QCM : Fondements du droit administratif (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle séparation la loi des 16 et 24 août 1790 a-t-elle établie ?

La séparation entre le Tribunal des conflits et le Conseil d’État
La séparation du droit administratif et du droit privé
La séparation des autorités administratives et de l’ordre judiciaire
La séparation entre le Conseil d’État et le pouvoir politique

La séparation des autorités administratives et de l’ordre judiciaire

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 sépare les autorités administratives de l’ordre judiciaire. La création du Tribunal des conflits relève de 1872, la naissance du droit administratif moderne est associée à l’arrêt Blanco et l’indépendance du Conseil d’État est consacrée en 1872.

2. Une juridiction de première instance rend une décision défavorable à une partie, qui demande son réexamen par une juridiction supérieure : quelle démarche entreprend-elle ?

Déposer une requête
Se pourvoir en cassation
Interjeter appel
Rédiger un mémoire en défense

Interjeter appel

Explication

Interjeter appel consiste à contester une décision rendue en première instance afin qu’une juridiction supérieure la réexamine. Le pourvoi en cassation vise une décision rendue en appel, tandis qu’une requête introduit une procédure et qu’un mémoire en défense répond aux conclusions présentées.

3. Une personne morale saisit une juridiction pour contester une décision administrative et faire valoir un droit : comment la désigne-t-on ?

Un répondeur
Une première instance
Une requête
Un requérant

Un requérant

Explication

Le requérant est la personne physique ou morale qui saisit une juridiction ou une administration pour faire valoir un droit ou contester une décision. Une requête est l’acte de saisine, le répondeur est la personne visée par l’action et la première instance désigne une étape de procédure.

4. Quel événement est considéré comme marquant la naissance du droit administratif moderne ?

L’arrêt Blanco rendu le 8 février 1873
La loi des 16 et 24 août 1790
La loi du 24 mai 1872
La création des tribunaux administratifs

L’arrêt Blanco rendu le 8 février 1873

Explication

L’arrêt Blanco, rendu par le Tribunal des conflits le 8 février 1873, marque la naissance du droit administratif moderne. La loi de 1790 établit la séparation des autorités, la loi de 1872 institue le Tribunal des conflits et les tribunaux administratifs apparaissent plus tard.

5. Que signifie l’affirmation de l’arrêt Blanco selon laquelle la responsabilité de l’État n’est ni générale ni absolue ?

Elle dépend de la faute personnelle de l’agent, indépendamment des nécessités du service public.
Elle obéit à des règles spéciales, modulées selon les besoins du service et les droits en présence.
Elle relève du juge civil, qui applique des règles identiques aux rapports entre particuliers.
Elle est déterminée par le Code civil, avec des adaptations limitées aux dommages importants.

Elle obéit à des règles spéciales, modulées selon les besoins du service et les droits en présence.

Explication

L’arrêt Blanco pose un régime spécial de responsabilité, dont les règles varient selon les besoins du service et la conciliation des droits de l’État et des droits privés. L’application du Code civil aux rapports entre particuliers ne définit pas ce régime propre au service public.

6. Quel juriste a théorisé la hiérarchie des normes, selon laquelle chaque norme tire sa validité d’une norme supérieure ?

Édouard Laferrière
Maurice Hauriou
Léon Duguit
Hans Kelsen

Hans Kelsen

Explication

Hans Kelsen a théorisé l’organisation des normes juridiques en une hiérarchie où chaque norme trouve sa validité dans une norme supérieure. Léon Duguit est un juriste associé à d’autres théories du droit public, mais le contenu attribue cette conception à Kelsen.

7. Quel est le rôle du contrôle de proportionnalité exercé par le juge administratif sur une mesure de police ?

Vérifier que l’autorité compétente a respecté les formes et les étapes de la procédure
Vérifier que la mesure est adaptée, nécessaire et proportionnée à l’objectif poursuivi
Déterminer si les faits invoqués relèvent d’une erreur de qualification juridique
Établir si l’administration a détourné son pouvoir de sa finalité légale

Vérifier que la mesure est adaptée, nécessaire et proportionnée à l’objectif poursuivi

Explication

Ce contrôle sert à apprécier si la mesure de police est adaptée, nécessaire et proportionnée à l’objectif visé, notamment lorsqu’elle touche aux libertés fondamentales. Le respect des formes et des étapes relève plutôt du contrôle de légalité externe.

