QCM : Droit des contrats (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une promesse unilatérale, quelle est la situation respective des parties avant la levée de l’option ?

Le promettant est engagé à conclure, tandis que le bénéficiaire reste libre de lever ou non l’option.
Les deux parties sont engagées à conclure dès la signature de la promesse.
Les deux parties restent libres de conclure jusqu’à ce qu’elles signent le contrat définitif.
Le bénéficiaire est engagé à conclure, tandis que le promettant reste libre de revenir sur son accord.

Le promettant est engagé à conclure, tandis que le bénéficiaire reste libre de lever ou non l’option.

Explication

Le promettant a déjà consenti au contrat définitif, alors que le bénéficiaire peut décider de lever ou non l’option. L’engagement réciproque des deux parties caractérise plutôt la promesse synallagmatique.

2. À quelle condition la Cour de cassation peut-elle interpréter une disposition ancienne en s’inspirant du texte nouveau ?

La disposition ancienne doit avoir cessé de s’appliquer au litige
Les parties doivent avoir conclu leur contrat après la réforme
Le texte nouveau doit abroger rétroactivement la disposition ancienne
La lecture retenue doit rester compatible avec la lettre du texte ancien

La lecture retenue doit rester compatible avec la lettre du texte ancien

Explication

La Cour peut s’inspirer du texte nouveau pour interpréter une disposition ancienne encore applicable, à condition de respecter la lettre de cette disposition. Une abrogation rétroactive n’est pas nécessaire à cette méthode d’interprétation.

3. Une partie détient un renseignement lié au contrat. Quels éléments doivent être réunis pour que le devoir précontractuel d’information s’applique ?

La partie connaît le renseignement, l’autre l’ignore légitimement ou lui fait confiance, et le renseignement est déterminant avec un lien direct et nécessaire avec le contrat ou les parties
La partie peut obtenir le renseignement, l’autre ignore sa source, et le renseignement concerne une pratique habituelle du secteur
La partie connaît le renseignement, l’autre ne l’a pas demandé, et le renseignement présente un intérêt économique pour la négociation
La partie connaît le renseignement, l’autre souhaite conclure rapidement, et le renseignement pourrait modifier le prix convenu

La partie connaît le renseignement, l’autre l’ignore légitimement ou lui fait confiance, et le renseignement est déterminant avec un lien direct et nécessaire avec le contrat ou les parties

Explication

Le devoir suppose la connaissance de l’information par son débiteur, l’ignorance légitime ou la confiance du créancier, ainsi que le caractère déterminant et le lien direct et nécessaire de l’information avec le contrat ou la qualité des parties. Le seul intérêt économique d’un renseignement ne suffit pas à établir ces critères.

4. Un manquement au devoir précontractuel d’information est établi, mais aucun vice du consentement n’en résulte. Quelle conséquence peut s’appliquer ?

Le contrat demeure sans conséquence juridique, car aucun vice du consentement n’est établi
La nullité du contrat s’impose, même si le consentement n’est pas vicié
La responsabilité contractuelle s’applique, tandis que la nullité dépend du montant du préjudice
La responsabilité extracontractuelle peut être engagée, sans que la nullité soit automatique

La responsabilité extracontractuelle peut être engagée, sans que la nullité soit automatique

Explication

Le manquement peut engager la responsabilité extracontractuelle même sans entraîner la nullité du contrat. La nullité exige qu’un vice du consentement en résulte ; elle n’est donc pas automatique.

5. Que prévoit un pacte de préférence si son promettant décide de conclure le contrat concerné ?

Il doit proposer en priorité ce contrat au bénéficiaire avant de contracter avec un tiers.
Il doit conclure le contrat avec le bénéficiaire dès que celui-ci manifeste son intérêt.
Il doit renoncer à conclure le contrat si le bénéficiaire ne l’accepte pas immédiatement.
Il doit proposer le contrat à un tiers avant d’en communiquer les conditions au bénéficiaire.

Il doit proposer en priorité ce contrat au bénéficiaire avant de contracter avec un tiers.

