QCM : Sources complémentaires du droit (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la jurisprudence dans un domaine déterminé ?

L’ensemble des décisions juridictionnelles qui reflètent l’application de la loi par le juge
L’ensemble des avis rendus par les autorités administratives sur l’application des lois
L’ensemble des lois votées par le Parlement qui organisent les juridictions
L’ensemble des règles doctrinales proposées par les universitaires aux juridictions

L’ensemble des décisions juridictionnelles qui reflètent l’application de la loi par le juge

Explication

La jurisprudence regroupe les décisions rendues par les juridictions et manifeste la manière dont le juge applique la loi. Elle ne se confond pas avec les lois adoptées par le Parlement, qui constituent une source distincte.

2. Quelle comparaison décrit l’influence de la jurisprudence dans les systèmes de Common Law et romano-germanique ?

La jurisprudence occupe une place prépondérante dans les deux systèmes, au même titre que la loi.
La loi occupe une place prépondérante dans les deux systèmes, tandis que les décisions judiciaires ont un rôle secondaire.
La jurisprudence est prépondérante en Common Law, tandis que le droit romano-germanique privilégie la loi.
La loi est prépondérante en Common Law, tandis que le droit romano-germanique privilégie les décisions judiciaires.

La jurisprudence est prépondérante en Common Law, tandis que le droit romano-germanique privilégie la loi.

Explication

Le système de Common Law accorde une influence prépondérante à la jurisprudence, alors que le droit romano-germanique privilégie la loi. La confusion courante consiste à inverser ces deux caractéristiques.

3. Quelle limite l’article 5 du Code civil impose-t-il au juge dans les affaires qui lui sont soumises ?

Il lui impose de rendre sa décision applicable à toutes les personnes placées dans une situation similaire.
Il lui interdit de prononcer des dispositions générales et réglementaires à l’occasion des causes jugées.
Il lui permet d’édicter des règles générales lorsque plusieurs affaires présentent des faits comparables.
Il lui interdit d’interpréter une loi lorsque son application soulève une difficulté.

Il lui interdit de prononcer des dispositions générales et réglementaires à l’occasion des causes jugées.

Explication

L’article 5 interdit au juge de prononcer des dispositions générales et réglementaires sur les causes dont il est saisi. Cette règle ne l’empêche pas d’interpréter la loi pour résoudre le litige qui lui est soumis.

4. À qui l’autorité de la chose jugée s’impose-t-elle selon l’article 1355 du Code civil ?

Aux juridictions appelées à connaître de litiges similaires, mais pas aux parties.
Aux parties au procès ainsi qu’à toute personne concernée par la même question juridique.
Aux tiers concernés par le litige, mais pas aux parties qui y ont participé.
Aux parties au procès, mais pas aux tiers.

Aux parties au procès, mais pas aux tiers.

Explication

L’autorité de la chose jugée a un effet relatif : elle s’impose aux parties au procès et non aux tiers. L’idée qu’elle s’étend à toute personne confrontée à la même question juridique confond la portée de la décision avec son autorité obligatoire.

5. Comment une décision jurisprudentielle peut-elle perdre son influence ou être modifiée ?

Une loi postérieure peut la contredire, et un revirement peut faire évoluer la jurisprudence.
Une loi postérieure peut la confirmer, tandis qu’un revirement maintient la jurisprudence inchangée.
Une décision jurisprudentielle peut évoluer par revirement, mais une loi postérieure ne peut pas la contredire.
Une loi antérieure peut la contredire, et un recours individuel peut faire évoluer la jurisprudence.

Une loi postérieure peut la contredire, et un revirement peut faire évoluer la jurisprudence.

Explication

La jurisprudence peut être remise en cause par une loi postérieure qui la contredit, ou évoluer lorsqu’un juge opère un revirement. Dire qu’une loi postérieure ne peut pas la contredire écarte à tort l’un de ces mécanismes.

6. Que doit faire le juge lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante ?

Saisir le législateur afin qu’il tranche lui-même le litige.
Statuer malgré ces difficultés, sous peine de déni de justice.
Suspendre l’instance jusqu’à l’adoption d’une loi plus précise.
Rejeter la demande lorsque la loi ne règle pas clairement le cas.

Statuer malgré ces difficultés, sous peine de déni de justice.

Explication

L’article 4 du Code civil oblige le juge à statuer même si la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante. Suspendre l’instance dans l’attente d’une nouvelle loi ne satisfait pas cette obligation et expose au déni de justice.

7. Face au silence de la loi, quelle série regroupe des solutions créées par la jurisprudence ?

La prescription pénale, la séparation des pouvoirs et la liberté d’expression.
Le trouble anormal de voisinage, l’enrichissement injustifié et l’abus de droit.
La responsabilité contractuelle, la force majeure et la nullité du contrat.
La propriété immobilière, la capacité juridique et la hiérarchie des normes.

Le trouble anormal de voisinage, l’enrichissement injustifié et l’abus de droit.

Explication

La jurisprudence a notamment créé le trouble anormal de voisinage, l’enrichissement injustifié et l’abus de droit pour combler des lacunes de la loi. La responsabilité contractuelle et la force majeure relèvent d’autres notions et ne constituent pas la série visée ici.

8. Quel rôle les standards juridiques jouent-ils dans le raisonnement du juge ?

Ils recensent des pratiques sociales dont la force dépend d’une sanction coutumière.
Ils indiquent des procédures formelles qui déterminent automatiquement l’issue du litige.
Ils désignent des notions au contenu variable qui laissent au juge un pouvoir d’appréciation.
Ils fixent des règles précises dont le contenu demeure identique dans chaque litige.

Ils désignent des notions au contenu variable qui laissent au juge un pouvoir d’appréciation.

Explication

Les standards juridiques sont des notions floues ou cadres dont le contenu indéterminé confère au juge un pouvoir d’appréciation. Des règles au contenu précis et constant ne correspondent donc pas à cette notion.

9. Quelle obligation l’article 455 du Code de procédure civile impose-t-il au juge dans un jugement ?

Obtenir l’accord des parties sur la solution avant de rendre le jugement.
Citer les décisions antérieures de la Cour de cassation pertinentes au litige.
Rédiger une règle générale destinée à guider les décisions futures.
Motiver le jugement en exposant les raisons qui soutiennent la décision.

Motiver le jugement en exposant les raisons qui soutiennent la décision.

Explication

L’article 455 du Code de procédure civile impose la motivation des jugements. La citation d’arrêts antérieurs peut figurer dans une motivation enrichie, mais elle ne constitue pas l’obligation générale posée par cet article.

10. Dans une décision de justice, quelle distinction sépare les motifs du dispositif ?

Les motifs résument les demandes des parties, tandis que le dispositif détaille les preuves.
Les motifs justifient la solution, tandis que le dispositif énonce la solution retenue.
Les motifs organisent la procédure, tandis que le dispositif explique les règles applicables.
Les motifs énoncent la solution retenue, tandis que le dispositif en expose les justifications.

Les motifs justifient la solution, tandis que le dispositif énonce la solution retenue.

Explication

Les motifs fournissent les justifications de la décision, alors que le dispositif énonce la solution retenue. Inverser leurs rôles confond précisément les raisons du jugement avec ce qu’il décide.

11. Quel rôle la Cour de cassation et le Conseil d’État jouent-ils à l’égard des juridictions du fond ?

Ils harmonisent l’interprétation du droit suivie par ces juridictions.
Ils contrôlent la conformité des lois à la Constitution dans chaque affaire.
Ils remplacent les juridictions du fond dans tous les litiges qu’elles examinent.
Ils rédigent les jugements de première instance et en déterminent les faits.

Ils harmonisent l’interprétation du droit suivie par ces juridictions.

Explication

La Cour de cassation et le Conseil d’État contribuent à harmoniser l’interprétation du droit par les juridictions du fond. Ils ne rédigent pas les jugements de ces juridictions et ne se substituent pas à elles dans tous les litiges.

12. Qu’est-ce qui caractérise un arrêt de principe ?

Une décision procédurale qui se limite à répartir les frais entre les parties.
Une décision provisoire qui suspend l’application d’une règle en attendant une réforme.
Une décision individuelle qui règle un litige sans chercher à guider les affaires ultérieures.
Une décision solennelle formulée en termes généraux pour orienter les décisions futures.

Une décision solennelle formulée en termes généraux pour orienter les décisions futures.

Explication

Un arrêt de principe est une décision solennelle formulée en termes généraux, destinée notamment à mettre fin à un débat ou à orienter les décisions futures. Une décision limitée au règlement d’un litige individuel ne présente pas cette fonction directrice.

13. Quelle définition décrit la coutume en droit ?

Une habitude de courte durée suivie par plusieurs personnes sans croyance particulière.
Une pratique prolongée, non imposée par les pouvoirs publics, tenue pour susceptible d’être sanctionnée.
Une pratique instaurée par les pouvoirs publics et appliquée après sa publication officielle.
Une règle écrite adoptée par une assemblée et assortie d’une sanction explicite.

Une pratique prolongée, non imposée par les pouvoirs publics, tenue pour susceptible d’être sanctionnée.

Explication

La coutume repose sur une pratique prolongée qui n’est pas imposée par les pouvoirs publics, ainsi que sur la croyance qu’une sanction peut s’y attacher. Une règle écrite adoptée par une assemblée relève plutôt de la loi.

14. Quel était l’objectif de l’ordonnance de Montils-les-Tours de 1453 concernant les coutumes ?

Les rendre obligatoires après leur approbation par les juridictions royales.
Les réserver aux régions du nord pour harmoniser les pratiques commerciales.
Les faire rédiger afin de fixer les pratiques de l’ancien droit.
Les abolir afin de remplacer les usages locaux par des règles nationales.

Les faire rédiger afin de fixer les pratiques de l’ancien droit.

Explication

L’ordonnance de Montils-les-Tours visait en 1453 à faire rédiger les coutumes pour fixer les pratiques de l’ancien droit. Son objectif n’était pas de les abolir, mais de les consigner.

15. Quelle situation répond à l’exigence de l’élément matériel d’une coutume ?

Une conduite récente pratiquée par quelques personnes sans notoriété locale.
Une pratique répétée dans le temps et notoirement connue dans une collectivité.
Une tradition répétée dans un territoire, mais inconnue de la collectivité concernée.
Une règle tenue pour obligatoire par un groupe, même sans pratique répétée.

Une pratique répétée dans le temps et notoirement connue dans une collectivité.

Explication

L’élément matériel suppose une pratique répétée dans le temps et notoirement connue d’un territoire, d’un groupe ou d’une collectivité. Une croyance en son caractère obligatoire sans pratique répétée relève de l’élément psychologique, non de l’élément matériel.

16. Qu’est-ce qui distingue l’élément psychologique de la coutume d’une tradition ou d’une règle de politesse ?

La connaissance de la pratique par les membres de la collectivité concernée.
La transmission de la pratique entre générations sans intervention des pouvoirs publics.
La répétition ancienne de la pratique au sein d’un territoire ou d’un groupe.
La croyance que la pratique est obligatoire et susceptible d’être sanctionnée.

La croyance que la pratique est obligatoire et susceptible d’être sanctionnée.

Explication

L’élément psychologique correspond à la croyance dans la force obligatoire et sanctionnable de la pratique. La répétition et la connaissance collective relèvent de l’élément matériel et ne suffisent pas à distinguer une coutume d’une tradition ou d’une règle de politesse.

17. Dans le vocabulaire juridique, que peut désigner le terme « usage » ?

Une opinion doctrinale qui propose une interprétation sans correspondre à une pratique suivie
Une règle écrite adoptée par une autorité publique et applicable sur tout le territoire
Une pratique locale, professionnelle ou commerciale, dont la portée peut être limitée géographiquement
Une décision judiciaire individuelle qui tranche un litige entre des parties déterminées

Une pratique locale, professionnelle ou commerciale, dont la portée peut être limitée géographiquement

Explication

Le terme « usage » recouvre plusieurs pratiques, notamment locales, professionnelles ou liées au commerce international, et peut avoir une portée géographique limitée. Une règle écrite relève plutôt d’une source formelle du droit que de la notion d’usage.

18. Une loi renvoie implicitement aux usages par l’emploi d’une notion cadre ou d’un standard : comment qualifier le rôle de la coutume ?

Coutume contra legem, car elle écarte l’application d’une règle législative
Coutume praeter legem, car elle intervient dans un domaine que la loi ne traite pas
Usage professionnel, car la référence porte nécessairement sur une activité commerciale
Coutume secundum legem, car elle intervient conformément à la loi qui s’y réfère

Coutume secundum legem, car elle intervient conformément à la loi qui s’y réfère

Explication

La coutume secundum legem intervient conformément à la loi lorsque celle-ci renvoie aux usages, y compris par une notion cadre ou un standard. La qualification contra legem serait inadaptée, puisque le renvoi implicite ne vise pas à écarter la loi.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Sources complémentaires du droit.

Qu’est-ce que la jurisprudence ?

L’ensemble des décisions rendues par les juridictions dans un domaine déterminé.

Que reflète la jurisprudence dans l’application de la loi ?

L’application de la loi par le juge.

Quel rôle la jurisprudence joue-t-elle en Common Law ?

Elle y exerce une influence prépondérante.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sources complémentaires du droit.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM