★ À maîtriser
📌 Selon l’article L111-1 du CPCE, tout créancier peut, dans les conditions prévues par la loi, contraindre son débiteur défaillant à exécuter ses obligations.
Compléments
📌 Les obligations peuvent consister à donner, c’est-à-dire transférer la propriété ou remettre un bien, à faire, c’est-à-dire réaliser une action, ou à ne pas faire, c’est-à-dire s’abstenir d’une action.
Obligation inexécutée → contrainte légale du débiteur
★ À maîtriser
Compléments
📌 La prescription peut être aménagée par convention, mais sa durée ne peut être réduite à moins d’un an ni excéder dix ans selon l’article 2254 du Code civil.
Interruption : retour à zéro ; suspension : conservation du temps écoulé
★ À maîtriser
Une personne physique est un être humain doté de la personnalité juridique, tandis qu’une personne morale est un groupement doté de la personnalité juridique, comme une société, une association ou une collectivité publique.
Une société acquiert la personnalité juridique à compter de son immatriculation au Registre du commerce et des sociétés, et ses associés fondateurs restent solidairement responsables des dettes contractées avant cette immatriculation lorsque la société est commerciale.
La capacité de jouissance est l’aptitude à être titulaire de droits, tandis que la capacité d’exercice est le pouvoir de mettre soi-même en œuvre ses droits et obligations.
Les régimes de protection produisent trois effets:
Bénéficient notamment d’une immunité d’exécution: l’État et les collectivités territoriales, certains établissements publics, les États étrangers et leurs agents diplomatiques, les organisations internationales et leurs fonctionnaires
Compléments
📌 Le tiers saisi détient des biens ou des fonds du débiteur et subit une mesure d’exécution ou conservatoire, tandis que le tiers requis est sollicité pour fournir une aide, un témoignage ou des renseignements.
Créancier demande, débiteur doit, tiers collabore
★ À maîtriser
Les principales catégories de titres exécutoires sont: les décisions juridictionnelles exécutoires, les actes notariés revêtus de la formule exécutoire, certains titres délivrés par un commissaire de justice, les titres délivrés par des personnes morales de droit public
Le dispositif de la décision de justice, situé à la fin sous la formule « PAR CES MOTIFS », contient les éléments permettant son exécution.
📌 Depuis le 1er janvier 2020, les décisions de première instance sont en principe exécutoires à titre provisoire, sauf disposition contraire de la loi ou de la décision rendue, conformément à l’article 514 du CPC.
📌 L’astreinte doit être liquidée avant de pouvoir donner lieu à une mesure d’exécution forcée, et elle est en principe provisoire sauf si le juge lui attribue expressément un caractère définitif.
Compléments
📌 En cas de chèque impayé, si le titulaire du compte ne règle pas sa dette dans les 15 jours suivant la signification du certificat de non-paiement, le commissaire de justice délivre au créancier un titre exécutoire.
📌 Les dépens sont les frais indispensables et tarifés du procès, tandis que les frais irrépétibles sont les frais exposés par une partie mais non compris dans les dépens.
Titre → contenu de la décision → exécution provisoire → astreinte
★ À maîtriser
Les saisies conservatoires rendent les biens du débiteur indisponibles, tandis que les sûretés judiciaires garantissent le paiement en affectant la valeur d’un bien ou d’un groupe de biens à la créance.
Une mesure conservatoire suppose cumulativement une créance paraissant fondée en son principe et des circonstances susceptibles d’en menacer le recouvrement, conformément à l’article L511-1 du CPCE.
En principe, l’autorisation du juge de l’exécution est nécessaire pour mettre en œuvre une mesure conservatoire, mais le président du tribunal de commerce est compétent avant tout procès lorsque la créance est commerciale.
Compléments
Saisie conservatoire : indisponibilité ; sûreté judiciaire : garantie
★ À maîtriser
📌 Selon l’article L.511-1 du CPCE, une mesure conservatoire exige cumulativement une créance paraissant fondée en son principe et des circonstances susceptibles d’en menacer le recouvrement.
📌 En principe, le juge de l’exécution autorise la mesure conservatoire, tandis que le président du tribunal de commerce est compétent avant tout procès lorsque la créance est commerciale.
📌 Lorsque l’autorisation judiciaire est nécessaire, elle devient caduque si la mesure conservatoire n’est pas exécutée dans les 3 mois de l’ordonnance, puis le créancier doit engager dans le mois suivant l’exécution une procédure ou accomplir les formalités nécessaires à l’obtention d’un titre.
Compléments
📌 L’ordonnance autorisant la mesure conservatoire doit préciser l’objet de la mesure, le montant garanti et la nature des biens concernés.
Créance fondée + recouvrement menacé → mesure conservatoire
★ À maîtriser
📌 Les renseignements obtenus pour l’exécution ne peuvent être utilisés que dans la mesure nécessaire à l’exécution des titres concernés, ne peuvent être communiqués à des tiers ni faire l’objet d’un traitement de données personnelles.
Le commissaire de justice chargé de l’exécution peut requérir des informations auprès des administrations, entreprises contrôlées et établissements publics lorsqu’il dispose d’un titre exécutoire ou, depuis la loi du 22 décembre 2021, d’une décision autorisant une saisie conservatoire sur des comptes bancaires.