Explication

Le pacte de préférence accorde au bénéficiaire une priorité si le promettant décide de conclure le contrat déterminé. À la différence d’une promesse unilatérale, il n’oblige pas le promettant à conclure dès que le bénéficiaire exprime son intérêt.

6. À quelles conditions les conditions générales d’une partie produisent-elles effet à l’égard de l’autre partie ?

Elles doivent avoir été appliquées dans les relations entre les parties
Elles doivent avoir été rédigées avant les conditions particulières
Elles doivent avoir été communiquées après la conclusion du contrat
Elles doivent avoir été portées à sa connaissance et acceptées

Elles doivent avoir été portées à sa connaissance et acceptées

Explication

Les conditions générales ne produisent effet que si l’autre partie en a eu connaissance et les a acceptées. Leur seule rédaction antérieure ne remplit pas ces conditions.

7. Quelle est la fonction d’un accord de principe dans une négociation ?

Il permet à une partie de lever une option et de former seule le contrat définitif.
Il oblige nécessairement les parties à conclure le contrat définitif aux conditions envisagées.
Il formalise les points déjà convenus sans constituer nécessairement le contrat définitif.
Il organise les négociations futures en imposant une obligation de confidentialité.

Il formalise les points déjà convenus sans constituer nécessairement le contrat définitif.

Explication

L’accord de principe consigne les points sur lesquels les parties se sont déjà entendues, sans être nécessairement le contrat définitif. Il ne vaut donc pas automatiquement engagement de conclure le contrat envisagé.

8. Les parties peuvent-elles convenir d’écarter le devoir précontractuel d’information ?

Non, car ce devoir est général et d’ordre public
Oui, si elles excluent ce devoir dans une clause écrite
Non, sauf lorsque les parties ont une relation d’affaires suivie
Oui, si l’information concerne une négociation entre professionnels

Non, car ce devoir est général et d’ordre public

Explication

Le devoir précontractuel d’information est général et d’ordre public, de sorte que les parties ne peuvent ni le limiter ni l’exclure. Une clause écrite ne permet donc pas d’y déroger.

9. Que manifeste l’acceptation d’une offre ?

La volonté de son auteur d’être lié selon les termes de l’offre
La volonté de l’offrant de modifier les termes de son offre
La demande de l’acceptant d’ouvrir une nouvelle négociation
La confirmation que l’acceptant a pris connaissance de l’offre

La volonté de son auteur d’être lié selon les termes de l’offre

Explication

L’acceptation manifeste la volonté de son auteur d’être lié dans les termes proposés par l’offre. Une demande de modification ouvre plutôt la voie à une contre-proposition qu’à une acceptation.

10. Dans une offre de vente, quels sont les éléments essentiels qui doivent être précisés ?

La durée de la garantie et les modalités de retour
La chose vendue et le prix
L’identité du vendeur et le lieu de signature
La date de livraison et le mode de paiement

La chose vendue et le prix

Explication

Pour une vente, les éléments essentiels de l’offre sont la chose et le prix. Les modalités de livraison ou de garantie peuvent préciser le contrat, mais ne remplacent pas ces deux éléments essentiels.

11. Dans quelle situation l’obligation précontractuelle d’information impose-t-elle de communiquer une information avant la conclusion du contrat ?

Lorsque l’une des parties connaît une information accessoire que l’autre pourrait découvrir après la conclusion du contrat
Lorsque l’une des parties estime qu’une information commerciale pourrait faciliter la négociation
Lorsque l’une des parties connaît une information déterminante que l’autre ignore légitimement ou à propos de laquelle elle lui fait confiance
Lorsque l’une des parties connaît une information déterminante que l’autre a déjà obtenue par ses propres recherches

Lorsque l’une des parties connaît une information déterminante que l’autre ignore légitimement ou à propos de laquelle elle lui fait confiance

Explication

L’obligation porte sur une information déterminante connue d’une partie et légitimement ignorée par l’autre, ou sur laquelle cette dernière fait confiance à son cocontractant. Une information que l’autre connaît déjà ne répond pas à cette condition d’ignorance légitime.

