QCM : Histoire et institutions de l’Union européenne (74 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle initiative Robert Schuman présente-t-il dans son discours de l’Horloge du 9 mai 1950 pour garantir la paix en Europe ?

Une union douanière et monétaire supprimant les frontières nationales
Une unification progressive fondée sur des actions concrètes
Une alliance militaire européenne dirigée contre l’Allemagne
Une fédération européenne immédiate fondée sur une constitution commune

Une unification progressive fondée sur des actions concrètes

Explication

Schuman propose de construire progressivement l’unité européenne par des réalisations concrètes pour garantir la paix. L’attribution à Churchill confond deux projets de paix, la fédération immédiate accélère le processus et l’alliance militaire ne correspond pas à son approche.

2. Après un conflit, la France et l’Allemagne cherchent à réduire le risque qu’une seule d’entre elles puisse reconstituer une puissance militaire à partir de ressources stratégiques. Quel dispositif répond à cet objectif ?

La création d’une défense collective au sein de la CECA
La mise en commun du charbon et de l’acier au sein de la CECA
La coordination de la recherche nucléaire au sein de la CECA
La mise en place d’une monnaie commune au sein de la CECA

La mise en commun du charbon et de l’acier au sein de la CECA

Explication

La CECA met en commun le charbon et l’acier, des ressources stratégiques, afin d’empêcher un nouveau conflit entre la France et l’Allemagne. L’union monétaire et la recherche nucléaire relèvent d’autres projets, tandis que la défense collective est un mécanisme distinct.

3. Quel projet Richard de Coudenhove-Kalergi présente-t-il dans « Pan-Europa » en 1923 ?

Une cour d’arbitrage obligatoire, une union douanière et monétaire et des États-Unis d’Europe
Un lien fédéral entre les peuples européens défendu à la Société des Nations
Une structure politique commune proposée après la Seconde Guerre mondiale à Zurich
Une coopération économique européenne sans cour d’arbitrage ni suppression des frontières

Une cour d’arbitrage obligatoire, une union douanière et monétaire et des États-Unis d’Europe

Explication

En 1923, Coudenhove-Kalergi propose dans « Pan-Europa » l’arbitrage obligatoire, une union douanière et monétaire, ainsi que les États-Unis d’Europe avec suppression des frontières nationales. Le lien fédéral à la Société des Nations renvoie à Briand, tandis que l’appel de Zurich est celui de Churchill.

4. Un membre de l’OTAN est attaqué. Quel mécanisme du traité de Washington s’applique à cette situation ?

L’article 5, qui prévoit une consultation face à une menace potentielle
L’article 4, qui prévoit une intervention des autres membres au titre de la défense collective
L’article 4, qui prévoit une consultation face à une menace potentielle
L’article 5, qui prévoit une intervention des autres membres au titre de la défense collective

L’article 5, qui prévoit une intervention des autres membres au titre de la défense collective

Explication

L’article 5 concerne l’attaque contre un membre et prévoit l’intervention des autres au titre de la défense collective. L’article 4 porte sur la consultation face à une menace potentielle, d’où la confusion entre les deux mécanismes.

5. Quand et où le Conseil de l’Europe est-il fondé, et combien d’États le composent alors ?

À Londres, le 5 mai 1949, avec 6 États membres
À Londres, le 5 mai 1949, avec 10 États membres
À Rome, le 25 mars 1957, avec 6 États membres
À Paris, en 1951, avec 6 États membres

À Londres, le 5 mai 1949, avec 10 États membres

Explication

Le Conseil de l’Europe est fondé à Londres le 5 mai 1949 avec 10 États membres, pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit. Paris en 1951 correspond à la création de la CECA, tandis que Rome en 1957 renvoie aux traités créant la CEE et EURATOM.

6. Une réforme européenne supprime des barrières à la circulation et limite les aides d’État, sans créer de politique commune ni harmoniser les lois nationales. De quel type d’intégration s’agit-il ?

De l’intégration sectorielle de la recherche
De l’intégration négative
De la défense collective européenne
De l’intégration positive

De l’intégration négative

Explication

L’intégration négative consiste à supprimer les barrières à la circulation et à limiter les aides d’État. L’intégration positive crée des politiques communes et harmonise les législations ; la recherche nucléaire et la défense collective désignent d’autres domaines.

7. Un étudiant distingue la décision qui ouvre la voie à l’euro de son introduction matérielle en pièces et billets. Quelles dates doit-il associer à ces deux étapes ?

Maastricht en 2002, puis les pièces et billets en 2007
Maastricht en 1992, puis les pièces et billets en 2002
Maastricht en 1992, puis les pièces et billets en 1999
Rome en 1957, puis les pièces et billets en 2002

Maastricht en 1992, puis les pièces et billets en 2002

Explication

Le traité de Maastricht de 1992 ouvre la voie à la création de l’euro, qui est introduit physiquement en pièces et billets en 2002. Rome renvoie à la création de la CEE et d’EURATOM, et les deux autres propositions déplacent les dates des étapes monétaires.

8. Comment caractériser l’Union européenne par rapport à un État et à une organisation internationale classique ?

Une organisation internationale classique sans intégration propre
Une organisation d’intégration fondée sur des intérêts et des valeurs communs
Une alliance économique reposant sur des intérêts communs sans valeurs partagées
Un État fédéral exerçant une souveraineté générale

Une organisation d’intégration fondée sur des intérêts et des valeurs communs

Explication

L’Union est une organisation d’intégration qui se distingue à la fois d’un État et d’une organisation internationale classique, notamment par les intérêts et valeurs communs de ses membres. L’« État fédéral » confond l’Union avec un État, l’« organisation internationale classique » efface sa spécificité et l’« alliance économique » omet les valeurs communes.

9. Un territoire souhaite devenir candidat à l’adhésion à l’Union. Il est européen et respecte les valeurs de l’article 2 TUE, mais il n’est pas reconnu comme un État. Que prévoit l’article 49 TUE au sujet de sa candidature ?

La condition de reconnaissance comme État n’est pas remplie
Le respect des critères économiques suffit à satisfaire l’article 49
Les conditions de l’article 49 sont toutes remplies
La reconnaissance comme État peut être remplacée par l’accord d’association

La condition de reconnaissance comme État n’est pas remplie

Explication

L’article 49 TUE exige que le candidat soit reconnu comme État, qu’il soit européen et qu’il respecte les valeurs de l’article 2 TUE. La candidature décrite échoue sur la reconnaissance étatique; un accord d’association ou des critères économiques ne remplacent pas cette condition.

10. Un État membre notifie son retrait de l’Union et aucun accord de retrait n’est conclu dans les deux ans. Quelle conséquence découle de l’article 50 TUE ?

Le retrait prend effet seulement après la conclusion d’un accord fixant ses modalités
Le retrait prend effet, mais le droit européen continue de s’appliquer à l’État
Le retrait reste suspendu jusqu’à ce que tous les États approuvent un nouvel accord
Le retrait prend effet au terme du délai et le droit européen cesse de s’appliquer

Le retrait prend effet au terme du délai et le droit européen cesse de s’appliquer

Explication

Selon l’article 50 TUE, en l’absence d’accord dans un délai de deux ans, le retrait prend effet et le droit européen cesse de s’appliquer. Un accord fixe les modalités de sortie mais n’est pas une condition de ce retrait; le délai ne suspend pas indéfiniment la procédure et le droit européen ne continue pas de s’appliquer après la sortie.

11. Une institution de l’Union envisage une action dans un domaine que les traités ne lui attribuent pas. Quel principe détermine si elle peut agir ?

Le principe d’attribution, qui réserve l’action de l’Union aux compétences conférées par les traités
Le principe de compétence générale, qui permet à l’Union d’agir comme un État
Le principe d’appui, qui autorise l’Union à intervenir dans tout domaine national
Le principe de subsidiarité, qui crée une compétence dès que l’action européenne est plus efficace

Le principe d’attribution, qui réserve l’action de l’Union aux compétences conférées par les traités

Explication

Le principe d’attribution, prévu à l’article 5 TUE, limite l’action de l’Union aux compétences que les traités lui confèrent. La « compétence générale » assimile l’Union à un État, la subsidiarité ne crée pas de compétence et l’appui ne constitue pas une habilitation générale.

12. Pour répondre à un problème transfrontalier, une action européenne serait plus efficace que des mesures nationales, mais le projet envisagé va au-delà des moyens nécessaires. Comment appliquer les principes de subsidiarité et de proportionnalité ?

L’efficacité permet d’adopter le projet sans limiter les moyens employés
La subsidiarité peut justifier l’intervention, mais la proportionnalité impose de limiter les moyens au nécessaire
La subsidiarité écarte l’intervention dès qu’une action nationale reste possible
La proportionnalité justifie l’intervention et la subsidiarité fixe les moyens au nécessaire

La subsidiarité peut justifier l’intervention, mais la proportionnalité impose de limiter les moyens au nécessaire

Explication

La subsidiarité permet l’intervention de l’Union lorsque celle-ci est plus efficace que l’action nationale, tandis que la proportionnalité limite les moyens employés à ce qui est nécessaire. L’option qui inverse ces principes attribue à chacun le rôle de l’autre; l’efficacité ne justifie pas des moyens excessifs et la subsidiarité ne commande pas d’écarter une action européenne plus efficace.

13. Une étudiante classe des normes de l’Union : les traités, un protocole et la Charte des droits fondamentaux d’un côté, puis un règlement et une directive adoptés sur cette base de l’autre. Quelle classification est correcte ?

Les deux groupes relèvent du droit primaire parce qu’ils sont des normes de l’Union
Les premières relèvent du droit dérivé et les secondes du droit primaire
Les premières relèvent du droit primaire et les secondes du droit dérivé
Les deux groupes relèvent du droit dérivé parce qu’ils s’appliquent dans l’Union

Les premières relèvent du droit primaire et les secondes du droit dérivé

Explication

Le droit primaire comprend les traités, les protocoles et la Charte des droits fondamentaux; le droit dérivé comprend notamment les règlements et directives adoptés sur cette base. Le classement inversé confond les deux catégories, tandis que le caractère européen d’une norme ne suffit pas à la ranger dans l’une ou l’autre.

14. Lorsqu’un État membre adopte une mesure qui touche à son identité nationale ou à une fonction essentielle comme la sécurité, quel principe de l’article 4 §2 TUE doit être pris en compte ?

La dispense générale pour l’État de respecter le droit de l’Union
La protection de l’identité nationale et des fonctions essentielles de l’État
Le transfert à l’Union de la responsabilité des fonctions de sécurité
La seule garantie d’une égalité formelle entre les États membres

La protection de l’identité nationale et des fonctions essentielles de l’État

Explication

L’article 4 §2 TUE protège notamment l’identité nationale des États membres et leurs fonctions essentielles, dont la sécurité. L’égalité entre États est également protégée, mais ne résume pas ces garanties; la disposition ne transfère pas la sécurité à l’Union et n’instaure pas de dispense générale du droit européen.

15. Combien d’institutions l’article 13 TUE énumère-t-il dans le cadre institutionnel de l’Union depuis 2009 ?

Sept institutions
Neuf institutions
Cinq institutions
Vingt-sept institutions

Sept institutions

Explication

Depuis 2009, l’article 13 TUE organise l’Union autour de sept institutions. Le nombre vingt-sept confond institutions et États membres, tandis que cinq omet des institutions et que neuf ajoute des organes qui ne figurent pas dans cette liste.

16. Quel lien entre démocratie représentative et représentation des citoyens dans l’Union établissent les articles 10 §1 et §2 TUE ?

Les citoyens sont représentés par les gouvernements nationaux
Les citoyens sont représentés au Conseil de l’Union
Les citoyens sont représentés au Parlement européen
Les citoyens sont représentés directement dans chaque institution

Les citoyens sont représentés au Parlement européen

Explication

Les articles 10 §1 et §2 TUE posent le fonctionnement de l’Union selon la démocratie représentative et prévoient que les citoyens sont représentés au Parlement européen. Le Conseil représente les gouvernements, la représentation n’est pas étendue à chaque institution et elle ne se réduit pas aux gouvernements nationaux.

17. Selon l’article 14 TUE, par quel mode de scrutin les représentants au Parlement européen sont-ils élus ?

Par désignation des gouvernements nationaux
Au suffrage universel direct
Par élection des parlements nationaux
Au suffrage universel indirect

Au suffrage universel direct

Explication

L’article 14 TUE prévoit l’élection des représentants au Parlement européen au suffrage universel direct. La désignation gouvernementale et l’élection par les parlements nationaux remplacent à tort le vote direct des citoyens.

18. Qui participe au Conseil européen selon sa composition institutionnelle ?

Les chefs d’État ou de gouvernement, le président du Parlement et les commissaires européens
Les ministres des affaires étrangères, le Haut représentant et les députés européens
Les chefs d’État ou de gouvernement, les présidents du Conseil européen et de la Commission, ainsi que le Haut représentant
Les ministres compétents de chaque État, le président du Conseil et le président de la Commission

Les chefs d’État ou de gouvernement, les présidents du Conseil européen et de la Commission, ainsi que le Haut représentant

Explication

Le Conseil européen réunit les chefs d’État ou de gouvernement, son président, le président de la Commission et le Haut représentant. Les ministres compétents siègent au Conseil de l’Union, tandis que le président du Parlement et les députés ne font pas partie de la composition indiquée.

19. Quelle est la fonction principale du Conseil européen dans l’orientation de l’Union ?

Donner une impulsion au développement de l’Union et définir ses orientations générales et priorités stratégiques
Représenter les gouvernements par leurs ministres lors des décisions sectorielles
Adopter les actes législatifs en réunissant les ministres compétents selon les domaines
Préparer les propositions législatives et assurer le suivi des décisions adoptées

Donner une impulsion au développement de l’Union et définir ses orientations générales et priorités stratégiques

Explication

Le Conseil européen donne à l’Union l’impulsion nécessaire à son développement et définit ses grandes orientations politiques générales ainsi que ses priorités stratégiques. L’adoption par les ministres relève du Conseil de l’Union, tandis que la préparation des propositions et leur suivi relèvent notamment de la Commission.

