QCM : Établissement judiciaire de la filiation (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel lien juridique rattache un enfant à chacun de ses parents et peut produire des effets comme l’attribution du nom, l’autorité parentale et les obligations alimentaires ?

L’état civil
L’autorité parentale
La filiation
La parenté biologique

La filiation

Explication

La filiation est le lien juridique entre l’enfant et chacun de ses parents, dont découlent notamment des droits et des obligations. La parenté biologique désigne un lien de nature biologique, l’état civil enregistre des éléments d’identité et l’autorité parentale est un effet juridique distinct.

2. Quelle réforme a inscrit l’égalité de statut entre les enfants alors qualifiés de légitimes et ceux qualifiés de naturels ?

L’article 310 du Code civil
La loi du 3 janvier 1972
La loi du 4 mars 2002
La loi du 3 juillet 1972

La loi du 3 janvier 1972

Explication

La loi du 3 janvier 1972 a inscrit l’égalité de statut entre les enfants nés de parents mariés et ceux nés de parents non mariés. La loi du 4 mars 2002 et son article 310 énoncent les droits et devoirs communs des enfants dont la filiation est établie.

3. Une femme non mariée accouche et son nom figure dans l’acte de naissance de l’enfant. Quelle conséquence l’article 311-25 du Code civil attache-t-il à cette désignation ?

La filiation paternelle est établie
La filiation maternelle est établie
La filiation maternelle dépend d’une reconnaissance ultérieure
La filiation maternelle reste à établir par jugement

La filiation maternelle est établie

Explication

La désignation de la mère dans l’acte de naissance établit la filiation maternelle, qu’elle soit mariée ou non. Exiger le mariage ou une reconnaissance distincte ajoute une condition absente de l’article 311-25; la désignation ne suffit pas à établir la filiation paternelle.

4. Un enfant est conçu pendant le mariage de sa mère, mais naît après la dissolution de celui-ci. Qui est désigné comme son père par la règle de l’article 312 du Code civil ?

L’homme qui reconnaît l’enfant en premier
Le conjoint de la mère à la naissance
La personne désignée comme père dans l’acte de naissance
Le mari de la mère

Le mari de la mère

Explication

L’article 312 attribue la paternité au mari lorsque l’enfant a été conçu ou est né pendant le mariage; ici, la conception a eu lieu pendant celui-ci. Le conjoint à la naissance et la reconnaissance volontaire ne remplacent pas ce critère légal.

5. La mère d’un enfant est désignée dans l’acte de naissance et son mari est présumé père. Un tiers conteste cette paternité. Quelle analyse correspond à la présomption de paternité ?

La présomption peut être combattue même sans filiation maternelle établie
La présomption peut être combattue et suppose la filiation maternelle établie
La présomption est irréfragable dès que le mariage est établi
La présomption rend les deux filiations indépendantes dans ce cas

La présomption peut être combattue et suppose la filiation maternelle établie

Explication

La présomption de paternité est simple, donc elle peut être combattue, et elle suppose que la filiation maternelle soit établie. La qualifier d’irréfragable confond deux types de présomption; l’absence de filiation maternelle établie méconnaît sa condition, tandis que ce cas est précisément l’exception où les filiations sont indivisibles.

6. Que constitue la reconnaissance d’un enfant en droit de la filiation ?

Une autorisation par laquelle l’autre parent confère un lien de filiation au déclarant
Une déclaration informative par laquelle un parent signale l’enfant sans établir de filiation
Une décision judiciaire par laquelle un juge désigne un parent et fixe les conséquences légales
Un acte volontaire par lequel un parent déclare être l’auteur de l’enfant et accepte les conséquences légales

Un acte volontaire par lequel un parent déclare être l’auteur de l’enfant et accepte les conséquences légales

Explication

La reconnaissance est un acte juridique volontaire par lequel le parent se déclare auteur de l’enfant, établit le lien de filiation et en accepte les conséquences légales. La décision judiciaire imposée confond la reconnaissance avec un jugement, tandis qu’une simple information ou autorisation ne crée pas le lien décrit.

7. Deux parents non mariés souhaitent établir chacun leur lien de filiation avec leur enfant. Quelle règle s’applique à leurs démarches ?

Chacun peut établir son lien sans l’autorisation de l’autre parent
Le lien maternel doit être établi avant que le père puisse agir
Le premier parent doit autoriser la démarche de l’autre parent
Les deux liens doivent être établis ensemble par une démarche commune

Chacun peut établir son lien sans l’autorisation de l’autre parent

Explication

Chez des parents non mariés, les filiations maternelle et paternelle sont indépendantes et chacun peut établir son lien sans l’accord de l’autre. L’indivisibilité liée à la présomption de paternité concerne un contexte différent ; l’autorisation et l’ordre obligatoire entre les démarches ne sont pas requis.

8. Un père non marié n’a pas reconnu l’enfant avant la naissance ni lors de la déclaration de naissance. Où peut-il encore effectuer cette démarche ultérieurement ?

Dans une mairie, mais pas devant un notaire
En mairie ou devant un notaire
Dans l’acte de naissance, même après sa déclaration
Devant un notaire, mais pas dans une mairie

En mairie ou devant un notaire

Explication

Le père peut reconnaître l’enfant ultérieurement en mairie ou devant un notaire, en plus des possibilités avant la naissance et lors de la déclaration de naissance. Réserver cette démarche à un seul de ces deux lieux confond les modalités prévues.

9. Une filiation est légalement établie pour un enfant et une nouvelle reconnaissance désignerait un autre parent incompatible avec elle. Tant que la première filiation n’a pas été contestée en justice, que se passe-t-il ?

La filiation existante fait obstacle à l’établissement de la filiation contradictoire
La nouvelle reconnaissance annule la filiation légalement établie dès son inscription
La nouvelle reconnaissance remplace immédiatement la filiation légalement établie
La filiation existante fait obstacle seulement après une décision judiciaire définitive

La filiation existante fait obstacle à l’établissement de la filiation contradictoire

Explication

L’article 320 prévoit qu’une filiation légalement établie empêche l’établissement d’une filiation contradictoire tant que la première n’a pas été contestée en justice. Cet obstacle ne signifie pas que la reconnaissance contradictoire annule ou remplace d’elle-même le lien existant.

10. Une personne reconnaît un enfant qui possède déjà une filiation légalement établie, laquelle n’a pas encore été anéantie en justice. Quel est l’effet de cette reconnaissance ?

Elle produit immédiatement effet et remplace la filiation antérieure
Elle n’est pas nulle, mais reste privée d’effet dans l’intervalle
Elle reste suspendue jusqu’à la contestation judiciaire de la nouvelle reconnaissance
Elle est nulle dès qu’une filiation antérieure est légalement établie

Elle n’est pas nulle, mais reste privée d’effet dans l’intervalle

Explication

La reconnaissance d’un enfant déjà doté d’une filiation légalement établie n’est pas nulle : elle demeure privée d’effet tant que cette filiation n’a pas été anéantie en justice. La confondre avec un acte nul efface la distinction entre validité de l’acte et effets juridiques.

11. Un homme souhaite reconnaître un enfant, sans établir de lien biologique avec lui. Aucune filiation paternelle n’est déjà établie. Quelle règle s’applique ?

Il doit obtenir l’annulation d’une filiation paternelle antérieure.
Il doit prouver son lien biologique avant toute reconnaissance.
L’officier d’état civil doit vérifier son lien biologique.
Il peut reconnaître l’enfant sans prouver de lien biologique.

Il peut reconnaître l’enfant sans prouver de lien biologique.

Explication

L’absence de filiation paternelle déjà établie permet la reconnaissance sans preuve d’un lien biologique, que l’officier d’état civil ne vérifie pas. Exiger une preuve biologique confond reconnaissance et vérification ; exiger l’annulation suppose une filiation antérieure ; attribuer cette vérification à l’officier méconnaît son rôle.