12. Une entreprise propose au public un contrat dont les éléments essentiels sont précisés et indique qu’elle sera liée en cas d’acceptation. Cette proposition peut-elle constituer une offre au sens de l’article 1114 ?

Non, car une offre destinée au public doit laisser à l’auteur le choix final du cocontractant.
Non, car une offre doit être adressée à une personne nommément désignée avant toute acceptation.
Oui, car une offre peut viser une personne indéterminée si elle précise les éléments essentiels et manifeste la volonté d’être lié.
Oui, mais seulement si chaque destinataire accepte après avoir négocié les éléments essentiels.

Oui, car une offre peut viser une personne indéterminée si elle précise les éléments essentiels et manifeste la volonté d’être lié.

Explication

L’article 1114 permet d’adresser une offre à une personne déterminée ou indéterminée, à condition qu’elle contienne les éléments essentiels et manifeste la volonté d’être lié en cas d’acceptation. Exiger un destinataire nommément désigné ajouterait une condition qui n’est pas requise.

13. Pendant le délai d’option, le promettant annonce qu’il retire son engagement avant que le bénéficiaire ait choisi : quel effet cette rétractation produit-elle sur la formation du contrat promis ?

Elle oblige le bénéficiaire à obtenir un nouvel accord du promettant avant de lever l’option.
Elle n’empêche pas la formation du contrat si le bénéficiaire lève l’option dans les conditions prévues.
Elle transforme la promesse en offre révocable que le promettant peut retirer librement.
Elle rend la promesse caduque dès que le bénéficiaire reçoit l’annonce de retrait.

Elle n’empêche pas la formation du contrat si le bénéficiaire lève l’option dans les conditions prévues.

Explication

La rétractation du promettant pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis si le bénéficiaire lève l’option. L’idée qu’un retrait rendrait la promesse caduque confond cette promesse contractuelle avec une offre révocable.

14. Selon l’article 1113 du Code civil, par quels éléments le contrat se forme-t-il ?

Par l’exécution d’une obligation et son paiement
Par la rencontre d’une offre et d’une acceptation
Par la négociation du prix et la livraison
Par la remise d’un écrit et sa signature

Par la rencontre d’une offre et d’une acceptation

Explication

Le contrat se forme lorsque l’offre rencontre une acceptation. La signature d’un écrit peut servir à constater un accord, mais elle n’est pas le mécanisme général défini par cet article.

15. Quelle responsabilité s’applique selon qu’une partie viole un avant-contrat ou négocie sans en avoir conclu un ?

La violation de l’avant-contrat relève de la responsabilité contractuelle, tandis que la négociation sans avant-contrat relève en principe de la responsabilité extracontractuelle.
Les deux situations relèvent de la responsabilité contractuelle dès lors que les parties ont échangé des propositions.
La violation de l’avant-contrat relève de la responsabilité extracontractuelle, tandis que toute négociation relève de la responsabilité contractuelle.
Les deux situations relèvent de la responsabilité extracontractuelle, même si un avant-contrat a été conclu.

La violation de l’avant-contrat relève de la responsabilité contractuelle, tandis que la négociation sans avant-contrat relève en principe de la responsabilité extracontractuelle.

Explication

La nature de la responsabilité dépend de l’existence d’un avant-contrat : sa violation est contractuelle, alors que les négociations sans avant-contrat relèvent en principe du régime extracontractuel. Des échanges de propositions ne suffisent pas, à eux seuls, à rendre la responsabilité contractuelle.

16. Une personne répond à une offre en acceptant le principe du contrat, mais en ajoutant une réserve sur une clause. Quelle est la qualification de sa réponse ?

Une acceptation tacite, car l’accord porte sur le principe du contrat
Une contre-proposition, car l’acceptation doit être pure et simple
Une acceptation expresse, car la réserve précise la portée de l’accord
Une rétractation, car la réponse s’écarte des termes de l’offre

Une contre-proposition, car l’acceptation doit être pure et simple

Explication

Une acceptation doit être certaine et pure et simple ; une réserve modifie les termes de l’offre et vaut contre-proposition. Le fait d’accepter le principe du contrat ne suffit donc pas à rendre la réponse pure et simple.

17. Qu’est-ce qui caractérise une promesse unilatérale de contrat ?

Le promettant formule une offre que le bénéficiaire peut accepter avant son retrait.
Le promettant s’engage à conclure le contrat définitif si le bénéficiaire lève l’option dans le délai prévu.
Le bénéficiaire s’engage à conclure le contrat définitif, tandis que le promettant reste libre de se rétracter.
Les deux parties s’engagent immédiatement à conclure le contrat définitif selon les modalités prévues.

Le promettant s’engage à conclure le contrat définitif si le bénéficiaire lève l’option dans le délai prévu.

Explication

La promesse unilatérale est un contrat dans lequel le promettant s’engage sur les éléments essentiels du contrat promis, sous réserve de la levée de l’option dans le délai prévu. Une offre est une manifestation unilatérale de volonté, et non ce contrat engageant le promettant.

18. Une acceptation envoyée par courrier parvient à l’offrant le 10 juin, alors que son auteur l’a expédiée le 8 juin. À quel moment le contrat est-il conclu ?

À la date où l’offrant expédie une confirmation de réception
Le 10 juin, lorsque l’acceptation parvient à l’offrant
À la date où l’offrant lit effectivement la lettre
Le 8 juin, lorsque l’acceptant se dessaisit de son acceptation

Le 10 juin, lorsque l’acceptation parvient à l’offrant

Explication

La théorie de la réception retient l’arrivée de l’acceptation chez l’offrant : le contrat est conclu lorsqu’elle lui parvient. La date d’expédition correspond à la théorie de l’émission, qui n’est pas celle retenue ici.

19. Quels préjudices peuvent être réparés en principe après une rupture abusive des pourparlers ?

Les gains attendus du contrat, mais pas les frais exposés pendant les négociations.
Les frais de négociation et les bénéfices que le contrat aurait procurés.
La perte de chance de conclure le contrat, mais pas les frais engagés en pure perte.
Les frais engagés en pure perte, mais ni les gains espérés ni la perte de chance de les obtenir.

Les frais engagés en pure perte, mais ni les gains espérés ni la perte de chance de les obtenir.

Explication

La responsabilité extracontractuelle permet en principe de réparer les dépenses devenues inutiles à cause de la rupture abusive. Les gains espérés et la perte de chance de les obtenir ne sont pas indemnisés au titre de cette rupture.

20. Quelle règle la Cour de cassation a-t-elle retenue en 2021 au sujet du consentement dans une promesse unilatérale de vente ?

Le promettant consent déjà à vendre et s’oblige définitivement dès la conclusion, sauf stipulation contraire
Le consentement du vendeur dépend d’une nouvelle acceptation après la levée de l’option
Le promettant ne consent à vendre qu’au moment où le bénéficiaire lève l’option
Le vendeur reste libre de retirer sa promesse jusqu’à la formation de la vente

Le promettant consent déjà à vendre et s’oblige définitivement dès la conclusion, sauf stipulation contraire

Explication

Dans son arrêt du 23 juin 2021, la Cour juge que la promesse contient déjà le consentement du vendeur et que le promettant s’oblige définitivement à vendre dès sa conclusion, sauf stipulation contraire. L’idée selon laquelle le consentement du vendeur n’interviendrait qu’à la levée de l’option méconnaît cette interprétation.

21. Sous quelle condition le bénéficiaire d’un pacte de préférence violé peut-il obtenir la nullité du contrat avec le tiers ou sa substitution ?

Le tiers connaissait le pacte, même s’il ignorait l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir.
Le bénéficiaire avait adressé une mise en demeure au promettant avant la conclusion avec le tiers.
Le promettant avait reconnu par écrit que le bénéficiaire souhaitait conclure le contrat.
Le tiers connaissait le pacte et savait que le bénéficiaire entendait s’en prévaloir.

