★ À maîtriser
Un contrat se forme par la rencontre d’une offre ferme et précise et d’une acceptation.
La validité du contrat exige trois conditions :
📌 Selon l’article 1103 du Code civil, le contrat valablement formé tient lieu de loi à ceux qui l’ont conclu.
Compléments
📌 Un contrat synallagmatique met des obligations à la charge des deux parties, tandis qu’un contrat unilatéral n’en met à la charge que d’une seule partie.
Offre + acceptation → validité → effets
★ À maîtriser
La bonne foi est exigée dans l’exécution du contrat.
Pour déterminer si une obligation contractuelle a été exécutée, le juge interprète le contrat lorsqu’il est ambigu, puis qualifie juridiquement l’obligation.
Compléments
📌 L’article 1343-5 du Code civil permet au juge d’accorder un délai de paiement pouvant aller jusqu’à deux ans.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Une obligation juridique se distingue d’une obligation morale, qui relève notamment de la conscience.
★ À maîtriser
Une obligation de résultat impose au débiteur d’atteindre un résultat précis, alors qu’une obligation de moyens lui impose de mettre en œuvre prudence et diligence sans garantir ce résultat.
En cas d’échec d’une obligation de résultat, la responsabilité du débiteur est engagée sans preuve d’une faute, sauf s’il établit la force majeure au sens de l’article 1218 du Code civil.
Pour une obligation de moyens, le créancier doit prouver que le débiteur n’a pas mis en œuvre les moyens nécessaires, notamment la prudence et la diligence.
Compléments
Dans une obligation de moyens renforcée, la faute est présumée et le débiteur doit prouver sa diligence, tandis que dans une obligation de résultat atténuée, le débiteur peut s’exonérer en prouvant l’absence de faute.
Selon l’article 1231-1 du Code civil, le débiteur peut être condamné à des dommages et intérêts s’il n’exécute pas son obligation ou s’il l’exécute en retard, sauf force majeure.
Une clause exonératoire écarte la responsabilité du débiteur, tandis qu’une clause limitative plafonne les dommages et intérêts.
Selon les articles 1170 et 1171 du Code civil, une clause qui prive de sa substance l’obligation essentielle ou crée un déséquilibre significatif dans un contrat d’adhésion est réputée non écrite.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1199 du Code civil, le contrat ne produit d’effets qu’entre les parties et les tiers ne peuvent ni en exiger l’exécution ni être contraints de l’exécuter.
Compléments
📌 Selon l’article 1200 du Code civil, les tiers doivent respecter la situation juridique créée par le contrat, qui leur est opposable comme fait juridique.
📌 Le vrai tiers est totalement étranger au contrat, tandis que le faux tiers, notamment un ayant cause, en subit les effets par succession.
★ À maîtriser
📌 L’action paulienne suppose en principe une créance antérieure à l’acte et certaine dans son principe ainsi qu’une fraude du débiteur ; pour un acte à titre onéreux, le créancier doit aussi prouver la complicité du tiers, contrairement à un acte à titre gratuit.
Compléments
📌 La somme récupérée par l’action oblique entre dans le patrimoine du débiteur et les créanciers sont payés au marc l’euro, au prorata de leurs créances.
📌 Le gage porte sur un meuble corporel, le nantissement sur un meuble incorporel et l’hypothèque sur un immeuble.
L’action oblique récupère une valeur dans le patrimoine du débiteur ; l’action paulienne rend un acte inopposable au créancier.
★ À maîtriser
📌 Un droit réel porte directement sur une chose, tandis qu’un droit personnel permet d’exiger une prestation d’une autre personne.
Compléments
📌 Le nu-propriétaire détient l’abusus, tandis que l’usufruitier détient l’usus et le fructus et doit conserver la substance du bien.
📌 La détention comporte le corpus sans animus, car le détenteur détient la chose pour autrui, comme un locataire ou un dépositaire.
Usus, fructus, abusus : UFA distingue les pouvoirs de propriété.
★ À maîtriser
Selon l’article 1310 du Code civil, la solidarité ne se présume pas en droit civil et doit résulter de la loi ou du contrat, tandis qu’en matière commerciale elle se présume sauf preuve contraire.
Dans l’obligation conjointe, chaque débiteur ne doit que sa part et le créancier supporte l’insolvabilité de chacun, tandis que dans l’obligation solidaire, chaque débiteur peut être poursuivi pour la totalité.
L’obligation à la dette règle ce que le créancier peut réclamer aux codébiteurs, tandis que la contribution à la dette règle la part finalement supportée entre eux.
Compléments
★ À maîtriser
La solidarité passive lie plusieurs débiteurs envers un créancier, tandis que la solidarité active réunit plusieurs créanciers d’une créance unique contre un débiteur.
En solidarité passive, chaque débiteur peut être poursuivi pour toute la dette et le créancier peut choisir le débiteur poursuivi ou en poursuivre plusieurs.
Selon l’article 1315 du Code civil, les exceptions inhérentes à la dette peuvent être invoquées par tous les codébiteurs, les exceptions purement personnelles par le seul débiteur concerné et les exceptions simplement personnelles libèrent les autres à hauteur de la part concernée.
Selon l’article 1317 du Code civil, le codébiteur solidaire qui paie plus que sa part dispose d’un recours contre les autres, chacun ne devant contribuer qu’à sa propre part, déterminée par le contrat ou le juge et, à défaut, égale entre eux.
Compléments
📌 En solidarité active, chaque créancier peut demander toute la créance et le paiement à l’un libère le débiteur envers tous, mais le créancier qui a reçu plus que sa part doit restituer leur part aux autres.
📌 L’obligation in solidum, créée par la jurisprudence, concerne en responsabilité délictuelle plusieurs coauteurs ayant chacun commis une faute ayant contribué au même dommage.
★ À maîtriser
📌 La condition suspensive fait naître l’obligation lorsque l’événement survient, tandis que la condition résolutoire éteint l’obligation lorsque l’événement survient.
Compléments
Selon l’article 1304-2 du Code civil, l’obligation soumise à une condition dépendant de la seule volonté du débiteur est nulle.
Le terme suspensif retarde l’exigibilité d’une obligation déjà existante, tandis que le terme extinctif met fin à l’obligation à son arrivée.
Selon l’article 1305-3 du Code civil, le terme profite en principe au débiteur, qui peut y renoncer et exécuter avant l’échéance, sauf s’il a été stipulé dans l’intérêt du créancier ou des deux parties.
Condition : événement incertain affectant l’existence ; terme : événement certain affectant l’exigibilité ou la durée.
★ À maîtriser
📌 Une condition valide repose sur un événement futur et incertain, indépendant de la seule volonté du débiteur, possible et licite ; la jurisprudence admet aussi un événement passé ignoré des parties, apprécié au jour du contrat.
📌 La condition est positive si l’événement doit se produire et négative s’il ne doit pas se produire.
Compléments
Pour une condition positive avec délai, l’absence de réalisation de l’événement à l’échéance rend la condition défaillie.
Pour une condition négative avec délai, la condition est réalisée si l’événement ne s’est pas produit à l’expiration du délai.
Sans délai, une condition positive reste incertaine tant que l’événement peut se produire et devient défaillie s’il est certain qu’il ne se produira plus ; une condition négative est accomplie lorsqu’il est certain que l’événement ne se produira plus.
Suspensive : l’événement fait naître l’obligation ; résolutoire : il l’éteint.
★ À maîtriser
Selon l’article 1304-6 du Code civil, depuis 2016 une condition suspensive réalisée rend l’obligation pure et simple à compter de sa réalisation, sans rétroactivité par principe, mais les parties peuvent stipuler la rétroactivité.
Si une condition suspensive ne se réalise pas, l’obligation ne naît pas et est réputée n’avoir jamais existé.
Selon l’article 1304-7 du Code civil, l’accomplissement d’une condition résolutoire éteint rétroactivement l’obligation, sauf pour les actes conservatoires ou d’administration, si les parties ont écarté la rétroactivité, et en principe pour les contrats à exécution successive.
Compléments
📌 Même si une rétroactivité est stipulée pour une condition suspensive, les risques et les fruits restent à la charge ou au bénéfice de l’ancien propriétaire jusqu’à la réalisation de la condition.
Cumulative : tout ; alternative : l’une ; facultative : une prestation principale avec option de remplacement.
📌 Dans une obligation alternative, si une prestation devient impossible par force majeure avant le choix, le débiteur doit exécuter celle qui reste possible ; après le choix, il est libéré si la prestation choisie devient impossible par force majeure.
📌 Si la prestation principale d’une obligation facultative devient impossible par force majeure, le débiteur est libéré et le créancier ne peut pas exiger la prestation subsidiaire.
★ À maîtriser
📌 La circulation d’une obligation déplace la même obligation avec ses qualités et ses défauts, tandis que la novation éteint l’obligation initiale et la remplace par une obligation nouvelle.
📌 Dans la délégation simple, le délégant reste débiteur et le délégué s’ajoute comme débiteur, tandis que dans la délégation parfaite l’obligation du délégant disparaît et le délégué devient le seul débiteur envers le délégataire.
Compléments
La subrogation réelle remplace une chose par une autre dans un patrimoine, tandis que la subrogation personnelle remplace un créancier par le payeur dans le rapport d’obligation.
Selon l’article 1346-4 du Code civil, la subrogation transmet au subrogé la créance et ses accessoires dans la limite du paiement, sauf les droits exclusivement attachés à la personne du créancier.
Sauf stipulation contraire, le délégué ne peut opposer au délégataire les exceptions tirées de ses rapports avec le délégant ou des rapports entre le délégant et le délégataire, selon l’article 1336, alinéa 2, du Code civil.
Dans une cession de créance, le débiteur cédé n’a pas à consentir au transfert mais doit être informé de payer le cessionnaire ; il peut opposer les exceptions qu’il pouvait invoquer contre le cédant.
★ À maîtriser
📌 La compensation conventionnelle résulte d’un contrat et exige la réciprocité des créances, la compensation judiciaire est prononcée par le juge et exige des créances certaines, tandis que la compensation légale résulte de la loi et suppose notamment des créances réciproques, déterminées et exigibles.
Compléments
📌 Pour la compensation légale, les créances doivent porter sur des sommes d’argent ou des choses fongibles de même espèce, être déterminées dans leur montant et exigibles ; si elles sont connexes, la liquidité et l’exigibilité ne sont pas requises.
La novation remplace et éteint l’obligation ; la cession de créance conserve l’obligation initiale.
| Critère | Active | Passive |
|---|---|---|
| Personnes multiples | Plusieurs créanciers | Plusieurs débiteurs |
| Paiement réclamé | Tout à un créancier | Toute la dette à un débiteur |
| Effet du paiement | Le débiteur est libéré envers tous | Les autres débiteurs sont libérés à hauteur du paiement |
| Règlement interne | Le créancier restitue l’excédent | Le payeur exerce un recours contre les codébiteurs |
| Type | Prestations dues | Libération |
|---|---|---|
| Cumulative | Plusieurs prestations | Exécution de toutes |
| Alternative | Plusieurs prestations au choix | Exécution de l’une |
| Facultative | Une prestation principale et une option | Prestation principale ou option prévue |
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1. Selon l’article 1101 du Code civil, quelle est la définition du contrat ?
2. Une commerçante propose fermement de vendre un vélo pour un prix déterminé; le client accepte cette proposition sans en modifier les termes. Quel élément permet de conclure à la formation du contrat ?
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Selon l’article 1101 du Code civil, qu’est-ce qu’un contrat ?
Un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.
Quelles deux volontés permettent la formation d’un contrat ?
Une offre ferme et précise et une acceptation.
Quelles conditions l’article 1128 du Code civil impose-t-il à la validité d’un contrat ?
Un consentement exempt de vice, la capacité de contracter et un contenu licite et certain.
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