication

Dans les États européens de droit, les gouvernants exercent leurs compétences comme représentants du peuple, au nom duquel le pouvoir est légitime. Les gouvernants et les institutions exercent le pouvoir sans en être la source ultime ; l’élection est un mécanisme de représentation, non le fondement de la légitimité en soi.

28. Une règle relative aux droits et libertés fondamentaux est non écrite, mais concerne l’exercice du pouvoir. À quelle notion appartient-elle selon son contenu ?

À la constitution formelle
À la constitution matérielle
À une règle étrangère à la constitution
À une procédure de révision constitutionnelle

À la constitution matérielle

Explication

La constitution matérielle se définit par le contenu des règles : organisation et exercice du pouvoir, droits et libertés, qu’elles soient écrites ou non. La constitution formelle se caractérise par sa valeur suprême et ses procédures particulières ; l’absence d’écrit ne suffit donc pas à écarter une règle de la constitution matérielle.

29. Dans un État, des usages issus de la tradition, répétés et considérés comme obligatoires, fondent les règles essentielles. Quelle forme constitutionnelle cette situation décrit-elle ?

Une constitution écrite
Une constitution formelle
Une constitution coutumière
Une procédure constitutionnelle

Une constitution coutumière

Explication

Une constitution coutumière fonde les règles essentielles de l’État sur des usages traditionnels répétés et tenus pour obligatoires. La constitution écrite rassemble les règles dans un document solennel ; la forme formelle et la procédure de révision ne désignent pas cette origine coutumière.

30. Après une période marquée par des décisions arbitraires, des réformateurs souhaitent établir des règles constitutionnelles claires et stables. Quelle justification historique de l’écrit correspond à cette démarche ?

Protéger contre l’arbitraire
Concentrer les compétences publiques
Faciliter les changements constitutionnels
Préserver les usages de la tradition

Protéger contre l’arbitraire

Explication

À partir de la Révolution française de 1789, des règles écrites, claires et stables sont présentées comme une protection contre l’arbitraire. La tradition relève de la constitution coutumière, tandis que la facilité de révision et la concentration du pouvoir ne sont pas les justifications indiquées.

31. Des pouvoirs publics se conforment à plusieurs précédents concordants et leur reconnaissent une valeur juridique. Comment qualifier cette pratique ?

Une coutume constitutionnelle
Une constitution écrite
Un usage dépourvu de portée juridique
Une règle constitutionnelle codifiée

Une coutume constitutionnelle

Explication

La coutume constitutionnelle est une pratique faite de précédents concordants auxquels les pouvoirs publics se soumettent et confèrent une valeur juridique. Un document solennel ou une règle codifiée relève de l’écrit, tandis qu’un usage sans valeur reconnue ne répond pas à la définition.

32. Une pratique publique se répète de manière durable et constante, mais les acteurs ne la considèrent pas comme obligatoire. Quel élément nécessaire à la coutume constitutionnelle fait défaut ?

La répétition durable
L’élément objectif
La clarté de la pratique
L’élément subjectif

L’élément subjectif

Explication

La coutume constitutionnelle exige, en plus d’un usage objectif répété, durable, constant et clair, le sentiment subjectif que la pratique est obligatoire. La répétition, la durée et la clarté relèvent de l’élément objectif et ne remplacent pas ce sentiment d’obligation.

33. Après une révolution, une assemblée rédige une Constitution entièrement nouvelle pour remplacer l’ordre constitutionnel disparu. Quel pouvoir constituant exerce-t-elle ?

Le pouvoir législatif ordinaire
Le pouvoir constituant dérivé
Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir de ratification populaire

Le pouvoir constituant originaire

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une nouvelle Constitution, alors que le pouvoir dérivé révise une Constitution existante. Le pouvoir dérivé concerne une révision, le pouvoir législatif ordinaire adopte des lois et la ratification populaire désigne une modalité d’adoption.

34. Un État accède à l’indépendance sans disposer jusque-là d’un ordre constitutionnel propre. Quel pouvoir doit intervenir pour établir sa première Constitution ?

Le pouvoir de révision parlementaire
Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir constituant dérivé
Le pouvoir législatif ordinaire

Le pouvoir constituant originaire

Explication

Le pouvoir constituant originaire intervient notamment lorsqu’un État indépendant doit établir sa première Constitution. Le pouvoir dérivé révise un texte existant, et la caducité d’un ordre antérieur n’est pas nécessaire dans ce cas.

35. Dans une procédure démocratique courante, quelle séquence conduit à l’adoption d’un projet constitutionnel ?

Le peuple élit une Assemblée constituante, qui prépare un projet ensuite adopté par l’assemblée ou soumis au référendum
Une Assemblée constituante est nommée, puis son projet entre en vigueur avant toute adoption
Le peuple adopte d’abord les principes, puis les représentants rédigent un projet sans nouvelle adoption
Les représentants soumettent un texte au référendum, puis une Assemblée constituante en fixe le contenu

Le peuple élit une Assemblée constituante, qui prépare un projet ensuite adopté par l’assemblée ou soumis au référendum

Explication

La procédure démocratique courante commence par l’élection d’une Assemblée constituante, qui élabore le projet, puis celui-ci est adopté par l’assemblée ou soumis au référendum. Les autres séquences inversent ces étapes, remplacent l’élection par une nomination ou omettent l’adoption.

36. Un chef de l’État impose seul une charte constitutionnelle, sans négociation avec les autres forces politiques. De quel mode d’élaboration autoritaire s’agit-il ?

De l’octroi
De la ratification référendaire
De la révision dérivée
Du contrat constituant

De l’octroi

Explication

L’octroi est un acte unilatéral du titulaire du pouvoir, contrairement au contrat constituant, qui résulte d’un compromis entre les forces en présence. Une révision modifie une Constitution existante et un référendum est une modalité d’adoption, non un mode d’octroi.

37. Dans un pays, la Constitution peut être modifiée par la même procédure que les lois ordinaires. Comment caractériser cette Constitution ?

Comme une Constitution coutumière
Comme une Constitution souple
Comme une Constitution rigide
Comme une Constitution intangible

Comme une Constitution souple

Explication

Une Constitution est souple lorsque sa modification suit la procédure législative ordinaire. Une Constitution rigide exige une procédure spécifique, tandis que l’intangibilité et le caractère coutumier ne découlent pas du critère décrit.

38. Quelles sont les trois étapes de la procédure de révision d’une Constitution rigide ?

L’adoption définitive, l’initiative de la révision et la promulgation
L’initiative de la révision, l’élaboration du texte et son adoption définitive
La consultation populaire, l’élaboration du texte et son entrée en vigueur
L’élaboration du texte, sa promulgation et son contrôle juridictionnel

L’initiative de la révision, l’élaboration du texte et son adoption définitive

Explication

La procédure de révision d’une Constitution rigide comprend l’initiative, l’élaboration du texte et son adoption définitive. La promulgation, le contrôle juridictionnel ou l’entrée en vigueur ne remplacent pas ces étapes dans la séquence visée.

39. Dans un débat institutionnel, une personne soutient que la souveraineté nationale s’exerce par les représentants et par référendum. Quel principe constitutionnel cette position exprime-t-elle ?

La souveraineté appartient aux électeurs et s’exerce par des scrutins directs
La souveraineté appartient au peuple et s’exerce par ses représentants et par référendum
La souveraineté appartient au peuple et s’exerce sans représentants élus
La souveraineté appartient aux représentants et s’exerce sans recours au référendum

La souveraineté appartient au peuple et s’exerce par ses représentants et par référendum

Explication

L’article 3 prévoit que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. La souveraineté n’est donc pas réservée aux représentants, ni exercée sans eux ou par les seules élections directes.

40. Un élu affirme qu’il doit suivre les instructions impératives de ses électeurs sous peine de perdre son mandat. Quelle règle constitutionnelle contredit cette affirmation ?

Tout mandat électif doit suivre les instructions des électeurs
Tout mandat représentatif est nul
Tout mandat parlementaire doit être renouvelé par référendum
Tout mandat impératif est nul

Tout mandat impératif est nul

Explication

L’article 27 dispose que tout mandat impératif est nul : le mandat représentatif est libre et ne lie pas l’élu aux instructions de ses électeurs. La conception d’une délégation liée correspond au mandat impératif, et cette règle ne porte pas sur le référendum.