Les tiers requis peuvent communiquer uniquement l’adresse du débiteur, l’identité et l’adresse de son employeur, l’identité et l’adresse d’un tiers débiteur ou dépositaire de sommes liquides ou exigibles, ainsi que la composition de son patrimoine immobilier.
Compléments
Le commissaire de justice est tenu au secret professionnel sur les renseignements obtenus auprès des administrations, y compris à l’égard de la personne qui l’a mandaté, comme l’a jugé la Cour de cassation le 22 mars 2012.
Le FICOBA permet de connaître l’existence et la localisation des comptes bancaires ouverts en France au nom du débiteur, tandis que le SIV permet d’obtenir des informations sur ses véhicules.
★ À maîtriser
Le créancier dispose du libre choix des mesures d’exécution ou de conservation, mais l’article L.111-7 du CPCE lui interdit de diligenter une mesure excédant ce qui est nécessaire au recouvrement de sa créance.
En cas de saisie inutile ou abusive, le juge de l’exécution peut ordonner la mainlevée et condamner le créancier à des dommages et intérêts, tandis que la preuve de l’abus incombe au débiteur.
Les saisies peuvent porter sur tous les biens appartenant au débiteur, même détenus par des tiers, sauf lorsque la loi prescrit ou permet leur insaisissabilité.
À compter du 1er juillet 2025, la saisie des rémunérations relève de la compétence exclusive des commissaires de justice.
Compléments
📌 Les biens nécessaires à la vie et au travail redeviennent saisissables pour le paiement de leur prix, lorsqu’ils se trouvent hors du lieu habituel de vie ou de travail, lorsqu’ils sont des biens de valeur, lorsqu’ils perdent leur nécessité par leur quantité ou lorsqu’ils constituent des éléments corporels d’un fonds de commerce.
Libre choix du créancier, mais proportionnalité obligatoire
📌 L’exercice d’une voie de recours contre le titre exécutoire n’empêche pas nécessairement la poursuite de l’exécution forcée, qui se fait alors aux risques et périls du créancier conformément à l’article L.111-10 du CPCE.
★ À maîtriser
L’ouverture d’une procédure collective arrête ou interdit les poursuites individuelles des créanciers concernés, qui doivent déclarer leur créance au lieu de poursuivre individuellement le débiteur.
Les créanciers concernés par l’arrêt des poursuites doivent déclarer leur créance auprès du mandataire ou du liquidateur judiciaire dans les 2 mois suivant la publication du jugement d’ouverture au BODACC.
Pendant la période suspecte, aucune mesure conservatoire ne peut être prise si elle intervient depuis la date de cessation des paiements, sauf si l’inscription ou l’acte de saisie est antérieur à cette date, laquelle peut être fixée jusqu’à 18 mois avant le jugement d’ouverture.
La décision de recevabilité de la demande de traitement du surendettement suspend et interdit automatiquement les procédures d’exécution portant sur les biens du débiteur et les cessions de rémunération relatives aux dettes non alimentaires, pour une durée maximale de 2 ans.
Le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire efface en principe les dettes non professionnelles lorsque le débiteur ne possède que des biens nécessaires à la vie courante ou à son activité professionnelle, tandis que le rétablissement avec liquidation judiciaire s’applique lorsque son actif dépasse ces biens.
Compléments
📌 Les créances postérieures, régulières et utiles au déroulement de la procédure ou fournies pendant la période d’observation sont payées à leur échéance ou bénéficient d’un traitement préférentiel selon l’ordre légal.
Procédure collective : arrêt des poursuites ; surendettement : suspension des poursuites
📌 Une difficulté matérielle est une situation ponctuelle, spécifique et atypique que le commissaire de justice résout par son initiative et sa responsabilité, tandis qu’une difficulté d’exécution est une entrave paralysant les opérations et nécessitant le protocole prévu par les articles R.151-1 à R.151-4 du CPCE.
Difficulté matérielle ponctuelle ≠ difficulté d’exécution soumise au juge
| Intervenant | Rôle | Particularité |
|---|---|---|
| Créancier | Demande l’exécution de son droit | Doit avoir un intérêt à agir |
| Débiteur | Doit exécuter l’obligation | Peut bénéficier d’une immunité d’exécution |
| Tiers saisi | Détient des biens ou fonds du débiteur | Subit une mesure d’exécution |
| Tiers requis | Fournit une aide ou des renseignements | Doit collaborer lorsqu’il est légalement requis |
| Bien ou droit visé | Mesure | Finalité |
|---|---|---|
| Sommes d’argent | Saisie-attribution | Saisir une créance détenue par un tiers |
| Biens meubles corporels | Saisie-vente | Vendre les biens et payer le créancier |
| Immeubles | Saisie immobilière | Vendre l’immeuble et payer le créancier sur le prix |
| Rémunérations | Saisie des rémunérations | Saisir les sommes dues par l’employeur |
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1. Quel est l’objet principal du droit de l’exécution ?
2. Selon l’article L111-1 du CPCE, que peut faire un créancier face à un débiteur défaillant ?
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Qu'est-ce que le droit de l'exécution ?
C'est l'ensemble des moyens légaux pour obtenir l'exécution des obligations dues.
Que permet l'article L111-1 du CPCE au créancier ?
Il peut contraindre son débiteur défaillant à exécuter ses obligations.
Quelle décision la CEDH a-t-elle reconnue dans Hornsby c. Grèce ?
L'exécution d'une décision judiciaire fait partie du procès équitable.
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