★ À maîtriser
📌 Adolphe Thiers résume le rôle royal par « le roi règne et ne gouverne pas », tandis que François Guizot affirme que « le trône n’est pas un fauteuil vide » et défend une participation du monarque à la politique nationale.
Sous Louis-Philippe, la politique orléaniste tend vers la conception de Guizot et le roi cherche à exercer personnellement le pouvoir en exploitant l’ambiguïté de la Charte.
Sous le gouvernement de Guizot, de 1840 à 1848, les liens étroits entre le roi et le gouvernement rigidifient le régime, qui ne répond pas à la revendication du suffrage universel et reste fondé sur le cens.
Compléments
Louis-Philippe exerce une pression sur les députés fonctionnaires, renvoie ses ministres et peut dissoudre les Chambres récalcitrantes, ce qui caractérise une monarchie personnifiée.
En 1848, la révolution parisienne met fin au régime ; le cours la désigne comme les « trois glorieuses » des 26, 27 et 28 juillet, mais signale l’incertitude de cette datation.
Thiers : le roi règne ; Guizot : le trône n’est pas vide
📌 La Constitution de 1848 sépare rigoureusement le président de la République et l’Assemblée unique, contrairement à un régime parlementaire fondé sur une séparation souple et une responsabilité politique partagée.
Élu président en novembre 1848 au suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte choisit discrétionnairement ses ministres et limite l’Assemblée au travail législatif.
La Constitution proposée le 14 janvier 1852 confie l’exécutif à un chef politiquement irresponsable, élu par le peuple, qui nomme les ministres responsables devant lui et détient seul l’initiative, la sanction et la promulgation des lois.
En novembre 1852, un référendum transforme le Prince-Président en empereur héréditaire sous le nom de Napoléon III et inaugure le Second Empire, qualifié de césarisme démocratique.
Séparation rigide → conflit des pouvoirs → coup d’État
★ À maîtriser
📌 Le président de la République est irresponsable sauf en cas de haute trahison, et chacun de ses actes doit être contresigné par un ministre qui en assume la responsabilité.
📌 La Chambre des députés, élue au suffrage universel direct, vote la loi et peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement ; le Sénat vote les lois ordinaires et constitutionnelles, peut mettre en cause le gouvernement et doit consentir à la dissolution de la Chambre.
Compléments
Les lois constitutionnelles de 1875 cherchent à limiter le risque de pouvoir personnel en plaçant l’exécutif sous l’autorité morale du Parlement.
Le président de la République dispose notamment des pouvoirs suivants : nommer et révoquer les ministres, convoquer les Chambres et leur adresser des messages, dissoudre la Chambre des députés, partager l’initiative des lois et demander une nouvelle délibération, exercer le pouvoir réglementaire, négocier ou ratifier les traités
★ À maîtriser
📌 Dans le système dualiste défendu par Mac-Mahon, le gouvernement doit bénéficier à la fois de la confiance des assemblées et de celle du chef de l’État.
📌 Dans le système moniste défendu par les républicains, le gouvernement dépend politiquement du Parlement seul et le chef de l’État ne peut renvoyer un ministère qui conserve la confiance des députés.
Compléments
Mac-Mahon réclame deux confiances ; les républicains n’en veulent qu’une
★ À maîtriser
Après 1879, les pouvoirs du chef de l’État deviennent principalement formels et son principal acte politique est le choix du chef du gouvernement.
La prééminence parlementaire et l’absence de majorité parlementaire durable entraînent une forte instabilité ministérielle et empêchent la consolidation de l’exécutif sous la IIIe République.
Compléments
Le refus de Grévy de nommer Léon Gambetta président du Conseil affaiblit cette fonction et déplace le centre de gravité politique vers la Chambre.
Après 1918, les Chambres délèguent parfois leur pouvoir législatif au gouvernement en l’habilitant à prendre des décrets-lois, alternant ainsi avec des périodes de forte domination parlementaire.
Non-usage de la dissolution → effacement présidentiel → instabilité ministérielle
★ À maîtriser
Les constituants de 1946 cherchent à remédier aux dysfonctionnements de la IIIe République par le parlementarisme rationalisé, mais l’histoire de la IVe République montre que les procédures ne suffisent pas sans changement de culture politique.
En 1958, la pensée constitutionnelle de De Gaulle et des constituants est marquée par la restauration de l’autorité de l’État, une séparation réelle des pouvoirs et une rationalisation effective du parlementarisme.
Compléments
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1. Dans une monarchie parlementaire, que doit faire le gouvernement lorsqu’il perd le soutien de la majorité parlementaire ?
2. En quoi la séparation des pouvoirs établie par la Constitution de 1848 se distingue-t-elle de celle d’un régime parlementaire ?
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Dans une monarchie parlementaire, quand le gouvernement doit-il se retirer ?
Lorsqu’il ne bénéficie plus du soutien de la majorité parlementaire.
Quelle formule Adolphe Thiers emploie-t-il pour résumer le rôle royal ?
« Le roi règne et ne gouverne pas. »
Selon l’article premier de la Constitution du 4 novembre 1848, où réside la souveraineté ?
Dans l’universalité des citoyens français.
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