★ À maîtriser
Le contrat repose sur un engagement volontaire, un consentement libre et éclairé et l’autonomie de la volonté, limitée notamment par l’article 1145 du Code civil.
Les principes du droit des contrats sont : la liberté contractuelle (article 1102), la force obligatoire du contrat (articles 1103 du Code civil et 1134 du Code Napoléon), la bonne foi contractuelle (article 1104)
Compléments
📌 Le contrat est un acte bilatéral fondé sur un échange de consentements, tandis que l’acte juridique est une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit et que le fait juridique est un fait quelconque produisant des effets de droit.
★ À maîtriser
La négociation relève de la liberté de négocier et de rompre les négociations, qui ne constitue pas en elle-même un contrat ni une faute contractuelle.
Les obligations précontractuelles peuvent imposer de :
📌 Le manquement à une obligation pendant la négociation peut engager la responsabilité civile extracontractuelle sur le fondement de l’article 1240, dans le respect de la bonne foi exigée par l’article 1112, alinéa 2.
Compléments
La liberté de négocier est associée au principe « emptor debet esse curiosus », selon lequel l’acheteur doit être curieux et vigilant.
En cas de faute dans les négociations, le préjudice est réparable, mais le gain manqué ne l’est pas (article 1112, alinéa 3).
Le manquement à l’obligation d’information suppose de démontrer l’existence de cette obligation (article 1112-1, alinéa 4), et le silence peut constituer une faute.
Le manquement à l’obligation légale de confidentialité pendant les négociations est visé par l’article 1112-2 du Code civil.
★ À maîtriser
📌 La rétractation de l’offre est licite avant qu’elle ne parvienne à son destinataire (article 1115) ou après l’expiration du délai fixé ou raisonnable ; avant cette expiration, elle est illicite et peut engager la responsabilité extracontractuelle sans empêcher la formation du contrat (article 1116).
Compléments
L’arrêt Bordas c/ Hugin, rendu par la Cour de cassation le 6 mars 1990, est associé à la fermeté de l’offre. - Cass.
Une offre peut comporter une réserve objective, dépendant d’un élément extérieur au destinataire, ou une réserve subjective, par laquelle l’offrant se réserve le dernier mot.
L’offre devient caduque en cas de :
★ À maîtriser
📌 Le silence ne vaut pas acceptation, sauf lorsque l’offre est faite dans l’intérêt de celui qui doit l’accepter (article 1120).
Compléments
📌 Le délai de réflexion suspend la possibilité de conclure pendant son cours, tandis que le délai de rétractation permet de revenir sur un consentement déjà donné ; aucun des deux ne forme à lui seul le contrat (article 1122).
Une acceptation qui modifie un élément de l’offre n’est pas conforme à celle-ci et ne forme pas le contrat proposé (article 1118, alinéa 3).
Dans le pacte de préférence, la chose doit être déterminée, mais le prix et le délai ne doivent pas nécessairement être fixés.
Dans la promesse unilatérale, le promettant est engagé et son consentement est donné, tandis que le bénéficiaire reste libre d’exercer ou non son option.
📌 Depuis la réforme de 2016, le tiers de mauvaise foi qui contracte en violation d’une promesse unilatérale peut permettre au bénéficiaire de demander la nullité relative du contrat (article 1124, alinéa 3).
★ À maîtriser
📌 L’erreur peut entraîner la nullité lorsqu’elle porte sur une qualité essentielle de la personne ou de la chose, connue de l’autre partie, et qu’elle est excusable.
Compléments
📌 L’erreur sur les qualités essentielles n’entraîne pas la nullité si les parties ont accepté l’aléa portant sur cette qualité (article 1133, alinéa 3).
★ À maîtriser
📌 Le dol peut entraîner la nullité du contrat en tant que vice du consentement et engager la responsabilité extracontractuelle de son auteur pour faute (article 1240).
Compléments
📌 Le dol actif provoque l’erreur par un comportement actif, tandis que le dol passif la provoque par une réticence ou un silence fautif.
Les contrats où le caractère déterminant du dol varie comprennent notamment :
La violence économique suppose : un état de dépendance, l’abus de cet état, l’obtention d’un avantage manifestement excessif
📌 La violence peut entraîner la nullité du contrat comme vice du consentement et engager la responsabilité extracontractuelle de son auteur.
Le dol trompe par erreur provoquée ; la violence contraint par menace.
La capacité des personnes physiques à contracter est régie notamment par l’article 1146, tandis que la capacité des personnes morales dépend des actes juridiques qui leur sont applicables (article 1145, alinéa 2).
La protection du majeur incapable peut prendre la forme d’une assistance ou d’une signature par son représentant, sans que l’acte porte atteinte à ses intérêts.
La jouissance interdit certains actes ; l’exercice organise qui agit.
★ À maîtriser
📌 Le pouvoir général du représentant couvre les actes conservatoires et d’administration, tandis que le pouvoir spécial couvre les actes de disposition (article 1155).
📌 L’acte accompli sans pouvoir ou au-delà des pouvoirs du représentant est en principe inopposable au représenté, sous réserve des exceptions prévues notamment par les articles 1156 et 1157.
Compléments
📌 Le représentant parfait agit au nom du représenté et l’acte produit directement ses effets dans son patrimoine, tandis que le représentant imparfait agit en son propre nom pour le compte du représenté.
★ À maîtriser
Le contrat synallagmatique crée des obligations réciproques, tandis que le contrat unilatéral engage le débiteur sans contrepartie reçue.
Le contrat à titre gratuit procure un avantage sans contrepartie, tandis que le contrat à titre onéreux recherche une équivalence entre les prestations.
Le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements, le contrat solennel exige une forme imposée par la loi et le contrat réel exige aussi la remise de la chose.
Compléments
Le contrat commutatif définit les obligations de chaque partie dès sa conclusion, tandis que le contrat aléatoire fait dépendre l’existence ou l’étendue des obligations d’un événement incertain et indépendant de la volonté des parties.
Le contrat à exécution instantanée s’exécute en une seule fois, tandis que le contrat à exécution successive s’exécute progressivement dans le temps.
Le contrat de gré à gré comporte des stipulations négociées entre les parties, tandis que le contrat d’adhésion comporte des clauses non négociables déterminées à l’avance par l’une des parties (article 1110).
Le contrat nommé possède un régime fixé par la loi, tandis que le régime du contrat innommé n’est pas fixé par la loi.
📌 Le contrat-cadre fixe le principe d’une relation continue, tandis que le contrat d’application en précise les modalités d’exécution.
Principales catégories de contrats
| Dimension | Première catégorie | Seconde catégorie |
|---|---|---|
| Obligations | Synallagmatique : obligations réciproques | Unilatéral : engagement sans contrepartie |
| Contrepartie | Gratuit : avantage sans contrepartie | Onéreux : équivalence recherchée |
| Formation | Consensuel : échange des consentements | Réel : consentement et remise de la chose |
| Exécution | Instantanée : exécution en une fois | Successive : exécution progressive |
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1. Pour qu’une proposition constitue une offre au sens de l’article 1114, quelles caractéristiques doit-elle réunir ?
2. Comment le Code civil définit-il le contrat à l’article 1101 ?
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Quelle définition du contrat donne l’article 1101 du Code civil ?
Un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes visant à créer des effets de droit.
Quels éléments fondent le contrat selon les principes fondamentaux ?
Un engagement volontaire, un consentement libre et éclairé et l’autonomie de la volonté.
Quel principe du droit des contrats est consacré par l’article 1102 du Code civil ?
La liberté contractuelle.
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