★ À maîtriser
Un contrat suppose au moins deux parties, tandis qu’un acte unilatéral peut produire des effets de droit sans constituer un contrat.
L’obligation juridique est sanctionnée par le droit, contrairement à l’obligation morale ou de courtoisie, qui n’engage que moralement.
L’obligation crée un droit personnel entre deux personnes, tandis que le droit réel lie une personne à une chose.
Compléments
Une obligation possède une valeur patrimoniale et une créance peut, par exemple, être cédée à un banquier.
Les statuts d’une société peuvent fixer des règles de majorité qui organisent la création de règles sans constituer, au sens strict, des obligations.
L’obligation lie deux personnes ; le droit réel lie une personne à une chose.
★ À maîtriser
L’ordonnance du 10 février 2016 a réécrit de nombreux articles du Code civil en matière contractuelle.
Selon l’article 1105, les règles générales du droit commun s’appliquent aux contrats sous réserve des règles particulières, qui prévalent en cas d’incompatibilité.
L’article 1102 garantit la liberté de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat, dans les limites de la loi et de l’ordre public.
Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi aux parties selon l’article 1103, tandis que la loi a vocation à s’appliquer à tous. - Domat
L’article 1104 impose la bonne foi lors de la négociation, de la formation et de l’exécution du contrat, et cette exigence est d’ordre public.
Compléments
La loi de ratification du 20 avril 2018 a modifié l’ordonnance de réforme du droit des contrats.
Le droit de l’Union européenne influence le droit des contrats par des règles sectorielles, notamment la rétractation applicable à certains achats en ligne, sans régir généralement tous les contrats.
★ À maîtriser
L’article 1112 prévoit que l’initiative, le déroulement et la rupture des négociations précontractuelles sont libres, mais doivent impérativement satisfaire à la bonne foi.
La faute commise pendant les pourparlers relève de la responsabilité extracontractuelle, car elle intervient avant la conclusion de tout contrat.
La faute dans les négociations ne permet ni d’imposer la conclusion du contrat ni d’indemniser les avantages attendus du contrat non conclu ou la perte de chance de les obtenir.
Compléments
Le juge peut caractériser une rupture fautive en tenant compte de la durée et de l’intensité des négociations ainsi que de la brutalité de la rupture et de la croyance légitime en la conclusion du contrat.
Les frais engendrés par la négociation ainsi que les préjudices d’image ou de réputation peuvent être indemnisés après une rupture fautive.
La négociation est libre, mais la bonne foi en encadre la conduite et la rupture.
★ À maîtriser
La révocation d’une promesse unilatérale pendant le délai laissé au bénéficiaire pour opter n’empêche pas la formation du contrat promis.
Le contrat conclu avec un tiers en violation d’une promesse unilatérale est nul si ce tiers connaissait l’existence de la promesse.
Si un tiers conclut un contrat en violation d’un pacte de préférence, le bénéficiaire peut demander réparation ; si le tiers connaissait le pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir, il peut aussi demander la nullité ou sa substitution au tiers.
Compléments
📌 Le tiers peut interroger par écrit le bénéficiaire d’un pacte de préférence, en lui fixant un délai raisonnable pour confirmer le pacte et son intention de s’en prévaloir ; sans réponse, le bénéficiaire perd la possibilité de demander la nullité ou la substitution.
Promesse : option sur un contrat déjà déterminé ; pacte : priorité si le promettant décide de contracter.
★ À maîtriser
📌 Le critère du contrat d’adhésion est la possibilité de négocier les clauses, et non le fait que les parties les aient effectivement négociées.
📌 Dans un contrat d’adhésion, une clause créant un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties peut être réputée non écrite selon l’article 1171.
Compléments
📌 En cas de doute sur le sens d’une clause, l’article 1190 prévoit son interprétation dans le sens le plus favorable à la partie qui a adhéré au contrat.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1113, le contrat se forme par la rencontre d’une offre et d’une acceptation manifestant la volonté des parties de s’engager, cette volonté pouvant résulter d’une déclaration ou d’un comportement non équivoque.
📌 Une offre est ferme lorsque la conclusion dépend uniquement de l’acceptation du destinataire ; si elle dépend encore d’une décision de son auteur, la proposition est une invitation à négocier.
📌 Après son arrivée au destinataire, l’offre ne peut être rétractée avant l’expiration du délai fixé par son auteur ou, à défaut, avant l’issue d’un délai raisonnable, selon l’article 1116.
Compléments
📌 Une promesse unilatérale est déjà un contrat entre promettant et bénéficiaire, tandis qu’une offre est une proposition unilatérale sans contrat préalable.
📌 L’offre peut être expresse, formulée par écrit ou oralement, ou tacite, lorsqu’un comportement non équivoque manifeste la volonté de contracter.