20. Le Conseil de l’Union examine un dossier portant sur la politique agricole. Qui représente chaque État lors de cette réunion ?

Le président de la Commission européenne
Le député européen chargé de l’agriculture
Le chef d’État ou de gouvernement
Le ministre compétent pour l’agriculture

Le ministre compétent pour l’agriculture

Explication

Au Conseil de l’Union, chaque État est représenté par le ministre compétent selon le domaine traité : pour un dossier agricole, il s’agit du ministre compétent pour l’agriculture. Les chefs d’État ou de gouvernement siègent au Conseil européen, et les commissaires comme les députés européens ne représentent pas les États au Conseil.

21. Selon l’article 19, paragraphe 1, TUE, quelle structure compose l’ordre juridictionnel de l’Union ?

La Cour de justice et le Tribunal, accompagnés systématiquement de tribunaux spécialisés
La Cour de justice et la Commission, avec des tribunaux spécialisés
Le Tribunal et le Conseil, avec la Cour de justice en appel
La Cour de justice, le Tribunal et, le cas échéant, des tribunaux spécialisés

La Cour de justice, le Tribunal et, le cas échéant, des tribunaux spécialisés

Explication

L’ordre juridictionnel comprend la Cour de justice et le Tribunal, auxquels peuvent s’ajouter des tribunaux spécialisés. La Commission et le Conseil ne sont pas des juridictions, et les tribunaux spécialisés ne sont pas systématiques.

22. Quelle mission les juridictions de l’Union exercent-elles à l’égard des traités ?

Représenter l’Union dans l’interprétation et l’application des traités
Définir les politiques de l’Union dans l’interprétation et l’application des traités
Assurer le respect du droit dans l’application, sans en interpréter les traités
Assurer le respect du droit dans l’interprétation et l’application des traités

Assurer le respect du droit dans l’interprétation et l’application des traités

Explication

La mission des juridictions est de garantir le respect du droit tant dans l’interprétation que dans l’application des traités. Définir les politiques ou représenter l’Union relève d’autres fonctions, tandis que l’application seule omet l’interprétation.

23. Une étudiante affirme que, puisque l’Union produit du droit et dispose d’une dimension financière, son organisation repose sur la séparation des pouvoirs propre à un État. Quelle correction convient ?

L’Union est un État et son fonctionnement repose sur un équilibre institutionnel
L’Union n’est pas un État et son fonctionnement repose sur une séparation des pouvoirs
L’Union n’est pas un État et son fonctionnement repose sur un équilibre institutionnel
L’Union est un État et son fonctionnement repose sur une séparation des pouvoirs

L’Union n’est pas un État et son fonctionnement repose sur un équilibre institutionnel

Explication

La production de droit et la dimension financière ne font pas de l’Union un État : son fonctionnement est organisé par un équilibre institutionnel, non par la séparation des pouvoirs étatique. La confondre avec cette séparation ou la qualifier d’État reprend les erreurs visées; nier sa dimension financière contredit le fait donné.

24. Un règlement de l’Union est adopté à l’issue d’une procédure législative. Qu’est-ce qui lui confère son caractère législatif ?

Sa forme de règlement, indépendamment de la procédure
Sa publication comme acte contraignant de l’Union
La procédure suivie pour son adoption
Sa mise en œuvre par les États membres

La procédure suivie pour son adoption

Explication

Un acte acquiert son caractère législatif par la procédure suivie pour son adoption; il peut prendre notamment la forme d’un règlement ou d’une directive. La forme de règlement, sa mise en œuvre ou sa publication ne suffisent pas à déterminer ce caractère.

25. Dans une procédure d’adoption, le Parlement européen et le Conseil interviennent à égalité. De quel type de procédure s’agit-il ?

Une procédure législative spéciale limitant le rôle du Parlement
La procédure législative ordinaire
Une procédure d’exécution confiée aux États membres
Une procédure législative spéciale exigeant l’unanimité du Conseil

La procédure législative ordinaire

Explication

La procédure législative ordinaire repose sur l’égalité entre le Parlement et le Conseil. Les procédures spéciales peuvent restreindre le rôle parlementaire ou exiger l’unanimité du Conseil; l’exécution relève d’un autre cadre.

26. Un acte contraignant de l’Union doit être mis en œuvre dans le droit interne, sans qu’une nécessité de conditions uniformes soit indiquée. Qui en est responsable en priorité ?

Le Conseil, qui adopte les mesures nécessaires en droit interne
La Commission, qui adopte les mesures nécessaires en droit interne
Le Parlement européen, qui adopte les mesures nécessaires en droit interne
Les États membres, qui adoptent les mesures nécessaires en droit interne

Les États membres, qui adoptent les mesures nécessaires en droit interne

Explication

Selon l’article 291 TFUE, les États membres sont responsables en priorité de la mise en œuvre des actes contraignants en adoptant les mesures nécessaires dans leur droit interne. La Commission intervient principalement lorsque des conditions uniformes sont indispensables, tandis que le Conseil n’intervient qu’exceptionnellement.

27. Pour exécuter un acte de l’Union, des conditions uniformes sont indispensables. Quelle répartition de compétence s’applique principalement ?

Le Conseil exerce principalement la compétence, et la Commission intervient exceptionnellement
Le Parlement européen exerce principalement la compétence, et le Conseil intervient exceptionnellement
La Commission exerce principalement la compétence, et le Conseil peut intervenir exceptionnellement
Les États membres exercent principalement la compétence, et la Commission intervient exceptionnellement

La Commission exerce principalement la compétence, et le Conseil peut intervenir exceptionnellement

Explication

Lorsque des conditions uniformes d’exécution sont indispensables, la compétence revient principalement à la Commission et exceptionnellement au Conseil. Maintenir la priorité des États confond cette situation avec la règle générale; attribuer le rôle principal au Conseil inverse la répartition prévue.

28. Quelle évolution caractérise le financement du budget de l’Union depuis 1970 ?

L’Union finance son budget par des emprunts, après un financement par contributions nationales
L’Union dispose de ressources propres, après un financement par contributions nationales
L’Union dépend des contributions nationales, après un financement par ressources propres
Les États financent leur budget par des ressources propres, après un financement européen

L’Union dispose de ressources propres, après un financement par contributions nationales

Explication

Depuis 1970, le budget de l’Union repose sur des ressources propres, alors qu’il était auparavant financé par les contributions nationales. L’inversion de la chronologie confond les deux périodes, les emprunts remplacent à tort les ressources propres, et le financement des budgets nationaux déplace le sujet.

29. Un projet vise à créer une nouvelle ressource propre de l’Union : quelle condition institutionnelle doit être remplie ?

Majorité qualifiée du Conseil et accord de tous les États membres
Unanimité du Conseil et approbation du seul Parlement européen
Unanimité du Conseil et consultation des gouvernements nationaux
Unanimité du Conseil et accord de tous les États membres

Unanimité du Conseil et accord de tous les États membres

Explication

La création ou la modification des ressources propres exige l’unanimité du Conseil ainsi que l’accord de tous les États membres. La majorité qualifiée abaisse à tort le seuil, l’approbation du seul Parlement omet l’accord des États, et une consultation ne vaut pas leur accord.