41. Quel outil consulte le peuple sur une question et est associé par Jean-Jacques Rousseau à l’idée du peuple législateur ?

Le plébiscite
Le droit de pétition
Le référendum
La révocation populaire

Le référendum

Explication

Le référendum soumet une question à la consultation du peuple, que Rousseau associe au peuple législateur. Le plébiscite vise le maintien des gouvernants au pouvoir, la révocation met fin au mandat d’un élu et la pétition demande une action aux gouvernants.

42. Un dirigeant demande un vote populaire dans le but de consolider son maintien au pouvoir. De quel usage s’agit-il ?

D’un référendum portant sur une question publique
D’une pétition demandant une action publique
D’une révocation mettant fin à un mandat élu
D’un plébiscite détournant la procédure référendaire

D’un plébiscite détournant la procédure référendaire

Explication

Le plébiscite détourne la procédure référendaire lorsque le peuple est sollicité pour maintenir les gouvernants au pouvoir. Le référendum porte sur une question, la révocation met fin au mandat d’un élu et la pétition demande une action.

43. Des citoyens veulent obtenir une action des gouvernants dans un cas et s’opposer à une loi par une procédure d’abrogation dans un autre. Quels outils correspondent à ces deux démarches ?

Le droit de pétition, puis le référendum
Le droit de pétition, puis le veto législatif
La révocation populaire, puis le veto législatif
Le veto législatif, puis le droit de pétition

Le droit de pétition, puis le veto législatif

Explication

La pétition permet de demander une action aux gouvernants, tandis que le veto législatif permet de s’opposer à une loi par une procédure d’abrogation. Inverser ces fonctions confond les deux outils; la révocation concerne un mandat élu et le référendum consulte le peuple sur une question.

44. Un élu considère l’intérêt général de l’organe qu’il représente et décide sans suivre les consignes de ses électeurs. Quel type de mandat exerce-t-il ?

Un mandat limité à la circonscription
Un mandat représentatif
Un mandat impératif
Un mandat révocable

Un mandat représentatif

Explication

Le mandat représentatif donne à l’élu une liberté de décision et l’amène à représenter l’intérêt général de l’organe auquel il appartient. Le mandat impératif le soumet aux instructions, la révocabilité concerne la fin anticipée du mandat et la circonscription seule ne correspond pas à l’intérêt général de l’organe.

45. Des électeurs souhaitent mettre fin au mandat d’un représentant avant son terme, sans recourir à une procédure spécifique de révocation populaire. Que permet le mandat représentatif ?

Il permet aux représentés de révoquer l’élu par pétition
Il permet aux représentés de révoquer l’élu à tout moment
Il permet aux représentés de révoquer l’élu en imposant leurs consignes
Il ne permet pas aux représentés de révoquer l’élu

Il ne permet pas aux représentés de révoquer l’élu

Explication

Le mandat représentatif n’est pas révocable par les représentés; la révocation populaire est une procédure distincte. La révocation à tout moment, par pétition ou par imposition de consignes attribue à tort au mandat représentatif un mécanisme de révocation.

46. Quel régime associe des organes élus et représentatifs à des procédures d’intervention directe des électeurs ?

La démocratie semi-directe
Le mandat impératif
La démocratie représentative
La démocratie directe

La démocratie semi-directe

Explication

La démocratie semi-directe combine des organes élus et représentatifs avec des procédures d’intervention directe des électeurs. La démocratie représentative met l’accent sur les représentants, la démocratie directe sur la participation directe et le mandat impératif est un type de mandat.

47. Dans un pays, le droit de vote dépend d’un niveau minimal d’instruction supposé témoigner de l’aptitude à voter. De quel type de suffrage s’agit-il ?

Du suffrage censitaire
Du suffrage fondé sur la nationalité
Du suffrage universel
Du suffrage capacitaire

Du suffrage capacitaire

Explication

Le suffrage capacitaire subordonne le vote à des aptitudes supposées, comme un niveau d’instruction. Le suffrage censitaire repose sur la fortune ou le paiement d’un impôt, le suffrage universel ne restreint pas le vote selon ces critères, et la nationalité est une condition générale du droit de vote plutôt qu’un type de suffrage.

48. En quelle année le droit de vote des femmes a-t-il été reconnu en France ?

En 1936
En 1958
En 1944
En 1793

En 1944

Explication

Le droit de vote des femmes en France a été reconnu en 1944. 1793 renvoie à une étape associée à l’idée de suffrage universel, tandis que 1936 et 1958 ne sont pas la date de cette reconnaissance.

49. Une personne est majeure et possède la nationalité du pays où elle souhaite voter, mais elle ne jouit pas de ses droits civils et politiques. Au regard des conditions générales du droit de vote, que peut-on conclure ?

Une condition générale n’est pas remplie
La condition de majorité n’est pas remplie
Toutes les conditions générales sont remplies
La condition de nationalité n’est pas remplie

Une condition générale n’est pas remplie

Explication

Les conditions générales comprennent la nationalité, la majorité et la jouissance des droits civils et politiques ; l’absence de cette dernière empêche de considérer les conditions comme remplies. La majorité et la nationalité sont ici acquises, et la fortune n’est pas l’un des critères généraux énoncés.

50. Après une élection, un analyste compare les voix recueillies par les différentes listes avec les sièges obtenus dans l’assemblée. Quel mécanisme cette comparaison étudie-t-elle ?

Les conditions du droit de vote
L’égalité du suffrage
Le mode de scrutin
Le scrutin majoritaire

Le mode de scrutin

Explication

Le mode de scrutin détermine comment le nombre de voix obtenues est transformé en nombre de sièges. Le scrutin majoritaire désigne une règle de victoire, l’égalité du suffrage concerne le poids des voix, et les conditions du droit de vote déterminent qui peut voter.

51. Un groupe se forme pour une élection, puis cesse ses activités une fois celle-ci terminée. Quelle caractéristique le distingue d’un parti politique au sens de la définition ?

Il lui manque la durabilité
Il lui manque l’expression du suffrage
Il lui manque le respect de la souveraineté nationale
Il lui manque la participation à la conquête du pouvoir

Il lui manque la durabilité

Explication

Un parti politique est une organisation durable qui participe à l’exercice du pouvoir et à sa conquête ; un groupe électoral conjoncturel s’en distingue par son absence de durée. La conquête du pouvoir caractérise précisément l’activité partisane, tandis que l’expression du suffrage et le respect de la souveraineté nationale concernent d’autres aspects du rôle et du cadre des partis.

52. Un groupement politique se forme librement, mais son programme rejette les principes de souveraineté nationale et de démocratie. Quelle exigence constitutionnelle ne respecte-t-il pas ?

Le respect des principes de souveraineté nationale et de démocratie
La politisation des problèmes sociaux et l’intégration sociale
La présélection des candidats et la conquête du pouvoir
La formation durable et la spécialisation électorale

Le respect des principes de souveraineté nationale et de démocratie

Explication

L’article 4 garantit la liberté de formation et d’activité des partis, tout en exigeant le respect de la souveraineté nationale et de la démocratie. La présélection des candidats, la politisation des problèmes sociaux et l’intégration sociale décrivent des fonctions des partis, non l’exigence constitutionnelle visée.

53. Une organisation politique aide à choisir les candidats, donne une dimension politique à des problèmes sociaux et contribue à la formation des opinions. Quel rôle général ces activités illustrent-elles ?

La diversité des fonctions des partis politiques
La gestion administrative des services publics par les partis politiques
La seule conquête du pouvoir par les partis politiques
L’organisation juridique des élections par les partis politiques

La diversité des fonctions des partis politiques

Explication

Les partis contribuent à la conquête du pouvoir, à la présélection des candidats, à la politisation des problèmes sociaux, à la formation des opinions et à l’intégration sociale. Réduire leur rôle à la conquête du pouvoir ignore les autres fonctions, tandis que l’organisation juridique des élections et la gestion des services publics ne correspondent pas à la liste de rôles visée.

54. Une partie de la population estime que ses élus défendent les intérêts d’une élite plutôt que la volonté générale. Quelle notion décrit le mieux cette rupture ?

La crise de l’action gouvernementale
La démocratie participative
La crise de la représentation
La crise de la démocratie au sens large

La crise de la représentation

Explication

La crise de la représentation désigne précisément la rupture de l’identité entre représentants et représentés, lorsque les élus sont perçus comme défendant une élite. La crise de la démocratie au sens large concerne le fonctionnement démocratique dans son ensemble, l’impuissance gouvernementale porte sur la capacité d’agir et la démocratie participative vise à associer davantage les citoyens.