12. Un homme d’un âge très avancé reconnaît un nouveau-né afin d’obtenir des aides sociales. Quelle démarche le procureur de la République peut-il engager ?

Attendre une preuve biologique avant de pouvoir contester la déclaration.
Annuler lui-même la reconnaissance en raison de l’âge du déclarant.
Se limiter à signaler la situation à l’officier d’état civil.
Contester la déclaration comme invraisemblable ou frauduleuse.

Contester la déclaration comme invraisemblable ou frauduleuse.

Explication

Le procureur peut contester une déclaration invraisemblable au regard de l’âge du déclarant ou frauduleuse, notamment lorsqu’elle vise des aides sociales. Exiger un test biologique confond fraude et preuve de paternité ; l’annulation automatique attribue au procureur un pouvoir qui relève d’une contestation ; le simple signalement ne décrit pas son pouvoir de contestation.

13. Un majeur protégé souhaite reconnaître un enfant, mais son consentement a été obtenu sous la contrainte. Quelle condition de validité fait défaut ?

Un consentement volontaire et non vicié.
Une reconnaissance effectuée après la naissance.
Un acte authentique indiquant l’identité et le domicile.
Une filiation paternelle antérieure contestée en justice.

Un consentement volontaire et non vicié.

Explication

L’article 458 exige une reconnaissance volontaire fondée sur un consentement non vicié, et elle demeure personnelle au majeur protégé. Le défaut de forme concerne l’acte authentique ; la date dépend d’une autre condition ; la filiation antérieure relève de l’article 320, et non du consentement.

14. Avant la naissance d’un enfant, une personne veut le reconnaître dans un acte authentique indiquant son identité et son domicile. La reconnaissance antérieure respecte l’ordre chronologique des filiations. Est-elle possible ?

Oui, mais l’acte doit indiquer le lien biologique plutôt que le domicile.
Oui, car elle peut être faite avant la naissance dans un acte conforme.
Non, car un acte authentique ne peut remplacer l’acte de naissance.
Non, car la reconnaissance doit figurer dans l’acte de naissance après l’accouchement.

Oui, car elle peut être faite avant la naissance dans un acte conforme.

Explication

La reconnaissance peut être faite avant ou après la naissance si le principe chronologique est respecté et si elle figure dans l’acte de naissance ou dans un autre acte authentique indiquant l’identité et le domicile du déclarant. Exiger qu’elle soit postérieure à la naissance écarte à tort la reconnaissance prénatale ; exclure l’acte authentique méconnaît la forme admise ; substituer le lien biologique au domicile confond les conditions.

15. Une filiation paternelle est légalement établie et n’a pas été contestée en justice. Une autre personne veut établir une filiation qui la contredirait. Quelle règle s’applique ?

La nouvelle reconnaissance est automatiquement nulle du fait de la première filiation.
La première filiation cesse de produire effet dès qu’une contestation est déposée.
La nouvelle filiation prend effet dès la reconnaissance, malgré la première.
La nouvelle filiation est bloquée tant que la première n’est pas contestée en justice.

La nouvelle filiation est bloquée tant que la première n’est pas contestée en justice.

Explication

L’article 320 rend la reconnaissance subsidiaire : une filiation légalement établie fait obstacle à une filiation contradictoire tant que la première n’a pas été contestée en justice. La reconnaissance n’est pas immédiatement effective malgré cet obstacle ; elle n’est pas pour autant automatiquement nulle ; le dépôt d’une contestation ne suffit pas à anéantir la filiation.

16. Quel lien la possession d’état permet-elle de révéler entre une personne et la famille à laquelle elle est dite appartenir ?

Un lien de résidence résultant de la vie commune au sein du foyer
Un lien juridique résultant d’une filiation déjà inscrite à l’état civil
Un lien de filiation et de parenté révélé par un ensemble suffisant de faits
Un lien biologique établi par la transmission génétique entre les personnes

Un lien de filiation et de parenté révélé par un ensemble suffisant de faits

Explication

La possession d’état repose sur une réunion suffisante de faits qui révèle un lien de filiation et de parenté vécu au sein d’une famille. Le « lien biologique » confond cette notion avec la parenté génétique, le « lien juridique » la réduit à une filiation déjà établie, et le « lien de résidence » ne suffit pas à caractériser une filiation.

17. Un enfant souhaite faire constater sa possession d’état par acte de notoriété. Quelle démarche correspond aux règles de délivrance de cet acte ?

Demander l’acte à un notaire, avec des documents pertinents sans témoignages, puis le faire signer par le notaire et les parents
Demander l’acte au tribunal, avec les déclarations d’au moins trois témoins et des documents pertinents, puis le faire signer par le juge et les témoins
Demander l’acte à un notaire, avec les déclarations de deux témoins et des documents pertinents, puis le faire signer par le notaire et les témoins
Demander l’acte à un notaire, avec les déclarations d’au moins trois témoins et des documents pertinents, puis le faire signer par le notaire et les témoins

Demander l’acte à un notaire, avec les déclarations d’au moins trois témoins et des documents pertinents, puis le faire signer par le notaire et les témoins

Explication

L’acte est demandé à un notaire et établi sur la foi d’au moins trois témoins ainsi que de tout document pertinent ; le notaire et les témoins le signent. Le « tribunal » confond les voies notariale et judiciaire, les « documents sans témoignages » omettent une condition, et « deux témoins » ne respecte pas le minimum requis.

18. Une jeune fille appelle un homme « papa » en privé, mais celui-ci ne participe pas à son entretien, sa famille et la société ne le reconnaissent pas comme son père, et elle ne porte pas son nom. Quel fait important de la possession d’état fait ici défaut ?

La prise en charge de l’éducation ou de l’entretien de l’enfant
La considération de l’enfant comme sien par l’autorité publique
La reconnaissance de l’enfant comme sien par la société et la famille
Le traitement réciproque de l’enfant et du parent présumé comme tels

La reconnaissance de l’enfant comme sien par la société et la famille

Explication

Parmi les faits caractérisant la possession d’état figure la reconnaissance de l’enfant comme sien par la société et la famille. Le « traitement réciproque » est présent dans le cas, la « prise en charge » concerne un autre fait et la « considération par l’autorité publique » constitue un critère distinct.

19. Une relation parent-enfant est reconnue publiquement et sans ambiguïté, mais les faits qui la révèlent sont sporadiques et ne s’étendent pas sur une période suffisamment longue. Quelle condition de la possession d’état n’est pas remplie ?

L’absence d’équivoque, qui suppose que les faits ne prêtent pas à confusion
La paix, qui suppose que les faits soient dépourvus de contestation
La publicité, qui suppose que les faits soient connus de l’entourage
La continuité, qui suppose des faits habituels étalés sur une durée suffisante

La continuité, qui suppose des faits habituels étalés sur une durée suffisante

Explication

La possession d’état doit être continue : ses faits doivent être habituels et s’échelonner sur une période suffisamment longue, sans devoir être constants. La « présence constante » impose à tort une permanence, tandis que la « publicité » et l’« absence d’équivoque » décrivent d’autres conditions, ici indiquées comme remplies.

20. Dans une action en filiation, une partie demande une expertise biologique et l’autre ne présente aucun motif légitime pour s’y opposer. Quelle règle s’applique ?

L’expertise biologique est exclue pour toute action en filiation constatant une possession d’état
L’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf motif légitime de ne pas y procéder
L’expertise biologique dépend du consentement des deux parties, même sans motif légitime d’opposition
L’expertise biologique est écartée en matière de filiation, sauf si un motif légitime la justifie

L’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf motif légitime de ne pas y procéder

Explication

En matière de filiation, l’expertise biologique est de droit, sauf motif légitime de ne pas y procéder. Le « consentement des deux parties » ajoute une condition absente de la règle, l’« exclusion sauf motif » inverse celle-ci, et l’« exclusion pour toute action » étend à tort l’exception liée à la constatation judiciaire de la possession d’état.

21. Une filiation est légalement établie et une personne veut en faire établir une autre qui la contredit. Quelle étape doit-elle franchir avant de pouvoir établir cette filiation contradictoire ?

Faire contester en justice la filiation légalement établie
Attendre l’expiration du délai de prescription de l’action en filiation
Obtenir une expertise biologique établissant le lien contradictoire
Faire inscrire la nouvelle filiation à l’état civil sans contestation préalable

Faire contester en justice la filiation légalement établie

Explication

Une filiation légalement établie fait obstacle à l’établissement d’une filiation contradictoire tant qu’elle n’a pas été contestée en justice. Une « inscription à l’état civil » ne lève pas cet obstacle, une « expertise biologique » ne remplace pas la contestation judiciaire et l’« expiration du délai » n’est pas la démarche requise.

22. Un enfant n’a ni titre ni possession d’état à l’égard de la femme qu’il prétend être sa mère. Que vise son action en recherche de maternité ?

Faire reconnaître judiciairement le lien de filiation maternelle
Faire reconnaître judiciairement le lien de filiation paternelle
Faire annuler un lien de filiation maternelle déjà établi
Obtenir directement une contribution à l’entretien de l’enfant

Faire reconnaître judiciairement le lien de filiation maternelle

Explication

Cette action permet à l’enfant dépourvu de titre et de possession d’état envers la mère prétendue de demander au tribunal judiciaire de reconnaître le lien maternel. La contestation vise un lien existant, la contribution alimentaire est une demande distincte et le lien paternel relève d’une autre action.

23. Aucune filiation maternelle n’est établie pour Lina, qui saisit le tribunal afin de faire reconnaître le lien avec la femme qu’elle prétend être sa mère. Qui peut exercer cette action et quel fait Lina doit-elle prouver ?

Lina, en prouvant que la femme est son père hors mariage
La mère prétendue, en prouvant qu’elle a élevé Lina
Le parent de Lina, en prouvant une relation avec la mère prétendue
Lina, en prouvant qu’elle est l’enfant dont cette femme a accouché

Lina, en prouvant qu’elle est l’enfant dont cette femme a accouché

Explication

L’action est réservée à l’enfant, qui doit établir qu’il est celui dont la mère prétendue a accouché. Confondre le titulaire avec un parent représentant, substituer l’éducation à la preuve de l’accouchement ou invoquer une paternité hors mariage méconnaît cette règle.

24. Un enfant demande au tribunal d’établir le lien avec son père, qui n’était pas marié à sa mère. Quelle règle encadre cette action ?

La paternité hors mariage peut être déclarée judiciairement et l’action est réservée à l’enfant
La paternité hors mariage peut être déclarée judiciairement et l’action est réservée à la mère
La maternité hors mariage peut être déclarée judiciairement et l’action est réservée à l’enfant
La paternité hors mariage ne peut pas être déclarée judiciairement à la demande de l’enfant

La paternité hors mariage peut être déclarée judiciairement et l’action est réservée à l’enfant

Explication

L’article 327 permet la déclaration judiciaire de la paternité hors mariage et réserve l’action en recherche de paternité à l’enfant. La recherche de maternité concerne le lien avec la mère prétendue, tandis que la mère peut agir au nom de son enfant mineur sans devenir titulaire de l’action à son propre titre.

25. Après une action en recherche de paternité, le lien est établi judiciairement et l’assignation est délivrée le 1er septembre 2025. Jusqu’à quelle date antérieure l’enfant peut-il demander le paiement des aliments, malgré la rétroactivité du lien à la naissance ?

Jusqu’au 1er septembre 2024
Jusqu’au 1er septembre 2015
Jusqu’au 1er septembre 2020
Depuis la naissance, sans limite liée à la prescription

Jusqu’au 1er septembre 2020

Explication

Le lien de filiation établi judiciairement rétroagit au jour de la naissance, mais la prescription quinquennale limite la demande d’aliments aux cinq années précédant l’assignation : ici, à partir du 1er septembre 2020. Une rétroactivité sans limite, un délai de dix ans ou un calcul depuis la naissance méconnaît cette distinction.

26. Après l’établissement de sa filiation, un enfant demande une contribution à son entretien. Quelle conséquence juridique découle de ce lien ?

Une obligation d’entretien au profit de l’enfant, puis des obligations alimentaires réciproques à l’âge adulte
Une vocation successorale au profit de l’enfant, sans obligation alimentaire liée à la filiation
Des obligations alimentaires réciproques dès la minorité, sans obligation d’entretien distincte
Une obligation d’entretien au profit du parent, puis des obligations alimentaires à l’âge adulte

Une obligation d’entretien au profit de l’enfant, puis des obligations alimentaires réciproques à l’âge adulte

Explication

L’établissement de la filiation oblige à contribuer à l’entretien de l’enfant et entraîne des obligations alimentaires réciproques lorsqu’il devient adulte. La confusion avec la succession omet l’obligation d’entretien, tandis que les autres réponses déplacent son bénéficiaire ou le moment des obligations réciproques.

27. Quelle conséquence patrimoniale particulière le lien de filiation établit-il entre l’enfant et son parent, en plus de l’accès à certaines règles fiscales et sociales ?

Un avantage fiscal réciproque sans vocation successorale
Une vocation successorale réservée à l’enfant
Une vocation successorale réciproque
Une obligation d’entretien sans vocation successorale

Une vocation successorale réciproque

Explication

Le lien de filiation instaure une vocation successorale réciproque et ouvre aussi droit à des règles spécifiques, notamment fiscales et sociales. L’obligation d’entretien est un autre effet, les règles fiscales ne résument pas ces conséquences et la vocation successorale n’est pas présentée comme unilatérale.

28. Dans un cas pratique portant sur un contrat contesté, une étudiante expose les faits utiles, identifie les règles applicables et les confronte aux faits. Quelle étape doit achever son raisonnement pour chaque question juridique ?

Qualifier les faits à nouveau sans répondre à la question juridique
Citer les règles applicables sans les confronter aux faits
Reformuler les faits sans déterminer leur conséquence juridique
Tirer une conclusion juridique de l’application des règles aux faits

Tirer une conclusion juridique de l’application des règles aux faits

Explication

Le cas pratique suit une démarche qui présente et qualifie les faits, identifie les règles applicables, puis les applique aux faits pour conclure. S’arrêter à la citation des règles omet leur application, tandis que reformuler ou requalifier les faits ne répond pas à la question.

29. Un cas pratique pose d’abord une question sur la responsabilité, puis une question sur l’indemnisation. Dans quel ordre faut-il traiter ces questions ?

Dans un ordre choisi selon les règles de droit citées
Dans l’ordre de difficulté croissante
Dans l’ordre où elles sont posées
En commençant par la question aux conséquences financières

Dans l’ordre où elles sont posées

Explication

Lorsque l’énoncé comporte plusieurs questions, elles sont traitées dans l’ordre où elles sont posées. Le choix fondé sur la difficulté, les conséquences financières ou les règles citées substitue un autre critère à cet ordre.

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Qu’est-ce que la filiation ?

Le lien juridique entre un enfant et chacun de ses parents.

Quels effets juridiques la filiation produit-elle notamment ?

L’attribution du nom, l’autorité parentale et des obligations alimentaires.

Quelle loi a inscrit l’égalité de statut entre enfants légitimes et naturels ?

La loi du 3 janvier 1972.

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