QCM : Droit hospitalier et service public (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Des députés souhaitent déposer eux-mêmes un projet de loi de finances. Quelle règle s’applique à leur initiative ?

Le Parlement peut déposer ce projet s’il l’adopte en commission.
Le Parlement ne peut pas déposer ce projet de loi.
Le Parlement peut déposer ce projet avant l’ouverture des débats.
Le Parlement peut déposer ce projet après avis du Conseil d’État.

Le Parlement ne peut pas déposer ce projet de loi.

Explication

Le Parlement ne dispose pas du droit d’initiative pour déposer un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. L’amendement et le vote relèvent d’autres étapes de son rôle budgétaire ; l’avis du Conseil d’État ne lui confère pas ce droit.

2. Un gouvernement planifie le dépôt de ses deux projets budgétaires pour l’automne 2026. Quelles échéances doit-il respecter ?

Le PLF au premier mardi d’octobre et le PLFSS au 15 octobre.
Le PLF au premier mardi d’octobre et le PLFSS au 31 décembre.
Le PLF au 15 octobre et le PLFSS au premier mardi d’octobre.
Le PLF au premier mardi de septembre et le PLFSS au 15 octobre.

Le PLF au premier mardi d’octobre et le PLFSS au 15 octobre.

Explication

Le projet de loi de finances doit être déposé au plus tard le premier mardi d’octobre, tandis que le PLFSS doit l’être au plus tard le 15 octobre 2026. Inverser les dates confond les deux procédures, et le 31 décembre correspond à l’échéance de promulgation.

3. Après le dépôt des deux projets budgétaires, de quel délai le Parlement dispose-t-il pour les discuter, les amender et les voter ?

Jusqu’au 31 décembre.
Quatre-vingt-dix jours.
Trente jours.
Soixante-dix jours.

Soixante-dix jours.

Explication

Le Parlement dispose de 70 jours pour discuter, amender et voter les deux projets budgétaires. Les dates de préparation et de promulgation sont des étapes distinctes, et non la durée de cette phase parlementaire.

4. Quel principe constitutionnel le Parlement rend-il effectif par son rôle en matière budgétaire ?

La séparation des pouvoirs exécutifs.
Le consentement à l’impôt.
Le contrôle de constitutionnalité des lois.
La continuité du service public.

Le consentement à l’impôt.

Explication

Le rôle budgétaire du Parlement concrétise et rend effectif le principe constitutionnel du consentement à l’impôt. La continuité de l’État est liée à l’existence des budgets, mais elle n’est pas le principe désigné ici.

5. Une commune confie à une association la gestion d’une activité répondant à un besoin collectif. Si la commune en assume indirectement la prise en charge, comment cette activité peut-elle être qualifiée ?

Un service public.
Une activité privée sans lien avec une personne publique.
Une activité commerciale par nature.
Une prérogative de puissance publique.

Un service public.

Explication

Un service public est une activité d’intérêt général prise en charge directement ou indirectement par une personne publique. Une gestion confiée à une association n’exclut donc pas cette qualification si la prise en charge publique est indirecte.

6. Quel auteur considère le service public comme indispensable à l’interdépendance sociale et comme le fondement et la limite du pouvoir gouvernemental ?

Maurice Hauriou.
Gaston Jèze.
Léon Duguit.
Jean-Jacques Rousseau.

Léon Duguit.

Explication

Léon Duguit présente le service public comme indispensable à l’interdépendance sociale et comme le fondement et la limite du pouvoir gouvernemental. Hauriou est associé à l’école de la puissance publique, tandis que Jèze est associé à l’école du service public sans être l’auteur de cette attribution précise.

7. Dans une société où les personnes ont des besoins communs mais des aptitudes différentes, quelle notion décrit leur dépendance mutuelle et le fondement solidaire des règles de droit ?

L’interdépendance sociale.
La puissance publique.
La souveraineté gouvernementale.
La gestion indirecte du service public.

L’interdépendance sociale.

Explication

L’interdépendance sociale désigne les liens créés par des besoins communs et des aptitudes différentes, qui rendent les activités mutuellement dépendantes et fondent les règles de droit sur une solidarité de fait. La souveraineté et la gestion d’un service public sont des notions distinctes.

8. Un gouvernement envisage une mesure qui fragiliserait la solidarité sociale, puis doit aussi décider s’il prendra des mesures pour la préserver. Comment distinguer ses deux types de devoirs selon Duguit ?

Les deux devoirs imposent au gouvernement d’intervenir directement dans chaque activité.
Le devoir négatif commande d’agir pour la préserver ; le devoir positif impose de s’abstenir d’intervenir.
Le devoir négatif impose de s’abstenir d’y porter atteinte ; le devoir positif commande d’agir pour l’assurer.
Les deux devoirs imposent au gouvernement de s’abstenir de toute mesure.

Le devoir négatif impose de s’abstenir d’y porter atteinte ; le devoir positif commande d’agir pour l’assurer.

Explication

Pour Duguit, les devoirs négatifs sont des devoirs d’abstention qui interdisent de porter atteinte à la solidarité sociale, tandis que les devoirs positifs obligent les gouvernants à agir pour assurer la solidarité et l’interdépendance sociales. Inverser action et abstention brouille la distinction entre ces deux catégories.

9. Quel mouvement doctrinal, diffusé à partir des années 1970-1980, critique l’État-providence et contribue à la réforme des administrations centrales et des services publics ?

Le New Public Management
L’antiétatisme
La doctrine de l’intérêt général
Le dogme de la soutenabilité

L’antiétatisme

Explication

L’antiétatisme émerge et se diffuse dans les années 1970-1980 en contestant l’État-providence et en contribuant aux réformes administratives. Le New Public Management désigne une approche de gestion, l’intérêt général est un fondement de légitimation et la soutenabilité est associée à la LOLF.

10. Une administration adopte des objectifs de rendement, de production et de mise en concurrence. Quel ensemble de valeurs ces objectifs illustrent-ils dans la sphère publique ?

Les critères de légalité, de compétence, de procédure, de contrôle et de responsabilité
Les principes de continuité, d’égalité, de mutabilité, d’adaptabilité et de neutralité
Les valeurs de rentabilité, d’efficacité, de productivité, de concurrence, de performance et d’efficience
Les fondements d’intérêt général, de solidarité, de gratuité, d’universalité et d’égalité

Les valeurs de rentabilité, d’efficacité, de productivité, de concurrence, de performance et d’efficience

Explication

Le néolibéralisme diffuse dans la sphère publique les valeurs de rentabilité, d’efficacité, de productivité, de concurrence, de performance et d’efficience. Les principes de continuité et d’égalité relèvent du socle commun des services publics, tandis que l’intérêt général est un fondement de légitimation.

11. Une direction publique souhaite réorganiser ses services en empruntant des méthodes de gestion à des entreprises privées. Quelle approche correspond à cette démarche ?

La soutenabilité de la LOLF
L’intérêt général
Le New Public Management
L’antiétatisme

Le New Public Management

Explication

Le New Public Management propose de repenser la gestion publique en s’inspirant des méthodes du secteur privé. L’antiétatisme critique l’État-providence, la soutenabilité concerne la LOLF et l’intérêt général est un fondement de légitimation.

12. Quelle date est associée à l’arrêt Bac d’Eloka, qui marque la naissance de la notion de service public industriel et commercial ?

Les années 1970-1980
Le 22 janvier 1922
Le 22 janvier 1920
Le 22 janvier 1921

Le 22 janvier 1921

Explication

L’arrêt Bac d’Eloka date du 22 janvier 1921 et marque la naissance de la notion de SPIC. Les dates de 1920 et 1922 sont des décalages, tandis que les années 1970-1980 renvoient à l’essor de l’antiétatisme.

13. Une collectivité propose un service de biens sur un marché concurrentiel, dans une activité économique susceptible d’être exercée par des opérateurs privés. Quelle catégorie de service public correspond le mieux à cette activité ?

Un principe de continuité
Un SPA
Un SPIC
Un principe de mutabilité

Un SPIC

Explication

Le SPIC exerce une activité marchande et économique susceptible d’être soumise à l’initiative privée et à la concurrence du marché. Un SPA correspond à une activité sans caractère marchand ; la continuité et la mutabilité sont des principes communs, non des catégories d’activité.

14. Un service public adapte ses modalités de fonctionnement à l’évolution des besoins, tout en restant soumis aux principes communs applicables à tous les services publics. Quel ensemble constitue ce socle commun ?

La continuité, la rentabilité, la productivité et la performance
La continuité, l’égalité, la mutabilité ou l’adaptabilité et la neutralité
L’objet, l’origine des ressources, les modalités de fonctionnement et la concurrence
L’égalité, la gratuité, le financement public et la concurrence

La continuité, l’égalité, la mutabilité ou l’adaptabilité et la neutralité

Explication

Tous les services publics partagent un socle comprenant la continuité, l’égalité, la mutabilité ou l’adaptabilité et, aujourd’hui, la neutralité. L’objet, les ressources et le fonctionnement servent notamment à distinguer SPA et SPIC ; rentabilité et performance relèvent d’une autre logique.

15. Dans le modèle des chercheurs canadiens, quelles sont les quatre dimensions retenues pour évaluer l’efficacité hospitalière ?

La performance, les missions fondamentales, l’adaptation et l’innovation, les valeurs communes
La performance, la qualité des soins, la maîtrise budgétaire, la satisfaction des patients
La performance, l’adaptation et l’innovation, la satisfaction des patients, la qualité des soins
Les missions fondamentales, la prévention, la formation médicale, la maîtrise budgétaire

La performance, les missions fondamentales, l’adaptation et l’innovation, les valeurs communes

Explication

Le modèle distingue la performance, la réalisation des missions fondamentales, l’adaptation et l’innovation, ainsi que les valeurs communes. La qualité des soins et la maîtrise budgétaire ne remplacent pas ces dimensions, tandis que la prévention ou la formation ne constituent pas ici des catégories distinctes.

16. Un hôpital évalue sa contribution à sa mission fondamentale en observant l’évolution de l’état de santé des habitants de son territoire. Que mesure-t-il ainsi ?

Son succès à renforcer l’engagement des professionnels hospitaliers
Sa contribution à l’amélioration de la santé de la population
Sa capacité à réduire les coûts de fonctionnement de l’établissement
Son aptitude à mettre en place des innovations organisationnelles

Sa contribution à l’amélioration de la santé de la population

Explication

La réalisation des missions fondamentales se mesure notamment par la capacité de l’hôpital à améliorer la santé de la population. La réduction des coûts relève d’une autre mesure de performance, tandis que l’innovation et l’implication des agents correspondent à d’autres dimensions.

17. Jusqu’au début du XXe siècle, quel rôle caractérise principalement l’hôpital-refuge ?

Accueillir les indigents et les personnes dans le besoin
Déployer une politique nationale de prévention des épidémies
Garantir à l’ensemble de la population un accès général aux soins
Organiser principalement des soins curatifs modernisés pour tous

Accueillir les indigents et les personnes dans le besoin

Explication

Jusqu’au début du XXe siècle, l’hôpital est principalement conçu comme un refuge pour les indigents et les nécessiteux. L’accès général aux soins relève du projet d’hôpital pour tous, et les soins curatifs modernisés ou la prévention ne définissent pas ce rôle historique principal.

18. Quel ensemble de réformes Robert Debré préconise-t-il dans son rapport pour transformer le système hospitalier et sanitaire ?

Une administration nationale, des soins curatifs, le maintien des formations médicales et une assurance réservée aux indigents
Une administration locale, la prévention, la fermeture des assurances et une réforme de la seule médecine hospitalière
Une administration nationale, la prévention et les soins curatifs, une réorganisation médicale et une assurance nationale
Une administration nationale, une politique de prévention, une réforme des études médicales et une assurance privée séparée

Une administration nationale, la prévention et les soins curatifs, une réorganisation médicale et une assurance nationale

Explication

Le rapport associe administration nationale de la santé, prévention et soins curatifs, réorganisation de la profession et des études médicales, et assurance nationale regroupant les assurances, préfiguration de la Sécurité sociale. Les autres formulations écartent ou modifient certains de ces éléments, notamment l’assurance commune ou la prévention.

19. Quel paradigme les ordonnances Debré de 1958 consacrent-elles pour l’hôpital ?

L’hôpital-refuge, destiné aux personnes indigentes
La régionalisation hospitalière, organisée par des agences
L’hôpital pour tous, dans un système centré sur l’hôpital
Le service public hospitalier, pivot créé par la loi Boulin

L’hôpital pour tous, dans un système centré sur l’hôpital

Explication

Les ordonnances Debré consacrent l’accès de tous aux soins dans un système hospitalo-centré. L’hôpital-refuge renvoie à la prise en charge des indigents, le service public hospitalier est consacré en 1970 et les agences régionales sont créées en 1996.

20. Quel changement institutionnel la loi Boulin du 31 décembre 1970 apporte-t-elle au système de santé ?

Elle consacre le paradigme de l’hôpital pour tous
Elle crée le service public hospitalier et en fait un pivot du système de santé
Elle organise la création des centres hospitaliers universitaires
Elle crée les agences régionales chargées de piloter les hôpitaux

Elle crée le service public hospitalier et en fait un pivot du système de santé

Explication

La loi Boulin crée le service public hospitalier et le consacre comme pivot du système de santé. Les agences régionales relèvent de la réforme de 1996, tandis que l’hôpital pour tous et les centres hospitaliers universitaires sont associés aux ordonnances de 1958.

21. Une réforme hospitalière de 1996 doit organiser le pilotage des établissements à l’échelle régionale. Quelle mesure correspond à cette réforme ?

Créer le service public hospitalier
Créer les agences régionales de l’hospitalisation
Créer les centres hospitaliers universitaires
Créer un dispositif de coordination des soins

Créer les agences régionales de l’hospitalisation

Explication

L’ordonnance du 24 avril 1996 inaugure la régionalisation et crée les agences régionales de l’hospitalisation. La coordination des soins et les centres hospitaliers universitaires datent des ordonnances de 1958, tandis que le service public hospitalier est créé en 1970.

22. À quel objet se rapporte la loi Kouchner du 4 mars 2002 ?

Au financement des établissements par la tarification à l’activité
À la simplification de différents champs de l’ordonnancement juridique
Aux droits des malades et à la qualité du système de santé
À la régionalisation et au pilotage des établissements hospitaliers

Aux droits des malades et à la qualité du système de santé

Explication

La loi Kouchner du 4 mars 2002 concerne les droits des malades et la qualité du système de santé. La tarification à l’activité est introduite par la loi de financement pour 2004, la simplification est associée à l’ordonnance de 2003 et la régionalisation à la réforme de 1996.

23. Après avoir reçu les informations et préconisations d’une professionnelle de santé, une personne participe à la décision concernant son traitement. Quel principe de l’article L. 1111-4 cette situation illustre-t-elle ?

L’établissement décide selon les recettes générées par le traitement
Le professionnel décide seul après avoir communiqué son avis à la personne
La personne consent au traitement, mais la décision relève du professionnel
La personne décide avec le professionnel de santé en tenant compte des informations fournies

La personne décide avec le professionnel de santé en tenant compte des informations fournies

Explication

L’article L. 1111-4 prévoit que la personne prend les décisions concernant sa santé avec le professionnel et compte tenu des informations et préconisations fournies. La décision médicale laissée au seul médecin relève d’une logique paternaliste, et le financement à l’activité concerne les établissements.

24. Un établissement de santé abandonne un financement fondé sur un taux global au profit d’un financement lié à son activité. Quelle réforme a introduit ce changement ?

La loi Boulin du 31 décembre 1970
L’ordonnance de simplification du 4 septembre 2003
La loi Kouchner du 4 mars 2002
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2004

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2004

Explication

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2004 réforme le financement des établissements et introduit la tarification à l’activité en remplacement du taux global. La loi Kouchner porte sur les droits des malades, l’ordonnance de 2003 vise la simplification juridique et la loi Boulin crée le service public hospitalier.

25. Pour évaluer la logique de la tarification à l’activité, quel couple de priorités doit-on retenir ?

Les dépenses par rapport aux recettes, et les résultats par rapport aux moyens
Les recettes par rapport aux dépenses, et les résultats par rapport aux moyens
La participation des patients par rapport aux recettes, et les soins par rapport aux résultats
Les recettes par rapport aux dépenses, et les moyens par rapport aux résultats

Les recettes par rapport aux dépenses, et les résultats par rapport aux moyens

Explication

La tarification à l’activité privilégie les recettes par rapport aux dépenses et les résultats par rapport aux moyens. Inverser recettes et dépenses ou résultats et moyens contredit ces deux priorités; la participation des patients concerne plutôt la démocratie sanitaire.

26. Quelle date correspond à la loi HPST, présentée comme une réforme hospitalière majeure ?

26 janvier 2016
10 août 2011
21 juillet 2009
26 avril 2021

21 juillet 2009

Explication

La loi HPST date du 21 juillet 2009 et modifie en profondeur le système de santé. Le 10 août 2011 correspond à la loi Fourcade, le 26 janvier 2016 à la loi Touraine et le 26 avril 2021 à la loi RIST.

27. Une réforme hospitalière est présentée comme une grande loi de prévention, mais son orientation réelle est surtout décrite comme une politique d’efficience et de gouvernance. Quel paradigme caractérise cette orientation ?

Le new public management
La prévention comme principe directeur
La démocratie sanitaire comme modèle de gouvernance
La médecine curative comme paradigme de gestion

Le new public management

Explication

La loi HPST est décrite comme une loi d’efficience et de gouvernance imprégnée du new public management, malgré son ambition affichée de prévention. La priorité préventive, la logique curative et la démocratie sanitaire renvoient à d’autres orientations.

28. Après une réforme, un établissement privé peut accomplir certaines missions auparavant rattachées au service public hospitalier, selon une approche centrée sur des missions. Quelle évolution juridique cela illustre-t-il ?

La réintroduction du service public hospitalier au profit d’une gestion publique centralisée
Le remplacement des missions hospitalières par une tarification fondée sur les résultats
La suppression de la notion de service public hospitalier au profit d’une approche par missions
Le maintien du service public hospitalier avec des missions réservées au secteur public

La suppression de la notion de service public hospitalier au profit d’une approche par missions

Explication

La loi HPST supprime la notion de service public hospitalier et adopte une approche par missions susceptibles d’être exercées par des établissements publics ou privés. La restauration du service public hospitalier relève de la loi Touraine, tandis que la tarification à l’activité est une notion distincte.

29. Quelle loi, datée du 26 janvier 2016, modernise le système de santé et poursuit des objectifs de gouvernance, de démocratie sanitaire, d’égalité, d’accès aux soins et de prévention ?

La loi relative à la transformation de 2019
La loi HPST
La loi Fourcade
La loi Touraine

La loi Touraine

Explication

La loi Touraine du 26 janvier 2016 modernise le système de santé et poursuit ces objectifs. La loi HPST date de 2009, la loi Fourcade de 2011 et la loi relative à la transformation de 2019.

30. Une réforme hospitalière rétablit la notion de service public hospitalier après qu’une réforme antérieure l’a supprimée. Quelle loi correspond à cette réintroduction ?

La loi RIST
La loi HPST
La loi Touraine
La loi Fourcade

La loi Touraine

Explication

La loi Touraine réintroduit la notion de service public hospitalier, décrite par la doctrine comme une restauration. La loi HPST l’avait supprimée, la loi Fourcade modifiait certaines de ses dispositions et la loi RIST approfondissait la gouvernance hospitalière.

31. Quelle loi du 24 juillet 2019 met en œuvre des mesures annoncées dans le plan « Ma santé 2022 » ?

La loi relative à la transformation
La loi RIST
La loi RIST II
La loi Touraine

La loi relative à la transformation

Explication

La loi du 24 juillet 2019 relative à la transformation met en œuvre des mesures annoncées dans le plan « Ma santé 2022 ». La loi Touraine date de 2016, la loi RIST de 2021 et la loi RIST II de 2023.

32. Pour répondre à la pénurie de médecins, une réforme cherche à améliorer l’accès aux soins en renforçant la confiance envers les professionnels et en facilitant notamment le recours aux infirmiers en pratique avancée. De quelle loi s’agit-il ?

La loi RIST du 26 avril 2021
La loi Touraine du 26 janvier 2016
La loi relative à la transformation du 24 juillet 2019
La loi RIST II du 19 mai 2023

La loi RIST II du 19 mai 2023

Explication

La loi RIST II du 19 mai 2023 vise à améliorer l’accès aux soins, notamment en répondant à la pénurie de médecins par l’accès à d’autres professionnels comme les infirmiers en pratique avancée. La loi Touraine poursuit des objectifs plus larges de modernisation, la loi RIST de 2021 met l’accent sur la confiance et la simplification, et la loi de 2019 met en œuvre le plan « Ma santé 2022 ».

33. Quelle transformation décrit l’hybridation du service public hospitalier ?

Le remplacement intégral du service public hospitalier par des entreprises privées
La séparation croissante entre les méthodes de l’entreprise et celles du service public
La convergence progressive du modèle de l’entreprise privée et du service public à la française
La réorganisation des seuls services administratifs sans changement de modèle

La convergence progressive du modèle de l’entreprise privée et du service public à la française

Explication

L’hybridation désigne la transformation progressive produite par la convergence du modèle de l’entreprise privée et de celui du service public à la française. La privatisation complète, la seule réorganisation administrative et la séparation des modèles ne correspondent pas à cette convergence.

34. Un établissement hospitalier cherche à organiser son pilotage en conciliant les soins avec les contraintes de gestion. À quoi correspond cette démarche ?

À la politique de soins, qui détermine seule les objectifs cliniques de l’établissement
À la représentation légale, qui permet au directeur d’agir au nom de l’établissement
À la surveillance financière, qui contrôle les comptes sans organiser la gestion
À la gouvernance hospitalière, qui organise le pilotage et la gestion en conciliant soin et efficience

À la gouvernance hospitalière, qui organise le pilotage et la gestion en conciliant soin et efficience

Explication

La gouvernance hospitalière organise le pilotage et la gestion de l’établissement afin de concilier la mission de soin avec l’efficience, la performance et la bonne gestion. La définition des soins, le contrôle des comptes et la représentation légale sont des fonctions plus limitées.

35. Dans un hôpital réorganisé selon la loi HPST, quel organe doit assurer la gestion quotidienne plutôt que le contrôle ?

Le conseil d’administration
Le directoire
Le directeur en qualité d’ordonnateur
Le conseil de surveillance

Le directoire

Explication

Dans l’organisation inspirée de l’entreprise par la loi HPST, le directoire assure la gestion tandis que le conseil de surveillance exerce le contrôle. Le conseil de surveillance n’assure donc pas la gestion, et la fonction d’ordonnateur du directeur ne remplace pas le rôle du directoire.

36. Dans un établissement public de santé, qui représente légalement l’établissement, exerce l’autorité sur les agents et ordonne les dépenses et les recettes ?

Le conseil de surveillance
Le directoire de l’établissement
Le directeur de l’établissement
Le conseil d’administration

Le directeur de l’établissement

Explication

Le directeur est le représentant légal de l’établissement, détient l’autorité sur ses agents et exerce la fonction d’ordonnateur des dépenses et des recettes. Le directoire assure la gestion collégiale, tandis que le conseil de surveillance exerce une mission de contrôle.

37. Une personne publique confie à une entreprise extérieure autonome une partie d’une mission qu’elle assurait auparavant. Comment qualifier cette opération ?

Une externalisation
Une réorganisation interne
Une délégation de service public
Une fusion administrative

Une externalisation

Explication

L’externalisation consiste à confier à un opérateur extérieur et autonome tout ou partie de missions auparavant assurées par la personne publique. Une délégation de service public vise une activité de service public, alors que l’externalisation peut aussi concerner des fonctions support.

38. Un hôpital dont la mission principale est le soin confie le ménage à une entreprise extérieure. Quelle distinction décrit le mieux cette opération par rapport à une délégation de service public ?

Elle externalise une activité annexe ou support, plutôt que l’activité de service public elle-même
Elle internalise une fonction support, puisque l’entreprise intervient dans les locaux de l’hôpital
Elle transfère la mission principale de soin, car le ménage en est une composante essentielle
Elle délègue l’activité de service public, puisque toute prestation hospitalière relève des soins

Elle externalise une activité annexe ou support, plutôt que l’activité de service public elle-même

Explication

Le ménage est une activité annexe ou support de l’hôpital, dont la mission principale est le soin; son externalisation se distingue donc de la délégation de l’activité de service public. Assimiler toute prestation à la mission principale confond une fonction support avec l’activité de soin.

39. Un hôpital compare l’externalisation du ménage à celle d’une activité directement liée aux soins. Quelle évaluation correspond à leurs effets potentiels ?

Les deux externalisations peuvent réduire les coûts, mais aucune ne peut améliorer l’efficacité
Le ménage peut réduire les coûts et améliorer l’efficacité, tandis qu’une activité liée aux soins peut nuire à la qualité et à la sécurité
Le ménage peut nuire à la sécurité des patients, tandis qu’une activité liée aux soins réduit les coûts
Les deux externalisations peuvent améliorer l’efficacité sans risque pour la qualité et la sécurité

Le ménage peut réduire les coûts et améliorer l’efficacité, tandis qu’une activité liée aux soins peut nuire à la qualité et à la sécurité

Explication

L’externalisation de fonctions support peut réduire les coûts et améliorer l’efficacité, alors que celle d’activités directement liées aux soins peut compromettre la qualité et la sécurité des patients. Inverser ces effets ou supposer qu’ils sont identiques néglige la distinction entre fonctions support et soins.

40. Un hôpital public adopte des méthodes de gestion inspirées des entreprises et cherche à diversifier ses ressources : quel processus cela illustre-t-il ?

La privatisation du service public hospitalier
La sociétisation du service public hospitalier
La tarification des soins hospitaliers
L’externalisation des missions hospitalières

La sociétisation du service public hospitalier

Explication

La sociétisation consiste à appréhender le service public hospitalier comme une société, notamment par des pratiques de gestion et de diversification des ressources inspirées de l’entreprise. La privatisation transfère la nature de l’organisation, l’externalisation délègue des tâches et la tarification à l’activité concerne le financement.

41. Un établissement public de santé envisage une activité commerciale secondaire qui ne nuit pas à son activité principale, présente un intérêt général suffisant et lui est utile. Quel cadre juridique l’autorise ?

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2004
Une activité commerciale intégrée à la mission principale
Une autorisation sans condition liée à l’activité principale
L’ordonnance du 2 mai 2005

L’ordonnance du 2 mai 2005

Explication

L’ordonnance du 2 mai 2005 autorise les établissements publics de santé à exercer des activités industrielles et commerciales à titre subsidiaire, si elles ne portent pas préjudice à leur activité principale et présentent un intérêt général suffisant ainsi qu’une utilité pour l’établissement. La loi de 2004 concerne la tarification à l’activité, tandis que les deux autres réponses écartent ou modifient les conditions requises.

42. En 2003, une clinique commerciale et un hôpital public sont financés selon le régime en vigueur jusqu’en 2004. Quelle différence de financement les distingue ?

La clinique et l’hôpital reçoivent une dotation globale
La clinique est financée à l’acte et l’hôpital reçoit une dotation globale
La clinique et l’hôpital sont financés à l’acte
La clinique reçoit une dotation globale et l’hôpital est financé à l’acte

La clinique est financée à l’acte et l’hôpital reçoit une dotation globale

Explication

Jusqu’en 2004, le financement est binaire : les acteurs privés, libéraux et commerciaux sont financés à l’acte, tandis que les établissements publics reçoivent une dotation globale de fonctionnement. Inverser les régimes ou attribuer le même régime aux deux catégories efface cette distinction.

43. Une réforme du financement hospitalier instaurée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2004 doit être identifiée. Quel dispositif cette loi met-elle en place ?

La gestion hospitalière par les agences régionales de santé
La dotation globale de fonctionnement
Le financement à l’acte des acteurs privés
La tarification à l’activité

La tarification à l’activité

Explication

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2004 met en place la tarification à l’activité afin de réformer le financement des établissements de santé. La dotation globale et le financement à l’acte correspondent aux modes antérieurs, tandis que la gestion par les agences régionales de santé n’est pas le dispositif de financement visé.

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Qui peut déposer un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale ?

Le Parlement ne dispose pas du droit d’initiative.

À quelle date limite le projet de loi de finances doit-il être déposé ?

Au plus tard le premier mardi d’octobre.

De combien de jours le Parlement dispose-t-il pour examiner les deux projets budgétaires ?

70 jours.

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