QCM : État et droit international (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’effet d’un traité de protectorat sur l’État placé sous tutelle ?

Les deux États exercent leurs compétences externes à égalité.
Une puissance impose sa force militaire sans établir de traité.
Un autre État exerce ses compétences au niveau externe.
L’État protégé exerce les compétences externes de l’autre.

Un autre État exerce ses compétences au niveau externe.

Explication

Dans un protectorat, un traité place un État sous la tutelle d’un autre, qui exerce ses compétences au niveau externe. L’égalité entre États souverains méconnaît cette tutelle, et la puissance militaire imposée sans traité correspond au quasi-protectorat.

2. Après une guerre, un État vainqueur oblige un État vaincu à adopter une forme politique déterminée. Quelle conséquence cette imposition a-t-elle sur l’État vaincu ?

Ses compétences externes passent sous tutelle par traité.
Sa souveraineté est limitée par un accord entre égaux.
Sa souveraineté est renforcée par le choix imposé.
Sa souveraineté est limitée par l’obligation politique.

Sa souveraineté est limitée par l’obligation politique.

Explication

Lorsqu’un vainqueur impose une forme politique aux vaincus, cette obligation limite leur souveraineté. Un choix imposé ne la renforce pas, tandis qu’un traité entre égaux ou une tutelle externe relèvent d’autres situations.

3. Quel droit la Charte des Nations unies, adoptée à San Francisco en 1945, reconnaît-elle aux peuples ?

Le droit de disposer d’eux-mêmes.
Le droit de saisir le comité de décolonisation.
Le droit de diriger les relations extérieures d’un autre État.
Le droit d’obtenir immédiatement l’indépendance.

Le droit de disposer d’eux-mêmes.

Explication

La Charte de 1945 reconnaît aux peuples le droit de disposer d’eux-mêmes. Le contrôle des relations extérieures concerne la domination d’un État, le comité relève de la résolution de 1960 et ce droit n’équivaut pas à une indépendance immédiate garantie.

4. Une résolution adoptée le 14 décembre 1960 demande que les colonies deviennent indépendantes. Quel dispositif accompagne cette résolution ?

Des élections organisées avec l’accord du colonisateur.
Un comité chargé de maintenir les colonies sous tutelle.
Un comité de décolonisation chargé d’en suivre l’application.
La Charte de San Francisco reconnaissant l’autodétermination.

Un comité de décolonisation chargé d’en suivre l’application.

Explication

La résolution du 14 décembre 1960 affirme que les colonies doivent devenir des États indépendants et entraîne la création d’un comité chargé de suivre son application. La reconnaissance générale du droit à disposer de soi-même date de la Charte de 1945, tandis que les élections avec l’accord du colonisateur constituent une autre démarche.

5. Sur quelle base les États s’imposent-ils des règles internationales, notamment par des traités ?

Le consentement des États
L’autorité d’un État supérieur
L’accord des seules organisations internationales
La décision d’une juridiction nationale

Le consentement des États

Explication

Le droit international repose sur le consentement des États, qui s’engagent notamment par des traités. La décision d’une juridiction nationale, l’autorité d’un État supérieur et l’accord des seules organisations internationales ne sont pas le fondement indiqué.

6. Un État souverain accepte un traité puis envisage de ne plus en respecter les obligations. Quelle règle s’applique à son engagement actuel ?

Il doit respecter le traité auquel il s’est engagé
Il peut traiter le traité comme une règle facultative
Il peut suspendre le traité avec l’accord d’un autre État
Il peut écarter le traité en invoquant sa souveraineté

Il doit respecter le traité auquel il s’est engagé

Explication

La souveraineté permet à l’État de choisir d’accepter ou non une règle, mais, une fois engagé par un traité, il doit le respecter. Invoquer sa souveraineté après l’engagement confond le choix initial et l’exécution de l’obligation; l’accord d’un État tiers ou le caractère facultatif ne correspond pas à cette règle.

7. Un État ne respecte pas un traité et invoque une loi nationale incompatible pour justifier ce manquement. Quelle conséquence découle de l’article 27 de la Convention de Vienne ?

