★ À maîtriser
📌 Le mot « personne » désigne en droit les personnes physiques et les personnes morales, mais pas l’enfant à naître ni le cadavre.
📌 La summa divisio juridique oppose les personnes, titulaires de droits et d’obligations, aux choses, qui ne possèdent pas la personnalité juridique.
Compléments
Personne humaine ≠ personne juridique : le droit vise le titulaire de droits et d’obligations.
★ À maîtriser
📌 L’acquisition de la personnalité juridique exige que l’enfant soit né vivant, ce qui signifie qu’il respire, et viable, c’est-à-dire apte à vivre avec les organes nécessaires et une durée de gestation suffisante.
Compléments
Dissociation → respiration → viabilité.
★ À maîtriser
📌 La naissance doit être déclarée à l’officier d’état civil du lieu de naissance dans les cinq jours, ou dans les huit jours en cas d’éloignement.
Compléments
📌 L’absence de déclaration de naissance est pénalement sanctionnée par six mois d’emprisonnement selon l’article 433-18-1 du Code pénal.
📌 L’article 311 du Code civil présume légalement que l’enfant a été conçu entre le trois-centième et le cent-quatre-vingtième jour précédant sa naissance, cette présomption étant simple.
📌 L’infans conceptus ne peut être invoqué que si l’enfant était conçu, si la rétroactivité présente un intérêt patrimonial pour lui et s’il naît vivant et viable.
Conception + intérêt de l’enfant → rétroactivité de la personnalité juridique.
★ À maîtriser
📌 L’embryon et le fœtus sont des êtres humains mais ne sont pas des personnes juridiques avant la naissance.
Compléments
📌 L’interruption volontaire de grossesse n’est pas juridiquement qualifiée d’homicide, car l’enfant simplement conçu n’a pas encore la personnalité juridique.
Être humain mais non personne juridique : l’enfant conçu n’a pas encore la personnalité.
★ À maîtriser
📌 L’euthanasie active consiste à administrer un produit létal à une personne en fin de vie qui le demande, tandis que le suicide assisté suppose que le patient accomplisse lui-même l’acte létal.
📌 Le suicide assisté est interdit, notamment lorsqu’une personne pousse autrui au suicide ou lui fournit activement une substance létale.
Compléments
📌 L’euthanasie active est interdite en France et l’article 221-1 la rattache au meurtre, puni de trois ans de réclusion criminelle selon le cours.
📌 Lorsque le patient est hors d’état de manifester sa volonté, une procédure collégiale examine sa situation, tandis que ses directives anticipées s’imposent aux médecins sauf exceptions prévues.
Suicide libre ≠ suicide assisté autorisé ; mort cérébrale ≠ simple arrêt du cœur.
★ À maîtriser
📌 Le certificat médical de décès est indispensable aux opérations funéraires et aux formalités d’état civil, tandis que l’acte de décès est établi par l’officier d’état civil selon l’article 78.
Compléments
📌 Lorsque la mort est certaine mais que le corps n’a pas été retrouvé, un jugement déclaratif de décès peut remplacer l’acte de décès ordinaire.
★ À maîtriser
📌 Après la mort, le cadavre devient une chose parce que la personnalité juridique a pris fin, mais il peut aussi constituer un bien culturel appartenant au domaine public.
Compléments
📌 Le recel de cadavre est pénalement sanctionné par l’article 434-7 du Code pénal par deux ans d’emprisonnement et une amende.
📌 Le don d’organes après la mort repose sur le consentement présumé des personnes majeures, sauf volonté exprimée de ne pas donner leurs organes.
Le cadavre est une chose, mais le respect dû au corps humain continue après la mort.
★ À maîtriser
📌 Pendant la période de présomption d’absence, la personne est présumée vivante et ses biens sont administrés, tandis que la déclaration d’absence produit les mêmes effets que le décès.
📌 La déclaration d’absence peut être prononcée après dix ans à compter du jugement constatant la présomption d’absence, ou après vingt ans sans jugement préalable.
Compléments
📌 Selon l’article 88 du Code civil, le décès d’une personne disparue dans des circonstances mettant sa vie en danger peut être judiciairement déclaré par un jugement déclaratif de décès.
Absence = mort possible et présomption de vie ; disparition = mort probable et jugement de décès.
Absence et disparition
| Notion | Situation | Effet juridique | Délai ou condition |
|---|---|---|---|
| Absence | Mort incertaine, aucun événement dangereux | Présomption de vie puis déclaration d’absence | 10 ans après jugement ou 20 ans sans jugement |
| Disparition | Mort probable, circonstances dangereuses | Jugement déclaratif de décès | Corps introuvable et danger pour la vie |
Teste tes connaissances sur Droit des personnes avec 29 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Que permet la personnalité juridique à une personne ?
2. Quelles entités sont désignées juridiquement par le terme « personne » ?
Mémorisez les concepts clés de Droit des personnes avec 64 flashcards interactives.
Qu'est-ce que la personnalité juridique ?
L'aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations.
Que désigne le mot « personne » en droit ?
Les personnes physiques et les personnes morales.
Le mot « personne » inclut-il l'enfant à naître ou le cadavre ?
Non, il ne les inclut pas.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches