QCM : Droit de la consommation (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif l’article 169 du TFUE fixe-t-il à l’Union européenne en matière de consommation ?

Renforcer la protection des consommateurs par une loi nationale
Assurer un niveau élevé de protection des consommateurs
Uniformiser entièrement les règles contractuelles des États membres
Assurer un niveau élevé de protection des professionnels

Assurer un niveau élevé de protection des consommateurs

Explication

L’article 169 du TFUE fixe à l’Union européenne l’objectif d’assurer un niveau élevé de protection des consommateurs. Le renforcement par une loi nationale renvoie à la loi Hamon, l’uniformisation totale dépasse l’objectif indiqué et la protection des professionnels n’est pas celle visée ici.

2. Un État membre doit mettre en œuvre une règle européenne qui nécessite une transposition nationale et lui laisse une marge de manœuvre : de quel type d’acte s’agit-il ?

D’un règlement applicable directement dans chaque État
D’une recommandation dépourvue de transposition obligatoire
D’un règlement à adapter librement par chaque État
D’une directive à transposer en droit national

D’une directive à transposer en droit national

Explication

Une directive doit être transposée en droit national et laisse une marge de manœuvre aux États. Le règlement s’applique directement de la même manière dans tous les États membres, tandis qu’une recommandation ne correspond pas à la règle décrite.

3. Deux personnes conviennent de créer une obligation et d’en modifier une autre : quelle notion désigne leur accord de volonté ayant ces effets ?

Une prestation
Une obligation
Un écrit contractuel
Un contrat

Un contrat

Explication

Un contrat est un accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes qui peut créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. Une obligation est le lien de droit issu notamment du contrat, un écrit n’est pas nécessairement requis et une prestation correspond à ce qui doit être exécuté.

4. Dans un contrat, Léa peut exiger que Marc réalise une prestation convenue : quel rôle juridique Léa exerce-t-elle à l’égard de cette obligation ?

Celui de la prestation
Celui de débitrice
Celui de créancière
Celui de la partie exécutante

Celui de créancière

Explication

Le créancier est celui qui peut exiger l’exécution de la prestation, tandis que le débiteur doit l’exécuter. La prestation est l’objet de l’obligation et la partie exécutante correspond ici au débiteur.

5. Deux parties se mettent d’accord oralement sur un contrat, sans écrit ni formalité particulière : quel principe permet en principe de considérer le contrat comme conclu ?

L’absence de consentement
L’exigence d’un écrit
Le formalisme constitutif
Le consensualisme

Le consensualisme

Explication

En principe, le consensualisme signifie que le seul accord des volontés suffit à conclure un contrat, sans écrit ni formalité particulière. Le formalisme constitutif exige une formalité, l’écrit obligatoire ajoute une condition non requise en principe, et un contrat suppose bien un accord de volontés.

6. Un abonnement impose au consommateur une clause qui crée à son détriment un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties : comment qualifier cette clause ?

Une clause simplement prédéterminée
Une clause négociée
Un contrat d’adhésion
Une clause abusive

Une clause abusive

Explication

Une clause est abusive lorsqu’elle a pour objet ou pour effet de créer, au détriment du consommateur, un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties. Une clause négociée ne décrit pas cette situation, et le fait qu’une clause soit fixée à l’avance ne suffit pas, à lui seul, à établir qu’elle est abusive.

7. Une consommatrice réclame 3 200 € à un professionnel au titre d’un litige relevant du Code de la consommation. Quelle voie peut-elle utiliser pour saisir le juge sans faire remettre une assignation par un commissaire de justice ?

Déposer une requête au greffe
Saisir directement une association de consommateurs
Demander au médiateur de transmettre le dossier au tribunal
Faire délivrer une assignation par un commissaire de justice

Déposer une requête au greffe

Explication

Pour un litige relevant du Code de la consommation inférieur à 5 000 €, la saisine peut se faire par requête au greffe, sans commissaire de justice chargé de remettre une assignation. L’assignation relève de la procédure que la requête évite ; le montant ne rend pas le commissaire nécessaire ; l’association et le médiateur ne remplacent pas la saisine du juge.

8. Un consommateur envisage de saisir le juge au sujet d’un litige de 4 600 €. Quelle démarche doit-il entreprendre avant cette saisine ?

Tenter une résolution amiable du litige
Faire remettre une assignation par un commissaire de justice
Faire reconnaître le dossier par une association agréée
Obtenir d’abord une décision de la DGCCRF

Tenter une résolution amiable du litige

Explication

Depuis le décret du 11 décembre 2019, une tentative de résolution amiable est obligatoire avant la saisine du juge pour les litiges inférieurs à 5 000 €. L’absence d’assignation ne supprime pas cette exigence ; la médiation n’est pas la seule forme de résolution amiable ; ni la DGCCRF ni une association ne doivent préalablement reconnaître le dossier.