8. À quelle date l’arrêt Heyriès a-t-il reconnu que des circonstances exceptionnelles peuvent justifier une dérogation temporaire aux règles ordinaires de légalité ?

Le 8 février 1873
Le 3 avril 1955
Le 28 juin 1918
Le 24 mai 1872

Le 28 juin 1918

Explication

L’arrêt Heyriès du 28 juin 1918 admet cette dérogation temporaire afin d’assurer la continuité des services publics essentiels. Le 3 avril 1955 correspond à la loi instituant l’état d’urgence, et non à cet arrêt.

9. Quelle distinction oppose principalement l’état d’urgence à l’état de siège quant aux autorités investies de pouvoirs exceptionnels ?

L’état d’urgence est déclenché par une guerre étrangère, tandis que l’état de siège répond à une calamité publique.
L’état d’urgence confie des pouvoirs de police aux autorités civiles, tandis que l’état de siège peut transférer des pouvoirs civils à l’autorité militaire.
L’état d’urgence nécessite une autorisation parlementaire dès sa déclaration, tandis que l’état de siège est déclaré par le Parlement.
L’état d’urgence confie des pouvoirs de police à l’autorité militaire, tandis que l’état de siège les réserve aux autorités civiles.

L’état d’urgence confie des pouvoirs de police aux autorités civiles, tandis que l’état de siège peut transférer des pouvoirs civils à l’autorité militaire.

Explication

L’état d’urgence accorde des pouvoirs de police aux autorités civiles, alors qu’en état de siège l’autorité militaire peut recevoir les pouvoirs de l’autorité civile. La distinction ne porte pas sur le déclenchement par une calamité publique, qui relève de l’état d’urgence, mais sur les autorités susceptibles d’exercer les pouvoirs exceptionnels.

10. Pourquoi le juge administratif accepte-t-il de contrôler certains actes détachables des relations diplomatiques ?

Pour transférer au Parlement l’examen des traités et des décisions diplomatiques
Pour soumettre tous les actes diplomatiques au contrôle de légalité et de responsabilité
Pour permettre aux autorités administratives de réviser les relations de la France avec l’étranger
Pour réduire le champ des actes de gouvernement et garantir un droit de recours aux administrés

Pour réduire le champ des actes de gouvernement et garantir un droit de recours aux administrés

Explication

Ce contrôle permet de soustraire certains actes détachables à la catégorie des actes de gouvernement et d’assurer aux administrés une possibilité de recours. Il ne rend pas tous les actes diplomatiques contrôlables, contrairement à l’affirmation selon laquelle le contrôle s’étendrait à l’ensemble de ces actes.

11. Pour qu’une décision du Conseil d’État devienne exécutoire, quelle étape était nécessaire sous la Constitution de l’an VIII ?

Le Parlement devait adopter une loi autorisant son exécution.
Une juridiction judiciaire devait réexaminer le litige.
Le chef de l’État devait valider la décision rendue.
Le Tribunal des conflits devait confirmer sa compétence.

Le chef de l’État devait valider la décision rendue.

Explication

Sous la Constitution de l’an VIII, le Conseil d’État pouvait régler certains litiges administratifs, mais ses décisions devaient être validées par le chef de l’État. Le Tribunal des conflits n’avait pas à confirmer chaque décision du Conseil d’État.

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À quoi s’applique le droit administratif et quels rapports régit-il ?

Il s’applique à l’administration et régit les rapports entre administrations ainsi qu’entre celles-ci et les administrés.

Quelle séparation la loi des 16 et 24 août 1790 établit-elle ?

La séparation entre les autorités administratives et l’ordre judiciaire.

Qu’est-ce qu’un requérant en procédure administrative ?

Une personne physique ou morale qui saisit une juridiction ou une administration pour faire valoir un droit ou contester une décision.

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