55. Dans un pays, les lois sont soupçonnées de répondre à des calculs électoraux, tandis que des scandales politico-financiers éclatent et que la discipline partisane s’impose aux élus. Quel phénomène ces facteurs alimentent-ils ?

La crise de l’action administrative
La crise de la représentation
La consultation démocratique
La difficulté de résoudre les problèmes complexes

La crise de la représentation

Explication

Les scandales politico-financiers, la discipline majoritaire des partis et le soupçon de lois dictées par des impératifs électoraux alimentent la crise de la représentation. La complexité des problèmes renvoie à une autre critique, tandis que la consultation est un remède participatif et non un facteur de crise.

56. Dans une situation politique, des citoyens pensent que des lobbies pèsent davantage sur les décisions que les parlementaires et que les gouvernants ne peuvent maîtriser des enjeux devenus trop complexes. Quelle critique de la démocratie représentative expriment-ils ?

Une discipline majoritaire qui empêche les parlementaires de voter librement
Une impression d’impuissance des gouvernants face aux groupes de pression et aux problèmes complexes
Une participation directe qui déplace la décision des élus vers les citoyens
Une défiance due principalement aux scandales politico-financiers

Une impression d’impuissance des gouvernants face aux groupes de pression et aux problèmes complexes

Explication

La perception d’un poids supérieur des lobbies et d’une complexité excessive des problèmes nourrit l’idée d’impuissance des gouvernants. La discipline partisane, la participation citoyenne et les scandales sont des éléments distincts de la crise de la représentation.

57. Une assemblée locale organise des consultations régulières pour que les citoyens contribuent aux décisions entre deux élections. Quel objectif correspond à cette démarche ?

Associer davantage les citoyens aux décisions politiques
Limiter le rôle citoyen à la délégation du pouvoir aux élus
Remplacer le processus électoral par une décision des gouvernants
Transférer la décision politique des parlementaires aux lobbies

Associer davantage les citoyens aux décisions politiques

Explication

Les mécanismes de participation et de consultation cherchent à associer davantage les citoyens aux décisions et à dépasser leur simple rôle de délégation lors des élections. Ils ne remplacent pas les élections et ne visent ni à renforcer les lobbies ni à réserver la décision aux gouvernants.

58. Une réforme répartit les fonctions de l’État entre plusieurs organes, qui peuvent se contrôler mutuellement. Quel principe décrit cette organisation ?

La spécialisation stricte des pouvoirs
La séparation des pouvoirs
La concentration des fonctions étatiques
La hiérarchie des organes étatiques

La séparation des pouvoirs

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions étatiques entre des organes distincts afin qu’ils puissent se contrôler et limiter le pouvoir. La spécialisation stricte suppose une séparation étanche, tandis que la hiérarchie et la concentration ne décrivent pas ce mécanisme de contrôle mutuel.

59. Un étudiant décrit la théorie de Locke en distinguant les relations internationales, la conduite ordinaire de l’État et l’élaboration des lois. Quel classement respecte sa conception des pouvoirs ?

Exécutif, judiciaire et fédératif, ce dernier chargé de conduire l’administration intérieure
Législatif, exécutif et judiciaire, ce dernier chargé des relations internationales
Législatif, exécutif et fédératif, ce dernier chargé des relations internationales
Législatif, judiciaire et fédératif, ce dernier chargé de rendre les jugements

Législatif, exécutif et fédératif, ce dernier chargé des relations internationales

Explication

Locke distingue les pouvoirs législatif, exécutif et fédératif, ce dernier étant chargé des relations internationales, et place le législatif au sommet de leur hiérarchie. Le pouvoir judiciaire appartient à d’autres classifications, et l’exécutif n’occupe pas le sommet chez Locke.

60. Un auteur soutient que le pouvoir doit être organisé de manière à empêcher qu’une autorité ne devienne despotique et à protéger la liberté politique. Quelle thèse de Montesquieu exprime cette idée ?

Les fonctions de la cité doivent être simplement distinguées
Le pouvoir législatif doit dominer les autres pouvoirs
Le pouvoir doit arrêter le pouvoir
Les fonctions étatiques doivent être concentrées pour garantir l’unité

Le pouvoir doit arrêter le pouvoir

Explication

Dans De l’esprit des lois, Montesquieu affirme que le pouvoir doit arrêter le pouvoir afin d’éviter le despotisme et de garantir la liberté politique. La primauté législative renvoie à Locke, la distinction descriptive des fonctions à Aristote, et la concentration ne limite pas le pouvoir.

61. Dans un régime inspiré par Montesquieu, deux organes peuvent se contrôler, participer à la marche commune des institutions et disposer de moyens d’agir ou de faire obstacle. Quelle caractéristique de la séparation des pouvoirs cela illustre-t-il ?

Une séparation hiérarchique plaçant un organe sous l’autorité d’un autre
Une séparation souple permettant contrôle réciproque et action concertée
Une séparation judiciaire où un organe bloque seul les autres
Une séparation rigide interdisant tout contrôle entre les organes

Une séparation souple permettant contrôle réciproque et action concertée

Explication

Chez Montesquieu, la séparation n’est ni rigide ni étanche : les organes peuvent se contrôler et agir de concert, chacun ayant une faculté de statuer et d’empêcher. La séparation étanche exclut ce contrôle, tandis que le monopole judiciaire et la subordination hiérarchique ne caractérisent pas sa conception.

62. Quelle distinction caractérise le régime parlementaire par rapport au régime présidentiel ?

Les deux régimes reposent sur une séparation souple, mais seul le régime présidentiel prévoit la spécialisation des fonctions.
Le régime parlementaire associe collaboration des pouvoirs et séparation stricte, tandis que le régime présidentiel repose sur leur interdépendance organique.
Le régime parlementaire associe collaboration des pouvoirs et séparation souple, tandis que le régime présidentiel repose sur leur indépendance organique et la spécialisation des fonctions.
Le régime parlementaire repose sur l’indépendance organique et la spécialisation des fonctions, tandis que le régime présidentiel associe collaboration et séparation souple.

Le régime parlementaire associe collaboration des pouvoirs et séparation souple, tandis que le régime présidentiel repose sur leur indépendance organique et la spécialisation des fonctions.

Explication

Le régime parlementaire se caractérise par une séparation souple et une collaboration des pouvoirs ; le régime présidentiel privilégie leur indépendance organique et la spécialisation des fonctions. L’indépendance organique attribuée au parlementarisme inverse la distinction, la spécialisation attribuée à celui-ci emprunte au régime présidentiel, et la séparation stricte accompagnée d’interdépendance confond les deux modèles.

63. Dans un pays, le gouvernement peut être renversé par une assemblée législative, qui peut elle-même être dissoute. De quel type de régime s’agit-il ?

D’un régime parlementaire, fondé sur l’indépendance organique et l’absence de responsabilité gouvernementale.
D’un régime présidentiel, fondé sur la responsabilité gouvernementale et la possibilité de dissoudre l’assemblée.
D’un régime parlementaire, fondé sur la responsabilité gouvernementale et la possibilité de dissoudre l’assemblée.
D’un régime présidentiel, fondé sur une séparation souple et une responsabilité devant l’assemblée.

D’un régime parlementaire, fondé sur la responsabilité gouvernementale et la possibilité de dissoudre l’assemblée.

Explication

Le régime parlementaire combine la responsabilité du gouvernement devant une assemblée législative et la possibilité de dissolution de cette assemblée. La responsabilité présidentielle confond les formes de responsabilité, l’absence de dissolution relève du modèle présidentiel, et la séparation stricte associée à la responsabilité devant l’assemblée mélange des caractéristiques incompatibles.

64. Dans un régime parlementaire, le gouvernement dépend de la confiance de la chambre élue au suffrage universel direct et aussi de celle du chef de l’État. Comment ce régime est-il qualifié ?

Un parlementarisme dualiste, car le gouvernement répond à la fois devant la chambre et devant le chef de l’État.
Un parlementarisme moniste, car le gouvernement répond à la fois devant la chambre et devant le chef de l’État.
Un parlementarisme dualiste, car le gouvernement répond devant le chef de l’État sans répondre devant la chambre.
Un régime présidentiel, car le gouvernement répond à la fois devant la chambre et devant le chef de l’État.

Un parlementarisme dualiste, car le gouvernement répond à la fois devant la chambre et devant le chef de l’État.

Explication

Le parlementarisme dualiste se définit par la double responsabilité du gouvernement devant la chambre et le chef de l’État. La qualification de moniste méconnaît cette double responsabilité, l’absence de responsabilité devant la chambre n’est pas le dualisme décrit, et la responsabilité gouvernementale devant ces deux autorités ne caractérise pas le régime présidentiel.

65. Dans un pays, le président ne peut dissoudre le parlement et le gouvernement ne peut être renversé politiquement par celui-ci ; les fonctions exécutive et législative sont organisées séparément. Quel régime correspond à ces caractéristiques ?

Un régime présidentiel, fondé sur l’indépendance organique et la spécialisation des fonctions.
Un régime parlementaire, fondé sur une séparation souple et la responsabilité du gouvernement devant une assemblée.
Un régime parlementaire, fondé sur l’indépendance organique et la spécialisation des fonctions.
Un régime présidentiel, fondé sur la responsabilité du gouvernement devant le parlement et le droit de dissolution.

Un régime présidentiel, fondé sur l’indépendance organique et la spécialisation des fonctions.

Explication

Le régime présidentiel repose sur l’indépendance organique des pouvoirs et la spécialisation des fonctions, sans responsabilité du gouvernement devant le parlement ni droit présidentiel de dissolution. La qualification parlementaire contredit cette organisation, tandis que la responsabilité et la dissolution décrivent des mécanismes parlementaires.

66. Quel est l’objet principal du contrôle de constitutionnalité et quel rôle institutionnel contribue-t-il à remplir ?

Vérifier la conformité des normes aux traités internationaux et contribuer à garantir les droits fondamentaux ainsi que l’organisation des pouvoirs.
Vérifier la régularité des élections et contribuer à garantir les droits fondamentaux ainsi que l’organisation des pouvoirs.
Vérifier la conformité des normes à la Constitution et contribuer à garantir les droits fondamentaux ainsi que l’organisation des pouvoirs.
Vérifier la conformité des actes à la loi et contribuer à garantir les droits fondamentaux ainsi que l’organisation des pouvoirs.

Vérifier la conformité des normes à la Constitution et contribuer à garantir les droits fondamentaux ainsi que l’organisation des pouvoirs.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité examine la conformité des normes à la Constitution et contribue au respect des droits fondamentaux et à l’organisation constitutionnelle des pouvoirs. La conformité à la loi relève du contrôle de légalité, celle aux traités du contrôle de conventionnalité, et la régularité électorale ne définit pas l’objet indiqué.

67. Un juge examine si un acte respecte une loi, si une norme respecte un traité international et si une autre norme respecte la Constitution. Quels contrôles correspondent à ces trois examens, dans cet ordre ?

Contrôle de conventionnalité, contrôle de légalité, puis contrôle de constitutionnalité.
Contrôle de constitutionnalité, contrôle de conventionnalité, puis contrôle de légalité.
Contrôle de légalité, contrôle de conventionnalité, puis contrôle de constitutionnalité.
Contrôle de légalité, contrôle de constitutionnalité, puis contrôle de conventionnalité.

Contrôle de légalité, contrôle de conventionnalité, puis contrôle de constitutionnalité.

Explication

Le contrôle de légalité confronte les actes à la loi, le contrôle de conventionnalité les confronte aux traités et engagements internationaux, et le contrôle de constitutionnalité les confronte à la Constitution. Placer la Constitution avant les traités confond les deux derniers contrôles ; intervertir légalité et conventionnalité confond leurs normes de référence ; commencer par la Constitution inverse ces distinctions.

68. Une question de constitutionnalité surgit pendant un litige ordinaire et peut être examinée par plusieurs juridictions. Quelle forme de contrôle est en jeu ?

Un contrôle concentré, confié à une juridiction spéciale à l’occasion d’un litige ordinaire.
Un contrôle diffus, exercé par l’ensemble des juridictions à l’occasion d’un litige.
Un contrôle concentré, exercé par l’ensemble des juridictions à l’occasion d’un litige.
Un contrôle diffus, confié à une juridiction spéciale hors de tout litige particulier.

Un contrôle diffus, exercé par l’ensemble des juridictions à l’occasion d’un litige.

Explication

Le contrôle diffus appartient à l’ensemble des juridictions et intervient à l’occasion d’un litige. La juridiction spéciale caractérise le contrôle concentré, le contrôle détaché d’un litige relève également du modèle concentré, et la juridiction spéciale saisie dans le litige combine les traits des deux formes.

69. Quelle réforme a introduit en France la question prioritaire de constitutionnalité, qui permet à un citoyen de contester une loi dans le cadre d’un litige après filtrage juridictionnel ?

La révision constitutionnelle de 1946, qui a introduit la QPC à l’article 61-1.
La révision constitutionnelle de 1958, qui a introduit la QPC à l’article 61-1.
La révision constitutionnelle de 2004, qui a introduit la QPC à l’article 61-1.
La révision constitutionnelle de 2008, qui a introduit la QPC à l’article 61-1.

La révision constitutionnelle de 2008, qui a introduit la QPC à l’article 61-1.

Explication

La révision constitutionnelle de 2008 a introduit la question prioritaire de constitutionnalité, prévue à l’article 61-1, avec un mécanisme de filtrage juridictionnel. L’année 2004 renvoie à la Charte de l’environnement, 1946 au préambule de la Constitution de la IVe République, et 1958 à l’adoption de la Constitution de la Ve République.

70. Quel apport constitutionnel la Constitution française de 1946 consacre-t-elle dans ses articles 88 et 89 ?

Le fédéralisme
La décentralisation
La déconcentration
La séparation des pouvoirs

La décentralisation

Explication

Les articles 88 et 89 de la Constitution de 1946 consacrent la décentralisation. La déconcentration désigne un autre mode d’aménagement administratif, tandis que le fédéralisme et la séparation des pouvoirs ne correspondent pas à cette consécration.

71. Quel exemple illustre le maintien d’une appellation confédérale malgré l’existence d’un État fédéral ?

La Suisse, demeurée une confédération d’États
Les États-Unis, appelés États confédérés d’Amérique
La Suisse, appelée Confédération helvétique
L’Allemagne, appelée Confédération germanique

La Suisse, appelée Confédération helvétique

Explication

La Suisse est un État fédéral depuis 1848 tout en conservant l’appellation de Confédération helvétique. L’Allemagne renvoie à une autre confédération historique, les États confédérés d’Amérique à une période américaine, et la Suisse n’est pas restée une confédération d’États souverains.

72. Quelle caractéristique comparative distingue la Constitution indienne parmi les constitutions nationales écrites ?

Elle est la plus longue constitution nationale écrite.
Elle est la constitution écrite la plus courte.
Elle compte 296 articles.
Elle est la constitution française de 1795.

Elle est la plus longue constitution nationale écrite.

Explication

La Constitution indienne est la plus longue constitution nationale écrite. L’association avec 296 articles confond l’Inde avec le Portugal, tandis que les deux autres réponses confondent cette distinction avec la longueur minimale ou avec une constitution française historique.

73. Pour déclencher un référendum d’initiative partagée, un groupe réunit 185 parlementaires et obtient le soutien d’un dixième des électeurs inscrits. Ces conditions satisfont-elles au seuil prévu ?

Oui, les deux seuils sont atteints.
Non, l’initiative doit réunir un dixième des parlementaires.
Non, le soutien doit venir d’un cinquième des électeurs inscrits.
Non, il faut le soutien de la moitié des parlementaires.

Oui, les deux seuils sont atteints.

Explication

Le référendum d’initiative partagée exige l’initiative d’un cinquième des parlementaires, soit 185, ainsi que le soutien d’un dixième des électeurs inscrits. Un cinquième des électeurs confond les seuils, un dixième des parlementaires réduit à tort le seuil parlementaire et la moitié des parlementaires le surestime.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Organisation territoriale et constitutionnelle.

Qu’est-ce qu’une institution ?

Une organisation collective durable, structurée par des organes, des missions et des règles.

Selon Hauriou, comment une institution se réalise-t-elle dans un milieu social ?

Par un pouvoir organisé en organes et des manifestations de communion réglées par des procédures.

Quel processus inscrit les actions individuelles dans un ordre collectif durable ?

L’institutionnalisation.

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