9. Plusieurs consommateurs sont dans une situation similaire à la suite du comportement d’un professionnel. Quel recours une association de consommateurs représentative au niveau national et agréée peut-elle engager ?

Un signalement administratif engageant automatiquement une indemnisation
Une action de groupe en justice
Une médiation imposée au professionnel
Une action individuelle au nom d’un seul consommateur

Une action de groupe en justice

Explication

L’action de groupe permet à une association de consommateurs représentative au niveau national et agréée d’agir en justice lorsque plusieurs consommateurs se trouvent dans une situation similaire ou identique du fait d’un professionnel. L’action individuelle ne répond pas à cette démarche collective ; l’agrément est requis ; la médiation et le signalement administratif ne constituent pas l’action de groupe.

10. Après une décision du juge qui fixe les préjudices réparables et leurs modalités d’évaluation dans une action de groupe, quelle étape vient ensuite dans la procédure ?

Demander aux consommateurs de saisir l’association pour la première fois
Faire indemniser les consommateurs avant toute publication de la décision
Publier la décision et permettre aux consommateurs concernés d’adhérer au groupe
Faire statuer le juge sur la responsabilité civile du professionnel

Publier la décision et permettre aux consommateurs concernés d’adhérer au groupe

Explication

Après que le juge a fixé les préjudices réparables et leur évaluation, la décision est publiée et les consommateurs concernés peuvent adhérer au groupe ; le professionnel indemnise ensuite dans le délai fixé. L’indemnisation est placée trop tôt dans le distracteur correspondant ; la saisine de l’association et la décision sur la responsabilité interviennent en amont.

11. Une enquête révèle qu’un produit n’est pas conforme aux exigences applicables et qu’un professionnel ne respecte pas le Code de la consommation. Quel organisme, rattaché au ministère de l’Économie, peut contrôler la situation et prononcer une amende administrative ?

Le Conseil national de la consommation
SignalConso
La DGCCRF
La Commission des clauses abusives

La DGCCRF

Explication

La DGCCRF, rattachée au ministère de l’Économie, contrôle la conformité des produits et services ainsi que le respect du Code de la consommation ; elle peut prononcer des amendes administratives depuis 2014. Le Conseil national de la consommation est consultatif, la Commission se concentre sur les clauses abusives et SignalConso recueille des signalements.

12. Des représentants de consommateurs et de professionnels doivent dialoguer sur une politique de consommation et transmettre des avis aux pouvoirs publics. Quel organisme répond à cette mission consultative paritaire ?

La Commission des clauses abusives
La DGCCRF
Une association de consommateurs agréée
Le Conseil national de la consommation

Le Conseil national de la consommation

Explication

Le Conseil national de la consommation est un organisme consultatif paritaire qui organise la concertation entre représentants des consommateurs et des professionnels et donne des avis aux pouvoirs publics. La DGCCRF exerce notamment des contrôles ; la Commission recherche les clauses abusives ; une association peut informer et représenter des consommateurs, mais ne remplit pas cette mission institutionnelle paritaire.

13. Un professionnel utilise habituellement dans ses contrats une clause susceptible d’être abusive. Quel organisme peut rechercher cette clause et recommander sa suppression ou sa modification ?

Une association de consommateurs agréée
Le Conseil national de la consommation
La DGCCRF
La Commission des clauses abusives

La Commission des clauses abusives

Explication

La Commission des clauses abusives recherche les clauses abusives dans les conventions habituellement proposées aux consommateurs et recommande leur suppression ou leur modification. La DGCCRF contrôle notamment produits, services et respect du Code ; le Conseil national de la consommation est consultatif ; les associations informent et peuvent représenter les consommateurs en justice si elles sont agréées.

14. Une association souhaite informer le public sur les droits des consommateurs et les représenter devant la justice. Quelle condition lui permet d’exercer cette représentation judiciaire ?

Obtenir l’agrément requis
Être désignée par la DGCCRF pour chaque affaire
Être rattachée au ministère de l’Économie
Obtenir un avis favorable du Conseil national de la consommation

Obtenir l’agrément requis

Explication

Les associations de consommateurs informent les consommateurs et peuvent les représenter en justice si elles obtiennent l’agrément requis. L’information ne remplace pas cette condition ; le rattachement ministériel concerne la DGCCRF ; ni une désignation de la DGCCRF ni un avis du Conseil national de la consommation ne sont indiqués comme conditions.

15. Dans un contrat de consommation, une clause prévoit que le consommateur renonce à une protection imposée par la loi. Quelle règle s’applique ?

L’usage professionnel détermine la règle applicable
La règle impérative s’impose malgré la clause
La clause écarte la règle légale applicable
La règle supplétive s’impose malgré la clause

La règle impérative s’impose malgré la clause

Explication

Une règle impérative protège le consommateur et ne peut être écartée par la volonté des parties. L’erreur liée à la règle supplétive inverse la distinction ; les deux autres réponses donnent à tort priorité à la clause ou à l’usage.

