★ À maîtriser
📌 Le passage des libertés publiques aux libertés fondamentales traduit la subjectivisation du droit des libertés et sa fondamentalisation par l’essor de sources supra-législatives.
Compléments
📌 Le droit des libertés est transversal, car il relève à la fois du droit interne et du droit international et se situe aux frontières du droit public et du droit privé.
Barbarie totalitaire → rehaussement juridique des libertés
📌 Un droit est une prérogative juridiquement protégée dont le titulaire peut demander le respect, tandis qu’une liberté est une possibilité d’action plus indéterminée. - Denis Baranger
📌 Selon l’article 4 de la DDHC, les limites de la liberté ne peuvent être déterminées que par la loi.
Liberté contre l’État, mais protégée par l’État
★ À maîtriser
📌 Le droit des droits de l’homme comporte une dimension morale, mais l’universalisation de cette morale se heurte au relativisme culturel et au risque d’imposition de valeurs non partagées. - Danièle Lochak, 2005
📌 En démocratie représentative, la majorité décide, mais le droit des libertés doit empêcher que la majorité opprime les minorités. - Kelsen
Compléments
Majorité représentative ↔ protection des minorités
États généraux → Jeu de paume → Assemblée constituante → DDHC
📌 La DDHC articule l’individualisme et l’universalisme avec la nécessité de protéger les droits dans le cadre d’États souverains et de communautés politiques. - Simone Goyard-Fabre
Droits universels ↔ protection par les États souverains
★ À maîtriser
📌 La liberté des Modernes désigne une liberté privée et autonome, tandis que la liberté des Anciens désigne principalement la participation à la chose publique. - Benjamin Constant, 1819
Compléments
Droits naturels → loi → libertés publiques → garanties juridictionnelles
★ À maîtriser
📌 Après la Seconde Guerre mondiale, l’État est concurrencé dans la sphère internationale par l’individu, tandis que le droit international des droits de l’homme impose des normes aux États.
📌 Le principe de subsidiarité fait de l’État le premier protecteur des droits fondamentaux, tandis que le droit international garantit un standard minimal que l’État peut dépasser.
Compléments
La Convention de Genève de 1864 fonde la Croix-Rouge, qui intervient indépendamment de la nationalité de la personne à soigner, tandis que son fonctionnement actuel repose sur quatre conventions de 1949.
Le Traité de Versailles de 1919 impose notamment à la Pologne et à la Tchécoslovaquie de respecter le droit des minorités.
Après-guerre → limitation de la souveraineté étatique
★ À maîtriser
Compléments
📌 La théorie de la loi écran, consacrée par l’arrêt Arrighi du Conseil d’État de 1936, empêche le juge administratif de contrôler la constitutionnalité d’une loi qui fait écran entre l’acte administratif et la Constitution.
Loi écran → Conseil constitutionnel → QPC
★ À maîtriser
📌 La conception formelle de la fondamentalité rattache le caractère fondamental à la protection constitutionnelle ou au contrôle d’un juge constitutionnel, tandis que la conception substantielle le rattache à l’importance des valeurs protégées dans la société.
La révision constitutionnelle de 1993 introduit pour la première fois l’expression « liberté fondamentale » dans la Constitution, et la loi du 30 juin 2000 crée le référé-liberté pour sauvegarder les libertés fondamentales.
Le droit au logement est qualifié de droit subjectif et de droit fondamental par la loi, mais le Conseil d’État refuse en 2002 de le considérer comme une liberté fondamentale en référé-liberté, tandis que le Conseil constitutionnel le qualifie d’objectif à valeur constitutionnelle en 1995 et exclut en 2024 qu’il soit garanti par la Constitution au sens de la QPC.
Compléments
Fondamentalité formelle : source constitutionnelle ; fondamentalité substantielle : valeur sociale
★ À maîtriser
📌 Le juridique repose sur une sanction incontestable par une autorité publique, tandis que l’éthique repose sur l’engagement volontaire d’acteurs privés et sur la réputation et la confiance. - Véronique Champeil-Desplats
Compléments
Droit étatique hiérarchisé versus droit global fragmenté
★ À maîtriser
📌 Par principe, la personne humaine vivante est titulaire des droits fondamentaux, mais certains droits s’éteignent à sa mort, comme le droit à la vie privée.
📌 Les droits de l’Homme renvoient à l’universalisme et à l’individualisme, les libertés publiques à une dimension collective des groupements, et les droits fondamentaux aux catégories de situations telles que les travailleurs ou les femmes. - Véronique Champeil-Desplats, Des libertés publiques et droits fondamentaux, 2010
Compléments
Personne humaine vivante versus personne juridique
★ À maîtriser
📌 L’égalité exige que les personnes dans une situation identique soient traitées identiquement, tandis que la non-discrimination interdit les distinctions fondées sur des critères liés à l’identité, à l’intimité ou aux choix de la personne. - Pierre Henri Prélot
Le principe d’égalité repose notamment sur les articles 1, 6 et 13 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, les alinéas 3 et 5 du Préambule de 1946 et les articles 1 et 3 de la Constitution de 1958.
L’article 14 de la Convention européenne des droits de l’Homme consacre la non-discrimination, tandis que le Protocole n°12 de 2000 l’étend à tout droit mais n’est pas ratifié par la France.
📌 Une discrimination directe traite une personne moins favorablement qu’une autre dans une situation comparable en raison d’un critère prohibé, tandis qu’une discrimination indirecte résulte d’une mesure neutre en apparence qui désavantage particulièrement certaines personnes, sauf justification légitime, nécessaire et appropriée.
Compléments
📌 L’article 225-1 du Code pénal définit la discrimination en énumérant limitativement les critères prohibés.
Égalité générale versus non-discrimination fondée sur des critères prohibés
Mesure apparemment neutre → effets discriminatoires indirects
★ À maîtriser
Les quotas sont un moyen de mettre en œuvre la discrimination positive, mais ils n’en constituent qu’un moyen parmi d’autres.
En droit français, la discrimination positive vise à favoriser l’accès d’un groupe à une ressource comme le travail ou l’école lorsque son accès est limité pour des raisons objectives, notamment historiques, ou subjectives, notamment les préjugés.
La discrimination positive peut renforcer l’égalité des chances ou rechercher un nombre précis de membres d’un groupe parmi les lauréats d’un concours au moyen des quotas.
Compléments
Préjudice historique → rattrapage → accès aux ressources
★ À maîtriser
📌 Dans sa décision du 22 juillet 2005, le Conseil constitutionnel a jugé qu’aucun principe ni aucune règle de valeur constitutionnelle n’interdit au législateur de prendre des mesures pour aider des catégories de personnes rencontrant des difficultés particulières.
📌 Dans sa décision du 15 juin 1999, le Conseil constitutionnel s’est opposé à la reconnaissance de droits collectifs fondés sur une communauté d’origine, de culture, de langue ou de croyance.
Compléments
Aide aux catégories en difficulté, mais pas de droits collectifs fondés sur l’identité
📌 Le Conseil constitutionnel admet qu’une loi traite différemment des situations différentes ou déroge à l’égalité pour un motif d’intérêt général, à condition que la différence de traitement soit directement liée à l’objet de la loi.
📌 Selon le Conseil d’État dans l’arrêt d’Assemblée GISTI du 12 avril 2012, une différence de traitement entre situations différentes ou fondée sur un intérêt général doit être directement liée à l’objet de la norme et ne pas être manifestement disproportionnée au regard des motifs qui peuvent la justifier. - CE, Ass.
| Notion | Définition | Rapport principal |
|---|---|---|
| Droit | Prérogative juridiquement protégée | Titulaire et respect exigible |
| Liberté | Possibilité d’action indéterminée | Choix de l’individu |
| Liberté publique | Droit d’agir dans l’espace public | Participation et protection face à l’État |
| Dimension | Égalité | Non-discrimination |
|---|---|---|
| Logique | Principe général | Règle spéciale fondée sur des critères prohibés |
| Objet | Prohiber les différences de traitement | Empêcher les distinctions liées à l’identité ou aux choix |
| Contrôle | Protection générale | Protection renforcée et charge de la preuve aménagée |
| Discrimination indirecte | Ne la saisit pas nécessairement | Permet de sanctionner une mesure neutre en apparence |
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1. Quelle affirmation distingue correctement les années 1954 et 1962 dans l’enseignement des libertés publiques ?
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En quelle année le cours de libertés publiques devient-il obligatoire ?
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En quelle année le premier cours de libertés publiques est-il dispensé ?
En 1954.
Que traduit le passage des libertés publiques aux libertés fondamentales ?
La subjectivisation et la fondamentalisation du droit des libertés.
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