Le tiers connaissait le pacte et savait que le bénéficiaire entendait s’en prévaloir.

Explication

La nullité ou la substitution suppose que le tiers ait eu connaissance à la fois du pacte et de l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir. La seule connaissance de l’existence du pacte ne satisfait pas cette double condition.

22. Une partie prouve qu’elle n’aurait pas conclu le contrat sans une violence exercée sur elle. Quelle conséquence cette circonstance peut-elle avoir sur son consentement ?

La violence entraîne la caducité du contrat dès la fin des négociations.
La violence peut vicier le consentement si elle a déterminé la conclusion du contrat.
La violence rend l’offre inexistante dès qu’elle est adressée à cette partie.
La violence affecte le consentement seulement si le contrat ne précise pas son prix.

La violence peut vicier le consentement si elle a déterminé la conclusion du contrat.

Explication

L’article 1130 prévoit que la violence vicie le consentement lorsqu’en son absence la partie n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes. L’absence de précision du prix concerne le contenu de l’offre, non le critère du vice du consentement.

23. Qu’est-ce qui caractérise une offre ferme, par opposition à une invitation à négocier ?

Elle expose une intention générale, sans déterminer les conditions du contrat.
Elle exprime la volonté d’être lié, et son acceptation suffit à former le contrat.
Elle sollicite des propositions, sans engager son auteur en cas d’acceptation.
Elle ouvre une discussion, et l’accord ultérieur de l’offrant reste nécessaire.

Elle exprime la volonté d’être lié, et son acceptation suffit à former le contrat.

Explication

Une offre ferme est une proposition de conclure à des conditions déterminées dont l’acceptation suffit à former le contrat. Une invitation à négocier appelle des échanges et ne manifeste pas, à elle seule, la volonté d’être lié.

24. Une offre prévoit un délai d’acceptation, mais son auteur décède avant l’expiration de ce délai. Quel effet cet événement produit-il sur l’offre ?

L’offre devient caduque en raison du décès de son auteur.
L’offre devient nulle parce qu’elle était invalide dès sa formation.
L’offre demeure en vigueur jusqu’à l’expiration du délai prévu.
L’offre se transforme en contrat dès que le destinataire en prend connaissance.

L’offre devient caduque en raison du décès de son auteur.

Explication

L’article 1117 prévoit la caducité de l’offre en cas de décès de son auteur, même si un délai d’acceptation avait été fixé. La nullité sanctionne un défaut de validité lors de la formation, tandis que le décès est un événement postérieur affectant l’efficacité de l’offre.

25. Quand la loi nouvelle s’applique-t-elle immédiatement à des effets postérieurs concernant une situation contractuelle antérieure ?

Lorsque ces effets résultent d’une clause négociée après la réforme
Lorsque ces effets légaux sont indépendants de la volonté des parties
Lorsque le contrat a été conclu après l’entrée en vigueur de la loi
Lorsque les parties ont convenu d’écarter toute règle nouvelle

Lorsque ces effets légaux sont indépendants de la volonté des parties

Explication

La loi nouvelle régit immédiatement les effets légaux postérieurs à son entrée en vigueur lorsqu’ils sont indépendants de la volonté des parties. Des effets issus d’une clause convenue par les parties ne répondent pas à ce critère d’indépendance.

26. Que risque le bénéficiaire qui ne répond pas dans le délai raisonnable fixé par une demande écrite d’action interrogatoire ?

Il transforme le pacte en promesse unilatérale au profit du tiers.
Il perd les actions en nullité et en substitution liées à la violation du pacte.
Il est réputé avoir accepté de conclure le contrat avec le tiers aux conditions proposées.
Il perd toute possibilité de demander des dommages-intérêts pour la violation du pacte.

Il perd les actions en nullité et en substitution liées à la violation du pacte.