16. Une obligation d’information vise à empêcher qu’un consommateur prenne un engagement risqué ; quelle est sa finalité ?

Une finalité punitive, après la faute du professionnel
Une finalité curative, après la réalisation du risque
Une finalité réparatrice, une fois le dommage établi
Une finalité préventive, avant la réalisation du risque

Une finalité préventive, avant la réalisation du risque

Explication

Une règle préventive cherche à éviter la réalisation d’un risque, tandis qu’une règle curative intervient après celle-ci. La réponse curative inverse le moment d’intervention ; les autres confondent prévention avec réparation ou sanction.

17. Laquelle de ces mesures figure parmi les sanctions possibles contre un professionnel fautif en droit de la consommation ?

La médiation obligatoire entre les parties
La fermeture de l’établissement
Le versement automatique de dommages-intérêts au consommateur
La nullité automatique de tous les contrats conclus

La fermeture de l’établissement

Explication

Les sanctions possibles comprennent notamment la fermeture d’établissements, les amendes et les interdictions professionnelles. Les dommages-intérêts relèvent de la réparation, la médiation est un mode de règlement et la nullité automatique n’est pas citée comme sanction générale.

18. Une clause abusive crée un déséquilibre contractuel au détriment du consommateur. Quelle intervention peut corriger ce déséquilibre ?

Le juge peut remplacer le contrat par un accord amiable
Le juge peut supprimer la clause abusive
Le juge peut suspendre les obligations du professionnel seul
Le juge peut résilier d’office l’ensemble du contrat

Le juge peut supprimer la clause abusive

Explication

Le juge ou une autorité administrative peut intervenir dans le contrat pour corriger un abus ou un déséquilibre, notamment en supprimant une clause abusive. La résiliation totale, l’accord amiable et la suspension unilatérale ne décrivent pas le mécanisme indiqué.

19. À partir de quel événement l’objectif de protection des consommateurs est-il affirmé dans le droit de l’Union européenne ?

Depuis le traité de Maastricht de 1992
Depuis la création du Code de la consommation en 1993
Depuis le traité de Lisbonne de 2007
Depuis le traité de Rome de 1957

Depuis le traité de Maastricht de 1992

Explication

L’objectif de protection des consommateurs dans le droit de l’Union est affirmé depuis le traité de Maastricht de 1992, notamment à l’article 169 et suivants du TFUE. Les autres réponses confondent cet ancrage avec d’autres traités ou avec une étape nationale.

20. Une institution européenne adopte une directive destinée à protéger les consommateurs. À quelle catégorie de sources de l’Union appartient-elle ?

Au droit dérivé, comme les règlements
Au droit primaire, comme les directives
Au droit primaire, comme les traités
Au droit national, comme les lois codifiées

Au droit dérivé, comme les règlements

Explication

Le droit primaire de l’Union comprend les traités ; le droit dérivé comprend notamment les règlements et les directives adoptés par les institutions européennes. Classer la directive dans le droit primaire confond actes adoptés et traités, tandis que les deux autres réponses méconnaissent sa catégorie ou son origine européenne.

21. Pourquoi la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes illustre-t-elle que le droit de la consommation ne vise pas seulement les consommateurs ?

Elle protège surtout les consommateurs contre les clauses abusives.
Elle protège aussi les professionnels contre la concurrence déloyale.
Elle protège les consommateurs en leur garantissant un choix plus large.
Elle protège les professionnels contre les variations de prix.

Elle protège aussi les professionnels contre la concurrence déloyale.

Explication

La répression des produits falsifiés protège les consommateurs, mais aussi les professionnels qui subissent la concurrence déloyale de vendeurs frauduleux. Réduire la loi à la santé néglige cet autre intérêt protégé ; les prix et les clauses abusives ne sont pas l’illustration visée.

22. Un fabricant indique clairement sur l’étiquette qu’un produit contient des OGM. Quelle conclusion peut-on tirer de cette obligation d’information ?

L’information peut prévenir certains risques sans interdire ni modifier la pratique.
L’information interdit la commercialisation du produit concerné.
L’information élimine l’ensemble des risques liés au produit.
L’information contraint le fabricant à supprimer les OGM du produit.

L’information peut prévenir certains risques sans interdire ni modifier la pratique.

Explication

Informer peut aider à prévenir certains risques, mais le fait de signaler la présence d’OGM ne signifie pas que cette pratique est interdite ou modifiée. L’interdiction, la suppression des OGM et l’élimination de tous les risques ne découlent pas de la seule information.

23. Une campagne de protection renforce la confiance des consommateurs envers les achats et stimule la consommation, alors même que cette dynamique peut leur nuire. Quelle critique décrit cette situation ?

La protection supprime les asymétries d’information et rend les achats sans risque.
La protection garantit que toute hausse de consommation sert l’intérêt du consommateur.
La protection empêche la consommation en décourageant la confiance dans le marché.
La protection peut conforter le consommateur dans une logique de marché contraire à son intérêt.

