Fiche de révision : Droit des personnes et personnalité juridique

Plan du Cours

  1. Personnalité juridique et catégories
  2. Sources du droit des personnes
  3. Naissance et personnalité physique
  4. Embryon et personnalité avant naissance
  5. Fin de la personnalité juridique
  6. Personnes morales et capacité
  7. Sexe à l’état civil et intersexuation
  8. Changement de sexe à l’état civil
  9. État civil et identification
  10. Nom de famille et nom d’usage
  11. Caractères et changement du nom
  12. Protection juridique du nom
  13. Attribution et changement du prénom
  14. Vie humaine et fin de vie
  15. Protection de l’intégrité corporelle

Repères chronologiques

  1. 1975La loi Veil a légalisé l’interruption volontaire de grossesse et a eu des répercussions sur le statut juridique de l’embryon et du fœtus.
  2. 25 mars 1992La CEDH a condamné la France dans l’arrêt B. c. France, car le refus de modifier le sexe à l’état civil portait atteinte au droit au respect de la vie privée garanti par l’article 8.
  3. 11 décembre 1992L’assemblée plénière de la Cour de cassation a admis le changement de sexe sous conditions de traitement médico-chirurgical thérapeutique, d’altération des caractères du sexe d’origine, d’apparence et de comportement social du sexe revendiqué, établis par expertise judiciaire.
  4. 6 février 2008L’assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé qu’un certificat médical d’accouchement suffit pour établir un acte d’enfant sans vie, sans seuil légal de poids ni de durée de gestation.
  5. 5 juin 2015La CEDH n’a pas condamné la France dans l’affaire Lambert et autres c. France et a admis l’arrêt des traitements sous garanties. - Lambert et autres c/ France, 5 juin 2015
  6. 6 avril 2017La CEDH a condamné l’exigence française d’une transformation irréversible conduisant à la stérilisation dans l’arrêt A.P., Garçon et Nicot c. France, au titre du respect de la vie privée et de l’intégrité physique. - A.P., Garçon et Nicot c/ France, 6 avril 2017
  7. 2 août 2021La loi de bioéthique a notamment ouvert la procréation médicalement assistée à toutes les femmes.

1. Personnalité juridique et catégories

Notions clés & Définitions

  • Personnalité juridique : Aptitude à être titulaire de droits et tenu d’obligations.

★ À maîtriser

📌 Les personnes physiques sont les individus, tandis que les personnes morales sont des groupements auxquels la personnalité juridique est reconnue.

  • Toute personne humaine possède la personnalité juridique ; aucun être humain n’en est dépourvu.

Compléments

  • Le droit des personnes individualise et protège les personnes, notamment les mineurs et les majeurs sous tutelle, curatelle ou sauvegarde de justice.

Astuce mémo

Personne, sujet de droits ; chose, catégorie résiduelle.

2. Sources du droit des personnes

★ À maîtriser

  • Le Code civil fonde le droit des personnes et rassemble notamment les règles relatives à l’état, à la capacité et à l’identification des personnes.

  • Les articles 16 et suivants du Code civil encadrent la protection du corps humain autour des principes de dignité, d’indisponibilité et d’inviolabilité.

  • La CEDH a imposé aux États la reconnaissance juridique du changement de sexe dans l’arrêt B. c. France de 1992, au titre du respect de la vie privée garanti par l’article 8.

Compléments

  • La liberté individuelle et la dignité de la personne humaine, auxquelles le Conseil constitutionnel reconnaît une valeur constitutionnelle, sont des sources du droit des personnes.

3. Naissance et personnalité physique

★ À maîtriser

  • La personne physique acquiert la personnalité juridique à la naissance.

  • Pour acquérir la personnalité juridique, l’enfant doit être né vivant, c’est-à-dire avoir respiré ou avoir eu un cœur qui bat, et viable, c’est-à-dire disposer des organes nécessaires à sa survie selon l’état de la science au moment de la naissance.