Explication

En l’absence de réponse dans le délai raisonnable, le bénéficiaire perd les actions en nullité et en substitution. Cette conséquence ne supprime pas, d’après la règle, la possibilité de demander des dommages-intérêts.

27. Quelle exigence encadre l’initiative, le déroulement et la rupture des négociations précontractuelles ?

Ces démarches sont libres, mais doivent respecter la bonne foi.
Ces démarches obligent les parties à conclure dès que les échanges avancent.
Ces démarches exigent l’accord préalable du juge avant toute rupture.
Ces démarches entraînent une responsabilité contractuelle dès qu’elles sont interrompues.

Ces démarches sont libres, mais doivent respecter la bonne foi.

Explication

La liberté de négocier et de rompre est encadrée par l’exigence de bonne foi. La rupture n’impose pas à elle seule de conclure un contrat, contrairement à ce que suggère l’idée d’un engagement dès que les échanges progressent.

28. À quelle date l’ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats est-elle entrée en vigueur ?

Le 1er octobre 2016
Le 1er octobre 2018
Le 1er avril 2016
Le 20 avril 2018

Le 1er octobre 2016

Explication

L’ordonnance n° 2016-131 est entrée en vigueur le 1er octobre 2016. Le 1er octobre 2018 correspond à l’entrée en vigueur de la loi de ratification et de modification.

29. Un acheteur signe une promesse synallagmatique de vente : en quoi sa position diffère-t-elle de celle du bénéficiaire d’une promesse unilatérale ?

Il peut retirer son consentement tant que le vendeur n’a pas levé une option.
Il peut choisir le prix après la signature, puisque son engagement est conditionnel.
Il s’engage à acheter et ne dispose pas d’un droit potestatif de lever une option.
Il reste libre d’acheter ou non, car seul le vendeur s’engage à conclure.

Il s’engage à acheter et ne dispose pas d’un droit potestatif de lever une option.

Explication

L’acheteur d’une promesse synallagmatique s’engage à acheter et ne dispose pas du droit potestatif de décider seul, par une option, si le contrat se forme. Cette liberté de choix appartient au bénéficiaire d’une promesse unilatérale.

30. Dans l’arrêt Manoukian, quelle distinction s’applique lorsque des pourparlers avancés sont rompus au profit d’un tiers informé des négociations ?

Le tiers est fautif en contractant avec le négociateur, tandis que la rupture des pourparlers demeure sans conséquence.
Le négociateur peut être fautif en rompant déloyalement, tandis que le tiers informé n’est pas fautif en soi sans intention de nuire ou manœuvres frauduleuses.
Le négociateur est fautif uniquement si le tiers ignore les pourparlers, tandis que le tiers informé engage sa responsabilité.
Le négociateur et le tiers sont fautifs dès que le tiers connaît l’existence des pourparlers.

Le négociateur peut être fautif en rompant déloyalement, tandis que le tiers informé n’est pas fautif en soi sans intention de nuire ou manœuvres frauduleuses.

Explication

Manoukian distingue la rupture fautive imputable au négociateur de la seule connaissance des pourparlers par le tiers, qui ne suffit pas à engager celui-ci. Le tiers n’est pas fautif du seul fait qu’il savait que des négociations étaient en cours.

31. En l’absence de circonstances particulières, quelle règle s’applique au silence d’une personne à qui une offre est adressée ?

Il ne vaut pas acceptation, sauf exception prévue par la loi ou les usages
Il suspend la formation du contrat jusqu’à une relance de l’offrant
Il vaut refus dès lors que le destinataire ne répond pas par écrit
Il vaut acceptation si l’offrant a fixé un délai de réponse raisonnable

Il ne vaut pas acceptation, sauf exception prévue par la loi ou les usages

Explication

En principe, le silence ne vaut pas acceptation, mais la loi, les usages, les relations d’affaires ou des circonstances particulières peuvent conduire à une autre solution. La fixation d’un délai par l’offrant ne suffit pas, à elle seule, à faire du silence une acceptation.

