QCM : Formation et effets du contrat (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle étape les pourparlers se situent-ils par rapport à la conclusion d’un avant-contrat ou d’un contrat définitif ?

Pendant la négociation préalable
Lors de la résolution du contrat
Pendant l’exécution des engagements
Après la conclusion définitive

Pendant la négociation préalable

Explication

Les pourparlers constituent une phase de négociation qui précède un avant-contrat ou un contrat définitif. Les situer pendant l’exécution ou après la conclusion confond la négociation préalable avec des étapes contractuelles ultérieures.

2. Deux entreprises négocient un contrat : l’une souhaite mettre fin aux discussions, mais agit loyalement et sans chercher à tromper l’autre. Quelle règle encadre cette rupture ?

La rupture est libre sans exigence de bonne foi
La rupture exige l’accord des deux entreprises
La rupture est libre, sous réserve de la bonne foi
La rupture est interdite dès que les négociations ont commencé

La rupture est libre, sous réserve de la bonne foi

Explication

L’article 1112 pose la liberté de l’initiative, du déroulement et de la rupture des négociations, tout en exigeant la bonne foi. L’absence de toute exigence de loyauté écarte cette réserve, tandis qu’une obligation de conclure ou d’obtenir l’accord de l’autre partie nie la liberté de rupture.

3. Après des négociations très avancées, une entreprise y met fin brutalement afin de nuire à son partenaire. Quelle conséquence cette conduite peut-elle entraîner ?

Une responsabilité extracontractuelle pouvant donner lieu à des dommages-intérêts
Une responsabilité contractuelle entraînant l’exécution du contrat envisagé
Aucune responsabilité, puisque le contrat définitif n’est pas signé
Une obligation de conclure le contrat aux conditions négociées

Une responsabilité extracontractuelle pouvant donner lieu à des dommages-intérêts

Explication

Une rupture fautive, notamment brutale après des négociations avancées ou motivée par la malveillance, engage une responsabilité extracontractuelle et peut ouvrir droit à des dommages-intérêts. L’absence de contrat n’écarte donc pas toute responsabilité, et la sanction n’équivaut pas à imposer la conclusion du contrat.

4. Un vendeur connaît un défaut important d’un bien, que l’acheteur ignore légitimement et qui influence son consentement. L’acheteur demande aussi au vendeur de garantir son estimation de la valeur du bien. Quelle obligation d’information s’applique ?

Communiquer le défaut et garantir l’estimation de valeur de l’acheteur
Communiquer le défaut déterminant, sans devoir révéler une estimation de valeur
Communiquer le défaut seulement si l’acheteur en fait la demande
Ne communiquer le défaut qu’après la conclusion définitive du contrat

Communiquer le défaut déterminant, sans devoir révéler une estimation de valeur

Explication

L’article 1112-1 impose de communiquer une information déterminante lorsque l’autre partie l’ignore légitimement ou fait confiance à son cocontractant, mais ce devoir ne porte pas sur l’estimation de la valeur de la prestation. Inclure cette estimation élargit à tort le devoir, et attendre la conclusion ou une demande expresse méconnaît les conditions données.

5. Une propriétaire envisage de vendre un local et s’engage à proposer prioritairement la vente à une personne si elle décide de vendre. Comment qualifier cet engagement ?

Une vente définitive au bénéficiaire
Une promesse bilatérale de vente
Une promesse unilatérale de vente
Un pacte de préférence

Un pacte de préférence

Explication

Le pacte de préférence oblige l’offrant potentiel à proposer prioritairement le contrat au bénéficiaire s’il décide de le conclure. Une promesse unilatérale accorde une option de conclure, tandis qu’une promesse bilatérale engage fermement les deux parties.

6. Un promettant s’engage par contrat à vendre un bien à un bénéficiaire, qui dispose d’un délai convenu pour décider s’il achète. Quelle est la nature de cet engagement ?

Un pacte de préférence
Une promesse bilatérale de contrat
Une offre prioritaire sans option
Une promesse unilatérale de contrat

Une promesse unilatérale de contrat

Explication

La promesse unilatérale est un contrat par lequel le promettant s’engage à conclure un contrat défini, tandis que le bénéficiaire dispose d’une option pendant le délai convenu. Le pacte de préférence porte sur une priorité de proposition, et la promesse bilatérale engage les deux parties.

7. Dans un avant-contrat, l’acheteur et le vendeur ont tous deux consenti au contrat définitif et à ses conditions, et chacun s’est engagé fermement à le conclure. De quel type d’avant-contrat s’agit-il ?

Une négociation précontractuelle
Une promesse unilatérale de contrat
Un pacte de préférence
Une promesse bilatérale de contrat

Une promesse bilatérale de contrat

Explication

La promesse bilatérale se caractérise par le consentement des deux parties au contrat définitif et à ses conditions, ainsi que par leur engagement ferme à le conclure. Une promesse unilatérale n’engage que le promettant, tandis qu’un pacte de préférence ne donne qu’une priorité de proposition.

8. Quelle définition décrit le contrat en droit civil ?

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Un engagement d’une seule personne destiné à créer ou modifier des obligations
Une rencontre de volontés produisant des effets matériels sans obligations
Un accord de volontés destiné uniquement à créer des obligations nouvelles

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat est un accord entre au moins deux personnes qui peut créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. La promesse unilatérale ne décrit pas l’accord requis, la création seule réduit les effets possibles du contrat, et les effets matériels sans obligations ne correspondent pas à sa définition.

9. Une entreprise choisit librement son partenaire, le contenu et la forme d’un contrat, mais une disposition légale impose un écrit. Quelle liberté contractuelle s’applique dans cette situation ?

Les choix sont libres dans les limites fixées par la loi
La liberté contractuelle disparaît dès qu’une règle légale existe
La forme reste libre malgré l’exigence légale d’un écrit
Le choix du partenaire détermine la forme imposée au contrat

Les choix sont libres dans les limites fixées par la loi

Explication

La liberté contractuelle comprend le choix de contracter, du partenaire, du contenu et de la forme, mais s’exerce dans les limites fixées par la loi. L’affirmation selon laquelle la forme reste libre méconnaît l’exigence légale, le partenaire ne détermine pas la forme, et une règle légale ne supprime pas toute liberté.

10. Pour un accord, les parties ont donné leur consentement, mais aucun écrit n’a été établi et aucune chose n’a été remise. Si le contrat relève de la catégorie qui se forme par le seul accord, quelle est sa qualification ?

Un contrat nécessitant un écrit
Un contrat réel
Un contrat consensuel
Un contrat solennel

Un contrat consensuel

Explication

Dans un contrat consensuel, l’accord des volontés suffit à former le contrat. Le contrat solennel exige un écrit et le contrat réel la remise de la chose ; l’exigence d’un écrit est donc une confusion avec la forme solennelle.

11. Quelles conditions l’article 1128 du Code civil exige-t-il pour la validité d’un contrat ?

Le consentement, la capacité et un contenu licite et certain
Le consentement, la bonne foi et une prestation rémunérée
La capacité, la remise d’une chose et un contenu déterminé
Le consentement, un écrit et un contenu équilibré

Le consentement, la capacité et un contenu licite et certain

Explication

L’article 1128 retient le consentement des parties, leur capacité et un contenu licite et certain. L’écrit ne remplace pas la capacité, le consentement seul ne suffit pas, et l’équilibre économique ou la rémunération ne se substituent pas à ces trois conditions.

12. Un fournisseur formule une offre ferme et précise. Le client répond qu’il accepte, à condition que le prix soit réduit. Le consentement contractuel est-il formé ?

Non, car l’acceptation est assortie d’une condition
Oui, car l’offre initiale est ferme et précise
Non, car une offre précise ne peut faire l’objet d’une réponse
Oui, car le client manifeste son accord sur le principe

Non, car l’acceptation est assortie d’une condition

Explication

Le consentement résulte d’une offre ferme et précise suivie d’une acceptation sans condition ; demander une réduction conditionne ici l’accord. Une offre seule ne forme pas le consentement, un accord de principe ne supprime pas la condition, et une offre précise peut recevoir une réponse.

13. Que désigne la capacité juridique d’une personne ?

L’aptitude à faire exercer ses droits par un représentant
L’aptitude à acquérir des droits sans pouvoir les exercer
L’aptitude à être titulaire de droits et à les exercer
L’aptitude à conclure un contrat sans être titulaire de droits

L’aptitude à être titulaire de droits et à les exercer

Explication

La capacité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et à les exercer. L’acquisition seule correspond à la capacité de jouissance, la conclusion d’un contrat particulier ne définit pas la capacité, et la représentation est une modalité distincte.

14. Dans un contrat de service, la prestation promise est licite, mais les parties poursuivent par cet accord un objectif illicite. Quelle analyse convient ?

