QCM : Droit du bail et bail à loyer (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un contrat, le propriétaire remet à une locataire l’usage d’un appartement dans un immeuble contre un paiement périodique. De quel type de contrat s’agit-il ?

Un prêt à usage gratuit
Un bail à loyer
Un contrat de prestation de services
Une vente immobilière

Un bail à loyer

Explication

Le bail à loyer cède au locataire l’usage d’une chose située dans un bâtiment en contrepartie d’un loyer. La vente transfère la propriété, le prêt à usage est gratuit et la prestation de services ne porte pas sur la cession d’usage d’un bien.

2. Quels éléments le contrat de bail fixe-t-il notamment ?

Le Code des obligations, l’OBLF, la jurisprudence et la doctrine
Le loyer, les charges, la durée et les conditions particulières
Les charges, les règles cantonales, la jurisprudence et la durée
Le loyer, la destination des locaux, leur surface et la résiliation

Le loyer, les charges, la durée et les conditions particulières

Explication

Le contrat de bail fixe notamment le loyer, les charges, la durée et les conditions particulières. Les bases légales et la jurisprudence relèvent du cadre juridique, tandis que la destination et la surface ne remplacent pas les éléments énumérés.

3. Deux personnes physiques prennent ensemble un logement à bail. Que faut-il prévoir dans le contrat au sujet de leur identité ?

Les noms des membres de leur famille
Le nom de la personne qui paie le loyer
Le nom du preneur désigné comme titulaire principal
Les noms des deux preneurs

Les noms des deux preneurs

Explication

Lorsque le locataire est une personne physique, les noms de tous les preneurs doivent figurer au contrat. Mentionner seulement le payeur ou un titulaire principal omet un preneur, tandis que les membres de la famille ne sont pas concernés du seul fait de leur lien familial.

4. Une régie prépare un bail pour un atelier dont l’usage doit être précisé, mais dont la surface n’a pas été mesurée. Quelle rédaction respecte les exigences relatives à la destination et à la surface ?

Préciser l’usage prévu et laisser la surface non indiquée
Laisser l’usage et la surface tous deux non indiqués
Préciser l’usage prévu et indiquer une surface estimée
Indiquer une surface estimée et laisser l’usage non précisé

Préciser l’usage prévu et laisser la surface non indiquée

Explication

La destination sert à préciser l’usage auquel les locaux sont destinés, alors que l’indication de la surface n’est pas obligatoire. Une surface estimée peut être mentionnée, mais elle ne remplace pas la précision de l’usage.

5. Un bail prévoit que les charges sont payées sous forme d’acomptes et ne les qualifie pas de forfaitaires. Quel traitement faut-il appliquer à ces versements ?

Établir un décompte mensuel des charges
Intégrer les versements au montant du loyer
Établir un décompte annuel des charges
Considérer les versements comme un forfait définitif

Établir un décompte annuel des charges

Explication

Les charges versées sous forme d’acomptes donnent lieu à un décompte annuel, sauf si le bail les prévoit comme forfaitaires. Le caractère forfaitaire écarterait ce décompte, tandis qu’un décompte mensuel ou l’intégration au loyer ne correspond pas à la règle décrite.

6. En cours de bail, un locataire conteste une hausse fondée sur l’évolution de l’ISPC et l’augmentation des charges d’exploitation. Quelle méthode correspond à ces motifs ?

Le rendement de l’immeuble
La méthode absolue
Les loyers comparatifs du quartier
La méthode relative

La méthode relative

Explication

La méthode relative sert aux variations de loyer en cours de bail et peut tenir compte de l’ISPC et des charges d’exploitation. La méthode absolue vise principalement le loyer initial; le rendement et les loyers comparatifs relèvent de cette dernière méthode.

7. Une régie doit fixer le loyer initial d’un appartement et compare les loyers pratiqués dans le quartier. Quelle méthode de calcul mobilise-t-elle principalement ?

