★ À maîtriser
📌 Le principe de légalité des délits et des peines a pour corollaire la non-rétroactivité de la loi pénale.
Compléments
Loi plus sévère : non-rétroactivité ; loi plus douce : application rétroactive
📌 Selon l’article 113-2 du Code pénal, la loi pénale française est applicable à toutes les infractions commises sur le territoire de la République.
Territoire → personnalité → réalité → universalité
Infraction matérielle : résultat exigé ; infraction formelle : résultat indifférent
★ À maîtriser
📌 L’approche subjective de la tentative privilégie la dangerosité révélée par la volonté de nuire, tandis que l’approche objective privilégie l’atteinte effective à l’ordre social.
📌 La complicité de tentative est punissable, contrairement à la tentative de complicité.
Compléments
Résolution → préparatifs → exécution → consommation ou tentative
★ À maîtriser
📌 Le complice doit avoir conscience de son aide ou de son instigation, mais il n’est pas nécessaire qu’il ait partagé l’intention de l’auteur principal.
Compléments
📌 L’acte de complicité doit être un acte positif, selon l’arrêt de la chambre criminelle du 15 janvier 1948.
Coaction : chacun réalise l’infraction ; complicité : aide ou provocation
Première condamnation définitive → nouvelle infraction → aggravation de la peine
Fiction → réalité → responsabilité pénale spécialisée → responsabilité générale
Causes subjectives : empêchent l’imputabilité ; causes objectives : justifient l’infraction
★ À maîtriser
📌 L’altération du discernement ne constitue pas une cause de non-imputabilité, mais une cause de modulation de la peine.
Compléments
Abolition du discernement : irresponsabilité ; altération : modulation de la peine
★ À maîtriser
Compléments
Primauté éducative du mineur, répression renforcée lorsque l’ordre public l’exige
★ À maîtriser
L’article 64 du Code pénal de 1810 excluait le crime et le délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment de l’action.
Le régime de l’article 64 reposait sur une logique tout ou rien, laissait une large appréciation au juge et prenait en compte l’état mental au moment des faits.
Selon l’article 122-1 du Code pénal, un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli le discernement au moment des faits entraîne l’irresponsabilité pénale.
Si le trouble mental apparaît après les faits mais avant le jugement définitif, il suspend l’action publique, tandis qu’un trouble apparu après le jugement définitif suspend l’exécution de la peine.
Compléments
Trouble concomitant aux faits : irresponsabilité ; trouble postérieur : suspension
📌 Dans l’Ancien Droit, l’enfant était en principe irresponsable avant 7 ans, pouvait être puni avec atténuation entre 7 et 14 ans en cas de malice, et était ensuite responsable comme un adulte avec des atténuations possibles jusqu’à 25 ans.
Le Code pénal de 1810 prévoyait que le mineur de 16 ans ayant agi sans discernement était acquitté, mais pouvait être remis à ses parents ou placé en maison de correction, tandis que le mineur ayant agi avec discernement était condamné avec une excuse atténuante de minorité.
Le Code de la justice pénale des mineurs organise une audience sur la culpabilité, une mise à l’épreuve éducative de 6 à 9 mois, puis une audience de sanction.
Entré en vigueur le 30 septembre 2021, le Code de la justice pénale des mineurs remplace l’ordonnance de 1945 et présume simplement le discernement à partir de 13 ans.
Discernement, éducation, CJPM
★ À maîtriser
📌 Les causes de non-imputabilité suppriment la faute de l’auteur, tandis que les faits justificatifs suppriment l’illicéité de l’acte.
📌 Lorsqu’un fait justificatif est retenu, l’infraction reste qualifiée mais son caractère répréhensible est neutralisé à l’égard des auteurs, coauteurs et complices.
Compléments
Causes subjectives : faute supprimée ; faits justificatifs : illicéité supprimée
★ À maîtriser
📌 L’article 122-5 du Code pénal autorise la légitime défense des personnes sauf disproportion entre les moyens employés et la gravité de l’atteinte, et permet la défense des biens si l’acte est strictement nécessaire et proportionné sans constituer un homicide volontaire.
Compléments
📌 L’article 122-6 du Code pénal reprend les deux présomptions de l’ancien article 329, mais ces présomptions sont simples et peuvent être renversées par la preuve contraire.
Atteinte réelle et injuste → riposte nécessaire et proportionnée
★ À maîtriser
Dans l’arrêt Lesage du 25 juin 1958, la Cour de cassation reconnaît le principe de l’état de nécessité comme fait justificatif, tout en censurant une décision qui n’en avait pas caractérisé les conditions.
L’état de nécessité ne peut pas être invoqué pour agir directement contre une personne, sauf lorsque le péril provient d’une contrainte extérieure.
Compléments
Le 4 mars 1898, le tribunal de Château-Thierry a relaxé Louise Ménard, qui avait volé du pain pour nourrir sa famille, dans une décision associée au « bon juge » Magnaud.
Le 22 septembre 2021, la Cour de cassation rejette l’invocation de l’état de nécessité climatique par des militants ayant décroché des portraits du Président.
Péril actuel et certain → infraction nécessaire pour l’éviter
★ À maîtriser
📌 L’autorisation de la loi peut justifier un acte dans les limites prévues par le texte, mais elle ne peut pas justifier un coup et blessure volontaire.
📌 Les causes objectives d’irresponsabilité pénale s’apprécient au niveau des moyens de défense et non au moment de la qualification de l’infraction.
Compléments
Autorisation de la loi : acte permis ; lanceur d’alerte : protection sous conditions
| Compétence | Fondement | Critère principal |
|---|---|---|
| Personnelle | Nationalité de l’auteur ou de la victime | Lien personnel |
| Réelle | Protection des intérêts fondamentaux de l’État | Nature de l’atteinte |
| Universelle | Gravité du crime pour la communauté internationale | Absence de lien territorial ou national |
| Droits de l’homme | Protection contre une remise ou extradition portant atteinte aux droits fondamentaux | Risque pour les droits fondamentaux |
| Catégorie | Effet juridique | Exemples |
|---|---|---|
| Causes de non-imputabilité | Suppression de la faute de l’auteur | Trouble psychique, minorité, contrainte, erreur |
| Faits justificatifs | Suppression de l’illicéité de l’acte | Légitime défense, état de nécessité, autorisation de la loi |
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Qu'est-ce qu'une loi pénale plus sévère ?
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Le principe de légalité des délits et des peines.
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