La loi nationale ne justifie pas la non-exécution du traité
La loi nationale exonère l’État de son obligation conventionnelle
La loi nationale suspend le traité jusqu’à une décision judiciaire
La loi nationale prévaut si elle a été adoptée après le traité

La loi nationale ne justifie pas la non-exécution du traité

Explication

L’article 27 prévoit qu’un État ne peut invoquer son droit interne pour justifier la non-exécution d’un traité. L’exonération par la loi nationale inverse la règle; sa date d’adoption ou une suspension dans l’attente d’un jugement n’y changent pas le principe.

8. Quelle décision est associée à l’affirmation de la primauté du droit de l’Union par la Cour de justice de l’Union européenne ?

Une décision du Conseil d’État sur les traités
L’article 55 de la Constitution de 1958
Une décision de la Cour internationale de Justice
L’arrêt Costa contre ENEL du 15 juillet 1964

L’arrêt Costa contre ENEL du 15 juillet 1964

Explication

La Cour de justice de l’Union européenne a affirmé la primauté du droit de l’Union, notamment dans l’arrêt Costa contre ENEL du 15 juillet 1964. L’article 55 concerne la place des traités en droit français, tandis que les deux autres attributions confondent des juridictions différentes.

9. Un traité a été régulièrement ratifié ou approuvé et les conditions requises sont remplies. Quelle autorité l’article 55 de la Constitution de 1958 lui reconnaît-il par rapport aux lois ?

Une autorité supérieure à celle des lois
Une autorité inférieure à celle des lois
Une autorité équivalente à celle des règlements
Une autorité supérieure à celle de la Constitution

Une autorité supérieure à celle des lois

Explication

L’article 55 reconnaît, sous certaines conditions, aux traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés une autorité supérieure à celle des lois. Les placer sous les lois inverse cette hiérarchie; leur attribuer une supériorité sur la Constitution ou une simple équivalence aux règlements ne correspond pas à l’article.

10. Dans la hiérarchie simplifiée des normes françaises, quel ordre faut-il appliquer en allant de la norme la plus élevée à la moins élevée ?

Constitution, traités internationaux, règlements, lois
Constitution, traités internationaux, lois, règlements
Constitution, lois, traités internationaux, règlements
Traités internationaux, Constitution, lois, règlements

Constitution, traités internationaux, lois, règlements

Explication

La hiérarchie simplifiée place la Constitution au-dessus des traités internationaux, puis les lois, puis les règlements. Placer les lois avant les traités, les traités avant la Constitution ou les règlements avant les lois inverse des rangs dans cet ordre.

11. Quels six États ont créé la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1951 ?

La France, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg
La France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Danemark et le Luxembourg
La France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg
La France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Luxembourg

La France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg

Explication

La CECA est créée en 1951 par les six États fondateurs : la France, l’Allemagne, l’Italie et les trois pays du Benelux. Le Royaume-Uni, l’Espagne et le Danemark ne font pas partie de cette liste fondatrice.

12. Quelle création est notamment associée aux traités de Rome signés en 1957 par les six États fondateurs ?

L’Union européenne
La Communauté européenne du charbon et de l’acier
La Communauté économique européenne
La Banque centrale européenne

La Communauté économique européenne

Explication

Les traités de Rome de 1957 créent notamment la Communauté économique européenne. L’Union européenne est créée par le traité de Maastricht, la CECA date de 1951 et la Banque centrale européenne relève d’une étape ultérieure de l’intégration.

13. Quel traité de quelle année a créé l’Union européenne ?

Le traité de Lisbonne, en 2007
Les traités de Rome, en 1957
Le traité d’Amsterdam, en 1997
Le traité de Maastricht, en 1992

Le traité de Maastricht, en 1992

Explication

Le traité de Maastricht, conclu en 1992, crée l’Union européenne. Les traités de Rome créent notamment la CEE, tandis qu’Amsterdam et Lisbonne sont des traités ultérieurs.

14. Un État rejoint l’Union européenne et accepte que certaines compétences soient exercées par des institutions européennes. Quel principe décrit cet engagement ?