La protection peut conforter le consommateur dans une logique de marché contraire à son intérêt.

Explication

La protection consumériste peut renforcer la confiance et soutenir la consommation, tout en maintenant le consommateur dans une logique de marché parfois contraire à son intérêt. La présenter comme un frein à la consommation inverse cet effet ; la confiance ne supprime pas tous les risques et ne garantit pas que la hausse des achats soit bénéfique.

24. Un ménage subit une forte pression sociale pour acheter des produits biologiques, mais son budget est limité. Quelle contrainte explique la difficulté de répondre à cette pression ?

Le choix de produits biologiques suppose de disposer de moyens financiers suffisants.
Le choix de produits biologiques dépend avant tout d’une obligation légale.
Le choix de produits biologiques repose principalement sur la disponibilité d’informations.
Le choix de produits biologiques est surtout limité par le manque d’intérêt des ménages.

Le choix de produits biologiques suppose de disposer de moyens financiers suffisants.

Explication

La pression à consommer bio peut être importante, mais ce choix suppose de disposer des moyens financiers nécessaires. L’enjeu décrit est une contrainte budgétaire, non une obligation légale, un simple problème d’information ou un défaut d’intérêt.

25. Deux ménages sont incités à adopter une consommation biologique, mais l’un dispose d’un budget nettement inférieur à l’autre. Quelle analyse rend le mieux compte de cette différence ?

L’intérêt pour les produits bio suffit à rendre leur achat réalisable.
L’accès à l’information explique à lui seul l’écart entre les deux ménages.
La pression sociale rend l’achat bio aussi accessible aux deux ménages.
La contrainte financière peut rendre plus difficile, pour le ménage modeste, de suivre cette incitation.

La contrainte financière peut rendre plus difficile, pour le ménage modeste, de suivre cette incitation.

Explication

L’incitation à consommer bio se heurte aux moyens financiers nécessaires à ce choix, ce qui peut peser davantage sur un ménage au budget réduit. La pression n’efface pas les différences de capacité d’achat ; l’intérêt ou l’information ne remplace pas les ressources financières.

26. Comment caractériser le droit de la consommation par rapport au droit commun des contrats ?

Un ensemble de règles limitées aux pratiques commerciales sans effet sur les contrats
Un ensemble de règles générales qui s’appliquent de manière identique à tous les contrats
Un ensemble de règles qui écarte entièrement le droit commun des contrats
Un ensemble de règles spécifiques qui dérogent au droit commun dans certaines situations contractuelles

Un ensemble de règles spécifiques qui dérogent au droit commun dans certaines situations contractuelles

Explication

Le droit de la consommation prévoit des règles spécifiques pour certaines situations contractuelles, qui dérogent alors au droit commun. Le confondre avec le droit commun ignore son caractère spécial ; le réduire aux pratiques commerciales néglige sa portée contractuelle ; lui attribuer un effet de remplacement intégral exagère la dérogation.

27. Deux consommateurs concluent un contrat de vente entre eux, sans intervention d’un professionnel. Le droit de la consommation s’applique-t-il à leur contrat ?

Non, car le contrat n’est pas conclu entre un professionnel et un consommateur ou un non-professionnel
Oui, car tout contrat portant sur un bien relève de ce régime
Non, car le régime concerne les contrats entre deux professionnels
Oui, car les contrats entre particuliers sont assimilés à ceux conclus avec un professionnel

Non, car le contrat n’est pas conclu entre un professionnel et un consommateur ou un non-professionnel

Explication

Le champ du droit de la consommation vise les contrats entre un professionnel et un consommateur ou un non-professionnel, et non ceux conclus entre consommateurs. L’option qui se fonde sur le seul objet du contrat élargit indûment le champ ; l’assimilation à un contrat avec un professionnel est erronée ; la dernière confond ce régime avec les relations entre professionnels.

28. Une personne physique achète un réfrigérateur pour son domicile, sans lien avec son activité professionnelle. Quelle qualification lui correspond ?

Un consommateur, car toute personne physique possède cette qualité quel que soit le but de l’achat
Un consommateur intermédiaire, car l’achat d’un bien suffit à cette qualification juridique
Un consommateur, car elle agit à des fins étrangères à son activité professionnelle
Un non-professionnel, car cette qualité s’applique aux personnes physiques hors activité professionnelle

Un consommateur, car elle agit à des fins étrangères à son activité professionnelle

Explication

Le consommateur est une personne physique qui agit à des fins étrangères à son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole. La qualité de non-professionnel concerne une personne morale ; le statut ne dépend pas du seul fait d’être une personne physique ; la notion économique de consommateur intermédiaire ne définit pas le consommateur juridique.

29. Une association, personne morale, souhaite invoquer le régime des clauses abusives du Code de la consommation. Dans quelle mesure peut-elle se prévaloir de la qualité de non-professionnel ?