30. Quelle fonction distingue le cadre financier pluriannuel du budget annuel de l’Union ?

Contrôler la conformité des lois nationales au droit de l’Union
Percevoir les contributions nationales au cours d’une année donnée
Autoriser les recettes et les dépenses d’un seul exercice budgétaire
Planifier les dépenses sur plusieurs années et fixer leurs grandes catégories

Planifier les dépenses sur plusieurs années et fixer leurs grandes catégories

Explication

Le CFP organise les dépenses de l’Union sur plusieurs années, sécurise ses ressources et fixe les grandes catégories de dépenses. L’autorisation d’un seul exercice relève du budget annuel, tandis que la perception des contributions et le contrôle juridictionnel ne définissent pas le CFP.

31. Lorsqu’une juridiction nationale ne peut trancher un litige sans éclaircissement sur le droit de l’Union, à quoi sert le renvoi préjudiciel ?

Demander à la CJUE de trancher directement le litige entre les parties nationales
Demander à la CJUE d’adopter un nouvel acte de droit de l’Union pour le litige
Demander à la CJUE d’interpréter les règles de droit national applicables au litige
Demander à la CJUE d’interpréter le droit de l’Union ou d’en apprécier la validité

Demander à la CJUE d’interpréter le droit de l’Union ou d’en apprécier la validité

Explication

Le renvoi préjudiciel permet à une juridiction nationale d’obtenir de la CJUE l’interprétation du droit de l’Union ou une appréciation de validité, nécessaire pour statuer. La CJUE ne tranche pas à sa place le litige national, n’interprète pas le droit national et n’adopte pas un nouvel acte par cette procédure.

32. Un organe permanent, établi par la loi et indépendant tranche un litige en appliquant le droit, mais ne garantit pas l’impartialité ni une procédure contradictoire : peut-il être qualifié de juridiction au sens du droit de l’Union ?

Oui, car l’établissement légal et la permanence suffisent à le qualifier
Non, car l’impartialité et la procédure contradictoire font aussi partie des critères
Oui, car l’indépendance tient lieu de garantie d’impartialité
Non, car seule une juridiction supérieure peut satisfaire ces critères

Non, car l’impartialité et la procédure contradictoire font aussi partie des critères

Explication

La qualification suppose notamment des garanties d’indépendance et d’impartialité, ainsi qu’une procédure contradictoire, en plus des critères structurels et de la fonction de trancher un litige. L’établissement légal et la permanence ne suffisent pas, l’indépendance ne remplace pas l’impartialité, et le rang supérieur n’est pas le critère déterminant.

33. Une juridiction statuant en dernier ressort doit interpréter une règle de l’Union, et la réponse ne s’impose pas clairement : que doit-elle faire selon la théorie de l’acte clair ?

Saisir la CJUE seulement si les parties donnent leur accord
Statuer sans renvoi, car l’acte clair dispense toujours de saisir la CJUE
Déclarer elle-même invalide la règle de l’Union contestée
Saisir la CJUE, car l’interprétation n’est pas évidente

Saisir la CJUE, car l’interprétation n’est pas évidente

Explication

Selon l’arrêt CILFIT, une juridiction de dernier ressort doit saisir la CJUE lorsque l’interprétation du droit de l’Union n’est pas évidente. L’exception de l’acte clair ne s’applique pas en cas d’incertitude, l’accord des parties n’est pas la condition de cette obligation, et déclarer invalide un acte relève de la CJUE.

34. Après un renvoi préjudiciel portant sur une règle nationale, quelle limite s’impose à la CJUE ?

Elle interprète le droit de l’Union, mais ne statue pas sur le droit national
Elle annule directement la décision nationale qui a donné lieu au renvoi
Elle interprète le droit national et tranche le litige entre les parties
Elle apprécie la validité de la mesure interne au regard du droit national

Elle interprète le droit de l’Union, mais ne statue pas sur le droit national

Explication

Dans un renvoi préjudiciel, la CJUE interprète le droit de l’Union ou apprécie la validité d’un acte européen ; elle ne statue ni sur le droit national ni sur la validité des mesures internes. Trancher le litige, interpréter le droit national ou annuler directement la décision nationale dépasse ce rôle.

35. Une juridiction suprême nationale souhaite obtenir l’avis de la Cour EDH sur une question de principe liée à la Convention. Quel protocole lui permet de le demander ?

Le Protocole n° 6
Le Protocole n° 16
Le Protocole n° 11
L’article 35 de la CEDH

Le Protocole n° 16

Explication

Le Protocole n° 16 permet aux juridictions suprêmes nationales de demander des avis consultatifs à la Cour EDH. Le Protocole n° 11 ouvre le recours individuel, le Protocole n° 6 concerne l’abolition de la peine de mort et l’article 35 fixe des conditions de recevabilité.

36. Des autorités savent qu’un tiers menace les droits d’une personne relevant de leur juridiction. Quelle obligation découle de l’article 1 de la CEDH ?

Prendre des mesures actives pour protéger la personne
Intervenir seulement si l’État est lui-même l’auteur de l’atteinte
Attendre la réalisation du dommage avant toute action
S’abstenir d’agir afin de ne pas porter atteinte aux droits

Prendre des mesures actives pour protéger la personne

Explication

L’obligation positive impose à l’État de protéger activement les droits, y compris contre les atteintes de tiers. L’abstention décrit l’obligation négative, tandis que limiter la protection aux actes étatiques ou attendre le dommage méconnaît le devoir de prévention.

37. Une autorité restreint une liberté garantie par la CEDH en invoquant un objectif légitime, mais la mesure va au-delà de ce qui est nécessaire. Quel critère de validité n’est pas respecté ?

La légitimité de l’objectif poursuivi
La compétence de l’autorité qui décide
La prévision de la restriction par la loi
La proportionnalité de la restriction

La proportionnalité de la restriction

Explication

Une restriction doit être prévue par la loi, nécessaire et proportionnée dans une société démocratique ; une mesure excessive échoue au critère de proportionnalité. Un objectif légitime ne suffit pas à lui seul, et la légalité ou la compétence ne remplace pas l’examen de la mesure.

38. Quelles sont les trois sources de protection des droits fondamentaux reconnues par l’article 6 TUE ?

La CEDH, le droit constitutionnel national et le Conseil de l’Europe
La Charte, la CJUE et les principes généraux issus des traditions constitutionnelles communes
La Charte, la CEDH et les principes généraux issus des traditions constitutionnelles communes
La Charte, le Conseil de l’Europe et les constitutions nationales

La Charte, la CEDH et les principes généraux issus des traditions constitutionnelles communes

Explication

L’article 6 TUE reconnaît la Charte, la CEDH et les principes généraux issus des traditions constitutionnelles communes. Le Conseil de l’Europe n’est pas l’une de ces trois sources, et le droit constitutionnel national ou la CJUE ne se substituent pas aux principes généraux visés.

39. Dans combien de chapitres la Charte des droits fondamentaux de l’Union répartit-elle ses 54 articles ?

Cinquante-quatre chapitres
Six chapitres
Sept chapitres
Huit chapitres

Sept chapitres

Explication

La Charte comprend 54 articles répartis en sept chapitres, notamment consacrés à la dignité, aux libertés, à l’égalité et à la justice. Cinquante-quatre correspond au nombre d’articles, tandis que six et huit sont des décomptes erronés.

40. Une loi de l’Union limite un droit fondamental pour protéger les droits d’autrui, mais en détruit le contenu essentiel. La limitation respecte-t-elle l’article 52.1 de la Charte ?

Oui, si la limitation est proportionnée malgré la destruction du contenu essentiel
Non, car le contenu essentiel du droit doit être respecté
Oui, dès lors qu’un objectif légitime est poursuivi
Oui, car la protection des droits d’autrui suffit à la justifier

Non, car le contenu essentiel du droit doit être respecté

Explication

L’article 52.1 exige notamment que les limitations respectent le contenu essentiel des droits, en plus de satisfaire aux autres conditions applicables. La protection des droits d’autrui, la proportionnalité ou un objectif légitime ne permet pas d’écarter cette exigence.

41. Quel est l’objectif central du marché intérieur de l’Union européenne ?

Uniformiser les législations nationales afin de remplacer les échanges entre États membres
Établir un tarif douanier commun sans organiser la circulation des personnes, des services et des capitaux
Permettre la libre circulation des marchandises tout en maintenant des barrières pour les personnes, les services et les capitaux
Supprimer les barrières entre États membres pour permettre la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux

Supprimer les barrières entre États membres pour permettre la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux

Explication

Le marché intérieur vise à supprimer les barrières entre États membres pour permettre la circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux. L’union douanière ne décrit qu’un aspect de l’intégration, la circulation des seules marchandises est trop limitée et l’uniformisation législative n’est pas sa définition.

42. Une personne accomplit contre rémunération une prestation économique sous la direction d’une entreprise privée située dans un autre État membre. Selon la définition issue de l’arrêt Lawrie Blum, quel statut peut-elle revendiquer ?

Le statut de prestataire indépendant, car toute activité économique rémunérée est indépendante
L’exception des emplois publics, car elle travaille sous la direction d’un employeur
Le statut de travailleur, car elle fournit une prestation rémunérée sous la direction d’autrui
Le statut de travailleur, à condition que l’employeur ait sa nationalité

Le statut de travailleur, car elle fournit une prestation rémunérée sous la direction d’autrui

Explication

La définition de Lawrie Blum reconnaît comme travailleur la personne qui fournit, sous la direction d’autrui, une prestation économique contre rémunération. Le travail indépendant ne comporte pas ce lien de direction, l’exception concerne certains emplois dans l’administration publique et la nationalité de l’employeur n’est pas un critère de cette définition.

43. Un État membre impose une taxe intérieure plus élevée aux marchandises importées qu’aux produits nationaux comparables. Quelle interdiction du TFUE correspond à cette mesure ?

L’interdiction des mesures d’effet équivalent prévue à l’article 35 TFUE
L’interdiction des restrictions quantitatives prévue à l’article 34 TFUE
L’interdiction des droits de douane et taxes similaires prévue à l’article 30 TFUE
L’interdiction des impôts discriminatoires prévue à l’article 110 TFUE

L’interdiction des impôts discriminatoires prévue à l’article 110 TFUE

Explication

L’article 110 TFUE interdit les impôts intérieurs discriminatoires envers les produits d’autres États membres. L’article 30 vise les droits de douane et taxes similaires, tandis que les articles 34 et 35 portent respectivement sur les restrictions quantitatives et les mesures d’effet équivalent.

44. Pour protéger la santé, un État membre restreint l’importation d’un produit et démontre que la mesure contribue à cet objectif, qu’aucune mesure moins contraignante ne suffit et que ses effets restent proportionnés. Que conclut le contrôle de proportionnalité ?

La restriction satisfait au contrôle dès lors qu’elle est apte à contribuer à l’objectif
La restriction échoue au contrôle parce qu’elle entrave la circulation des marchandises
La restriction est justifiée dès lors qu’elle poursuit un objectif de santé
La restriction satisfait aux critères d’aptitude, de nécessité et de proportionnalité

La restriction satisfait aux critères d’aptitude, de nécessité et de proportionnalité

Explication

Une restriction doit reposer sur un motif admis et être apte à atteindre son objectif, nécessaire et proportionnée. L’objectif de santé ou l’aptitude ne suffisent pas à eux seuls, et une entrave n’est pas automatiquement écartée si ces conditions sont respectées.

45. Quel rapport la citoyenneté de l’Union entretient-elle avec la citoyenneté nationale ?

Elle remplace la citoyenneté nationale dès qu’une personne acquiert la citoyenneté de l’Union
Elle constitue une autorisation de séjour accordée par l’État membre de résidence
Elle constitue un statut juridique autonome qui peut être obtenu sans nationalité d’un État membre
Elle constitue un statut juridique autonome fondé sur la nationalité d’un État membre et complète la citoyenneté nationale

Elle constitue un statut juridique autonome fondé sur la nationalité d’un État membre et complète la citoyenneté nationale

Explication

La citoyenneté de l’Union est un statut autonome créé par les traités, mais fondé sur la nationalité d’un État membre ; elle complète la citoyenneté nationale sans la remplacer. Elle ne peut donc être dissociée de cette nationalité ni réduite à une autorisation de séjour.

46. Un État retire sa nationalité à une personne, ce qui lui ferait aussi perdre la citoyenneté de l’Union. Quel principe doit encadrer l’examen de cette perte ?

Le principe de subsidiarité, qui réserve la décision aux institutions de l’Union
Le principe de reconnaissance mutuelle, qui impose aux États d’accepter le retrait
Le principe de libre circulation, qui maintient la citoyenneté malgré la perte de nationalité
Le principe de proportionnalité, dans le respect du droit de l’Union et des libertés fondamentales

Le principe de proportionnalité, dans le respect du droit de l’Union et des libertés fondamentales

Explication

Les États déterminent les conditions de perte de leur nationalité, mais doivent respecter le droit de l’Union et les libertés fondamentales. Lorsque cette perte entraîne celle de la citoyenneté européenne, elle est soumise au principe de proportionnalité ; la compétence nationale ne supprime donc pas ce contrôle.

47. Quelle qualification la CJUE a-t-elle donnée à la citoyenneté de l’Union dans l’arrêt Grzelczyk de 2001 ?

Le statut national des personnes, déterminé par les seules institutions de l’Union
Le statut fondamental des ressortissants des États membres, garantissant l’égalité de traitement et l’accès aux droits
Le statut économique des travailleurs migrants, garantissant l’accès au marché intérieur
Le statut subsidiaire des résidents, limité à la participation aux élections européennes

Le statut fondamental des ressortissants des États membres, garantissant l’égalité de traitement et l’accès aux droits

Explication

Dans Grzelczyk (2001), la CJUE qualifie la citoyenneté de l’Union de statut fondamental des ressortissants des États membres et l’associe à l’égalité de traitement et à l’accès aux droits. La réduire aux travailleurs, aux élections ou à un statut national méconnaît cette portée.

48. Une citoyenne d’un État membre réside dans un autre État de l’Union et souhaite voter aux élections municipales ainsi qu’être candidate. Quelle règle s’applique ?

