QCM : Droit des sociétés et fonds de commerce (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale et devient-elle titulaire de droits et d’obligations ?

À partir du début effectif de son activité commerciale
Dès la signature de ses statuts par les associés
Dès le dépôt de son premier bilan comptable
À compter de son immatriculation au RCS ou au RNE

À compter de son immatriculation au RCS ou au RNE

Explication

L’immatriculation au RCS ou au RNE marque l’acquisition de la personnalité morale par la société. À la différence d’une société immatriculée, l’entreprise individuelle est confondue avec la personne physique qui l’exploite.

2. Quel aspect du droit des sociétés le Code civil définit-il en 1804 ?

Le contrat de société
Le statut de société européenne
La liberté de création des sociétés anonymes
Le régime des sociétés par actions simplifiées

Le contrat de société

Explication

En 1804, le Code civil définit le contrat de société. La liberté de création des sociétés anonymes est associée à la loi de 1867, et non à cette étape.

3. Quelle caractéristique marque la réforme importante du droit des sociétés adoptée en 1966 ?

L’instauration du statut de société européenne
La liberté de création des sociétés anonymes
La création de la société par actions simplifiée
Un fort interventionnisme de l’État

Un fort interventionnisme de l’État

Explication

La réforme de 1966 est marquée par un fort interventionnisme de l’État dans le droit des sociétés. La liberté de création des sociétés anonymes correspond à une loi de 1867.

4. Une entrepreneuse compare plusieurs formes juridiques avant de lancer son activité. Quels éléments peuvent guider son choix ?

La protection du patrimoine, la protection sociale, l’imposition, le financement et la transmission
Le montant du premier contrat, la date de lancement, le choix du logo et le mode de publicité
Le nom commercial, l’adresse du siège, la durée des statuts et la fréquence des assemblées
Le secteur d’activité, le nombre de clients, la localisation des fournisseurs et les horaires d’ouverture

La protection du patrimoine, la protection sociale, l’imposition, le financement et la transmission

Explication

Le choix d’une structure peut dépendre de la protection patrimoniale et sociale, de l’imposition, des besoins de financement et de la transmission de l’entreprise. Des éléments comme le logo ou les horaires d’ouverture ne constituent pas les critères juridiques et patrimoniaux visés ici.

5. Comment définir l’entrepreneur individuel ?

Une personne morale qui exerce une activité pour le compte de plusieurs associés
Un salarié qui exerce une activité professionnelle indépendante pour son employeur
Une société commerciale constituée par une personne physique et dotée d’un capital
Une personne physique qui exerce en son nom propre une ou plusieurs activités professionnelles indépendantes

Une personne physique qui exerce en son nom propre une ou plusieurs activités professionnelles indépendantes

Explication

L’entrepreneur individuel est une personne physique exerçant en son nom propre une ou plusieurs activités professionnelles indépendantes. Il ne constitue pas, par cette seule qualité, une personne morale distincte de lui-même.

6. Depuis 2022, sur quel patrimoine un créancier professionnel doit-il en principe faire valoir sa créance contre un entrepreneur individuel ?

Sur le patrimoine professionnel de l’entrepreneur
Sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur
Sur les patrimoines professionnel et personnel dans tous les cas
Sur le patrimoine des membres de la famille de l’entrepreneur

Sur le patrimoine professionnel de l’entrepreneur

Explication

Depuis 2022, le patrimoine professionnel constitue le gage des créanciers professionnels, tandis que le patrimoine personnel répond des créanciers personnels. L’administration fiscale et les organismes sociaux peuvent toutefois recouvrer certaines créances sur les deux patrimoines en cas de manquement fiscal ou social.

7. Après réception de la demande écrite d’un créancier, quel délai de réflexion l’entrepreneur individuel doit-il respecter avant de renoncer par écrit à la séparation patrimoniale ?

Quarante-huit heures
Sept jours francs
Quinze jours calendaires
Un mois civil

Sept jours francs

Explication

La renonciation écrite à la séparation patrimoniale intervient à la demande écrite d’un créancier et après un délai de réflexion de sept jours francs à compter de la réception de cette demande. Le délai ne se calcule donc pas à partir de l’envoi de la demande.

8. Comment définir le fonds de commerce du point de vue de son contenu et de sa fonction ?

Un patrimoine constitué exclusivement de biens matériels utilisés par le commerçant
Un local commercial aménagé qui permet au bailleur de percevoir un loyer
Un ensemble de contrats de travail réunis autour d’une activité commerciale
Un ensemble d’éléments corporels et incorporels permettant au commerçant d’exercer son activité

Un ensemble d’éléments corporels et incorporels permettant au commerçant d’exercer son activité

Explication

Le fonds de commerce réunit des éléments corporels et incorporels au service de l’exercice d’une activité commerciale. Le local peut être lié à l’exploitation, mais il ne définit pas à lui seul le fonds.

9. Quels éléments relèvent des éléments corporels d’un fonds de commerce ?

Les brevets, les marques et les droits liés à la propriété industrielle
La clientèle, l’achalandage et le nom commercial attachés à l’activité
Le matériel et l’outillage d’exploitation, ainsi que les marchandises et matières premières en stock
Le droit au bail, l’enseigne et les marques utilisées par le commerçant

Le matériel et l’outillage d’exploitation, ainsi que les marchandises et matières premières en stock

Explication

Le matériel, l’outillage et les stocks de marchandises ou de matières premières sont des éléments corporels du fonds. La clientèle, l’enseigne et les marques relèvent plutôt des éléments incorporels.

10. Une boutique située dans un centre commercial attire des clients grâce à la fréquentation générale du centre, mais ne dispose pas d’une clientèle propre établie. Quelle conséquence cela entraîne-t-il pour son fonds de commerce ?

Le fonds peut être constitué par la seule valeur de l’achalandage du centre
Le fonds existe dès lors que la clientèle commune du centre fréquente la boutique
Le fonds ne peut être constitué sans clientèle réelle, certaine et personnelle à l’exploitant
Le fonds existe si l’exploitant possède le droit au bail du local commercial

Le fonds ne peut être constitué sans clientèle réelle, certaine et personnelle à l’exploitant

Explication

La clientèle doit être réelle, certaine et personnelle à l’exploitant pour qu’un fonds de commerce existe. La fréquentation commune du centre ne se confond pas avec une clientèle propre à la boutique.

11. Laquelle de ces listes ne contient que des éléments incorporels du fonds de commerce ?

Le matériel, les marchandises, le nom commercial, l’enseigne et les matières premières
La clientèle, l’achalandage, le nom commercial, l’enseigne et le droit au bail
L’outillage, les stocks, les brevets, les marques et le droit au bail
Les marchandises, l’achalandage, les matières premières, la clientèle et les brevets

La clientèle, l’achalandage, le nom commercial, l’enseigne et le droit au bail

Explication

La clientèle, l’achalandage, le nom commercial, l’enseigne et le droit au bail sont des éléments incorporels. Le matériel, l’outillage et les stocks sont des éléments corporels, ce qui invalide les listes qui les incluent.

12. Que signifie qualifier le fonds de commerce d’universalité de fait ?

Il s’agit d’un immeuble composé de locaux et d’équipements commerciaux
Il s’agit d’une personne morale distincte du commerçant qui l’exploite
Il s’agit d’un contrat réunissant le commerçant, le bailleur et ses clients
Il s’agit d’un ensemble de biens réunis et considéré comme un bien unique

Il s’agit d’un ensemble de biens réunis et considéré comme un bien unique

Explication

Une universalité de fait est un ensemble de biens formant un bien unique. Cette qualification ne fait pas du fonds une personne morale, contrairement à une confusion possible.

13. Pourquoi le fonds de commerce est-il qualifié de bien meuble incorporel ?

Parce qu’il est composé de biens mobiliers et que ses éléments incorporels prédominent
Parce qu’il constitue une personne morale dotée d’un patrimoine propre
Parce qu’il ne peut comprendre que des droits dépourvus de support matériel
Parce qu’il est rattaché à un immeuble et que les éléments corporels prédominent

Parce qu’il est composé de biens mobiliers et que ses éléments incorporels prédominent

Explication

Le fonds est composé de biens mobiliers et ses éléments incorporels y prédominent, ce qui explique sa qualification de bien meuble incorporel. Il n’est pas qualifié ainsi parce qu’il serait constitué uniquement de droits sans aucun élément matériel.

14. Quel rôle le bail commercial organise-t-il entre le bailleur et le preneur ?

Le bailleur met un local à la disposition du preneur pour l’exercice de son activité commerciale
Le preneur met un fonds à la disposition du bailleur pour l’exercice de son activité commerciale
Le preneur confie la gestion de son activité commerciale au propriétaire du local
Le bailleur vend un local au preneur afin qu’il y exerce son activité commerciale

Le bailleur met un local à la disposition du preneur pour l’exercice de son activité commerciale

Explication

Le bail commercial est le contrat par lequel le bailleur met un local à la disposition d’un preneur qui l’occupe pour son activité commerciale. Il organise une mise à disposition du local, et non la vente de celui-ci.

15. Quelle est la durée du bail commercial et que se passe-t-il à son terme en l’absence de dénonciation ?

Il dure neuf ans et se prolonge tacitement si aucune partie ne le dénonce
Il dure six ans et prend fin automatiquement si aucune partie ne le renouvelle
Il dure neuf ans et est renouvelé par accord écrit à son échéance
Il dure trois ans et se prolonge tacitement si le preneur poursuit son activité

Il dure neuf ans et se prolonge tacitement si aucune partie ne le dénonce

Explication

Le bail commercial est conclu pour neuf ans et se prolonge tacitement à son terme s’il n’est pas dénoncé par l’une des parties. La poursuite de l’activité seule ne transforme pas sa durée légale en bail de trois ans.

16. Un preneur souhaite mettre fin à son bail commercial à l’échéance de six ans. Quelle règle s’applique ?

Il peut donner congé à cette échéance avec un préavis de trois mois
Il peut donner congé à cette échéance avec un préavis de neuf mois
Il doit attendre l’expiration des neuf ans et respecter un préavis de six mois
Il peut donner congé à cette échéance triennale avec un préavis de six mois

Il peut donner congé à cette échéance triennale avec un préavis de six mois

Explication

Le preneur peut donner congé à l’expiration de chaque période triennale, notamment à six ans, en respectant un préavis de six mois. La règle permettant au bailleur de donner congé seulement à l’expiration du bail ne s’applique pas au preneur.

17. À quel moment et sous quelles conditions le bailleur peut-il donner congé au preneur ?

À chaque échéance triennale, avec un préavis de six mois et en précisant les motifs
À l’expiration du bail, avec un préavis de trois mois et sans exposer de motifs
À chaque échéance triennale, avec un préavis de trois mois et sans exposer de motifs
À l’expiration du bail, avec un préavis de six mois et en précisant les motifs

À l’expiration du bail, avec un préavis de six mois et en précisant les motifs

Explication

Le bailleur ne peut donner congé qu’à l’expiration du bail, avec un préavis de six mois et en indiquant les motifs. Les échéances triennales concernent le droit de congé du preneur, non celui du bailleur.

18. Quel ensemble d’obligations incombe au bailleur d’un local commercial ?

Délivrer le local, réaliser les grosses réparations et garantir une jouissance paisible.
Entretenir le local, payer les loyers et restituer le bien à la fin du bail.
Exploiter le fonds selon la destination prévue et réaliser les réparations d’entretien.
Inscrire le preneur au registre compétent et assurer le renouvellement du bail.

Délivrer le local, réaliser les grosses réparations et garantir une jouissance paisible.

Explication

Le bailleur doit mettre le local à disposition, prendre en charge les grosses réparations et assurer au preneur une jouissance paisible. Les réparations d’entretien et le paiement des loyers relèvent des obligations du preneur.

19. Un preneur respecte la destination du bail et paie ses loyers, mais ne restitue pas le local à la fin du contrat. Quelle obligation n’a-t-il pas remplie ?

Renouveler son inscription au registre du bailleur.
Restituer le bien au terme du bail.
Garantir au bailleur une jouissance paisible du bien.
Effectuer les grosses réparations du local.

Restituer le bien au terme du bail.

Explication

Le preneur doit restituer le bien à la fin du bail, en plus de payer les loyers et d’assurer l’entretien courant. Les grosses réparations et la jouissance paisible sont des obligations du bailleur.

20. À l’échéance des neuf ans, un preneur remplissant les conditions légales demande le renouvellement de son bail commercial, que le bailleur refuse. Quelle conséquence s’applique en principe ?

Le preneur peut conserver le local sans payer de loyer.
Le bailleur doit proposer un nouveau bail à durée indéterminée.
Le preneur perd son droit au renouvellement dès que le bailleur refuse.
Le bailleur doit verser une indemnité d’éviction au preneur.

Le bailleur doit verser une indemnité d’éviction au preneur.

Explication

Le preneur remplissant les conditions légales bénéficie du droit au renouvellement au terme des neuf ans et, en cas de refus, le bailleur doit en principe une indemnité d’éviction. Le refus ne fait donc pas disparaître à lui seul les conséquences financières prévues.

21. Selon l’article 1832 du Code civil, quels éléments caractérisent une société ?

Des personnes affectent des biens ou leur industrie à une entreprise commune, pour partager un bénéfice ou une économie et contribuer aux pertes.
Une personne affecte seule ses biens à une activité afin de partager les bénéfices avec des créanciers.
Des personnes s’engagent dans une activité commune en vue de partager les bénéfices, sans mise à disposition de biens ou d’industrie.
Des personnes mettent des biens en commun pour exercer une activité, sans avoir à participer aux pertes éventuelles.