La méthode absolue
L’indexation selon l’ISPC
La méthode relative
Le contrôle de solvabilité

La méthode absolue

Explication

La méthode absolue sert principalement à fixer le loyer initial et peut s’appuyer sur les loyers comparatifs du quartier. La méthode relative concerne les variations en cours de bail, tandis que l’ISPC est un facteur possible de ces variations.

8. Avant d’attribuer un logement à une candidate, la régie examine ses dettes et vérifie qu’elle peut assumer le loyer. Quelle exigence applique-t-elle ?

Vérifier sa solvabilité et sa capacité à payer le loyer
Établir le loyer initial selon les loyers comparatifs du quartier
Vérifier les instructions du propriétaire et les conditions de subvention
Calculer les variations de loyer selon l’ISPC et les charges

Vérifier sa solvabilité et sa capacité à payer le loyer

Explication

Lors de l’attribution, la solvabilité et la capacité du locataire potentiel à payer le loyer doivent être vérifiées. Les instructions du propriétaire et les conditions des objets subventionnés sont d’autres aspects de l’attribution, mais ne remplacent pas cette vérification.

9. Un locataire conclut avec une tierce personne un contrat lui donnant l’usage d’une partie des locaux qu’il loue. De quel contrat s’agit-il ?

D’un contrat de sous-location
D’une cession de bail commercial
D’une convention de remise de commerce
Du bail principal

D’un contrat de sous-location

Explication

La sous-location est un contrat de bail conclu entre un locataire et une tierce personne pour tout ou partie des locaux loués. La cession concerne un bail commercial, et le bail principal lie le bailleur au locataire.

10. Un sous-locataire endommage le logement et cesse de payer sa part du loyer. À qui le bailleur doit-il s’adresser au titre du bail principal ?

Au propriétaire, qui assume les dégâts causés par le sous-locataire
Au sous-locataire, qui devient partie au bail principal
Au locataire, qui reste responsable et interlocuteur du bailleur
À la régie, qui reprend les obligations de paiement du locataire

Au locataire, qui reste responsable et interlocuteur du bailleur

Explication

Le bailleur n’a pas de relation contractuelle avec le sous-locataire : le locataire demeure responsable du bail et interlocuteur du bailleur, notamment pour le loyer et les dégâts. L’idée d’un lien contractuel direct avec le sous-locataire confond la sous-location avec le bail principal.

11. Un commerçant veut transférer son bail à une personne qui reprend son commerce. Quelle démarche répond aux conditions de cession du bail ?

Conclure oralement la cession liée à la remise du commerce
Conclure par écrit la cession liée à la remise du commerce
Conclure par écrit la cession sans lien avec la remise du commerce
Conclure par écrit la cession d’un bail d’habitation

Conclure par écrit la cession liée à la remise du commerce

Explication

La cession concerne un bail commercial, se rattache à une convention de remise de commerce et doit être conclue par écrit. Une cession orale ne respecte pas l’exigence de forme; l’extension au bail d’habitation ou l’absence de lien avec la remise du commerce méconnaît les autres conditions.

12. Pour quitter un logement le 31 janvier avant l’échéance ordinaire, un locataire propose un candidat qui peut payer le loyer, mais qui refuse les garanties prévues au bail. Quelle condition le candidat doit-il encore respecter pour que la proposition soit conforme ?

Négocier un nouveau bail avec un loyer identique et des garanties différentes
Reprendre le bail aux mêmes conditions, notamment de loyer et de garanties
Présenter un candidat solvable, même s’il ne reprend pas les conditions du bail
Reprendre le logement en payant le même loyer, sans reprendre les garanties

Reprendre le bail aux mêmes conditions, notamment de loyer et de garanties

Explication

Le repreneur doit être solvable et reprendre le bail aux mêmes conditions, dont le loyer et les garanties. Se contenter du même loyer néglige les garanties, tandis qu’un nouveau bail ou la seule solvabilité ne répond pas à l’exigence de reprise aux mêmes conditions.

13. Un locataire vise une résiliation anticipée au 31 janvier. Le 31 décembre tombe un dimanche. Au plus tard quand la résiliation doit-elle parvenir à la régie ?

Le samedi 30 décembre
Le dimanche 31 décembre
Le lundi 1er janvier
Le vendredi 29 décembre

Le samedi 30 décembre

Explication

Lorsque le 31 décembre tombe un dimanche, la résiliation doit parvenir à la régie le samedi 30. La règle porte sur la réception et prévoit cette échéance anticipée, plutôt qu’un report au lundi.

14. Pour une résiliation anticipée au 31 janvier, la régie refuse un repreneur solvable qui reprend les conditions du bail, sans invoquer l’insolvabilité, un changement d’affectation ni une suroccupation. Si ce refus est injustifié, quelle conséquence s’applique au locataire sortant ?

Il reste tenu jusqu’à l’échéance ordinaire du bail
Il demeure tenu jusqu’à la signature d’un nouveau bail
Il est libéré de ses obligations
Il doit proposer un autre repreneur avant d’être libéré

Il est libéré de ses obligations

Explication

Un refus injustifié du repreneur, ou le refus de conclure un bail avec lui, libère le locataire de ses obligations. L’insolvabilité, le changement d’affectation et la suroccupation sont des motifs de refus distincts, mais aucun n’est présent dans la situation.

15. Un bailleur veut résilier un bail pour le 31 mars et doit respecter le délai de trois mois présenté. À quelle date l’avis doit-il parvenir au locataire ?

Le 31 mars
Le 31 janvier
Le 30 décembre
Le 31 décembre

Le 31 décembre

Explication

Pour une résiliation par le bailleur au 31 mars, l’avis doit parvenir au locataire le 31 décembre, conformément au délai de trois mois. La date pertinente est celle de la réception, et non celle de l’envoi ou de l’échéance.

16. Un bailleur résilie un logement occupé par deux colocataires. Quelle démarche respecte les exigences de forme et d’envoi du congé ?

Utiliser la formule officielle et envoyer un recommandé commun aux colocataires
Utiliser la formule officielle et motiver le congé même sans demande du locataire
Envoyer un recommandé à chacun avec une lettre libre plutôt que la formule officielle
Utiliser la formule officielle et envoyer un recommandé à chaque colocataire

Utiliser la formule officielle et envoyer un recommandé à chaque colocataire

Explication

Le bailleur doit utiliser la formule officielle et envoyer une résiliation par objet, par recommandé, à chaque colocataire; la motivation n’est requise que si le locataire la demande. Un recommandé commun ne respecte pas l’envoi individuel, et une lettre libre ne remplace pas la formule officielle.

17. Un locataire est en retard de loyer. Avant de résilier pour non-paiement, quelle lettre le bailleur doit-il lui adresser ?

Une lettre comminatoire indiquant le montant dû, les mois concernés, un délai de 30 jours et la menace de résiliation
Une lettre comminatoire indiquant la dette et les mois concernés, avec un délai de 7 jours
Une lettre d’avertissement en recommandé indiquant un délai de 30 jours sans détailler la dette
Une lettre de résiliation immédiate indiquant le montant dû et les mois concernés

Une lettre comminatoire indiquant le montant dû, les mois concernés, un délai de 30 jours et la menace de résiliation

Explication

En cas de non-paiement, la mise en demeure doit préciser le montant dû, les mois concernés, accorder 30 jours pour payer et menacer de résiliation en cas de défaut. L’avertissement recommandé concerne les problèmes de voisinage, tandis qu’un délai de sept jours ou une résiliation immédiate ne correspond pas à cette procédure.

18. Dans un canton où sévit une pénurie de logements, quelle obligation s’applique à la fixation du loyer initial d’un logement loué ?

Remettre l’avis de notification prévu par l’article 270, alinéa 2, du CO
Joindre un avis uniquement si le locataire conteste le montant
Notifier le loyer selon cette règle lors d’une hausse en cours de bail
Laisser le locataire demander l’avis après la remise du logement

Remettre l’avis de notification prévu par l’article 270, alinéa 2, du CO

Explication

En cas de pénurie de logements, l’article 270, alinéa 2, du CO rend obligatoire l’avis de notification du loyer initial. Le caractère facultatif, la demande après remise et la hausse en cours de bail confondent cette règle avec d’autres situations.

19. Dans le canton de Fribourg, le taux de logements vacants est de 1,7 %. Quel seuil de pénurie indiqué s’applique à ce canton ?

Un taux inférieur à 1,8 %
Un taux inférieur à 1,5 %
Un taux égal à 1,7 %
Un taux inférieur à 2 %

Un taux inférieur à 1,8 %

Explication

Le seuil indiqué pour Fribourg est un taux de logements vacants inférieur à 1,8 %. Le seuil de 1,5 % concerne Vaud et Neuchâtel, celui de 2 % concerne Genève, et 1,7 % est le taux du cas plutôt que le seuil.

20. Un locataire reçoit les clés de son logement et souhaite contester le loyer initial. Dans quel délai l’avis doit-il l’informer de la procédure à suivre ?

Dans les 30 jours suivant la remise de la chose louée
Dans les 10 jours suivant la remise de la chose louée
Dans les 30 jours suivant la signature du contrat de bail
Dans les 30 jours suivant la première échéance du loyer

Dans les 30 jours suivant la remise de la chose louée

Explication

L’avis informe le locataire de la procédure permettant de contester le loyer initial dans les 30 jours à compter de la remise de la chose louée. La signature et l’échéance du loyer ne déclenchent pas ce délai, tandis que 10 jours en modifie la durée.

21. Quelle description correspond aux règles et usages locatifs annexés à un contrat de bail ?

Des conditions particulières propres à l’immeuble, fixées séparément pour chaque bail
Des règles cantonales qui remplacent le contrat et ses annexes
Des clauses générales précisant les modalités usuelles, fondées sur des règles élaborées au fil des années
Un formulaire destiné à notifier le loyer initial et sa contestation

Des clauses générales précisant les modalités usuelles, fondées sur des règles élaborées au fil des années

Explication

Les règles et usages locatifs sont des clauses générales annexées au bail, qui précisent les modalités usuelles et reposent sur des règles développées au fil des années. Les conditions propres à un immeuble, le formulaire de notification et des règles remplaçant le contrat désignent d’autres notions.

22. Lors de l’élaboration des règles et usages locatifs, quels acteurs ont participé aux négociations ?

Les autorités cantonales, les tribunaux, les communes et les offices du logement
Les associations de propriétaires, les chambres immobilières, les sociétés de régisseurs et les USPI cantonales
Les associations de locataires, les chambres immobilières, les sociétés de régisseurs et les USPI cantonales
Les associations de locataires, les tribunaux, les sociétés de régisseurs et les offices du logement

Les associations de locataires, les chambres immobilières, les sociétés de régisseurs et les USPI cantonales

Explication

Les négociations ont réuni les associations de locataires, les chambres immobilières, les sociétés de régisseurs et les USPI cantonales. Les autorités, les associations de propriétaires, les tribunaux et les offices du logement ne correspondent pas aux acteurs cités.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Droit du bail et bail à loyer.

Qu’est-ce qu’un bail à loyer ?

Un contrat par lequel le bailleur cède au locataire l’usage d’une chose située dans un bâtiment contre un loyer.

Quels éléments le bail fixe-t-il notamment ?

Le loyer, les charges, la durée et les conditions particulières.

Qui peut être locataire et quels noms doivent figurer au bail pour une personne physique ?

Une personne physique ou morale peut être locataire ; pour une personne physique, tous les preneurs doivent être nommés.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit du bail et bail à loyer.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM