QCM : Droit approfondi des obligations (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux parties remplacent une dette d’argent par une obligation nouvelle consistant à réaliser des travaux de valeur équivalente. Que devient la dette initiale ?

Elle s’éteint parce que créancier et débiteur sont réunis sur une même personne.
Elle s’éteint et est remplacée par l’obligation de réaliser les travaux.
Elle demeure inchangée, mais sa créance est transférée à un nouveau titulaire.
Elle s’éteint par compensation avec une dette réciproque de même montant.

Elle s’éteint et est remplacée par l’obligation de réaliser les travaux.

Explication

La novation substitue une obligation nouvelle à une obligation ancienne, qui s’éteint ; ici, l’obligation de réaliser les travaux remplace la dette d’argent. La compensation suppose deux obligations réciproques, la confusion réunit les qualités de créancier et de débiteur, et le transfert de créance laisse subsister la même obligation.

2. À la suite d’une succession, Léa devient à la fois créancière et débitrice de la même obligation. Quel est l’effet de cette réunion des qualités sur l’obligation ?

La créance s’éteint, mais ses accessoires subsistent au profit de Léa.
La créance est transférée à Léa avec ses accessoires, comme lors d’une subrogation.
La créance est suspendue jusqu’à ce que les qualités de créancière et de débitrice se séparent.
La créance et ses accessoires s’éteignent, sous réserve des droits des tiers.

La créance et ses accessoires s’éteignent, sous réserve des droits des tiers.

Explication

La confusion éteint la créance et ses accessoires lorsque les qualités de créancier et de débiteur se réunissent sur une même personne, sans porter atteinte aux droits acquis par ou contre des tiers. La subrogation transfère la créance à un nouveau titulaire, la suspension en diffère les effets, et le maintien des accessoires méconnaît leur extinction.

3. Un créancier transmet une obligation à une autre personne sans en modifier le contenu. En quoi cette opération diffère-t-elle d’une novation ?

La circulation éteint l’obligation, tandis que la novation conserve la même obligation.
La circulation ajoute un débiteur, tandis que la novation transfère la créance à un nouveau créancier.
La circulation crée une obligation nouvelle, tandis que la novation maintient l’obligation initiale.
La circulation conserve la même obligation, tandis que la novation la remplace par une obligation nouvelle.

La circulation conserve la même obligation, tandis que la novation la remplace par une obligation nouvelle.

Explication

Dans une circulation, l’obligation demeure la même avec ses qualités et ses défauts, alors que la novation éteint l’obligation ancienne et la remplace. L’extinction sans remplacement confond la novation avec une extinction simple, l’ajout d’un débiteur relève d’une délégation simple et le transfert de créance ne définit pas la novation.

4. Une dette existe déjà et doit être payée au décès du créancier; la date de cet événement demeure inconnue, mais sa survenue est certaine. Comment qualifier cet événement et son effet ?

Une condition qui éteint l’obligation lors de l’événement
Une condition qui suspend l’existence jusqu’à l’événement
Un terme qui rend incertaine l’existence de l’obligation
Un terme qui affecte l’exigibilité sans remettre en cause l’existence

Un terme qui affecte l’exigibilité sans remettre en cause l’existence

Explication

Le terme est un événement futur et certain, même si sa date est incertaine; il affecte l’exigibilité ou la durée sans toucher à l’existence de l’obligation. Une condition, elle, suppose un événement incertain et affecte l’existence de l’obligation.

5. Une maison fait l’objet d’un usufruit : une personne peut l’habiter et en percevoir les loyers, tandis qu’une autre conserve la nue-propriété. Quels pouvoirs appartiennent à chacune ?