La prestation et le but sont licites dès que le service est permis
La prestation est indéterminée, car l’objectif est illicite
La prestation est licite, mais le but illicite pose problème
La prestation est illicite, car le but poursuivi est illicite

La prestation est licite, mais le but illicite pose problème

Explication

La licéité des stipulations porte sur la prestation promise, tandis que celle du but concerne l’objectif poursuivi ; un but illicite demeure donc problématique malgré une prestation licite. L’illicéité du but ne transforme pas la prestation en prestation illicite, et elle ne signifie pas que la prestation est indéterminée.

15. Un contrat porte sur un objet illicite, ce qui viole une règle destinée à protéger l’intérêt général. Quel type de nullité sanctionne cette violation ?

La nullité absolue
La nullité relative
La nullité pour vice du consentement
La résolution du contrat

La nullité absolue

Explication

La nullité absolue sanctionne la violation d’une règle protégeant l’intérêt général ; la nullité relative concerne un intérêt particulier. La nullité relative confond les intérêts protégés, tandis que la résolution et le vice du consentement désignent d’autres fondements.

16. Une personne découvre le 12 avril 2022 la cause de nullité d’un contrat et aurait dû la connaître à cette date. En l’absence d’un délai légal plus court, jusqu’à quand le délai de prescription de principe court-il ?

Jusqu’à cinq ans après le jugement prononçant la nullité
Jusqu’au 12 avril 2027
Jusqu’à la date de conclusion du contrat, cinq ans après celle-ci
Jusqu’au 12 avril 2024

Jusqu’au 12 avril 2027

Explication

Le délai de principe est de cinq ans à compter du jour où le titulaire a connu ou aurait dû connaître la cause de nullité, soit ici jusqu’au 12 avril 2027. La date de conclusion et celle du jugement ne constituent pas le point de départ indiqué, et le délai de deux ans est erroné.

17. Dans un contrat-cadre, les parties n’ont pas convenu du prix avant l’exécution. Quelle règle peut s’appliquer au prix ?

Le prix ne peut être fixé qu’au moment de la conclusion
Le débiteur peut fixer le prix en l’absence d’accord préalable
Le juge doit fixer le prix avant le début de l’exécution
Le créancier peut fixer le prix en l’absence d’accord préalable

Le créancier peut fixer le prix en l’absence d’accord préalable

Explication

Dans un contrat-cadre, le créancier peut fixer le prix en l’absence d’accord préalable, contrairement au principe général de détermination du prix dès la conclusion. La fixation par le débiteur inverse le rôle prévu, l’intervention obligatoire du juge n’est pas la règle, et l’option liée à la conclusion ignore l’exception.

18. Un vendeur insère une clause prévoyant que l’acheteur deviendra propriétaire du bien une fois le prix intégralement réglé. Quelle clause décrit cette stipulation ?

Une clause pénale
Une clause de fixation du prix par le créancier
Une clause de paiement comptant
Une clause de réserve de propriété

Une clause de réserve de propriété

Explication

La clause de réserve de propriété reporte le transfert de propriété jusqu’au paiement total du prix. La clause pénale fixe une réparation en cas d’inexécution, la fixation par le créancier concerne le prix, et le paiement comptant ne décrit pas ce transfert différé.

19. Un contrat stipule à l’avance une somme précise que le débiteur devra verser en cas d’inexécution. De quel type de clause s’agit-il ?

Une clause limitative de responsabilité
Une clause de réserve de propriété
Une clause de fixation du prix
Une clause pénale

Une clause pénale

Explication

La clause pénale fixe à l’avance le montant précis de la réparation due par le débiteur en cas d’inexécution. Une clause limitative encadre la responsabilité, la réserve de propriété diffère le transfert du bien et la fixation du prix concerne le montant dû pour la prestation.

20. Une entreprise conclut légalement un contrat de fourniture avec un prestataire, puis refuse de payer une prestation prévue au contrat. Quel principe s’applique ?

Le contrat peut être modifié par une partie dès que l’exécution lui devient défavorable.
Les parties doivent exécuter les obligations convenues, le contrat ayant force obligatoire entre elles.
Seul le prestataire doit respecter les obligations prévues dans le contrat.
Le contrat constitue une recommandation que chaque partie peut suivre selon ses intérêts.

Les parties doivent exécuter les obligations convenues, le contrat ayant force obligatoire entre elles.

Explication

L’article 1103 du Code civil confère force obligatoire aux contrats légalement formés : chaque partie doit donc exécuter ses engagements. L’idée d’une simple recommandation minimise cette force, l’obligation à la charge du seul prestataire méconnaît son caractère réciproque, et la modification unilatérale relève d’une autre règle.

21. Deux parties souhaitent mettre fin à leur contrat alors qu’aucun motif légal particulier ne s’applique. Que doivent-elles faire pour le révoquer ?

Obtenir leur accord mutuel pour révoquer le contrat.
Demander nécessairement au juge d’autoriser la révocation.
Exécuter les obligations restantes sans mettre fin au contrat.
Notifier la révocation par une seule des parties.

Obtenir leur accord mutuel pour révoquer le contrat.

Explication

Selon l’article 1193 du Code civil, un contrat ne peut être révoqué que par accord mutuel ou pour une cause autorisée par la loi. La décision unilatérale ne suffit pas, l’intervention du juge n’est pas systématiquement requise, et exécuter les obligations ne révoque pas le contrat.

22. Une entreprise promet à une autre de verser une somme à une personne qu’elles désignent comme bénéficiaire. Quel rôle cette personne désignée joue-t-elle dans cette stipulation pour autrui ?

Elle est le stipulant qui demande la promesse pour son propre compte.
Elle est un tiers sans bénéfice issu de l’obligation convenue.
Elle est le promettant qui s’engage à exécuter l’obligation convenue.
Elle est le tiers qui bénéficie de l’exécution de l’obligation convenue.

Elle est le tiers qui bénéficie de l’exécution de l’obligation convenue.

Explication

Dans une stipulation pour autrui, le stipulant et le promettant conviennent qu’une obligation sera exécutée au bénéfice d’un tiers désigné. Le stipulant formule la stipulation, le promettant s’engage à exécuter, tandis que le tiers reçoit le bénéfice prévu.

23. Un fournisseur livre une commande avec un retard important. Quelle notion décrit le fait qu’il n’a pas correctement rempli son obligation contractuelle ?

Une inexécution du contrat
Une résolution du contrat
Une nullité du contrat
Une exception d’inexécution

Une inexécution du contrat

Explication

L’inexécution désigne le fait de ne pas remplir tout ou partie d’une obligation, ou de l’exécuter mal, comme dans le cas d’un retard de livraison. La résolution met fin au contrat, la nullité sanctionne un défaut de validité à sa formation, et l’exception d’inexécution permet de suspendre sa propre obligation.

24. Un artisan refuse de réaliser les travaux promis. Le client demande au juge de le contraindre à les effectuer ou, si cela n’est pas possible, d’obtenir une compensation financière. Quelle sanction le client sollicite-t-il ?

La nullité du contrat pour vice de formation
L’exécution forcée en nature ou par équivalent
La résolution rétroactive du contrat
L’exception d’inexécution du contrat

L’exécution forcée en nature ou par équivalent

Explication

L’exécution forcée permet au créancier de demander au juge la réalisation de l’obligation en nature ou par équivalent, notamment sous forme de dommages-intérêts. La résolution anéantit le contrat, l’exception d’inexécution suspend l’obligation réciproque et la nullité sanctionne un défaut de validité initial.

25. Dans un contrat synallagmatique, une partie n’a pas exécuté son obligation. L’autre suspend alors la sienne en invoquant l’exception d’inexécution. Quel est l’effet sur le contrat ?

Il continue d’exister, mais son exécution est suspendue
Il est annulé en raison d’un défaut de validité initial
Il est anéanti rétroactivement comme après une résolution
Il prend fin pour l’avenir comme après une résiliation

Il continue d’exister, mais son exécution est suspendue

Explication

L’exception d’inexécution autorise une partie à suspendre sa propre obligation lorsque l’autre n’exécute pas la sienne, sans faire disparaître le contrat. L’anéantissement rétroactif correspond à la résolution, la fin pour l’avenir à la résiliation et l’annulation pour défaut initial à la nullité.

26. Un contrat à exécution successive est inexécuté par une partie. La sanction retenue met fin aux effets du contrat pour l’avenir, sans effacer rétroactivement les effets déjà produits. De quelle sanction s’agit-il ?

La résiliation
L’exception d’inexécution
La nullité
La résolution

La résiliation

Explication

La résiliation met fin pour l’avenir à un contrat à exécution successive, car ses effets passés ne sont pas anéantis rétroactivement. La résolution concerne l’anéantissement rétroactif d’un contrat à exécution instantanée, l’exception suspend l’exécution et la nullité sanctionne un défaut de validité à la formation.

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Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Formation et effets du contrat.

À quelle étape les pourparlers ont-ils lieu avant la conclusion d’un contrat ?

Pendant une phase de négociation préalable.

Selon l’article 1112 du Code civil, que doivent respecter les négociations précontractuelles ?

La bonne foi.

Selon l’article 1112 du Code civil, que dit la règle sur l’initiative, le déroulement et la rupture des négociations ?

Ils sont libres.

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