32. À quelle date la loi de ratification et de modification de l’ordonnance de 2016 est-elle entrée en vigueur ?

Le 10 février 2016
Le 1er octobre 2018
Le 20 avril 2018
Le 1er octobre 2016

Le 1er octobre 2018

Explication

La loi n° 2018-287, datée du 20 avril 2018, est entrée en vigueur le 1er octobre 2018. La date du 20 avril est celle de la loi, et non celle de son entrée en vigueur.

33. Dans une promesse de vente, les parties s’accordent réciproquement sur la chose et le prix : quelle conséquence prévoit l’article 1589, alinéa 1 ?

La promesse de vente vaut vente.
La promesse reste sans effet jusqu’au paiement intégral du prix.
La promesse ne vaut vente qu’après la signature d’un acte notarié.
La promesse vaut vente si l’acheteur lève une option dans un délai fixé.

La promesse de vente vaut vente.

Explication

L’article 1589, alinéa 1, prévoit que la promesse de vente vaut vente lorsque les parties consentent réciproquement sur la chose et le prix. La levée d’une option correspond au mécanisme de la promesse unilatérale, et non à cette règle.

34. Quel élément détermine en principe le droit applicable à un contrat ?

La date à laquelle une partie demande la résolution
La date à laquelle le contrat est formé
La date à laquelle le contrat est exécuté
La date à laquelle le litige est porté devant le juge

La date à laquelle le contrat est formé

Explication

Le droit applicable est en principe celui en vigueur au moment de la formation du contrat. La date d’exécution peut être postérieure, mais elle ne remplace pas en principe la date de conclusion comme critère de rattachement.

35. À quel moment l’offrant peut-il librement rétracter son offre en vertu de l’article 1115 ?

Tant que l’offre n’est pas parvenue à son destinataire
Jusqu’à l’expiration du délai raisonnable après réception de l’offre
Tant que le destinataire n’a pas commencé à exécuter le contrat
Après l’acceptation, si l’offrant informe rapidement le destinataire

Tant que l’offre n’est pas parvenue à son destinataire

Explication

L’article 1115 autorise la rétractation libre tant que l’offre n’est pas parvenue à son destinataire. Une fois reçue, la question relève notamment de l’obligation de maintien prévue par l’article 1116.

36. Le bénéficiaire ne lève pas l’option avant l’expiration du délai prévu : quelle conséquence en résulte ?

Le bénéficiaire devient tenu de conclure et doit verser le prix convenu.
La promesse se transforme en contrat définitif aux conditions convenues.
La promesse devient caduque et le promettant retrouve sa liberté.
Le promettant reste engagé jusqu’à ce que le bénéficiaire exprime son refus.

La promesse devient caduque et le promettant retrouve sa liberté.

Explication

Sans levée de l’option dans le délai et selon les formes prévues, la promesse devient caduque et le promettant retrouve sa liberté. Le contrat définitif se forme par la levée régulière de l’option, et non par la seule expiration du délai.

37. Un offrant retire fautivement son offre pendant le délai de maintien, avant toute acceptation. Quelle en est la conséquence ?

Le contrat ne se forme pas, mais la responsabilité extracontractuelle de l’offrant peut être engagée sans couvrir les avantages attendus du contrat.
Le contrat se forme malgré le retrait, et l’offrant doit verser la totalité du bénéfice attendu.
Le destinataire peut imposer la conclusion du contrat et obtenir l’exécution de ses obligations.
Le retrait annule rétroactivement une offre qui était invalide dès sa formulation.

Le contrat ne se forme pas, mais la responsabilité extracontractuelle de l’offrant peut être engagée sans couvrir les avantages attendus du contrat.

Explication

La rétractation fautive empêche la conclusion du contrat et peut engager la responsabilité extracontractuelle de l’offrant, sans indemniser les avantages attendus du contrat. Elle ne permet donc pas au destinataire d’exiger la formation du contrat ni les bénéfices qu’il aurait procurés.

38. Pourquoi interpréter un ancien texte à la lumière du droit nouveau ne constitue-t-il pas une application rétroactive de la loi nouvelle ?

Parce que les parties sont réputées avoir accepté la loi nouvelle lors du contrat
Parce que le texte ancien demeure applicable et que le droit nouveau guide son interprétation
Parce que toute interprétation judiciaire échappe aux règles d’application dans le temps
Parce que le droit nouveau remplace alors le texte ancien pour tous les contrats

Parce que le texte ancien demeure applicable et que le droit nouveau guide son interprétation

Explication

Dans cette démarche, le juge conserve l’ancien texte comme norme applicable et s’inspire du droit nouveau pour en éclairer le sens. Il ne substitue donc pas rétroactivement la loi nouvelle à la règle ancienne.

39. Quel régime s’applique à un contrat conclu le 15 novembre 2017 ?

L’ordonnance de 2016 dans sa version initiale
L’ordonnance de 2016 dans sa version modifiée en 2018
Les anciens articles du Code civil antérieurs à la réforme
La loi de 2018 appliquée rétroactivement au contrat

L’ordonnance de 2016 dans sa version initiale

Explication

Un contrat conclu entre le 1er octobre 2016 et le 30 septembre 2018 relève de l’ordonnance dans sa version initiale. La version modifiée concerne les contrats conclus à partir du 1er octobre 2018.

40. Quelle caractéristique définit la promesse synallagmatique de vente, aussi appelée compromis de vente ?

Les deux parties s’engagent réciproquement à conclure le contrat définitif.
Le vendeur s’engage à vendre, tandis que l’acheteur reste libre de lever une option.
L’acheteur s’engage à acheter, tandis que le vendeur reste libre de se rétracter.
Les deux parties expriment un intérêt pour la vente sans s’engager à la conclure.

Les deux parties s’engagent réciproquement à conclure le contrat définitif.

Explication

Dans la promesse synallagmatique, vendeur et acheteur s’engagent réciproquement à conclure le contrat définitif; en matière de vente, elle est souvent appelée compromis. L’engagement du seul promettant avec une option laissée au bénéficiaire relève de la promesse unilatérale.

41. Un offrant fixe un délai pour accepter sa proposition. Jusqu’à quand doit-il maintenir l’offre ?

Jusqu’à la première réponse, même si elle intervient avant le délai
Jusqu’au moment où le destinataire commence à examiner la proposition
Jusqu’à l’expiration du délai qu’il a fixé
Jusqu’à ce qu’un tiers confirme que les conditions sont avantageuses

Jusqu’à l’expiration du délai qu’il a fixé

Explication

Selon l’article 1116, l’offrant doit maintenir son offre jusqu’à l’expiration du délai fixé. À défaut de délai précisé, le maintien est exigé jusqu’à l’issue d’un délai raisonnable.

42. Quelle distinction faut-il faire entre l’existence et l’intégrité du consentement ?

L’existence concerne la capacité des parties, tandis que l’intégrité concerne la rencontre d’une offre et d’une acceptation.
L’existence concerne l’accord des volontés, tandis que l’intégrité concerne notamment la capacité et l’absence de vice.
L’existence concerne la signature du contrat, tandis que l’intégrité concerne son exécution par les parties.
L’existence concerne l’absence de vice, tandis que l’intégrité concerne la précision des conditions de l’offre.

L’existence concerne l’accord des volontés, tandis que l’intégrité concerne notamment la capacité et l’absence de vice.

Explication

L’existence du consentement permet de vérifier que les volontés se sont accordées, alors que son intégrité porte notamment sur la capacité et l’absence d’insanité d’esprit ou de vice. Confondre l’existence avec la capacité inverse les deux contrôles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Droit des contrats.

À quelle date l’ordonnance n° 2016-131 est-elle entrée en vigueur ?

Le 1er octobre 2016.

Quelle date marque l’entrée en vigueur de la loi n° 2018-287 ?

Le 1er octobre 2018.

Quel critère détermine le droit applicable à un contrat ?

La date de conclusion du contrat.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit des contrats.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM