Fiche de révision : Fondements et évolutions du droit pénal

Plan du Cours

  1. Autonomie et dualité du droit pénal
  2. Ancien Régime et rupture révolutionnaire
  3. Lumières et principes de Beccaria
  4. Criminologie déterministe de Lombroso
  5. Approches sociologiques du crime
  6. Mesurer la délinquance
  7. Données et formes de délinquance
  8. Développement du droit pénal administratif
  9. Administration et poursuites pénales
  10. Fichiers pénaux et conformité
  11. Droit pénal de l’ennemi
  12. Terrorisme et procédures dérogatoires
  13. Interprétation et contrôle du juge
  14. Fonctions et individualisation des peines
  15. Victime et procès pénal
  16. Classification des infractions
  17. Panoptique et pouvoir disciplinaire

1. Autonomie et dualité du droit pénal

Notions clés & Définitions

  • Procédure pénale : Procédure autonome qui organise notamment les pouvoirs de la police et le déroulement du procès.

★ À maîtriser

  • Le juge judiciaire comprend le juge civil et le juge pénal, tandis que le juge administratif relève d’un ordre distinct.

📌 La loi des 16 et 24 août 1790 interdit au juge judiciaire de juger l’administration au nom de la séparation des pouvoirs.

📌 Dans le droit continental, le droit pénal est généralement rattaché au droit privé, tandis qu’aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne, il est rattaché au droit public.

Compléments

  • En 1870, la juridiction administrative naît.

Astuce mémo

Le droit pénal relève du privé dans le droit continental, mais du public dans les pays anglo-saxons.

2. Ancien Régime et rupture révolutionnaire

★ À maîtriser

📌 Sous l’Ancien Régime, le droit pénal est inégalitaire, arbitraire et marqué par l’éclat des supplices.

  • La société d’ordres de l’Ancien Régime distingue la noblesse, le clergé et le tiers état, soumis à des règles et à des peines différentes.

  • La Révolution française crée la prison comme peine destinée à modérer les sanctions et à remplacer une justice fondée sur la terreur par une peine prévisible.

Compléments

  • Sous l’Ancien Régime, les nobles sont décapités, tandis que les membres du tiers état sont pendus, distinction présentée comme celle entre peine honorable et peine infâme.

  • Sous l’Ancien Régime, les peines sont souvent la mort ou des châtiments corporels tels que le fouet et l’amputation de la main.

  • Condamné pour avoir voulu tuer Louis XV, Damiens subit un supplice public symbolique comprenant des tenaillages et l’écartèlement, puis ses restes sont brûlés.

Astuce mémo

À l’arbitraire du juge et aux supplices succèdent l’égalité et la prévisibilité de la peine.

3. Lumières et principes de Beccaria

Notions clés & Définitions

  • Contrat social : Fondement légitime du droit de punir par la cession d’une part de liberté au bénéfice de la protection des citoyens.

★ À maîtriser

  • L’article 5 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen limite les interdictions légales aux actions nuisibles à la société et protège la liberté de faire ce que la loi n’interdit pas.

  • L’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen impose des peines strictement et évidemment nécessaires et interdit de punir sans loi antérieure au délit, promulguée et légalement appliquée.

  • Pour Beccaria, la peine est efficace par sa certitude plutôt que par la rigueur de son châtiment. - Bécaria, Traite des delit et des peines, 1764

Compléments

📌 L’article 7 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen interdit les accusations, arrestations et détentions hors des cas et formes prévus par la loi.

  • Beccaria s’oppose à la peine de mort, qu’il juge incapable de supprimer la criminalité ou de dissuader efficacement. - Bécaria, Traite des delit et des peines, 1764

  • Voltaire critique la torture, la cruauté des peines et une procédure qui accorde trop peu de droits et trop de pouvoir au juge.

Astuce mémo

Peine certaine et modérée → dissuasion sans tyrannie.

4. Criminologie déterministe de Lombroso

★ À maîtriser

  • Cesare Lombroso développe en 1876 une théorie faisant du criminel un individu né délinquant, reconnaissable par des caractéristiques physiques. - césaré lonbroso

  • La théorie du criminel né conduit Lombroso à présenter le crime comme un effet de la nature de l’individu plutôt que comme un acte défini par la loi. - lonbroso

Compléments

  • Lombroso mobilise une approche biologique et déterministe et interprète le criminel comme un être présentant une proximité avec les animaux et un retour à un stade évolutif antérieur. - lonbroso

  • Lombroso associe notamment le criminel né aux caractéristiques suivantes : (lonbroso) :

    • une grande taille
    • une musculature développée
    • une pilosité importante
    • le tatouage
  • Lombroso devient expert auprès de juges italiens, qui peuvent s’appuyer sur son avis pour identifier et condamner un supposé criminel né, au risque de condamner un innocent. - lonbroso

  • La théorie lombrosienne inspire des mesures de sûreté, des peines indéterminées et des projets de sélection artificielle visant les personnes considérées comme dangereuses. - lonbroso

5. Approches sociologiques du crime

Notions clés & Définitions

  • Crime : DURKEIM, les règle de la méthode sociologique, 1885 - Acte puni par la société et phénomène social normal, car toute société possède un système de répression.

★ À maîtriser

  • Pour Fauconnet, la peine compense symboliquement l’atteinte portée à une norme sociale et rappelle cette norme au reste de la société. - la responsabilité, 1920

📌 La sociologie étudie les normes et les phénomènes collectifs, tandis que la criminologie s’intéresse notamment aux individus délinquants.

  • La désignation d’une personne comme délinquante dépend aussi de la réaction sociale et judiciaire, de sorte qu’un acte commis sans condamnation ne donne pas nécessairement lieu à un statut de délinquant.

Compléments

📌 Pour Fauconnet, la peine vise à rappeler la norme aux autres membres de la société plutôt qu’à transformer la personne punie. - la responsabilité, 1920

  • Howard Becker décrit la déviance comme dépendante des normes construites par les groupes sociaux, dont les critères de conduite légitime peuvent varier. - howed becker, 1963

Astuce mémo

Lombroso cherche le crime dans l’individu ; Durkheim le définit par la sanction sociale.

6. Mesurer la délinquance

★ À maîtriser

  • Les instruments de mesure de la délinquance sont :
    • les statistiques publiques
    • les enquêtes de délinquance auto-déclarée
    • les enquêtes de victimation
    • les statistiques policières

📌 Les statistiques judiciaires mesurent les faits jugés, tandis que les statistiques policières reflètent notamment l’activité de constatation de la police et de la gendarmerie.

📌 Les enquêtes de délinquance auto-déclarée demandent aux personnes si elles ont commis des infractions, tandis que les enquêtes de victimation leur demandent si elles en ont subi.

Compléments

  • Les statistiques policières dépendent des infractions que les services constatent et enregistrent, et peuvent donc augmenter lorsque les contrôles ou les pratiques de constatation changent.

  • Les statistiques judiciaires ne rendent pas compte des infractions commises qui n’ont pas été découvertes ou jugées.

Astuce mémo

Statistiques judiciaires, policières, auto-déclarées et enquêtes de victimation ne mesurent pas la même chose.

7. Données et formes de délinquance

★ À maîtriser

  • En France, le taux d’homicides varie selon les années de 0,4 à 1,4 pour 100 000 habitants.

  • Les atteintes aux biens diminuent statistiquement depuis le milieu des années 1990, tandis que les escroqueries liées aux cartes bancaires sur Internet progressent.

  • Les délits routiers représentent environ 40 % des délits pénaux, et la circulation et les stupéfiants réunis représentent plus de 60 % de la répression pénale.

  • Les enquêtes de victimation révèlent un décalage important entre les violences sexuelles subies et les affaires constatées ou jugées, notamment parce que de nombreuses victimes ne portent pas plainte.

Compléments

  • Les agressions physiques sont présentées comme relativement stables depuis les années 1990, avec un taux annuel de 1,5 à 2,5 pour 100 habitants.

  • En 1971, la consommation de stupéfiants devient une infraction afin notamment de prendre en charge les consommateurs d’héroïne par des cures de désintoxication.

  • En 2019, une amende forfaitaire est instaurée pour la consommation de stupéfiants, et le cours indique que les sanctions pénales sans juge atteignent 500 000 cas.

  • En 2024, les données citées comprennent 2 222 jugements de crime, 670 homicides, 1 304 vols criminels, 512 000 condamnations pénales, 207 000 condamnations liées à la circulation et 49 000 condamnations pour stupéfiants.

8. Développement du droit pénal administratif

Notions clés & Définitions

  • Ultima ratio : Droit pénal conçu comme dernier recours, réservé à la sanction des atteintes aux valeurs sociales fondamentales.
  • Criminalité par renvoi : Structure où le texte qui prévoit la peine renvoie à un autre texte pour définir le comportement interdit.

★ À maîtriser

  • La nomenclature NATINF recense environ 16 000 incriminations, alors que le code pénal en contient environ 400 et que les juges correctionnels en utilisent environ 50.

📌 Le droit pénal classique présente la règle comme une liberté dont la violation est punie, tandis que le droit pénal administratif prescrit une conduite dont le manquement peut être sanctionné.

Compléments

  • 🔄 La réaction à une non-conformité suit ces étapes : l’inspecteur constate une non-conformité, il accorde deux mois pour la corriger, il revient vérifier si elle a été corrigée, il peut dresser un procès-verbal si elle persiste

  • Jusqu’en 2018, les poursuites pour fraude fiscale nécessitaient une demande de l’administration fiscale, car la priorité de celle-ci était le recouvrement des impôts.

Astuce mémo

Le pénal classique sanctionne une déviance ; le pénal administratif cherche d’abord le respect des prescriptions.

9. Administration et poursuites pénales

★ À maîtriser

  • Lorsqu’une entreprise ne met pas ses machines en conformité malgré les délais accordés, l’inspecteur peut transmettre un procès-verbal à son supérieur, qui peut ensuite refuser une autorisation administrative tant que la situation n’est pas régularisée.

📌 L’article 40 impose à tout fonctionnaire qui a connaissance d’un crime ou d’un délit dans l’exercice de ses fonctions d’en aviser sans délai le procureur de la République.

Compléments

  • Dans la pratique décrite, les administrations transmettent notamment les dossiers lorsque l’usager refuse de se conformer aux règles ou lorsqu’un accident grave, comme une blessure ou un décès au travail, fait intervenir des intérêts fondamentaux.

  • La fraude fiscale peut être poursuivie pénalement, mais le cours indique que, jusqu’en 2018, les poursuites dépendaient d’une demande de l’administration fiscale.

Astuce mémo

Infraction persistante → transmission au supérieur, puis éventuellement au procureur

10. Fichiers pénaux et conformité

★ À maîtriser

  • Le FNAEG, créé par la loi du 17 juin 1998 et organisé par un décret d’application en 2000, conserve des profils génétiques afin de comparer des traces recueillies lors d’infractions.

  • Le TAJ recense des personnes soupçonnées d’avoir participé à des infractions ainsi que des victimes, et non uniquement des personnes déjà condamnées.

📌 La sûreté désigne la protection des citoyens contre l’arbitraire de l’État, tandis que la sécurité désigne la protection des personnes et des biens contre les menaces et les atteintes.

  • Le droit de la conformité demande aux acteurs sociaux de cartographier les risques, de mettre en place des contrôles internes et de prévoir des mécanismes d’alerte, éventuellement anonymes.

Compléments

  • Le cours estime que le TAJ contient 20,6 millions de personnes, soit plus de 30 % de la population française.

📌 Le droit pénal de contrôle exige à la fois le respect des règles et la création de dispositifs internes permettant de détecter leur violation.

Astuce mémo

Sûreté : protéger le citoyen de l’État ; sécurité : protéger l’État du citoyen

11. Droit pénal de l’ennemi

★ À maîtriser

📌 Selon Günther Jakobs, le droit pénal distingue un droit applicable aux citoyens et un droit dérogatoire visant ceux qui sont traités comme des ennemis de l’État.

Compléments

  • La théorie de l’ennemi se développe dans le contexte du terrorisme d’extrême gauche en Allemagne et en Italie dans les années 1970.

  • Après les attentats du 11 septembre 2001, le cours relève le développement de lois d’exception, notamment le Patriot Act aux États-Unis.

  • Le cours décrit l’extension de règles d’abord associées au terrorisme vers d’autres catégories, notamment les délinquants sexuels et les trafiquants de stupéfiants.

12. Terrorisme et procédures dérogatoires

★ À maîtriser

  • La loi de 1986 définit les actes terroristes comme des infractions en relation avec une entreprise individuelle ou collective visant à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur.

📌 La qualification terroriste repose sur la finalité de l’acte, alors que le mobile désigne la raison personnelle pour laquelle l’infraction a été commise.

  • Les infractions terroristes comprennent : les atteintes aux personnes motivées par une finalité terroriste, les actes préparatoires, comme l’association de malfaiteurs, les infractions de soutien, comme la provocation ou l’apologie du terrorisme

Compléments

  • La procédure terroriste permet notamment des techniques de sonorisation et de captation ainsi qu’une garde à vue pouvant durer six jours, avec un accès à l’avocat reporté à 72 heures.

  • La qualification terroriste ouvre à la police des mesures de contrôle administratif telles que la surveillance, l’assignation à résidence, la retenue de quatre heures et la saisie.

13. Interprétation et contrôle du juge

★ À maîtriser

📌 L’article 111-4 du Code pénal impose une interprétation stricte de la loi pénale et exclut l’extension par analogie à des faits que le texte ne prévoit pas.

📌 Pour la CEDH, la légalité pénale comprend le droit écrit et non écrit, notamment la jurisprudence, à condition que la règle soit suffisamment prévisible.

  • Selon la CEDH, une infraction est suffisamment définie lorsque le justiciable peut savoir quels actes ou omissions engagent sa responsabilité.

  • Le juge pénal peut écarter une loi française incompatible avec une convention internationale, comme l’a reconnu un arrêt de 1975.

Compléments

  • Dans l’affaire dite de la séquestration de Poitiers, la Cour de cassation a refusé de condamner des parents pour violences volontaires parce qu’ils s’étaient abstenus d’agir plutôt que de commettre un acte positif de violence.

  • La QPC, introduite en 2008, permet à une partie à une instance de contester la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur.

  • Le 26 octobre 2016, la Cour de cassation a écarté une poursuite pour escroquerie dirigée contre une journaliste au nom de la liberté d’expression.

14. Fonctions et individualisation des peines

★ À maîtriser

  • L’article 130-1 du Code pénal attribue à la peine des fonctions de protection de la société, de prévention de nouvelles infractions, de restauration de l’équilibre social et de sanction de l’auteur, ainsi que des fonctions d’amendement, d’insertion et de réinsertion.

📌 L’article 132-1 du Code pénal impose l’individualisation de toute peine prononcée dans les limites fixées par la loi, en tenant compte de la personnalité de l’auteur et de sa situation familiale, sociale et matérielle.

Compléments

  • Le juge choisit la peine principale et peut la remplacer ou la compléter par une peine alternative ou complémentaire, sans dépasser le maximum légal.

  • Le cours distingue les maisons d’arrêt, qui accueillent les personnes en attente de jugement et les courtes peines, des centres de détention destinés aux longues peines.

15. Victime et procès pénal

★ À maîtriser

  • Le procès pénal met en présence le ministère public, qui représente la société, la personne poursuivie et la victime constituée partie civile.

Compléments

  • Depuis 1808, la victime peut intervenir au procès pénal en se constituant partie civile afin de demander réparation de son préjudice.

  • En 1906, la Cour de cassation a jugé que la constitution de partie civile devant le juge pénal pouvait déclencher l’action publique.

  • Depuis 1990, des personnes morales peuvent agir pour défendre les intérêts matériels ou moraux correspondant à leur objet, dans les conditions prévues notamment par les articles 2-12 à 2-24.

16. Classification des infractions

★ À maîtriser

📌 Les contraventions relèvent du domaine réglementaire, tandis que les crimes et les délits relèvent de la loi.

  • Un crime est une infraction punie d’une peine principale de réclusion ou de détention criminelle, tandis qu’un délit est notamment puni d’emprisonnement ou d’une amende d’au moins 3 750 euros.

  • Les contraventions sont jugées par le tribunal de police, les délits par le tribunal correctionnel et les crimes par la cour d’assises ou, depuis deux ans, la cour criminelle départementale.

Compléments

  • Les contraventions vont de l’amende de première classe, d’un montant de 38 euros, à l’amende de cinquième classe, plafonnée à 1 500 euros ou à 3 000 euros en cas de récidive.

📌 Les peines contraventionnelles peuvent se cumuler, contrairement aux peines criminelles et délictuelles.

17. Panoptique et pouvoir disciplinaire

Notions clés & Définitions

  • Panoptique : Modèle de surveillance dans lequel un observateur placé au centre peut voir les personnes surveillées sans que celles-ci sachent quand elles sont observées.

★ À maîtriser

  • Pour Michel Foucault, le risque d’être vu suffit à produire un effet de pouvoir et de discipline, même si la personne surveillée ignore si elle est effectivement observée.

Compléments

  • Le cours applique cette logique à :
    • la prison
    • l’hôpital
    • l’usine
    • l’école

Astuce mémo

Une tour centrale d’où le gardien peut observer les cellules sans que les prisonniers sachent s’ils sont regardés

Tableaux de synthèse

Mesures de la délinquance

InstrumentCe qui est mesuré
Statistiques judiciairesInfractions jugées
Statistiques policièresInfractions constatées et activité policière
Auto-déclarationInfractions déclarées comme commises
VictimationInfractions déclarées comme subies

Classification des infractions

CatégoriePeine caractéristiqueJuridiction
ContraventionAmendeTribunal de police
DélitEmprisonnement ou amendeTribunal correctionnel
CrimeRéclusion ou détention criminelleCour d’assises ou cour criminelle départementale

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Fondements et évolutions du droit pénal avec 53 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Un juge judiciaire est saisi d’un recours qui vise directement à faire juger l’administration. Quelle règle pose la loi des 16 et 24 août 1790 ?

2. Dans la distinction proposée par Günther Jakobs, comment le droit pénal de l’ennemi traite-t-il les personnes visées, par opposition au droit pénal commun ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Fondements et évolutions du droit pénal avec 90 flashcards interactives.

Quels juges composent l’ordre judiciaire ?

Le juge civil et le juge pénal.

À quel ordre relève le juge administratif ?

À un ordre distinct de l’ordre judiciaire.

Qu’interdit la loi des 16 et 24 août 1790 au juge judiciaire ?

Juger l’administration.

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