Des personnes affectent des biens ou leur industrie à une entreprise commune, pour partager un bénéfice ou une économie et contribuer aux pertes.

Explication

La définition de l’article 1832 associe une entreprise commune, des apports en biens ou en industrie, la recherche d’un bénéfice ou d’une économie et la contribution aux pertes. L’absence de contribution aux pertes ne correspond donc pas à cette définition.

22. Quelle distinction oppose les approches contractuelle et institutionnelle de la société ?

La première porte sur la capacité juridique des associés, la seconde sur la licéité et la certitude du contenu social.
La première met l’accent sur l’autonomie de la personne morale, la seconde sur la volonté des associés exprimée dans les statuts.
La première définit la société par la contribution aux pertes, la seconde par la réunion des apports en biens ou en industrie.
La première met l’accent sur la volonté des associés exprimée dans les statuts, la seconde sur l’autonomie de la personne morale et son intérêt collectif.

La première met l’accent sur la volonté des associés exprimée dans les statuts, la seconde sur l’autonomie de la personne morale et son intérêt collectif.

Explication

L’approche contractuelle insiste sur la volonté des associés inscrite dans les statuts, tandis que l’approche institutionnelle présente la société comme une personne morale autonome dotée d’un intérêt collectif. Inverser ces deux caractéristiques confond les approches.

23. Une société est constituée par des personnes capables, mais le consentement de l’un des associés a été obtenu sous l’effet d’un vice. Quelle condition générale de validité fait défaut ?

Un consentement réel et exempt de vices.
Un contenu licite et certain déterminé dans les statuts.
Une pluralité d’associés accompagnée d’apports.
Une participation aux résultats associée à l’affectio societatis.

Un consentement réel et exempt de vices.

Explication

La validité générale du contrat de société exige un consentement réel et exempt de vices, ainsi que la capacité et un contenu licite et certain. Les apports et l’affectio societatis relèvent des conditions spécifiques du contrat de société.

24. En dehors de la société unipersonnelle, quel ensemble correspond aux conditions spécifiques du contrat de société ?

La capacité des associés, un consentement sans vice et un contenu licite et certain.
La pluralité des associés, des apports, la participation aux résultats et l’affectio societatis.
La contribution aux pertes, un siège social, une durée déterminée et une immatriculation.
La personnalité morale autonome, l’intérêt collectif, des statuts et une activité commune.

La pluralité des associés, des apports, la participation aux résultats et l’affectio societatis.

Explication

Les conditions spécifiques sont la pluralité des associés sauf société unipersonnelle, les apports, la participation aux résultats et l’affectio societatis. Le consentement, la capacité et le contenu licite et certain sont des conditions générales de validité.

25. Une personne ne disposant pas de la capacité commerciale souhaite devenir associée d’une SARL ou d’une SNC. Quelle règle s’applique ?

La capacité commerciale est requise pour la SARL, tandis que la capacité civile suffit pour la SNC.
La capacité commerciale est requise dans les deux sociétés dès lors que la personne apporte des biens.
La capacité civile suffit dans les deux sociétés dès lors que la personne ne les dirige pas.
La capacité civile suffit pour la SARL, tandis que la SNC exige la capacité commerciale.

La capacité civile suffit pour la SARL, tandis que la SNC exige la capacité commerciale.

Explication

La capacité civile suffit en principe pour être associé d’une SARL, alors que la qualité d’associé d’une SNC exige la capacité commerciale. La règle dépend donc de la forme sociale, et non du fait que l’associé dirige ou non la société.

26. Dans un mariage soumis au régime légal de la communauté réduite aux acquêts, comment qualifier un bien acquis pendant le mariage et un bien reçu par succession ?

Les deux biens sont communs, puisque le mariage est soumis au régime légal.
Le bien acquis pendant le mariage est commun, tandis que le bien reçu par succession est propre.
Les deux biens sont propres, puisqu’ils appartiennent à l’époux qui les a acquis ou reçus.
Le bien acquis pendant le mariage est propre, tandis que le bien reçu par succession est commun.

Le bien acquis pendant le mariage est commun, tandis que le bien reçu par succession est propre.

Explication

Sous ce régime, les biens acquis pendant le mariage sont en principe communs, tandis que ceux reçus par succession sont propres. Le fait qu’un bien soit acquis pendant le mariage ne le rend donc pas propre.

27. Quelle distinction juridique sépare la souscription de la libération d’un apport ?

La souscription détermine le capital social, tandis que la libération répartit les bénéfices.
La souscription transfère le bien à la société, tandis que la libération fixe sa valeur.
La souscription constitue une avance remboursable, tandis que la libération crée une créance.
La souscription engage l’associé à apporter, tandis que la libération réalise l’apport promis.

La souscription engage l’associé à apporter, tandis que la libération réalise l’apport promis.

Explication

La souscription est l’engagement juridique de réaliser l’apport, et la libération en est l’exécution effective. Une avance remboursable relève plutôt d’un apport en compte courant, qui ne réalise pas la libération d’un apport au capital.

28. Quels types d’apports composent le capital social, contrairement aux apports en industrie ?

Les apports en industrie et en compte courant composent le capital social.
Les apports en numéraire et en industrie composent le capital social.
Les apports en nature et en industrie composent le capital social.
Les apports en numéraire et en nature composent le capital social.

Les apports en numéraire et en nature composent le capital social.

Explication

Le capital social est constitué des apports en numéraire et en nature, alors que l’industrie repose sur les connaissances, le talent ou le savoir-faire. Les apports en industrie ne composent donc pas le capital social.

29. Une SAS reçoit un apport en numéraire de 20 000 euros : quel montant minimal doit être libéré à la constitution ?

20 000 euros, l’intégralité devant être libérée à la constitution de la société.
10 000 euros, le solde pouvant être libéré dans les cinq ans suivant l’immatriculation au RNE.
10 000 euros, le solde devant être libéré dans les deux ans suivant l’immatriculation au RNE.
4 000 euros, le solde pouvant être libéré dans les cinq ans suivant l’immatriculation au RNE.

10 000 euros, le solde pouvant être libéré dans les cinq ans suivant l’immatriculation au RNE.

Explication

Une SAS doit libérer à la constitution au moins la moitié des apports en numéraire, soit 10 000 euros sur 20 000, le solde pouvant l’être dans les cinq ans suivant l’immatriculation au RNE. Le versement d’un cinquième à la constitution correspond à la règle applicable à une SARL.

30. Lequel de ces éléments peut constituer un apport en nature à une société ?

Un brevet apporté à la société en tant que bien incorporel.
Une prestation de savoir-faire fournie à la société en tant qu’apport en industrie.
Un engagement de verser ultérieurement de l’argent au capital.
Une somme prêtée à la société et inscrite en compte courant.

Un brevet apporté à la société en tant que bien incorporel.

Explication

Un apport en nature porte sur un bien corporel ou incorporel, et un brevet est un bien incorporel. Une prestation de savoir-faire relève de l’apport en industrie, non d’un apport en nature.

31. À compter de l’immatriculation, qu’est-ce qui distingue l’apport en pleine propriété de l’apport en jouissance ?

La pleine propriété transfère l’usage seul, tandis que la jouissance transfère les revenus du bien.
La pleine propriété laisse le bien à l’apporteur, tandis que la jouissance l’intègre au patrimoine social.
La pleine propriété transfère le bien à la société, tandis que la jouissance le met à disposition sans transfert.
La pleine propriété met le bien à disposition, tandis que la jouissance transfère sa propriété à la société.

La pleine propriété transfère le bien à la société, tandis que la jouissance le met à disposition sans transfert.

Explication

L’apport en pleine propriété transfère le bien à la société à compter de son immatriculation, tandis que l’apport en jouissance accorde son usage sans transfert de propriété. La jouissance ne transfère donc pas la propriété du bien à la société.

32. Dans un démembrement de propriété, quelle prérogative correspond à la nue-propriété ?

L’abusus, tandis que l’usufruit réunit l’usus et le fructus.
L’usus et le fructus, tandis que l’usufruit correspond à l’abusus.
Le fructus, tandis que l’usufruit réunit l’usus et l’abusus.
L’usus, tandis que l’usufruit réunit l’abusus et le fructus.

L’abusus, tandis que l’usufruit réunit l’usus et le fructus.

Explication

La nue-propriété correspond à l’abusus, tandis que l’usufruit réunit l’usus et le fructus. Attribuer l’usus à la nue-propriété confond les prérogatives du nu-propriétaire avec celles de l’usufruitier.

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À partir de quel événement une société acquiert-elle la personnalité morale ?

À compter de son immatriculation au RCS ou au RNE.

Quels exemples de sources nationales formelles du droit des sociétés sont cités ?

Le Code civil, le Code de commerce et le Code monétaire et financier.

Quelles sont les sources nationales informelles du droit des sociétés ?

La jurisprudence et la doctrine.

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