Elle peut voter et être candidate dans les mêmes conditions que les nationaux, sous réserve de restrictions justifiées
Elle peut participer aux élections municipales dans son État de nationalité, mais pas dans son État de résidence
Elle peut participer aux élections européennes, mais pas aux élections municipales de résidence
Elle peut voter et être candidate sans restriction, quelles que soient les règles applicables aux nationaux

Elle peut voter et être candidate dans les mêmes conditions que les nationaux, sous réserve de restrictions justifiées

Explication

Dans son État de résidence, une citoyenne de l’Union peut voter et être candidate aux élections européennes et municipales dans les mêmes conditions que les nationaux, sous réserve de restrictions justifiées. L’égalité de traitement n’exclut donc pas ces restrictions, et le droit concerne aussi les élections municipales.

49. Quel instrument européen encadre les bénéficiaires, les conditions de séjour et les droits liés à la libre circulation des citoyens de l’Union et de leur famille ?

La directive 2004/38/CE
Le règlement sur les petits litiges
Le traité de Lisbonne
Le mandat d’arrêt européen

La directive 2004/38/CE

Explication

La directive 2004/38/CE définit les bénéficiaires, les conditions de séjour et les droits concernés. Le règlement sur les petits litiges concerne la coopération judiciaire civile, le traité de Lisbonne la structuration de l’espace de justice, et le mandat d’arrêt européen la remise de personnes recherchées.

50. Une citoyenne de l’Union s’installe dans un autre État membre avec son partenaire enregistré, reconnu par cet État, et sa mère, qui est à sa charge. Qui relève des catégories familiales couvertes par la directive ?

Son partenaire enregistré et sa mère à charge
Ni son partenaire ni sa mère
Son partenaire enregistré, mais pas sa mère
Sa mère à charge, mais pas son partenaire

Son partenaire enregistré et sa mère à charge

Explication

La famille couverte comprend le partenaire enregistré reconnu par l’État d’accueil ainsi que les ascendants directs à charge. L’exclusion de la mère oublie la catégorie des ascendants à charge, tandis que l’exclusion du partenaire méconnaît la reconnaissance du partenariat.

51. Un citoyen de l’Union souhaite séjourner plus de trois mois dans un autre État membre comme étudiant. Quelle situation satisfait aux conditions prévues ?

Il dispose de ressources suffisantes sans assurance maladie
Il exerce une activité salariée et justifie de ressources suffisantes
Il démontre qu’il ne deviendra pas une charge pour le système social
Il dispose de ressources suffisantes et d’une assurance maladie

Il dispose de ressources suffisantes et d’une assurance maladie

Explication

Un étudiant doit disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie pour séjourner plus de trois mois. L’activité salariée relève d’une autre catégorie, l’absence d’assurance omet une condition, et la condition de ne pas devenir une charge concerne les personnes inactives.

52. Un État d’accueil envisage de limiter le séjour d’un citoyen de l’Union pour chacun des motifs suivants : ordre public, sécurité publique, santé publique ou difficultés économiques. Quel motif ne peut pas justifier cette restriction au titre de la directive ?

L’ordre public
Les difficultés économiques
La sécurité publique
La santé publique

Les difficultés économiques

Explication

La directive admet des restrictions fondées sur l’ordre public, la sécurité publique ou la santé publique, mais les raisons économiques ne justifient pas une limitation du droit de séjour. L’ordre public, la sécurité publique et la santé publique sont bien des motifs admis.

53. Quelle combinaison décrit les accords de Schengen conclus en 1985-1990 ?

Supprimer les frontières internes et harmoniser visas et règles d’asile
Créer le mandat d’arrêt européen et uniformiser les sanctions pénales
Renforcer les contrôles aux frontières internes et harmoniser les règles pénales
Intégrer Schengen dans l’Union et structurer pleinement l’espace de justice

Supprimer les frontières internes et harmoniser visas et règles d’asile

Explication

Les accords de Schengen visaient à supprimer les frontières internes et à harmoniser les visas et les règles d’asile. L’intégration de Schengen dans l’Union relève du traité d’Amsterdam, tandis que le mandat d’arrêt européen est un instrument distinct de coopération pénale.

54. Dans un dossier européen de justice, le Parlement co-légifère et le Conseil statue généralement à la majorité. À quelle méthode institutionnelle cela correspond-il ?

À une méthode où le Parlement consulte et le Conseil décide à l’unanimité
À la méthode de l’Union après le traité de Lisbonne
À une méthode où le Parlement décide seul sans intervention du Conseil
À la méthode intergouvernementale antérieure au traité de Lisbonne

À la méthode de l’Union après le traité de Lisbonne

Explication

Après Lisbonne, le Parlement co-légifère et le Conseil statue généralement à la majorité. Avant Lisbonne, la méthode intergouvernementale exigeait l’unanimité du Conseil et ne donnait au Parlement qu’un rôle consultatif.

55. Un tribunal doit décider s’il peut reconnaître et faire exécuter dans son État une décision judiciaire rendue dans un autre État membre, en s’appuyant sur la confiance mutuelle et un rapprochement minimal des règles. Quel principe s’applique ?

La suppression des frontières internes
Le mandat d’arrêt européen
L’harmonisation complète des législations
La reconnaissance mutuelle

La reconnaissance mutuelle

Explication

La reconnaissance mutuelle permet de reconnaître et d’exécuter les décisions judiciaires d’un autre État membre sur la base de la confiance mutuelle et d’un rapprochement minimal des règles. L’harmonisation complète va au-delà de ce rapprochement, tandis que le mandat d’arrêt européen concerne la remise de personnes.

56. Une personne est recherchée pour une infraction grave commise dans un autre État membre. Quel instrument permet d’organiser sa remise rapide tout en respectant ses droits à un avocat, à l’information, à l’interprétation et à la traduction ?

Le mandat d’arrêt européen
La reconnaissance mutuelle des jugements
Les accords de Schengen
La procédure européenne de petits litiges

Le mandat d’arrêt européen

Explication

Le mandat d’arrêt européen facilite la remise rapide de personnes ayant commis une infraction grave dans un autre État membre, dans le respect de garanties procédurales et de droits fondamentaux. La reconnaissance mutuelle vise les décisions judiciaires, les petits litiges relèvent du civil et Schengen porte notamment sur les frontières, les visas et l’asile.

57. Une voyageuse dispose de documents valides et de moyens de subsistance suffisants, ne constitue pas une menace et prévoit un séjour de 75 jours dans l’espace Schengen. Quelle conclusion s’applique au regard du code frontières Schengen ?

Elle doit obtenir l’accord préalable de chaque État traversé.
Elle doit limiter son séjour à 30 jours malgré ses justificatifs.
Elle ne peut entrer qu’après avoir obtenu un statut de protection.
Elle remplit les conditions prévues pour l’entrée de court séjour.

Elle remplit les conditions prévues pour l’entrée de court séjour.

Explication

Le code frontières Schengen prévoit l’entrée pour un séjour d’au plus 90 jours lorsque les documents et les moyens de subsistance sont valides et que le voyageur ne représente pas une menace. La limite de 30 jours est erronée, le statut de protection relève de l’asile, et l’accord de chaque État ne fait pas partie des conditions énoncées.

58. Quel objectif caractérise la politique commune d’asile fondée sur l’article 78 TFUE ?

Organiser les accords commerciaux de l’Union et harmoniser les règles applicables aux investissements étrangers.
Gérer les flux migratoires, protéger les migrants en séjour régulier et lutter contre l’immigration illégale.
Établir un statut uniforme d’asile et de protection subsidiaire, sans prévoir de protection temporaire en cas d’afflux massif.
Établir un statut uniforme d’asile et de protection subsidiaire, avec une protection temporaire en cas d’afflux massif.

Établir un statut uniforme d’asile et de protection subsidiaire, avec une protection temporaire en cas d’afflux massif.

Explication

L’article 78 TFUE fonde une politique commune visant un statut uniforme d’asile et de protection subsidiaire, ainsi qu’une protection temporaire en cas d’afflux massif. La gestion des flux et la lutte contre l’immigration illégale relèvent de la politique d’immigration, les accords commerciaux sont distincts, et l’option qui omet la protection temporaire est incomplète.

59. Une mesure européenne vise à gérer les flux migratoires, à protéger les personnes en séjour régulier et à combattre l’immigration illégale ainsi que la traite des êtres humains. De quel cadre relève-t-elle ?

De la compétence externe déterminant la capacité de conclure des accords internationaux.
Du système intégré de gestion des frontières extérieures fondé sur l’article 77 TFUE.
De la politique commune d’immigration fondée sur l’article 79 TFUE.
De la politique commune d’asile fondée sur l’article 78 TFUE.

De la politique commune d’immigration fondée sur l’article 79 TFUE.

Explication

L’article 79 TFUE organise la politique commune d’immigration, qui associe gestion des flux, protection des migrants en séjour régulier et lutte contre l’immigration illégale et la traite. L’article 78 concerne l’asile, l’article 77 les frontières extérieures, et la compétence externe porte sur l’action internationale de l’Union.

60. Dans les relations internationales, que détermine la compétence externe de l’Union européenne ?

Si l’Union peut légiférer dans un domaine de compétence interne.
Si l’Union peut agir seule ou avec ses États membres.
Si l’Union peut réglementer le commerce des biens et des services.
Si les États membres peuvent agir seuls ou avec des pays tiers.

Si l’Union peut agir seule ou avec ses États membres.

Explication

La compétence externe détermine si l’Union peut intervenir seule ou conjointement avec ses États membres dans les relations internationales. La répartition des compétences internes est une question différente, l’action seule ne couvre pas tous les cas, et la réglementation commerciale n’en est qu’un domaine particulier.

61. Quelle règle caractérise principalement l’adoption des décisions relevant de la PESC ?

Le Conseil les adopte en principe à la majorité qualifiée, sous réserve d’exceptions à l’unanimité.
Le Conseil les adopte en principe à l’unanimité, sous réserve d’exceptions à la majorité qualifiée.
Le Parlement européen et le Conseil les adoptent en principe selon la procédure législative ordinaire.
La Commission les adopte en principe seule, après consultation du Conseil européen.

Le Conseil les adopte en principe à l’unanimité, sous réserve d’exceptions à la majorité qualifiée.

Explication

La PESC, introduite par le traité de Maastricht, est principalement mise en œuvre par des décisions du Conseil adoptées à l’unanimité, avec certaines exceptions prévues pour la majorité qualifiée. L’option qui inverse cette règle prend les exceptions pour le principe, tandis que les deux autres attribuent l’adoption à des procédures ou institutions différentes.

62. L’Union adopte des mesures restrictives dans le cadre de la PESC et doit les rendre contraignantes dans l’ordre juridique de l’Union. Quelle séquence doit-elle suivre ?

Un règlement fondé sur l’article 215 TFUE, puis une décision du Conseil fondée sur l’article 29 TUE.
Une décision du Conseil fondée sur l’article 215 TFUE, puis un règlement fondé sur l’article 29 TUE.
Une décision du Conseil fondée sur l’article 29 TUE, puis un règlement fondé sur l’article 215 TFUE.
Une décision de la Commission fondée sur l’article 29 TUE, puis un règlement du Parlement fondé sur l’article 215 TFUE.

Une décision du Conseil fondée sur l’article 29 TUE, puis un règlement fondé sur l’article 215 TFUE.

Explication

Les mesures restrictives sont adoptées en deux étapes : une décision du Conseil fondée sur l’article 29 TUE fixe la position de l’Union, puis un règlement fondé sur l’article 215 TFUE rend les mesures contraignantes dans l’Union. L’ordre inverse méconnaît cette séquence, les deux autres options intervertissent les bases juridiques ou les institutions.

63. Un projet d’accord commercial de l’Union porte à la fois sur les services, la propriété intellectuelle et les investissements étrangers. Quel régime de compétence s’applique à cette politique commerciale commune ?

Une compétence partagée de l’Union et des États membres couvrant ces domaines au titre de l’article 207 TFUE.
Une compétence exclusive de l’Union couvrant ces domaines au titre de l’article 207 TFUE.
Une compétence nationale des États membres pour les services, la propriété intellectuelle et les investissements.
Une compétence exclusive de l’Union limitée aux biens, à l’exclusion des services et des investissements.

Une compétence exclusive de l’Union couvrant ces domaines au titre de l’article 207 TFUE.

Explication

La politique commerciale commune est une compétence exclusive de l’Union et couvre les biens, les services, la propriété intellectuelle et les investissements étrangers conformément à l’article 207 TFUE. La compétence partagée ne correspond pas à ce régime, et les deux autres options réduisent à tort son champ ou l’attribuent aux États membres.

64. Une stratégie européenne cherche à défendre les intérêts et les valeurs de l’Union tout en maintenant l’ouverture au commerce et à la coopération internationale. Quel concept décrit cette orientation ?

La politique commerciale commune.
Le fédéralisme pragmatique.
L’autonomie économique fermée.
L’autonomie stratégique ouverte.

L’autonomie stratégique ouverte.

Explication

L’autonomie stratégique ouverte désigne la capacité de défendre les intérêts et les valeurs de l’Union tout en restant ouverte au commerce et à la coopération internationale. L’autonomie fermée contredit cette ouverture, la politique commerciale commune est un domaine d’action distinct, et le fédéralisme pragmatique renvoie à une méthode d’action européenne flexible et ciblée.

65. Après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, quelle évolution concernant son rapprochement avec l’Union européenne a lieu ?

Les négociations d’adhésion s’ouvrent en 2022, puis l’Ukraine pose sa candidature en 2024.
L’Ukraine pose sa candidature en 2022, puis les négociations d’adhésion s’ouvrent en 2024.
L’Ukraine pose sa candidature en 2022, puis les négociations d’adhésion s’ouvrent la même année.
La Russie pose sa candidature en 2022, puis des négociations d’adhésion s’ouvrent en 2024.

L’Ukraine pose sa candidature en 2022, puis les négociations d’adhésion s’ouvrent en 2024.

Explication

L’invasion de 2022 est suivie de la candidature ukrainienne à l’Union européenne, tandis que les négociations d’adhésion s’ouvrent en 2024. L’ouverture en 2022 confond candidature et négociations, l’inversion des dates renverse leur chronologie, et la candidature russe attribue la démarche au mauvais pays.

66. Quel traité a créé l’OTAN en 1949 ?

La Charte de Paris.
Le traité de Bruxelles.
Le traité de Washington.
Le traité sur l’Union européenne.

Le traité de Washington.

Explication

L’OTAN a été créée en 1949 par le traité de Washington. Le traité de Bruxelles est associé à l’UEO, la Charte de Paris à la coopération européenne de 1990, et le traité sur l’Union européenne à l’intégration de l’UE.

67. Comment la CJUE a-t-elle qualifié l’Union européenne dans son avis en assemblée plénière du 18 décembre 2014 ?

Un État fédéral fondé sur des traités
Un ordre juridique d’un genre nouveau
Une organisation d’intégration sans ordre juridique propre
Une organisation internationale classique

Un ordre juridique d’un genre nouveau

Explication

La CJUE a qualifié l’Union européenne d’ordre juridique d’un genre nouveau. La réponse « organisation internationale classique » nie sa spécificité, « État fédéral » assimile l’Union à un État, et « organisation d’intégration sans ordre juridique propre » écarte à tort la caractérisation juridique donnée par la Cour.

68. Une députée européenne participe à une session plénière officielle puis rejoint les travaux courants des commissions qui préparent les textes. Dans quelles villes se déroulent ces deux activités, respectivement ?

À Bruxelles, puis à Bruxelles
À Bruxelles, puis à Strasbourg
À Strasbourg, puis à Strasbourg
À Strasbourg, puis à Bruxelles

À Strasbourg, puis à Bruxelles

Explication

Les sessions plénières du Parlement se tiennent à Strasbourg, tandis que la majeure partie du travail quotidien, notamment en commission, se déroule à Bruxelles. L’inversion des villes confond les deux fonctions, et les réponses situant les deux activités dans une même ville méconnaissent cette répartition.

69. Un acte juridiquement contraignant de l’Union prévoit des conditions uniformes d’exécution. Quel dispositif l’article 291, paragraphe 2, TFUE permet-il de mettre en place ?

Habiliter chaque État membre à adopter ses propres actes d’exécution, sous contrôle du Parlement européen.
Habiliter la Commission à adopter des actes délégués, tandis que les États membres fixent les règles de contrôle.
Habiliter le Conseil à adopter les actes d’exécution, tandis que la Commission fixe le contrôle des États.
Habiliter la Commission à adopter des actes d’exécution, avec des règles de contrôle définies conjointement par le Parlement et le Conseil.

Habiliter la Commission à adopter des actes d’exécution, avec des règles de contrôle définies conjointement par le Parlement et le Conseil.

Explication

Les actes juridiquement contraignants peuvent habiliter la Commission à adopter des actes d’exécution, tandis que le Parlement européen et le Conseil statuant conjointement définissent les règles et principes du contrôle exercé par les États membres. L’habilitation individuelle des États, la confusion avec les actes délégués et le transfert du contrôle à la Commission ne correspondent pas à ce mécanisme.

70. Dans une présentation du budget de l’Union européenne, quelle ressource représente la part la plus importante, autour de 70 % ?

La ressource fondée sur la TVA
La ressource fondée sur le revenu national brut
La ressource plastique
Les droits de douane

La ressource fondée sur le revenu national brut

Explication

La ressource fondée sur le revenu national brut représente autour de 70 % du budget. La TVA et les droits de douane représentent chacun environ 10 %, tandis que la ressource plastique en représente environ 4 %.

71. Dans quel cadre la Convention européenne des droits de l’homme a-t-elle été adoptée en 1950 ?

Dans le cadre du Conseil de l’Europe
Dans le cadre de la Cour européenne des droits de l’homme
Dans le cadre du Conseil européen
Dans le cadre de l’Union européenne

Dans le cadre du Conseil de l’Europe

Explication

La CEDH a été adoptée en 1950 dans le cadre du Conseil de l’Europe. L’Union européenne et le Conseil européen sont des institutions distinctes, et la Cour européenne des droits de l’homme est la juridiction chargée de veiller au respect de la Convention.

72. Quelles libertés l’article 26, paragraphe 2, du TFUE consacre-t-il comme fondements du marché intérieur ?

La circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux
La circulation des marchandises, des personnes, des investissements et des capitaux
La circulation des marchandises, des travailleurs, des services et des capitaux
La circulation des personnes, des services, des capitaux et des droits sociaux

La circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux

Explication

L’article 26, paragraphe 2, du TFUE consacre la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux. La référence aux seuls travailleurs restreint à tort la catégorie des personnes, tandis que les investissements ou les droits sociaux ne remplacent pas les libertés énumérées.

73. Face à une inflation qui s’éloigne de sa cible à moyen terme, quel objectif et quels outils guident principalement l’action de la BCE ?

Viser une inflation supérieure à 2 % à moyen terme par les taux, les refinancements et les achats d’actifs
Soutenir directement la croissance par les taux, les refinancements et les achats d’actifs
Viser une inflation de 2 % à moyen terme par les taux, les refinancements et les achats d’actifs
Viser une inflation de 2 % à moyen terme par les dépenses publiques, les impôts et les transferts

Viser une inflation de 2 % à moyen terme par les taux, les refinancements et les achats d’actifs

Explication

La BCE vise principalement la stabilité des prix, avec une inflation de 2 % à moyen terme, et peut agir au moyen des taux d’intérêt, des refinancements et des achats d’actifs. Une cible supérieure à 2 % modifie l’objectif, tandis que la croissance directe et les dépenses publiques relèvent d’autres priorités ou instruments.

74. Un État membre met en œuvre le cadre européen de 2024 sur la migration et l’asile : quelle évolution institutionnelle et procédurale doit-il prendre en compte ?

Le Pacte remplace Dublin, laisse les procédures nationales distinctes et prévoit un cadre permanent de réinstallation
Le Pacte remplace Dublin, harmonise les procédures et prévoit un cadre permanent de réinstallation
Le Pacte remplace Dublin, harmonise les procédures et rend l’Agence opérationnelle dès 2021
Le Pacte complète Dublin, harmonise les procédures et prévoit un cadre permanent de réinstallation

Le Pacte remplace Dublin, harmonise les procédures et prévoit un cadre permanent de réinstallation

Explication

Le Pacte de 2024 remplace Dublin, harmonise les procédures d’asile et établit un cadre permanent de réinstallation. L’Agence de l’Union européenne pour l’asile a été créée par un règlement de 2021, mais elle est devenue opérationnelle en 2022; le Pacte ne maintient donc pas Dublin et ne laisse pas les procédures distinctes.

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Mémorisez les réponses avec 104 flashcards sur Histoire et institutions de l’Union européenne.

À quelle date Robert Schuman prononce-t-il le discours de l’Horloge ?

Le 9 mai 1950.

Quelle ressource la CECA met-elle en commun pour prévenir un conflit franco-allemand ?

Le charbon et l’acier.

Qui propose Pan-Europa en 1923 ?

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