Pour aucune disposition du Code, car une personne morale ne peut être non-professionnelle
Pour toutes les dispositions du Code qui protègent les consommateurs personnes physiques
Pour toute disposition dès lors que l’association n’exerce pas d’activité rémunérée
Pour les dispositions qui désignent expressément les non-professionnels, notamment celles sur les clauses abusives

Pour les dispositions qui désignent expressément les non-professionnels, notamment celles sur les clauses abusives

Explication

Une personne morale ne peut invoquer la qualité de non-professionnel que pour les dispositions qui la mentionnent expressément, dont celles relatives aux clauses abusives. L’étendre à toutes les protections confond non-professionnel et consommateur ; l’exclure complètement méconnaît les dispositions expressément applicables ; l’absence d’activité rémunérée ne suffit pas à ouvrir tout le Code.

30. Avant la signature d’un contrat de réparation, un professionnel explique au client les informations nécessaires à son consentement. À quel moment et à qui incombe cette obligation d’information ?

Après l’exécution de la prestation, au professionnel envers le consommateur
Après la conclusion du contrat, au professionnel envers le consommateur
Avant la conclusion du contrat, au consommateur envers le professionnel
Avant la conclusion du contrat, au professionnel envers le consommateur

Avant la conclusion du contrat, au professionnel envers le consommateur

Explication

L’information précontractuelle est celle que le professionnel doit fournir au consommateur avant la conclusion du contrat. La situer après la signature ou après la prestation confond les étapes ; en attribuer la charge au consommateur inverse les rôles.

31. Un consommateur commande un service dont le prix final ne peut être raisonnablement fixé à l’avance. Quelle information le professionnel doit-il notamment lui donner avant la conclusion du contrat ?

Les modalités de paiement
Le délai d’exécution de la prestation
Le mode de calcul du prix
Le montant exact du prix final

Le mode de calcul du prix

Explication

Lorsque le prix ne peut être raisonnablement déterminé à l’avance, l’information porte sur son mode de calcul. Exiger le prix final exact méconnaît cette possibilité ; les modalités de paiement et les délais d’exécution sont d’autres informations précontractuelles, mais ne répondent pas à la difficulté du prix.

32. Une commande en ligne prévoit une livraison différée et une garantie particulière. Quelle combinaison d’informations le professionnel doit-il communiquer au consommateur avant le contrat ?

Les caractéristiques essentielles du bien, son prix et les risques liés à son utilisation
Le délai d’exécution, les conditions particulières comme la garantie, ainsi que son identité et ses coordonnées
Le délai de rétractation, le prix et les modalités de paiement
Les conditions de garantie et de paiement, sans information sur le professionnel

Le délai d’exécution, les conditions particulières comme la garantie, ainsi que son identité et ses coordonnées

Explication

L’information doit couvrir le délai lorsque la livraison est différée, les conditions particulières d’exécution comme les garanties, ainsi que l’identité, les coordonnées et l’activité du professionnel. Les caractéristiques et risques relèvent d’un autre volet de l’information ; le délai de rétractation ne remplace pas le délai d’exécution ; omettre les renseignements sur le professionnel laisse une partie de l’obligation de côté.

33. Un consommateur conteste le fait d’avoir reçu les informations précontractuelles requises. Qui doit prouver que l’obligation générale d’information a été exécutée ?

Le professionnel
Le juge
Le consommateur
Le professionnel et le consommateur à parts égales

Le professionnel

Explication

En cas de litige, il appartient au professionnel de prouver qu’il a exécuté son obligation générale d’information précontractuelle. La charge ne revient donc pas au consommateur ; la personne tenue de fournir l’information doit pouvoir en établir l’exécution ; le juge tranche le litige sans porter cette charge de preuve.

34. En droit de la consommation, que désigne une pratique commerciale ?

Une méthode de fabrication d’un bien destiné à être vendu aux consommateurs
Une opération de vente réservée aux échanges entre professionnels
Un procédé de vente d’un bien ou de fourniture d’un service aux consommateurs
Une procédure judiciaire permettant à un consommateur de contester un contrat

Un procédé de vente d’un bien ou de fourniture d’un service aux consommateurs

Explication

Une pratique commerciale correspond à un procédé de vente d’un bien ou de fourniture d’un service aux consommateurs. Les autres réponses la confondent avec la fabrication, le contentieux ou les échanges entre professionnels.

35. Une enquête établit qu’une entreprise recourt à des méthodes trompeuses et à des sollicitations agressives envers ses clients. Comment qualifier ces méthodes au regard des pratiques commerciales déloyales ?