Le nu-propriétaire détient l’abusus; l’usufruitier détient l’usus et le fructus
Le nu-propriétaire détient le fructus et l’abusus; l’usufruitier détient l’usus
Le nu-propriétaire détient l’usus; l’usufruitier détient le fructus et l’abusus
Le nu-propriétaire détient l’usus et le fructus; l’usufruitier détient l’abusus

Le nu-propriétaire détient l’abusus; l’usufruitier détient l’usus et le fructus

Explication

Le nu-propriétaire détient l’abusus, tandis que l’usufruitier détient l’usus et le fructus, à charge de conserver la substance du bien. Attribuer l’usage et les revenus au nu-propriétaire, ou le pouvoir de disposer à l’usufruitier, inverse la répartition des pouvoirs.

6. Trois codébiteurs sont tenus solidairement de 900 €. Le créancier réclame 900 € à l’un d’eux, qui paie 350 €. Quel est l’effet de ce paiement sur la dette envers le créancier ?

Les autres sont libérés à hauteur de 350 €
Les autres sont libérés à hauteur de 900 €
Le créancier ne peut plus réclamer aucun solde
Les autres ne sont libérés qu’à hauteur de leur part personnelle

Les autres sont libérés à hauteur de 350 €

Explication

En solidarité passive, le paiement d’un codébiteur libère les autres à hauteur du montant effectivement payé; il reste donc 550 € à réclamer. La libération totale ou limitée à une part personnelle ne correspond pas à cet effet.

7. Un transporteur s’engage à conduire un voyageur à destination, mais celui-ci n’arrive pas. Quelle conséquence correspond à une obligation de résultat ?

La responsabilité peut être engagée sans preuve d’une faute, sauf force majeure
La responsabilité suppose que le voyageur prouve un manque de prudence
La responsabilité dépend de la preuve d’une faute et d’un dommage
Le transporteur est libéré dès lors qu’il a fait preuve de diligence

La responsabilité peut être engagée sans preuve d’une faute, sauf force majeure

Explication

Dans une obligation de résultat, le débiteur promet un résultat précis et sa responsabilité peut être engagée si ce résultat n’est pas atteint, sans preuve d’une faute, sauf force majeure. Exiger la preuve d’un manque de prudence transpose le régime de l’obligation de moyens; la diligence ne suffit pas à écarter l’engagement de résultat.

8. Une entreprise propose fermement un prix précis pour vendre une machine. Le client accepte cette proposition sans la modifier : quel élément permet de constater la formation du contrat ?

La rencontre de l’offre ferme avec une contre-proposition du client
La livraison de la machine après l’accord des parties
La rencontre d’une offre indicative avec une acceptation
La rencontre de l’offre ferme et précise avec l’acceptation

La rencontre de l’offre ferme et précise avec l’acceptation

Explication

Le contrat se forme lorsque l’acceptation rencontre une offre à la fois ferme et précise. Une offre indicative manque de précision, une contre-proposition ne constitue pas l’acceptation de l’offre initiale, et l’exécution n’est pas nécessaire pour que le contrat se forme.

9. Un contrat prévoit qu’une obligation prendra fin si une personne est mutée à l’étranger. Si cette mutation survient, que se passe-t-il ?

La durée de l’obligation demeure inchangée
L’obligation s’éteint
L’exigibilité de l’obligation est différée
L’obligation naît

L’obligation s’éteint

Explication

La réalisation d’une condition résolutoire éteint l’obligation. Une condition suspensive la ferait naître, tandis qu’un événement certain affectant son exigibilité ou sa durée serait un terme.

10. Une obligation porte sur la livraison de 10 kg de pommes, mais le débiteur peut se libérer en nettoyant un hangar à titre subsidiaire. Quelle est sa qualification ?

Une obligation facultative
Une obligation cumulative
Une obligation à terme
Une obligation alternative

Une obligation facultative

Explication

L’obligation facultative porte sur une prestation unique, tout en autorisant le débiteur à fournir une prestation subsidiaire pour se libérer. La prestation subsidiaire n’est pas due en plus, et cette structure se distingue de l’obligation alternative, qui a plusieurs prestations pour objet.

11. Dans un litige, le créancier cherche à savoir à quel codébiteur réclamer le paiement, tandis que les codébiteurs discutent ensuite de leur partage final. Quelles notions correspondent à ces deux étapes ?

Solidarité active, puis obligation à la dette
Obligation conjointe, puis solidarité active
Obligation à la dette, puis contribution à la dette
Contribution à la dette, puis obligation à la dette

Obligation à la dette, puis contribution à la dette

Explication

L’obligation à la dette concerne les rapports entre le créancier et les codébiteurs; la contribution à la dette concerne leur répartition définitive entre eux. Inverser ces notions confond la demande externe avec le règlement interne.

12. Deux entreprises concluent un contrat commercial qui ne prévoit pas de solidarité entre leurs débiteurs. En l’absence de preuve contraire, quelle règle s’applique ?

La solidarité doit être prévue par la loi
La solidarité doit être stipulée au contrat
Chaque débiteur ne doit que sa part
La solidarité est présumée

La solidarité est présumée

Explication

En matière commerciale, la solidarité se présume, sauf preuve contraire. Exiger une disposition légale ou une clause contractuelle transpose à tort la règle civile, tandis que la part individuelle relève de l’obligation conjointe.

13. En droit des obligations, comment définir une condition ?

Un événement futur et certain dont dépend l’existence de l’obligation
Un événement futur et certain dont dépend l’exigibilité de l’obligation
Un événement futur et incertain dont dépend l’existence de l’obligation
Un événement présent et incertain dont dépend la durée de l’obligation

Un événement futur et incertain dont dépend l’existence de l’obligation

Explication

La condition est un événement futur et incertain dont dépend l’existence de l’obligation. Un événement certain qui affecte l’exigibilité ou la durée relève du terme.

14. Une banque promet de reprendre la créance d’un prêteur, mais ne verse encore aucune somme à celui-ci. La créance a-t-elle déjà été transmise par subrogation ?

Oui, car la promesse de payer équivaut au paiement du créancier.
Non, car la subrogation exige que l’ancienne créance soit remplacée par une nouvelle.
Oui, car le transfert de la créance suffit même avant tout paiement.
Non, car le paiement du créancier et le transfert de la créance doivent intervenir ensemble.

Non, car le paiement du créancier et le transfert de la créance doivent intervenir ensemble.

Explication

La subrogation repose simultanément sur le paiement du créancier par le subrogé et sur le transfert de la créance ; sans paiement, elle n’a pas lieu. Le transfert seul et la promesse de paiement ne satisfont pas cette condition, tandis que le remplacement de l’ancienne créance décrit la novation.

15. Deux personnes concluent un contrat, mais l’une d’elles n’a pas la capacité de contracter. Quelle condition de validité fait défaut ?

La capacité de contracter
Le consentement exempt de vice
La rencontre d’une offre et d’une acceptation
Le caractère licite et certain du contenu

La capacité de contracter

Explication

La capacité de contracter est l’une des trois conditions de validité du contrat, avec le consentement exempt de vice et un contenu licite et certain. Le caractère du contenu et la qualité du consentement sont des conditions distinctes, tandis que l’offre et l’acceptation concernent la formation du contrat.

16. Après avoir conclu un contrat valablement formé, une partie refuse d’exécuter son engagement au motif qu’elle a changé d’avis. Quel principe s’applique ?

Chaque partie peut révoquer son engagement à sa convenance
Le contrat oblige les tiers comme s’ils l’avaient conclu
Le contrat tient lieu de loi aux parties qui l’ont conclu
Le contrat valablement formé reste dépourvu de force obligatoire

Le contrat tient lieu de loi aux parties qui l’ont conclu

Explication

Un contrat valablement formé a force obligatoire et tient lieu de loi à ceux qui l’ont conclu. La possibilité de changer d’avis ne supprime pas cet engagement, et l’effet relatif concerne les tiers, non l’annulation des obligations entre les parties.

17. Un contrat est ambigu sur la portée d’un engagement et les parties s’opposent sur son exécution. Quelle démarche le juge doit-il entreprendre en premier ?

Qualifier juridiquement l’obligation sans examiner le contrat
Déterminer la règle applicable avant d’interpréter l’accord
Rechercher la commune intention des parties en interprétant le contrat
Vérifier seulement si le débiteur a déjà exécuté l’engagement

Rechercher la commune intention des parties en interprétant le contrat

Explication

Face à une difficulté d’exécution, le juge commence par interpréter le contrat afin de rechercher la commune intention des parties, puis il qualifie juridiquement l’obligation. La qualification vient donc après l’interprétation, et l’application d’une règle ne remplace pas cette première étape.

18. Quelle notion désigne l’accord entre au moins deux personnes visant à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations ?

Le fait juridique
Le contrat
La loi
L’acte unilatéral

Le contrat

Explication

Le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes qui peut créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. La loi est une autre source d’obligations, l’acte unilatéral n’est pas un accord entre plusieurs personnes et le fait juridique ne suppose pas nécessairement un tel accord.

19. Une personne peut exiger d’un débiteur le paiement d’une somme, tandis qu’une autre détient un pouvoir portant directement sur un bien. Quelle distinction décrit correctement ces deux droits ?

Les deux sont des droits réels, l’un portant sur une somme
Le premier est un droit personnel; le second est un droit réel
Le premier est un droit réel; le second est un droit personnel
Les deux sont des droits personnels, l’un portant sur un bien

Le premier est un droit personnel; le second est un droit réel

Explication

Le droit personnel permet d’exiger une prestation d’une autre personne, tandis que le droit réel porte directement sur une chose. Qualifier la créance de droit réel inverse la distinction; un droit accessoire reste un droit réel et le pouvoir direct sur le bien n’est pas une créance contre un débiteur.

20. Dans un contrat, une entreprise promet de réaliser des travaux dans un logement. À quelle catégorie d’obligation cet engagement correspond-il ?

Une obligation de donner
Une obligation de faire
Une obligation de ne pas faire
Une obligation de résultat

Une obligation de faire

Explication

Réaliser des travaux consiste à accomplir une prestation : c’est une obligation de faire. Une obligation de donner porte sur le transfert d’un droit, tandis qu’une obligation de ne pas faire impose une abstention; l’obligation de résultat est une distinction différente portant sur l’intensité de l’engagement.

21. Deux personnes se doivent réciproquement 700 euros au titre d’obligations de même nature. Quel effet produit la compensation ?

Les deux obligations s’éteignent simultanément et totalement.
La créance de l’une des personnes est transférée à un tiers.
Une seule obligation s’éteint, tandis que l’autre demeure entière.
Les deux obligations sont remplacées par une obligation nouvelle de 700 euros.

Les deux obligations s’éteignent simultanément et totalement.

Explication

La compensation éteint simultanément deux obligations de même nature entre personnes réciproquement créancières et débitrices ; comme les montants sont équivalents, elle est totale. L’extinction d’une seule dette manque la simultanéité, la création d’une obligation nouvelle décrit la novation, et le transfert à un tiers n’est pas une compensation.

22. Un débiteur livre en retard un bien promis par contrat, et aucun événement de force majeure n’explique ce retard. À quelle conséquence peut-il être condamné ?

À la seule interprétation judiciaire du contrat
Au paiement de dommages et intérêts
À une exonération de responsabilité pour retard
À la nullité automatique du contrat

Au paiement de dommages et intérêts

Explication

Le débiteur peut être condamné à des dommages et intérêts lorsqu’il n’exécute pas son obligation ou l’exécute en retard, sauf force majeure. Le retard est expressément visé et ne constitue pas en lui-même une cause d’exonération; il n’entraîne pas non plus automatiquement la nullité du contrat.

23. Une créancière veut exercer par voie oblique une créance détenue par son débiteur contre un sous-débiteur. Laquelle des situations suivantes réunit les conditions requises pour engager cette action ?

Créance exigible et débiteur inactif, sans intérêt personnel de la créancière
Créance certaine et liquide, intérêt personnel et débiteur actif
Intérêt personnel et débiteur inactif, malgré une créance contestée
Créance certaine, liquide et exigible, intérêt personnel et débiteur inactif

Créance certaine, liquide et exigible, intérêt personnel et débiteur inactif

Explication

L’action oblique exige une créance certaine, liquide et exigible, un intérêt personnel du créancier et l’inaction du débiteur. Une créance non exigible, l’absence d’intérêt personnel ou une créance contestée ne satisfait pas l’ensemble des conditions.

24. Un contrat prévoit une prime si une entreprise ne dépasse pas un seuil de bénéfice. À quelle condition la clause est-elle réalisée ?

Lorsque l’entreprise décide de verser la prime
Lorsque l’entreprise ne dépasse pas le seuil
Lorsque l’entreprise dépasse le seuil
Lorsque l’entreprise atteint exactement le seuil

Lorsque l’entreprise ne dépasse pas le seuil

Explication

Une condition négative est réalisée lorsque l’événement prévu ne se produit pas : ici, l’entreprise ne dépasse pas le seuil. Dépasser ou atteindre le seuil revient à traiter la clause comme une condition positive, tandis que la décision de verser la prime n’est pas l’événement stipulé.

25. Une compagnie d’assurance indemnise une victime à hauteur de 8 000 euros, puis réclame cette somme à l’auteur des dégâts. Quelle créance peut-elle obtenir par subrogation ?

La créance principale, mais sans les accessoires qui s’y rattachent.
La créance et ses accessoires, dans la limite des 8 000 euros payés.
La créance entière et ses accessoires, même si elle dépasse 8 000 euros.
La dette de l’auteur des dégâts, sans les droits liés à la créance.

La créance et ses accessoires, dans la limite des 8 000 euros payés.

Explication

La subrogation transmet au bénéficiaire la créance et ses accessoires, mais seulement à hauteur de ce qu’il a payé. Étendre le transfert au-delà du paiement méconnaît cette limite, parler du transfert de la dette confond créance et dette, et écarter les accessoires omet un effet de la subrogation.

26. Un créancier accepte un délégué comme nouveau débiteur, mais aucune libération du débiteur initial n’est prévue. Quelle est la situation après une délégation simple ?

Le créancier conserve le délégant, tandis que le délégué devient le nouveau créancier.
Le créancier ne dispose que du délégant, car le délégué ne s’est pas engagé.
Le créancier dispose de deux débiteurs, le délégué s’ajoutant au délégant.
Le créancier ne dispose que du délégué, qui remplace le délégant.

Le créancier dispose de deux débiteurs, le délégué s’ajoutant au délégant.

Explication

La délégation simple ajoute le délégué comme débiteur sans libérer le délégant : le créancier conserve donc deux débiteurs. Le délégué seul correspond à la délégation parfaite, l’acceptation ne suffit pas à libérer le délégant, et le délégué s’engage comme débiteur plutôt que de devenir créancier.

27. Un contrat prévoit qu’une vente sera conclue si un événement futur, incertain, possible et licite, indépendant de la seule volonté des parties, survient. Cette condition est-elle valable au regard de ces critères ?

Non, l’accord des parties suffit à rendre la condition valable
Oui, les critères de validité sont réunis
Non, un événement futur ne peut pas être une condition valable
Non, un événement incertain rend la condition invalide

Oui, les critères de validité sont réunis

Explication

Une condition valable porte sur un événement futur et incertain, indépendant de la seule volonté des parties, possible et licite. L’impossibilité, la dépendance à la volonté d’une partie et l’exigence erronée de certitude correspondent à des critères mal compris.

28. Un débiteur transfère un bien à un tiers pour organiser son insolvabilité. Pour quel type de transfert le créancier doit-il établir la complicité du tiers afin d’obtenir l’inopposabilité de l’acte à son égard ?

Un acte à titre gratuit
Un acte portant sur un bien immobilier
Un acte à titre onéreux
Un acte conclu avant la naissance de la créance

Un acte à titre onéreux

Explication

Pour un acte à titre onéreux, le créancier doit prouver la complicité du tiers; pour un acte à titre gratuit, la fraude du débiteur suffit. Exiger la complicité pour la donation inverse la distinction, tandis que la date de naissance de la créance et la nature immobilière du bien ne définissent pas cette exigence.

29. Après avoir indemnisé un vendeur, un assureur est subrogé dans la créance de celui-ci, assortie d’une clause de réserve de propriété. Que peut invoquer l’assureur contre le débiteur ?

Une obligation nouvelle dépourvue des accessoires de la créance initiale
L’extinction de la clause de réserve de propriété par le paiement de l’assureur
La créance transférée, mais sans la clause de réserve de propriété
La clause de réserve de propriété attachée à la créance transférée

La clause de réserve de propriété attachée à la créance transférée

Explication

La subrogation transfère à l’assureur la créance et ses accessoires, notamment la clause de réserve de propriété ; elle ne remplace pas l’obligation initiale par novation. L’obligation nouvelle évoque à tort une novation, l’absence d’accessoires méconnaît l’effet translatif, et le paiement de l’assureur n’éteint pas la clause attachée à la créance.

30. Une condition suspensive est réalisée le 15 juin et le contrat ne prévoit aucune rétroactivité. À partir de quand l’obligation devient-elle pure et simple ?

À la date de la première exécution
À compter du 15 juin
À la date de conclusion du contrat
À l’expiration du délai de prescription

À compter du 15 juin

Explication

Depuis 2016, en l’absence de stipulation contraire, la réalisation de la condition suspensive rend l’obligation pure et simple à compter de cette réalisation, sans rétroactivité par défaut. La rétroactivité automatique ou un report à une date ultérieure ne correspond pas à cette règle.

31. Un débiteur promet de livrer des pommes, des oranges et de nettoyer un hangar. Quelle exécution le libère ?

La livraison des pommes seulement
La livraison des oranges seulement
L’exécution des trois prestations promises
Le nettoyage du hangar seulement

L’exécution des trois prestations promises

Explication

Dans une obligation cumulative, plusieurs prestations sont dues et le débiteur n’est libéré qu’en exécutant la totalité. L’exécution d’une seule prestation correspondrait à une logique alternative ou à une confusion avec une prestation principale assortie d’une faculté subsidiaire.

32. Un créancier obtient, par une action oblique, le recouvrement d’une somme due à son débiteur. Comment cette somme est-elle répartie si plusieurs créanciers réclament leur paiement sur le patrimoine du débiteur ?

Elle est versée au créancier agissant, avant tout paiement aux autres créanciers
Elle entre dans le patrimoine du débiteur, puis les créanciers sont payés au prorata de leurs créances
Elle est versée au créancier dont la créance est la plus ancienne
Elle entre dans le patrimoine du débiteur, puis est répartie également entre les créanciers

Elle entre dans le patrimoine du débiteur, puis les créanciers sont payés au prorata de leurs créances

Explication

La somme récupérée par voie oblique entre dans le patrimoine du débiteur et les créanciers y concourent au prorata de leurs créances. La faire revenir directement au créancier agissant confond l’action oblique avec l’action paulienne; une priorité ou un partage égal ne suit pas la règle du prorata.

33. Dans une situation où plusieurs personnes se partagent les pouvoirs liés à la propriété d’un bien, que désigne le démembrement de propriété ?

Le transfert intégral de l’usus, du fructus et de l’abusus à une seule personne
La création d’un droit d’exiger une prestation d’un débiteur
La constitution d’une sûreté pour garantir le remboursement d’une dette
La répartition entre plusieurs personnes de l’usus, du fructus et de l’abusus

La répartition entre plusieurs personnes de l’usus, du fructus et de l’abusus

Explication

Le démembrement répartit entre plusieurs personnes les pouvoirs d’utiliser le bien, d’en percevoir les revenus et d’en disposer. Un transfert intégral à une personne n’est pas une répartition; la garantie d’une dette et le droit d’exiger une prestation relèvent d’autres notions.

34. Un délégué refuse de payer le délégataire en affirmant qu’il ne doit rien au délégant. En l’absence de stipulation contraire, quelle règle s’applique ?

L’exception est opposable si le délégué n’était pas déjà débiteur du délégant
L’exception est opposable dès lors que le délégué ne doit rien au délégant
L’exception tirée de ses rapports avec le délégant est inopposable au délégataire
L’exception est opposable parce que la délégation libère le délégué de son obligation

L’exception tirée de ses rapports avec le délégant est inopposable au délégataire

Explication

Sauf stipulation contraire, le délégué ne peut opposer au délégataire une exception issue de ses rapports avec le délégant. L’absence de dette préexistante ne constitue pas une exception opposable, et la délégation ne libère pas le délégué de son engagement envers le délégataire.

35. Un créancier poursuit un seul débiteur pour une dette commune et lui réclame la totalité. Quelle caractéristique permet cette demande ?

Chaque débiteur conjoint peut être poursuivi pour le tout
Chaque codébiteur doit davantage après le paiement d’un autre
Chaque débiteur solidaire peut être poursuivi pour le tout
Chaque codébiteur ne répond que de la part définitive des autres

Chaque débiteur solidaire peut être poursuivi pour le tout

Explication

Dans une obligation solidaire, chacun des débiteurs peut être poursuivi pour la totalité de la dette. L’obligation conjointe limite chaque débiteur à sa part, et la contribution à la dette concerne la répartition définitive entre codébiteurs.

36. Un débiteur doit fournir 10 kg de pommes ou nettoyer un hangar. Il choisit de nettoyer le hangar et l’exécute. Est-il libéré ?

Non, il doit fournir une prestation subsidiaire supplémentaire
Non, le créancier doit d’abord choisir à sa place
Oui, l’exécution de l’une des prestations le libère
Non, il doit aussi livrer les pommes

Oui, l’exécution de l’une des prestations le libère

Explication

Dans une obligation alternative, plusieurs prestations sont prévues, mais l’exécution de l’une d’elles libère le débiteur, qui choisit la prestation à exécuter. Exiger les deux prestations confond cette obligation avec une obligation cumulative, tandis que le choix n’appartient pas au créancier selon la règle donnée.

37. Deux entreprises se réclament réciproquement des sommes d’argent, mais l’une des créances n’est pas encore exigible. La compensation légale peut-elle être appliquée ?

Non, car les créances doivent notamment être liquides et exigibles.
Oui, car des créances réciproques en argent suffisent.
Non, car la compensation légale exige des obligations portant sur des biens corporels.
Oui, car des créances certaines peuvent être compensées avant leur exigibilité.

Non, car les créances doivent notamment être liquides et exigibles.

Explication

La compensation légale exige des créances réciproques portant sur des sommes d’argent ou des choses fongibles de même espèce, et ces créances doivent être liquides et exigibles. Négliger l’exigibilité omet une condition, les créances certaines non exigibles renvoient à la compensation judiciaire, et des biens corporels ne sont pas requis.

38. Un débiteur laisse sans suite une créance qu’il détient contre une autre personne, et cette inaction compromet le paiement de son propre créancier. Quel mécanisme ce créancier peut-il utiliser pour exercer les droits patrimoniaux de son débiteur ?

La saisie de la créance du débiteur
L’action oblique
L’action paulienne
La résolution de l’acte conclu avec un tiers

L’action oblique

Explication

L’action oblique permet au créancier d’exercer les droits patrimoniaux de son débiteur lorsque son inaction compromet les droits du créancier. L’action paulienne vise un acte frauduleux d’appauvrissement, la saisie ne décrit pas ce mécanisme et la résolution ne correspond pas à l’action oblique.

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Selon l’article 1101 du Code civil, qu’est-ce qu’un contrat ?

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

Comment se forme un contrat ?

Par la rencontre d’une offre ferme et précise avec une acceptation.

Quelles conditions l’article 1128 du Code civil exige-t-il pour la validité du contrat ?

Un consentement exempt de vice, la capacité de contracter et un contenu licite et certain.

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