📌 Une offre peut être librement rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à son destinataire, selon l’article 1115.
Offre précise et ferme, puis acceptation : le contrat se forme.
★ À maîtriser
L’offre expresse communique directement la volonté de contracter, tandis que l’offre tacite résulte d’un comportement non équivoque ou d’un usage professionnel.
La rétractation irrégulière de l’offre empêche la conclusion du contrat et engage la responsabilité extracontractuelle de son auteur, sans réparation de la perte des avantages attendus du contrat.
Selon l’article 1117, l’offre devient caduque à l’expiration du délai fixé ou, à défaut, d’un délai raisonnable, ainsi qu’en cas d’incapacité ou de décès de son auteur ou de décès de son destinataire ; le refus du destinataire entraîne également sa caducité.
Compléments
Rétractation : volonté de l’auteur ; caducité : disparition par un événement.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1118, une acceptation non conforme à l’offre est dépourvue d’effet, sauf à constituer une offre nouvelle.
📌 Un accord de principe ne forme un contrat que si les éléments essentiels sont déterminés et si les parties ont exprimé une volonté ferme d’être liées ; des éléments essentiels restant à négocier ou la prévision d’un contrat définitif indiquent une phase précontractuelle.
Compléments
📌 Les conditions générales ne sont en principe opposables au cocontractant que si elles ont été portées à sa connaissance et qu’il a pu les accepter.
📌 L’acceptation expresse résulte d’une déclaration claire, tandis que l’acceptation tacite résulte d’un comportement non équivoque révélant la volonté d’accepter.
« Oui » conforme : acceptation ; « oui, mais » : offre nouvelle.
★ À maîtriser
Selon l’article 1121, un contrat conclu par correspondance est formé lorsque l’acceptation parvient à l’offrant et est réputé conclu au lieu où elle lui est parvenue.
Le professionnel qui propose en ligne des biens ou services doit rendre accessibles les stipulations contractuelles dans des conditions permettant leur conservation et leur reproduction.
L’auteur d’une offre électronique reste engagé tant que celle-ci demeure accessible en ligne de son fait.
Les obligations des articles 1127-1 et 1127-2 ne s’appliquent pas aux contrats conclus exclusivement par échange de courriers électroniques, contrairement aux contrats conclus sur un site ou une application au moyen d’un dispositif de commande organisé.
Selon l’article 1127-2, le destinataire doit pouvoir vérifier le détail de sa commande et son prix total, corriger les erreurs éventuelles, puis confirmer définitivement son acceptation.
Compléments
📌 L’auteur de l’offre doit accuser réception de la commande sans délai injustifié, mais cet accusé confirme seulement la réception et ne se confond pas avec l’acceptation qui forme le contrat.
Commande, vérification, confirmation : le double clic.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1129, il faut être sain d’esprit pour consentir valablement à un contrat.
📌 Si une personne n’était pas saine d’esprit au moment de la conclusion, l’acte peut être annulé dans les conditions du Code civil.
Compléments
📌 L’altération du discernement empêche de comprendre la nature ou la portée de l’acte, tandis que l’altération de la volonté empêche de prendre une décision véritablement libre.
Une personne juridiquement capable est en principe présumée capable de consentir, et sa vulnérabilité ou son âge seuls ne suffisent pas à remettre en cause le contrat.
Le juge peut examiner : l’état de santé, l’âge, le comportement au moment de l’acte, la nature du contrat, le caractère inhabituel ou disproportionné de l’opération, les certificats médicaux, les circonstances de la signature
Protection préventive par l’information, protection curative par les vices.
★ À maîtriser
📌 Le devoir d’information porte sur les informations ayant un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties, et les parties ne peuvent ni le limiter ni l’exclure.
📌 Le devoir d’information suppose que la partie tenue connaisse effectivement une information déterminante, liée directement et nécessairement au contrat ou à la qualité des parties, et que l’autre partie l’ignore légitimement ou fasse légitimement confiance à son cocontractant.
📌 Le manquement au devoir d’information peut engager la responsabilité extracontractuelle de son auteur et entraîner l’annulation du contrat seulement si les conditions d’un vice du consentement sont réunies, notamment si la partie n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes.
Compléments
📌 En droit commun, le devoir d’information peut peser sur toute partie qui connaît une information déterminante, alors que certains droits spéciaux imposent des obligations plus strictes à des catégories telles que le professionnel envers le consommateur ou l’employeur envers le salarié.
📌 Le devoir d’information prévu par l’article 1112-1 doit être exécuté avant la conclusion du contrat, car l’information peut déterminer le consentement.
Connaissance, caractère déterminant, ignorance légitime : les conditions du devoir.
Selon l’article 1130, l’erreur, le dol et la violence vicient le consentement si, sans eux, une partie n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes, leur caractère déterminant étant apprécié selon les personnes et les circonstances.
Selon l’article 1132, l’erreur de droit ou de fait, sauf si elle est inexcusable, peut entraîner la nullité lorsqu’elle porte sur les qualités essentielles de la prestation due ou du cocontractant.
Selon l’article 1133, les qualités essentielles de la prestation sont celles qui ont été expressément ou tacitement convenues et en considération desquelles les parties ont contracté ; l’erreur peut porter sur la prestation que la partie doit recevoir ou fournir.
L’acceptation consciente d’un aléa sur une qualité de la prestation exclut l’erreur relative à cette qualité.
Selon l’article 1134, l’erreur sur les qualités essentielles du cocontractant n’entraîne la nullité que si le contrat a été conclu en considération de la personne.
Qualité essentielle : erreur potentiellement annulante ; valeur : erreur indifférente.
★ À maîtriser
Compléments
📌 La solvabilité peut déterminer le consentement, notamment pour le choix d’un locataire, sans constituer automatiquement une qualité essentielle, car elle peut évoluer après la conclusion du contrat.
La vente standardisée vise le prix ; l’intuitu personae vise la personne.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1135, l’erreur sur un simple motif étranger aux qualités essentielles de la prestation ou du cocontractant n’entraîne pas la nullité, sauf si les parties en ont expressément fait un élément déterminant de leur consentement.
📌 L’erreur sur le motif déterminant d’une libéralité entraîne la nullité lorsque son auteur n’aurait pas disposé sans ce motif.
Compléments
L’acheteur d’un appartement à Nice qui l’acquiert parce qu’il croit y être muté commet une erreur sur un motif si sa mutation à Boulogne-sur-Mer ne change pas les qualités essentielles de l’appartement.
Une condition suspensive peut faire dépendre les effets de la vente de la mutation future et incertaine de l’acheteur à Nice : si la mutation se réalise, la condition est accomplie ; sinon, le contrat ne produit pas les effets prévus.
Le motif reste personnel, sauf s’il entre dans le contrat.
★ À maîtriser
Selon l’article 1136, l’erreur sur la valeur, qui consiste à faire une appréciation économique inexacte sans se tromper sur les qualités essentielles de la prestation, n’est pas une cause de nullité.
Dans l’affaire Poussin, l’erreur des vendeurs portait sur l’authenticité du tableau, qualité essentielle, et non sur sa seule valeur économique.
L’erreur sur la rentabilité attendue n’entraîne en principe pas la nullité, sauf si l’avantage économique, comme un avantage fiscal, a été intégré à l’opération comme qualité essentielle de la prestation.
Compléments
📌 Une discordance entre le prix voulu et le prix exprimé, comme un téléviseur affiché par erreur à 49,90 € au lieu de 499 €, peut révéler une absence d’accord sur le prix plutôt qu’une erreur sur la valeur.
La valeur économique diffère de la qualité essentielle, comme le prix diffère de l’authenticité.
★ À maîtriser
📌 L’erreur peut entraîner la nullité si elle est de droit ou de fait, porte sur une qualité essentielle de la prestation ou du cocontractant, est déterminante et n’est pas inexcusable.
📌 L’erreur sur les motifs et l’erreur sur la valeur sont en principe indifférentes, mais des exceptions existent lorsque le motif est intégré au contrat, concerne une libéralité déterminante ou que l’erreur sur la valeur révèle en réalité une erreur sur une qualité essentielle.
Compléments
📌 Une erreur peut être excusable pour un particulier alors que la même erreur est inexcusable pour un professionnel, tenu de connaître son secteur et d’effectuer les vérifications nécessaires.
Promesse unilatérale et pacte de préférence
| Dimension | Promesse unilatérale | Pacte de préférence |
|---|---|---|
| Engagement | Option sur un contrat dont les éléments essentiels sont déterminés | Proposition prioritaire si le promettant décide de contracter |
| Ce qui manque | Le consentement du bénéficiaire | La décision de contracter du promettant et le consentement du bénéficiaire |
| Sanction envers le tiers | Nullité si le tiers connaissait la promesse | Nullité ou substitution si le tiers connaissait le pacte et l’intention du bénéficiaire |
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1. Quelle fonction caractérise juridiquement un contrat au sens de l’article 1101 ?
2. Une personne ne respecte pas une promesse faite par courtoisie, sans engagement juridique. Quelle distinction s’applique ?
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Selon l’article 1101, comment le contrat est-il défini ?
Un accord de volontés entre au moins deux personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.
En quoi l’obligation juridique diffère-t-elle de l’obligation morale ou de courtoisie ?
Elle est sanctionnée par le droit.
Quelle ordonnance a réécrit de nombreux articles du Code civil en matière contractuelle ?
L’ordonnance du 10 février 2016.
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