  • Selon l’article 79-1, alinéa 1, du Code civil, l’enfant né vivant et viable reçoit un acte de naissance puis, s’il décède, un acte de décès.

Compléments

📌 Selon l’article 79-1, alinéa 2, du Code civil, un acte d’enfant sans vie peut être dressé lorsque l’enfant n’est pas né vivant et viable ; il permet aux parents de lui attribuer un ou plusieurs prénoms et un nom de famille.

  • L’Organisation mondiale de la santé retient traditionnellement, à titre indicatif, un seuil de 22 semaines d’aménorrhée ou de 500 g, mais ce seuil ne conditionne pas l’acte d’enfant sans vie en droit français.

4. Embryon et personnalité avant naissance

★ À maîtriser

  • L’embryon et le fœtus n’ont pas la personnalité juridique avant d’être nés vivants et viables et relèvent en principe de la catégorie des choses.

  • Le 29 juin 2001, l’assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé que l’homicide involontaire ne peut être étendu à l’enfant à naître, car la légalité des délits et des peines impose une interprétation stricte de la loi pénale.

  • La maxime « infans conceptus pro nato habetur quoties de commodis ejus agitur » permet de tenir l’enfant conçu pour né chaque fois que son intérêt l’exige, à condition qu’il naisse ensuite vivant et viable.

Compléments

  • Un enfant conçu avant le décès de son père peut hériter de celui-ci si sa naissance ultérieure est vivante et viable.

  • L’article 16 du Code civil garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie, sans conférer pour autant la personnalité juridique à l’embryon.

  • L’IVG est autorisée sous conditions de délai, ce qui montre que l’embryon ou le fœtus ne dispose pas d’un droit à la vie opposable comme une personne titulaire de droits.

  • Les lois de bioéthique encadrent la conservation, l’utilisation, la destruction et la recherche sur les embryons, ainsi que les diagnostics préimplantatoires autorisés dans certaines hypothèses.

Astuce mémo

Chose en principe ; réputé né si son intérêt l’exige et s’il naît vivant et viable.

5. Fin de la personnalité juridique

Notions clés & Définitions

  • Mort : Fait juridique constaté médicalement qui met fin à la personnalité juridique et éteint notamment les droits attachés à la personne, comme le droit de vote.

★ À maîtriser

  • La mort est le seul événement qui met fin à la personnalité juridique ; aucune condamnation ne produit cet effet.

  • L’absence se déroule en deux phases : présomption d’absence, puis déclaration judiciaire d’absence.

📌 La disparition relève de l’article 88 du Code civil lorsque les circonstances rendent le décès très probable ; le juge peut déclarer judiciairement le décès et en fixer le jour.

Compléments

📌 Le cadavre relève de la catégorie des choses, mais doit être traité avec respect, dignité et décence conformément à l’article 16-1 du Code civil.

Astuce mémo

Absence : personne présumée vivante ; disparition : décès très probable.

6. Personnes morales et capacité

Notions clés & Définitions

  • Personne morale : Groupement doté de la personnalité juridique, constitué autour d’un intérêt collectif et capable d’exprimer une volonté collective.
  • Patrimoine : Enveloppe qui contient l’actif, c’est-à-dire ce que l’on possède, et le passif, c’est-à-dire ce que l’on doit.

★ À maîtriser

📌 Une société acquiert la personnalité juridique par son immatriculation au registre du commerce.

📌 La capacité juridique d’une personne morale est limitée aux actes liés à son activité, comme le commerce de fleurs pour une société créée à cette fin.

Compléments

  • Une personne morale possède notamment un domicile, une nationalité et des droits propres, distincts de ceux des personnes physiques.

7. Sexe à l’état civil et intersexuation

★ À maîtriser

  • L’article 57 du Code civil permet au procureur de la République d’autoriser temporairement l’absence de mention du sexe à l’acte de naissance lorsque le sexe ne peut être médicalement déterminé à cette date.

  • La dérogation à l’inscription immédiate du sexe à l’état civil est temporaire et limitée à trois mois.

📌 L’article 99 du Code civil facilite la rectification du sexe et des prénoms à l’état civil lorsqu’une variation du développement génital rend la mention du sexe incompatible avec le sexe médicalement constaté.

Compléments

  • La loi bioéthique du 2 août 2021 a encadré pour la première fois la situation des enfants intersexes, mais elle est critiquée pour son approche centrée sur la détermination médicale du sexe.

  • La CEDH n’a pas condamné la France pour son refus d’autoriser la mention d’un sexe neutre à l’état civil.

8. Changement de sexe à l’état civil

★ À maîtriser

📌 La loi du 18 novembre 2016 a supprimé l’exigence d’intervention médico-chirurgicale pour changer la mention du sexe à l’état civil ; une personne majeure ou mineure émancipée peut demander la modification en démontrant une réunion suffisante de faits montrant que le sexe inscrit ne correspond pas à celui dans lequel elle vit.

📌 Selon l’article 61-6 du Code civil, la demande est portée devant le tribunal judiciaire et l’absence de traitement médical, d’opération chirurgicale ou de stérilisation ne peut justifier un refus.

Compléments

  • Les faits pouvant établir ce décalage comprennent : la présentation publique sous le sexe revendiqué, la reconnaissance de ce sexe par l’entourage familial, amical ou professionnel, le changement de prénom correspondant

Astuce mémo

Refus, admission médicale en 1992, démédicalisation en 2016.

9. État civil et identification

Notions clés & Définitions

  • État civil : Ensemble des éléments permettant d’identifier juridiquement une personne et de constater les principaux événements de son existence.

★ À maîtriser

  • Les éléments d’identification de l’état civil comprennent :
    • le nom
    • le prénom
    • le sexe
    • le domicile
    • la nationalité
    • la filiation

📌 Le sexe biologique désigne les caractéristiques physiques et génitales, le sexe chromosomique les caractéristiques chromosomiques, l’identité psychologique et psychosociale la manière dont une personne se perçoit et est perçue, tandis que l’orientation sexuelle relève de la vie privée et ne constitue pas une dimension du sexe.

Compléments

  • Les actes de naissance, de mariage et de décès sont établis par un officier de l’état civil et ont une force probante importante.

  • Le droit ne tient pas compte de l’orientation sexuelle pour identifier une personne, mais sanctionne les discriminations fondées sur celle-ci.

10. Nom de famille et nom d’usage

Notions clés & Définitions

  • Nom d’usage : Nom utilisable dans la vie courante sans modifier l’état civil et sans pouvoir être transmis.

★ À maîtriser

  • Le nom de famille identifie la personne, rattache l’individu à sa famille et constitue un élément de son identité personnelle qu’il peut défendre contre l’usage par autrui.

  • Selon l’article 311-21 du Code civil, lorsque la filiation est établie simultanément envers les deux parents, ceux-ci peuvent choisir le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi, chaque parent à double nom ne transmettant qu’un seul de ses noms.

  • Lorsque la filiation est établie successivement, l’enfant reçoit le nom du parent dont la filiation est établie en premier, puis les parents peuvent modifier ce nom par déclaration conjointe si la seconde filiation est établie pendant la minorité, avec le consentement de l’enfant âgé de plus de 13 ans.

  • En l’absence de choix parental, l’enfant reçoit le nom du père ; en cas de désaccord signalé à l’officier d’état civil, il reçoit les deux noms dans l’ordre alphabétique.

Compléments

  • Les enfants communs d’un même couple doivent porter le nom attribué au premier enfant, y compris lorsque le changement de nom est fait par déclaration conjointe.

  • Depuis 2022, un majeur peut utiliser le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms dans l’ordre choisi, tandis que le nom d’usage d’un mineur relève des titulaires de l’autorité parentale et nécessite le consentement de l’enfant au-delà de 13 ans.

  • Depuis la loi du 17 mai 2013, chaque époux peut porter à titre d’usage le nom de son conjoint en l’ajoutant au sien ou en le substituant, sans obligation de le faire.

  • Après un divorce, l’usage du nom du conjoint cesse en principe, sauf accord de celui-ci ou autorisation du juge fondée sur un intérêt particulier pour l’époux ou ses enfants ; le veuvage ne met pas fin à cet usage.

11. Caractères et changement du nom

★ À maîtriser

  • Le nom de famille est en principe immuable, imprescriptible et indisponible.

  • Le principe d’immutabilité impose de porter le nom inscrit à l’acte de naissance dans les actes publics et les rapports avec l’administration, tandis qu’un pseudonyme peut être utilisé dans les rapports privés pour une activité déterminée.

  • Selon l’article 61 du Code civil, un changement de nom pour intérêt légitime est demandé au ministre de la Justice et autorisé par décret publié au Journal officiel.

  • La procédure simplifiée de l’article 61-3-1 permet à toute personne majeure de demander une seule fois, sans intérêt légitime, à ajouter, supprimer ou remplacer un nom par l’un de ceux qu’elle aurait pu recevoir de ses parents ; la demande est adressée à l’officier d’état civil et confirmée après un mois de réflexion.

  • Le nom est un droit extrapatrimonial qui ne peut être vendu ni transmis par testament, mais son titulaire peut autoriser son usage comme nom commercial ou dénomination sociale.

Compléments

  • Les motifs d’intérêt légitime de changement de nom comprennent : un nom ridicule ou déshonorant, le relèvement d’un nom illustre ou menacé de disparaître, la francisation d’un nom étranger, l’adoption d’un pseudonyme devenu célèbre, des motifs affectifs exceptionnels

📌 Après la publication du décret de changement de nom, toute personne intéressée dispose de deux mois pour s’opposer en établissant un risque de confusion et un préjudice résultant de cette confusion.

  • La possession loyale et prolongée peut permettre d’acquérir un nom, mais le nom ne se perd pas par le seul fait de cesser de l’utiliser.

  • Dans l’arrêt de Sainte-Catherine du 15 mars 1988, la Cour de cassation a admis qu’une possession loyale et prolongée puisse donner droit au nom porté, tout en permettant de revendiquer le nom des ancêtres.

  • Le 17 décembre 2008, la Cour de cassation a refusé de rétablir une particule portée pendant 68 ans alors que le nom sans particule avait été porté pendant 150 ans sans réclamation familiale.

  • Dans l’affaire Bordas du 12 mars 1985, la Cour de cassation a admis qu’un nom puisse devenir un élément de la propriété incorporelle d’une société et être cédé.

12. Protection juridique du nom

★ À maîtriser

📌 L’utilisation du nom d’autrui, notamment pour un personnage de roman, est en principe libre, mais devient fautive si elle crée un risque de confusion avec le titulaire et lui cause un préjudice.

Compléments

  • La confusion est plus facile à établir pour un nom illustre ; pour un nom banal, elle nécessite une ressemblance entre la vie du personnage et celle du titulaire.

  • Le préjudice lié à l’utilisation d’un nom peut notamment résulter de la représentation d’un personnage odieux, ridicule ou grotesque.

  • La Cour de cassation a écarté toute confusion entre le commissaire Bérurier, personnage de Frédéric Dard, et les comtes de Béru.

  • L’utilisation commerciale de son propre nom peut être interdite si elle crée une confusion avec un homonyme qui l’utilise déjà, comme dans l’affaire opposant Édouard et Michel Leclerc.

13. Attribution et changement du prénom

★ À maîtriser

📌 Depuis la loi du 8 janvier 1993, les parents choisissent librement les prénoms de l’enfant, sans limitation légale de leur nombre, conformément à l’article 57 du Code civil.

📌 Si le prénom choisi est contraire à l’intérêt de l’enfant, l’officier d’état civil avertit le procureur, qui peut saisir le juge aux affaires familiales afin qu’il ordonne sa suppression et, si les parents n’en proposent pas un nouveau, en attribue un autre.

  • L’intérêt légitime peut notamment consister à : régulariser l’usage prolongé d’un autre prénom, faciliter l’intégration, conserver un lien avec sa communauté d’origine, abandonner un prénom ridicule

  • 🔄 La procédure suit les étapes suivantes :

    1. La demande est adressée à l’officier d’état civil.
    2. Si l’officier doute de sa légitimité, il saisit le procureur de la République.
    3. En cas d’opposition du procureur, le demandeur peut saisir le juge aux affaires familiales.

Compléments

  • La Cour de cassation a jugé le 20 novembre 2024 que l’usage prolongé d’un autre prénom s’apprécie à la date à laquelle le juge statue.

📌 Pour un mineur, la demande de changement de prénom est faite par ses représentants légaux et son consentement est nécessaire s’il a plus de 13 ans.

14. Vie humaine et fin de vie

Points essentiels

  • Dans l’affaire Vincent Lambert, faute de directives anticipées, le médecin a décidé l’arrêt des traitements jugés relever de l’obstination déraisonnable, après prise en compte des avis des proches et du corps médical.

  • L’arrêt des traitements est admis si : le droit interne est compatible avec l’article 2 CEDH, les souhaits du patient et de ses proches ainsi que l’avis médical sont pris en compte, un recours juridictionnel est possible

  • Pour un mineur inconscient, le médecin décide de l’arrêt des traitements après une procédure collégiale et recueille l’accord des parents, mais peut décider malgré leur opposition ; si le mineur peut exprimer sa volonté, son consentement doit aussi être recherché.

  • Les directives anticipées de l’article L. 1111-11 du Code de la santé publique peuvent être rédigées par un majeur pour le cas où il ne pourrait exprimer sa volonté et portent sur sa fin de vie ; un mineur ne peut pas en rédiger.

  • Les directives anticipées s’imposent au médecin, qui ne peut les écarter qu’en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à l’évaluation ou lorsqu’elles sont manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale ; la décision est collégiale et inscrite au dossier médical.

15. Protection de l’intégrité corporelle

Notions clés & Définitions

  • Inviolabilité du corps : Droit de chacun à l’intégrité corporelle qui protège le corps contre les atteintes, en particulier celles de tiers.

Points essentiels

  • L’article 16 du Code civil consacre la dignité de la personne humaine, tandis que l’article 16-1 déclare le corps humain inviolable et extrapatrimonial.

  • Les atteintes au corps humain peuvent être justifiées par : un intérêt thérapeutique pour la personne, l’intérêt thérapeutique d’autrui, la recherche encadrée par le Code de la santé publique

📌 Une atteinte au corps humain exige le consentement libre et éclairé de la personne, qui peut accepter ou refuser un soin sans être tenue de minimiser son dommage en acceptant un traitement.

📌 Selon l’article L. 1111-4 du Code de la santé publique, le patient peut refuser un traitement et le médecin doit respecter sa volonté tout en l’informant des risques ; pour un mineur, le médecin peut passer outre le refus parental d’un traitement nécessaire pour éviter des conséquences graves sur sa santé.

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1. Quelle aptitude définit la personnalité juridique ?

2. Une association se voit reconnaître la personnalité juridique : à quelle catégorie appartient-elle, par opposition à ses membres individuels ?

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Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et tenu d’obligations.

Qui possède la personnalité juridique parmi les êtres humains ?

Toute personne humaine.

Quel code fonde le droit des personnes et régit notamment leur état, leur capacité et leur identification ?

Le Code civil.

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