Ce sont deux catégories de pratiques réglementées mais autorisées
Seules les sollicitations agressives sont des pratiques déloyales interdites
Seules les méthodes trompeuses sont des pratiques déloyales interdites
Ce sont deux catégories de pratiques déloyales interdites

Ce sont deux catégories de pratiques déloyales interdites

Explication

Les pratiques déloyales comprennent les pratiques trompeuses et les pratiques agressives, toutes deux interdites. Les autres réponses confondent cette catégorie avec les pratiques réglementées ou en écartent à tort l’une des deux formes.

36. Un vendeur présente un produit sous un signe distinctif qui le fait confondre avec celui d’un concurrent. De quel type de pratique trompeuse s’agit-il ?

Une pratique réglementée de réduction de prix
Une pratique commerciale agressive
Une pratique trompeuse par action
Une pratique trompeuse par omission

Une pratique trompeuse par action

Explication

Créer une confusion avec le produit ou le signe distinctif d’un concurrent relève d’une pratique trompeuse par action. L’omission porte sur une information essentielle, tandis que l’agressivité suppose des sollicitations insistantes ou une contrainte.

37. Un professionnel multiplie les sollicitations insistantes auprès d’une cliente, ce qui est susceptible d’altérer sa liberté de choix. Quelle qualification peut s’appliquer ?

Une pratique agressive seulement si la liberté de choix est déjà altérée
Une pratique commerciale agressive
Une pratique commerciale trompeuse par action
Une pratique commerciale trompeuse par omission

Une pratique commerciale agressive

Explication

Des sollicitations répétées et insistantes peuvent constituer le procédé d’une pratique agressive, dès lors qu’elles altèrent ou sont susceptibles d’altérer la liberté de choix. Il n’est pas nécessaire qu’une contrainte physique soit utilisée ni que l’atteinte se soit déjà réalisée.

38. Un commerçant refuse de vendre un article à une consommatrice et ne peut invoquer aucun motif légitime. Quelle règle s’applique ?

Le refus de vente est autorisé dès lors que le prix est affiché
Le refus de vente est interdit uniquement si un achat lié est imposé
Le refus de vente est autorisé si le commerçant préfère un autre client
Le refus de vente est interdit en l’absence de motif légitime

Le refus de vente est interdit en l’absence de motif légitime

Explication

Le refus de vendre à un consommateur est interdit, sauf motif légitime. L’achat lié relève d’une autre interdiction, et la préférence du commerçant ou l’affichage d’un prix ne constituent pas en eux-mêmes l’exception prévue.

39. Une annonce compare les services de deux entreprises en nommant l’une d’elles. De quel type de publicité s’agit-il ?

Une publicité sans identification de concurrent
Une offre de vente subordonnée
Une annonce de soldes
Une publicité comparative

Une publicité comparative

Explication

Une publicité qui compare des biens ou des services en identifiant explicitement ou implicitement un concurrent est comparative. Les autres réponses désignent une opération de réduction, l’absence d’identification ou une condition de vente.

40. Une entreprise compare deux services répondant au même besoin, sur des caractéristiques essentielles et vérifiables, dont le prix, sans induire le public en erreur. Quelle conclusion convient ?

La publicité comparative est irrégulière parce qu’elle mentionne le prix
La publicité comparative reste licite même si elle induit le public en erreur
La publicité comparative satisfait aux conditions de licéité décrites
La publicité comparative est irrégulière parce que les services ne sont pas identiques

La publicité comparative satisfait aux conditions de licéité décrites

Explication

La comparaison est licite si elle n’est pas trompeuse, porte sur des biens ou services répondant aux mêmes besoins ou ayant le même objectif et compare objectivement des caractéristiques pertinentes et vérifiables; le prix peut en faire partie. Les autres réponses excluent à tort le prix, exigent une identité parfaite ou négligent l’interdiction de tromper.

41. Un magasin annonce une réduction de prix destinée à accélérer l’écoulement des marchandises déjà en stock. Quelle catégorie de vente décrit cette opération ?

Une vente de marchandises qui ne sont pas encore en stock
Une vente ordinaire sans réduction annoncée
Une opération de liquidation
Des soldes

Des soldes

Explication

Les soldes sont annoncées comme visant, par une réduction de prix, l’écoulement rapide de marchandises en stock, avec une publicité qui les précède ou les accompagne. Une liquidation constitue une catégorie distincte; les autres réponses omettent la réduction ou la présence du stock.

42. Une cliente commande un service dans le cadre d’une plateforme organisée. Jusqu’à la validation, elle échange avec le professionnel par courriel et téléphone, sans le rencontrer. Quelle caractéristique permet de qualifier l’accord de contrat à distance ?

L’accord est conclu dans un système organisé, sans présence physique simultanée et au moyen de techniques à distance jusqu’à sa conclusion.
L’accord est conclu sans rencontre physique, même si les échanges à distance cessent avant sa conclusion.
L’accord est conclu à distance dès que les parties ne se rencontrent pas, même hors d’un système organisé.
L’accord est conclu à distance lorsque le consommateur est sollicité personnellement dans un lieu public.

L’accord est conclu dans un système organisé, sans présence physique simultanée et au moyen de techniques à distance jusqu’à sa conclusion.

Explication

Le contrat à distance suppose un système organisé, l’absence de présence physique simultanée et le recours aux techniques de communication à distance jusqu’à la conclusion. La deuxième réponse omet cette continuité, la troisième écarte le système organisé et la quatrième décrit plutôt une situation de sollicitation hors établissement.

43. Lors d’une excursion organisée pour vendre des biens, un professionnel conclut un contrat avec un consommateur en leur présence. Comment ce contrat est-il qualifié ?

Un contrat hors établissement conclu pendant une excursion organisée à des fins de vente.
Un contrat à distance conclu parce que la vente est organisée hors du magasin.
Un contrat en établissement conclu parce que le professionnel organise la rencontre.
Un contrat hors établissement conclu seulement si le consommateur a été sollicité dans la rue.

Un contrat hors établissement conclu pendant une excursion organisée à des fins de vente.

Explication

Un contrat conclu pendant une excursion organisée pour promouvoir ou vendre des biens ou services relève des contrats hors établissement, même en présence physique simultanée. La deuxième réponse confond cette situation avec la vente à distance, la troisième assimile à tort le lieu de l’excursion à un établissement habituel, et la quatrième exclut sans fondement l’excursion organisée.

44. Une consommatrice exerce son droit de rétractation pour un contrat conclu hors établissement. Le professionnel l’avait informée qu’elle devrait payer les frais de renvoi et ne propose pas de les prendre en charge. Quels coûts peut-elle devoir supporter au titre de la rétractation ?

Les frais de renvoi, sans avoir à motiver sa décision.
Les frais de renvoi et les frais de livraison initiaux, sans avoir à motiver sa décision.
Aucun frais lié au renvoi, mais elle doit justifier sa décision.
Les frais de renvoi et une indemnité de rétractation, sans avoir à motiver sa décision.

Les frais de renvoi, sans avoir à motiver sa décision.

Explication

Le consommateur peut se rétracter sans motiver sa décision et ne supporte pas d’autres coûts que les frais de renvoi, sauf prise en charge par le professionnel ou défaut d’information. La deuxième réponse ajoute à tort les frais de livraison initiaux, la troisième exclut les frais de renvoi malgré l’information donnée et la quatrième invente une indemnité.

45. Un consommateur reçoit le 3 mai un bien commandé à distance. Il conclut également un contrat de prestation de services à distance le 3 mai. À partir de quel événement court le délai de rétractation de 14 jours pour chacun ?

À partir de la réception du bien pour la vente et de la conclusion pour le service.
À partir de la conclusion pour la vente et de la réception du bien pour le service.
À partir de la réception du bien pour les deux contrats.
À partir de la conclusion des deux contrats.

À partir de la réception du bien pour la vente et de la conclusion pour le service.

Explication

Pour une vente à distance, les 14 jours commencent à la réception du bien ; pour une prestation de services à distance, ils commencent à la conclusion du contrat. La deuxième réponse inverse ces points de départ, la troisième applique celui de la vente au service et la quatrième celui du service à la vente.

46. Un professionnel conclut électroniquement un contrat de 150 € le 2 février, mais la prestation est exécutée le 20 avril. Il conserve l’écrit et le client le demande. Jusqu’à quand le professionnel doit-il le conserver et en garantir l’accès ?

Pendant dix ans à compter de l’exécution de la prestation, avec accès garanti sur demande.
Pendant dix ans à compter de la conclusion, avec accès garanti sur demande.
Pendant dix ans à compter de l’exécution, sans obligation d’en garantir l’accès.
Pendant dix ans à compter de la conclusion, uniquement si le client en demande l’accès.

Pendant dix ans à compter de l’exécution de la prestation, avec accès garanti sur demande.

Explication

Le montant atteint le seuil de 120 €, et puisque la prestation est différée, la conservation pendant dix ans court à compter de son exécution ; l’accès doit être garanti si le cocontractant le demande. La deuxième réponse ignore le report, la troisième omet l’obligation d’accès et la quatrième retient le mauvais point de départ.

47. Un professionnel propose un contrat de consommation dont une clause importante est imprimée en caractères minuscules et formulée de façon ambiguë. Quelle exigence de présentation cette clause ne respecte-t-elle pas ?

Une rédaction claire et compréhensible, notamment apparente et sans ambiguïté.
Une rédaction compréhensible, même si la clause demeure peu apparente et ambiguë.
Une présentation apparente, même si le sens de la clause reste ambigu.
Une conservation pendant dix ans et une mise à disposition sur demande.

Une rédaction claire et compréhensible, notamment apparente et sans ambiguïté.

Explication

Les clauses proposées aux consommateurs doivent être rédigées de façon claire et compréhensible, notamment de manière apparente et sans ambiguïté. La deuxième réponse néglige l’apparence et l’absence d’ambiguïté, la troisième néglige la compréhension claire, et la quatrième confond cette exigence avec la conservation de certains contrats électroniques.

48. Un litige porte sur une clause dont la formulation est ambiguë. Quelle démarche le juge doit-il entreprendre en premier pour l’interpréter ?

Attribuer d’abord le doute à la partie qui a rédigé le contrat
Rechercher la commune intention des parties
Interpréter immédiatement la clause contre le professionnel
Retenir d’emblée le sens le moins exigeant pour le débiteur

Rechercher la commune intention des parties

Explication

En cas de litige, le juge recherche d’abord la commune intention des parties, avant de tirer les conséquences d’un éventuel doute persistant. Interpréter immédiatement contre le professionnel, appliquer la règle du débiteur ou privilégier le rédacteur revient à confondre cette étape avec des règles particulières de résolution du doute.

49. Une clause reste ambiguë dans un contrat conclu entre un professionnel et un consommateur. Quelle règle d’interprétation s’applique au doute ?

Le doute s’interprète contre le consommateur
Le doute profite au débiteur du contrat
Le doute pèse sur le rédacteur du contrat
Le doute s’interprète contre le professionnel

Le doute s’interprète contre le professionnel

Explication

En droit de la consommation, le doute s’interprète contre le professionnel. Faire profiter le débiteur du doute relève du droit commun pour un contrat de gré à gré, tandis que la règle visant le rédacteur concerne le contrat d’adhésion en droit commun; la règle spéciale ne fait pas peser le doute sur le consommateur.

50. Un professionnel fait figurer une clause dans un ticket remis à un consommateur. La protection contre les clauses abusives peut-elle s’appliquer à ce support ?

Non, elle concerne les bons de commande plutôt que les tickets
Oui, elle peut s’appliquer à ce support
Non, elle concerne les clauses négociées individuellement
Non, elle concerne les contrats formalisés par écrit

Oui, elle peut s’appliquer à ce support

Explication

La protection vaut quelle que soit la forme ou le support du contrat, et les tickets sont expressément concernés. L’exclure en raison d’un support court, d’une formalisation particulière ou de l’absence de négociation restreindrait indûment le champ de la règle.

51. Un consommateur estime qu’un prix est disproportionné par rapport à la valeur de la prestation, mais ne relève aucun déséquilibre dans les droits et obligations contractuels. Quel constat correspond à la notion de déséquilibre visée par les clauses abusives ?

Le déséquilibre visé dépend de la preuve d’une négociation inéquitable
Le déséquilibre visé est juridique, et non cette seule inadéquation économique
Le déséquilibre visé est économique, dès que le prix paraît excessif
Le déséquilibre visé résulte de toute différence entre les valeurs échangées

Le déséquilibre visé est juridique, et non cette seule inadéquation économique

Explication

Le déséquilibre pertinent concerne les droits et obligations des parties; l’inadéquation entre le prix et la valeur de la prestation n’est en principe pas prohibée à ce titre. La deuxième et la troisième réponses confondent ce critère juridique avec une disproportion économique, et la dernière ajoute un critère de négociation qui ne définit pas ce déséquilibre.

52. Un consommateur conteste une clause qui ne figure ni sur la liste noire ni sur la liste grise. Qui doit en principe établir son caractère abusif ?

Le professionnel doit renverser une présomption d’abusivité
Le professionnel doit en établir le caractère non abusif
Le consommateur bénéficie d’une présomption d’abusivité
Le consommateur doit en établir le caractère abusif

Le consommateur doit en établir le caractère abusif

Explication

En principe, le consommateur doit prouver le caractère abusif de la clause; la dispense s’applique si la clause figure sur l’une des deux listes légales. Imputer systématiquement la preuve au professionnel ou invoquer une présomption pour une clause non listée méconnaît cette règle générale.

53. Une clause figure sur la liste grise. Le professionnel apporte des éléments établissant qu’elle n’est pas abusive. Quel effet cette preuve peut-elle avoir ?

Elle transforme la présomption en interdiction absolue
Elle ne peut pas renverser la présomption d’abusivité
Elle peut renverser la présomption d’abusivité
Elle dispense le consommateur de contester la clause

Elle peut renverser la présomption d’abusivité

Explication

La présomption attachée à la liste grise peut être renversée si le professionnel prouve que la clause n’est pas abusive. La considérer comme irréfragable confond la liste grise avec la liste noire, et une preuve contraire n’équivaut pas à une interdiction absolue ni à une dispense de contestation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Droit de la consommation.

Quel objectif l’article 169 du TFUE fixe-t-il à l’Union européenne ?

Assurer un niveau élevé de protection des consommateurs.

Comment un règlement européen s’applique-t-il dans les États membres ?

Directement et de la même manière dans tous les États membres.

Que doit faire chaque État membre pour appliquer une directive européenne ?

La transposer en droit national.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit de la consommation.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM