★ À maîtriser
La validité du contrat exige :
Un contrat valablement formé a force obligatoire et tient lieu de loi à ceux qui l’ont conclu (article 1103 du Code civil).
Un contrat se forme par la rencontre d’une offre ferme et précise avec une acceptation.
Compléments
📌 Un contrat synallagmatique met des obligations à la charge des deux parties, tandis qu’un contrat unilatéral n’en met à la charge que d’une seule.
Les obligations peuvent naître de :
Le contrat produit ses effets entre les parties, mais les tiers doivent respecter son existence comme fait juridique opposable à tous (articles 1199 et 1200 du Code civil).
La nullité sanctionne un défaut affectant la formation du contrat.
★ À maîtriser
📌 Dans une obligation de résultat, le débiteur promet un résultat précis et engage sa responsabilité s’il ne l’atteint pas, sauf force majeure ; dans une obligation de moyens, il doit agir avec prudence et diligence, et le créancier doit prouver sa faute.
Les obligations peuvent être :
Le débiteur peut être condamné à des dommages et intérêts s’il n’exécute pas son obligation ou l’exécute en retard, sauf si l’inexécution est due à la force majeure (article 1231-1 du Code civil).
Face à une difficulté d’exécution, le juge interprète d’abord le contrat pour rechercher la commune intention des parties, puis qualifie juridiquement l’obligation.
Compléments
Dans une obligation de moyens renforcée, la faute est présumée et le débiteur doit prouver sa diligence ; dans une obligation de résultat atténuée, le débiteur peut s’exonérer en prouvant l’absence de faute.
La clause exonératoire écarte la responsabilité du débiteur, tandis que la clause limitative plafonne les dommages et intérêts.
Une clause qui prive de sa substance l’obligation essentielle ou crée un déséquilibre significatif dans un contrat d’adhésion est réputée non écrite (articles 1170 et 1171 du Code civil).
Le juge peut accorder au débiteur d’une somme d’argent un délai de paiement pouvant aller jusqu’à deux ans, pendant lequel les poursuites en paiement sont suspendues.
La force majeure est un événement échappant au contrôle du débiteur, imprévisible lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées (article 1218 du Code civil).
L’exécution forcée, les intérêts de retard, la résiliation et la résolution peuvent être décidés par le juge selon les conditions applicables au contrat.
La qualification juridique consiste à partir des faits, leur donner une qualification juridique, déterminer la règle applicable, puis l’appliquer aux faits.
Résiliation pour l’avenir, résolution pour le contrat instantané
★ À maîtriser
📌 Pour un acte à titre onéreux, le créancier doit prouver la complicité du tiers, tandis que pour un acte à titre gratuit, la fraude du débiteur suffit.
L’action oblique exige :
La somme récupérée par l’action oblique entre dans le patrimoine du débiteur et le créancier agissant est payé en concurrence avec ses autres créanciers, au prorata de leurs créances.
Compléments
📌 Le débiteur de la créance exercée par voie oblique peut opposer au créancier agissant tous les moyens de défense qu’il aurait pu opposer à son propre créancier, qu’ils soient antérieurs ou postérieurs à l’action.
📌 L’action paulienne exige en principe une créance antérieure à l’acte et certaine dans son principe, ainsi que la fraude du débiteur.
L’action paulienne ne profite qu’au créancier qui l’a exercée et lui permet d’ignorer l’acte pour saisir le bien concerné.
Le droit de gage général fait des biens du débiteur le gage commun de ses créanciers (articles 2284 et 2285 du Code civil).
Le gage porte sur un meuble corporel, le nantissement sur un meuble incorporel et l’hypothèque sur un immeuble.
Oblique : récupérer dans le patrimoine du débiteur ; paulienne : écarter l’acte frauduleux
★ À maîtriser
📌 Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel permet d’exiger une prestation d’une autre personne.
📌 Le nu-propriétaire détient l’abusus, tandis que l’usufruitier détient l’usus et le fructus, à charge de conserver la substance du bien (articles 544 et 578 du Code civil).
Compléments
Le droit réel principal confère un pouvoir direct sur la chose, tandis que le droit réel accessoire sert à garantir une dette.
À la fin de l’usufruit, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété.
La prescription acquisitive permet d’acquérir un droit par la possession prolongée ; pour un immeuble, l’usucapion est de trente ans, ou de dix ans avec juste titre et bonne foi (article 2272 du Code civil).
Le droit réel porte sur la chose ; le droit personnel vise une personne
★ À maîtriser
Dans une obligation conjointe, chaque débiteur ne doit que sa part ; dans une obligation solidaire, chacun peut être poursuivi pour la totalité de la dette.
L’obligation à la dette concerne les rapports entre le créancier et les codébiteurs, tandis que la contribution à la dette concerne la répartition définitive entre codébiteurs.
En droit civil, la solidarité ne se présume pas et doit résulter de la loi ou du contrat, tandis qu’en matière commerciale elle se présume sauf preuve contraire (article 1310 du Code civil).
En solidarité passive, le créancier peut réclamer toute la dette à n’importe lequel des codébiteurs ou poursuivre plusieurs d’entre eux, et le paiement par l’un libère les autres à hauteur du montant payé (articles 1313 et suivants du Code civil).
Compléments
📌 Les exceptions inhérentes à la dette sont invocables par tous les codébiteurs, les exceptions purement personnelles par le seul débiteur concerné, et les exceptions simplement personnelles ne libèrent les autres que pour la part correspondante.
Les cas cités de solidarité légale concernent : les époux pour les dettes ménagères et l’impôt, les parents pour les dommages causés par leur enfant mineur, les signataires d’une lettre de change, les associés d’une SNC
Les formes citées sont : la solidarité active entre créanciers, la solidarité passive entre débiteurs, l’obligation in solidum entre coauteurs fautifs d’un même dommage
En solidarité active, chaque créancier peut demander toute la créance au débiteur, et le paiement à l’un libère le débiteur envers tous (article 1311 du Code civil).
En contribution à la dette, le codébiteur ayant payé plus que sa part exerce un recours contre les autres pour leurs parts, fixées par le contrat, le juge ou, à défaut, à parts égales (article 1317 du Code civil).
La part d’un codébiteur insolvable est répartie entre les codébiteurs solvables, y compris celui qui a payé (article 1317 du Code civil).
Le codébiteur solvens peut agir contre les autres par l’action subrogatoire ou par l’action personnelle (articles 1346 et 1317 du Code civil).
Conjointe : chacun sa part ; solidaire : chacun peut devoir le tout
★ À maîtriser
📌 La condition suspensive fait naître l’obligation lorsque l’événement se réalise, tandis que la condition résolutoire éteint l’obligation lors de sa réalisation.
Compléments
Le terme suspensif retarde l’exigibilité d’une obligation déjà existante, tandis que le terme extinctif met fin à l’obligation à son arrivée.
Le terme profite en principe au débiteur, qui peut y renoncer et exécuter avant l’échéance, sauf s’il a été stipulé dans l’intérêt du créancier ou des deux parties (article 1305-3 du Code civil).
Une obligation soumise à une condition dépendant de la seule volonté du débiteur est nulle (article 1304-2 du Code civil).
Le terme peut être fixé par :
Condition : événement incertain ; terme : événement certain
★ À maîtriser
Une condition positive est réalisée si l’événement se produit, tandis qu’une condition négative est réalisée s’il ne se produit pas.
Depuis 2016, la condition suspensive réalisée rend l’obligation pure et simple à compter de sa réalisation, sans rétroactivité par défaut ; les parties peuvent toutefois stipuler la rétroactivité, sauf pour les risques et les fruits (article 1304-6 du Code civil).
L’accomplissement d’une condition résolutoire éteint rétroactivement l’obligation, sauf pour les actes conservatoires ou d’administration, si les parties écartent la rétroactivité, ou pour les contrats à exécution successive (article 1304-7 du Code civil).
Une condition valable exige un événement :
Compléments
Pour une condition positive assortie d’un délai, l’absence de réalisation à l’expiration du délai entraîne la défaillance de la condition.
Pour une condition positive sans délai, on attend tant que l’événement peut encore se produire ; la condition défaille lorsqu’il est certain qu’il ne se produira plus.
Pour une condition négative assortie d’un délai, la condition est réalisée lorsque le délai expire sans que l’événement se soit produit.
Pour une condition négative sans délai, la condition est réalisée lorsqu’il est certain que l’événement ne se produira plus et défaille si l’événement s’est produit.
Si une condition suspensive ne se réalise pas, l’obligation est réputée n’avoir jamais existé (article 1304-6 du Code civil).
La Cour de cassation admet une condition liée à un événement passé mais ignoré des deux parties, appréciée au jour du contrat.
Dans une obligation alternative, le débiteur choisit la prestation à exécuter ; si une prestation devient impossible par force majeure avant le choix, il doit exécuter celle qui reste possible.
Dans une obligation alternative, si la prestation choisie devient impossible par force majeure, le débiteur est libéré et le créancier ne peut imposer l’autre prestation.
Dans une obligation facultative, le créancier ne peut réclamer que la prestation principale ; si celle-ci devient impossible par force majeure, le débiteur est libéré.
Cumulative : tout ; alternative : une prestation au choix ; facultative : une prestation principale
★ À maîtriser
📌 La circulation déplace une même obligation avec ses qualités et ses défauts, tandis que la novation éteint l’obligation initiale et la remplace par une nouvelle.
📌 Dans la délégation simple, le délégué s’ajoute au délégant et le créancier conserve deux débiteurs, tandis que la délégation parfaite éteint l’obligation du délégant et laisse le délégué comme seul débiteur (articles 1337 et 1338 du Code civil).
Compléments
La subrogation réelle remplace une chose par une autre dans un patrimoine, tandis que la subrogation personnelle remplace un créancier par un autre dans un rapport d’obligation.
Sauf stipulation contraire, le délégué ne peut opposer au délégataire une exception tirée de ses rapports avec le délégant ou des rapports entre le délégant et le délégataire (article 1336 du Code civil).
Le débiteur cédé n’est pas partie à la cession et son accord n’est pas requis ; il peut opposer au cessionnaire les exceptions qu’il pouvait opposer au cédant.
Le débiteur peut opposer au subrogé les exceptions qu’il pouvait opposer au créancier initial, car la créance transférée conserve ses qualités et ses défauts.
La délégation suppose :
Subrogation déplace, novation remplace, délégation simple ajoute
★ À maîtriser
📌 La compensation légale exige des obligations réciproques portant sur des sommes d’argent ou des choses fongibles de même espèce, ainsi que des créances liquides et exigibles (article 1347-1 du Code civil).
Compléments
📌 Lorsque les dettes sont connexes parce qu’elles découlent du même rapport juridique, la compensation ne requiert pas que les créances soient liquides ou exigibles.
📌 La novation ne se présume jamais et suppose une volonté claire de remplacer l’obligation initiale.
La compensation conventionnelle suppose un contrat valablement formé et la réciprocité des créances.
La compensation judiciaire peut être prononcée par un juge pour des créances certaines, même si elles ne sont ni liquides ni exigibles.
Dans l’arrêt n°1, la Cour de cassation juge que le délégué ne peut opposer au délégataire une exception tirée de ses rapports avec le délégant (article 1336, alinéa 2).
Dans l’arrêt n°2, l’assureur subrogé peut invoquer contre le débiteur la clause de réserve de propriété attachée à la créance transférée ; il s’agit d’un transfert et non d’une novation.
Dans l’arrêt n°3, la clause résolutoire a entraîné la fin du bail en raison d’une sous-location interdite par le contrat.
Dans l’arrêt n°4, la Cour de cassation admet la compensation de dettes connexes même si les créances ne sont ni liquides ni exigibles.
Dans l’arrêt n°5, la Cour de cassation juge qu’une condition suspensive sans délai ne dure pas éternellement et que l’absence de délai conduit à rechercher un délai raisonnable.
Circulation ou extinction de l’obligation
| Mécanisme | Effet | Exceptions |
|---|---|---|
| Subrogation | Transfère la même créance | Exceptions opposables suivent la créance |
| Cession de créance | Transmet la créance à un nouveau créancier | Le débiteur conserve ses exceptions |
| Délégation simple | Ajoute une obligation et un débiteur | Exceptions en principe inopposables |
| Délégation parfaite | Remplace l’obligation et le débiteur | Constitue une novation |
| Novation | Éteint l’ancienne obligation et la remplace | Volonté de nover non présumée |
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1. Deux parties remplacent une dette d’argent par une obligation nouvelle consistant à réaliser des travaux de valeur équivalente. Que devient la dette initiale ?
2. À la suite d’une succession, Léa devient à la fois créancière et débitrice de la même obligation. Quel est l’effet de cette réunion des qualités sur l’obligation ?
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Selon l’article 1101 du Code civil, qu’est-ce qu’un contrat ?
Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.
Comment se forme un contrat ?
Par la rencontre d’une offre ferme et précise avec une acceptation.
Quelles conditions l’article 1128 du Code civil exige-t-il pour la validité du contrat ?
Un consentement exempt de vice, la capacité de contracter et un contenu licite et certain.
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