L’adoption automatique par l’Union de toutes les décisions nationales
L’abandon de la souveraineté de l’État au profit des institutions européennes
Le transfert de l’exercice de certaines compétences aux institutions européennes
La coopération entre gouvernements sans exercice de compétences par des institutions

Le transfert de l’exercice de certaines compétences aux institutions européennes

Explication

En adhérant à l’Union, les États acceptent de transférer l’exercice de certaines compétences à des institutions européennes. Cela ne signifie ni l’abandon général de leur souveraineté ni le transfert de toutes les décisions nationales.

15. Un juge national hésite à appliquer une règle de l’Union européenne dans un litige interne. Quelle orientation découle de l’arrêt Costa contre ENEL de 1964 ?

Demander un avis consultatif à la CJUE avant toute application de la règle
Donner pleinement effet à la règle européenne, conformément à sa primauté
Écarter la règle européenne sauf si elle est reprise dans la Constitution
Faire prévaloir la règle nationale, conformément à la souveraineté du juge

Donner pleinement effet à la règle européenne, conformément à sa primauté

Explication

Dans l’arrêt Costa contre ENEL, la CJUE affirme la primauté du droit de l’Union et demande au juge national de donner pleinement effet aux règles européennes. Faire prévaloir la règle nationale ou conditionner l’application à une reprise constitutionnelle contredit ce principe.

16. Une juriste classe des normes de l’Union : laquelle relève du droit originaire plutôt que du droit dérivé ?

Un règlement adopté par une institution européenne
Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
Une directive adoptée par une institution européenne
Une décision adoptée par une institution européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Explication

Le droit originaire correspond principalement aux traités constitutifs, dont le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Les règlements, directives et décisions adoptés par les institutions relèvent du droit dérivé.

17. Une institution européenne adopte un acte qui fixe des obligations dans un domaine de compétence de l’Union. À quelle catégorie juridique cet acte appartient-il ?

Au droit dérivé de l’Union européenne
Au droit constitutionnel français
Au droit interne de l’État concerné
Au droit originaire de l’Union européenne

Au droit dérivé de l’Union européenne

Explication

Le droit dérivé est constitué des actes adoptés par les institutions européennes. Le droit originaire provient principalement des traités constitutifs, tandis que le droit interne et la Constitution française sont des catégories distinctes.

18. Une juridiction française constate qu’une règle de l’Union européenne entre en conflit avec une disposition de la Constitution française. Quelle norme demeure au sommet de la hiérarchie en droit français ?

La loi française
Le règlement européen
La Constitution française
Le droit de l’Union européenne

La Constitution française

Explication

Dans l’ordre juridique français, la Constitution demeure la norme suprême, même si la CJUE affirme la primauté du droit de l’Union sur le droit national. La primauté européenne dans l’ordre de l’Union ne supprime donc pas la suprématie constitutionnelle en droit français; la loi et le règlement restent subordonnés à la Constitution.

19. Un acte de l’Union s’applique à une catégorie générale de situations, oblige les États membres dans tous ses éléments et ne requiert pas de transposition nationale. De quel acte s’agit-il ?

Un règlement européen
Un traité européen
Une décision européenne
Une directive européenne

Un règlement européen

Explication

Le règlement a une portée générale, est obligatoire dans tous ses éléments et s’applique directement dans les États membres. La directive fixe un objectif et doit généralement être transposée, tandis qu’un traité relève du droit originaire et qu’une décision n’est pas définie ici par ces caractéristiques.

20. Une mesure européenne impose à la France un résultat à atteindre, mais lui laisse le choix des moyens et appelle une transposition en droit national. Quelle catégorie d’acte correspond à cette mesure ?

Une directive européenne
Une disposition constitutionnelle
Un règlement européen
Un traité européen

Une directive européenne

Explication

La directive fixe un objectif aux États membres, leur laisse le choix des moyens et doit généralement être transposée en droit national. Le règlement est directement applicable, tandis qu’un traité appartient au droit originaire et qu’une disposition constitutionnelle n’est pas un acte européen.

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Que prévoit un traité de protectorat pour l’État placé sous tutelle ?

Un autre État exerce ses compétences au niveau externe.

Quel effet l’imposition d’une forme politique par un État vainqueur a-t-elle sur la souveraineté des vaincus ?

Elle limite leur souveraineté.

Quel droit la Charte des Nations unies reconnaît-elle aux peuples ?

Le droit de disposer d’eux-mêmes.

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