QCM : Introduction au droit civil (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les deux exercices de travaux dirigés qui initient les étudiants à l’analyse juridique ?

Le commentaire d’article, qui étudie une loi, et la dissertation, proposée au second semestre
La fiche de jurisprudence, qui décortique un arrêt, et le cas pratique, abordé sur les deux semestres
Le cas pratique, réservé au second semestre, et la dissertation, préparée pendant les deux semestres
La fiche de lecture, qui résume un manuel, et le commentaire d’arrêt, enseigné au premier semestre

La fiche de jurisprudence, qui décortique un arrêt, et le cas pratique, abordé sur les deux semestres

Explication

La fiche de jurisprudence sert à décortiquer un arrêt, tandis que l’initiation au cas pratique est enseignée sur les deux semestres. Le commentaire d’article et la dissertation ne correspondent pas aux deux exercices indiqués.

2. Que précise la fiche hebdomadaire destinée à préparer le prochain TD ?

Un résumé de cours de quatre à six pages accompagné d’une bibliographie
Une lecture libre d’un manuel, sans lien avec le contenu du cours
Une série d’exercices pratiques à réaliser à partir d’un arrêt imposé
Un travail de une à trois pages fondé sur le cours et des approfondissements

Un travail de une à trois pages fondé sur le cours et des approfondissements

Explication

La fiche hebdomadaire indique un travail de une à trois pages à préparer pour le TD suivant, en s’appuyant sur le cours et des approfondissements. Elle ne consiste pas en un résumé de quatre à six pages.

3. Deux particuliers concluent un contrat de vente entre eux : de quelle branche du droit relève principalement leur rapport juridique ?

Du droit privé, qui régit les rapports juridiques entre individus
Du droit privé, qui règle les rapports entre l’État et les collectivités publiques
Du droit public, qui organise les relations entre administrations et agents publics
Du droit public, qui encadre les rapports entre citoyens et collectivités publiques

Du droit privé, qui régit les rapports juridiques entre individus

Explication

Le droit privé régit les rapports juridiques entre individus, comme ceux issus d’un contrat conclu entre deux particuliers. Le droit public concerne notamment les rapports avec l’État et les collectivités publiques.

4. Une commune et une région contestent la répartition de leurs compétences : quelle branche du droit régit leur rapport ?

Le droit public, qui porte sur les rapports contractuels entre propriétaires et locataires
Le droit privé, qui règle les rapports entre une collectivité publique et ses administrés
Le droit privé, qui régit les relations juridiques entre particuliers et membres d’une famille
Le droit public, qui régit les rapports entre collectivités publiques et avec les citoyens

Le droit public, qui régit les rapports entre collectivités publiques et avec les citoyens

Explication

Le droit public régit notamment les rapports des collectivités publiques entre elles, ainsi que leurs rapports avec les citoyens. Les relations entre propriétaires et locataires relèvent du droit privé.

5. Dans un pays donné, comment définit-on le droit objectif ?

La partie du droit privé consacrée aux relations entre particuliers
Les règles réunies dans le Code civil et encore en vigueur
L’ensemble des règles juridiques applicables en France à un instant donné
L’ensemble des règles juridiques applicables dans ce pays

L’ensemble des règles juridiques applicables dans ce pays

Explication

Le droit objectif désigne l’ensemble des règles juridiques applicables dans un pays. La définition liée à la République française à un instant considéré correspond au droit positif.

6. Pour déterminer les règles applicables dans la République française aujourd’hui, quelle notion juridique faut-il mobiliser ?

Le droit public, qui regroupe les règles applicables aux collectivités publiques
Le droit objectif, qui désigne les règles applicables dans n’importe quel pays à une époque donnée
Le droit positif, qui désigne les règles applicables dans la République française à l’instant considéré
Le droit civil, qui rassemble toutes les matières du droit privé français

Le droit positif, qui désigne les règles applicables dans la République française à l’instant considéré

Explication

Le droit positif correspond aux règles juridiques applicables dans la République française à l’instant considéré. Le droit objectif vise les règles applicables dans un pays, sans cette précision de lieu et de moment.

7. Comment situer le droit civil par rapport au droit privé ?

Le droit civil est une partie du droit privé, qui comprend aussi d’autres matières
Le droit civil et le droit privé désignent deux ensembles distincts de règles juridiques
Le droit privé est une partie du droit civil, qui inclut notamment le droit des assurances
Le droit civil est une branche du droit public consacrée aux relations familiales

Le droit civil est une partie du droit privé, qui comprend aussi d’autres matières

Explication

Le droit civil constitue une partie du droit privé, lequel comprend également d’autres matières, telles que le droit des assurances. Le droit privé n’est donc pas une partie du droit civil.

8. Quel changement juridique est associé à la naissance du Code civil en 1804 ?

Le maintien du système coutumier tout en codifiant les règles de droit public
L’unification des droits privé et public dans un même ensemble de règles
La création du droit positif français et le remplacement de toutes les lois antérieures
Le passage à un droit civil écrit et la fin du système fondé sur les coutumes

Le passage à un droit civil écrit et la fin du système fondé sur les coutumes

Explication

La naissance du Code civil en 1804 marque le passage à un droit civil écrit et la fin du système fondé sur les coutumes. Elle n’a pas unifié le droit privé et le droit public.

9. Comment les règles de droit contribuent-elles à la sécurité collective ?

En laissant à chacun le choix de suivre ses propres convictions.
En organisant la société et en permettant de sanctionner les comportements interdits.
En favorisant le perfectionnement intérieur et l’épanouissement de la conscience.
En guidant la conduite des fidèles dans leur relation avec Dieu.

En organisant la société et en permettant de sanctionner les comportements interdits.

Explication

Les règles de droit structurent la vie sociale et la possibilité de sanctionner les comportements interdits contribue à la sécurité collective. Le perfectionnement intérieur relève plutôt de la règle morale.

10. Une personne suit une conduite par conviction personnelle, sans qu’elle lui soit imposée par l’État : quelle règle caractérise cette démarche ?

Une règle religieuse, fondée sur la conduite des fidèles envers Dieu.
Une règle morale, tournée vers le perfectionnement intérieur de la personne.
Une règle de droit, applicable et obligatoire en vertu de l’autorité étatique.
Une règle de sécurité collective, destinée à sanctionner les comportements interdits.

Une règle morale, tournée vers le perfectionnement intérieur de la personne.

Explication

La règle morale tend au perfectionnement intérieur et à l’épanouissement de la conscience sans être imposée par l’État. La règle de droit, contrairement à cette démarche de conscience, est étatique et obligatoire.

11. Que prévoit l’article 215, alinéa 1er, du Code civil au sujet des époux ?

Ils s’obligent mutuellement à une communauté de vie.
Ils doivent obtenir l’accord du juge pour établir leur résidence commune.
Ils sont tenus de contribuer de manière identique aux dépenses du ménage.
Ils choisissent librement leur régime matrimonial en l’absence d’accord.

Ils s’obligent mutuellement à une communauté de vie.

Explication

L’article 215, alinéa 1er, dispose que les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie. Le choix du régime matrimonial ne constitue pas la règle énoncée dans cet alinéa.

12. Comment une règle de droit peut-elle être générale tout en s’appliquant à une situation personnelle ?

Elle s’adresse à chaque personne séparément, puis devient une règle collective.
Elle concerne une situation abstraite, puis demeure sans application à un cas concret.
Elle vise une catégorie de personnes dans son énoncé, puis s’applique à un cas particulier.
Elle désigne une personne dans son énoncé, puis s’étend à toute une catégorie.

Elle vise une catégorie de personnes dans son énoncé, puis s’applique à un cas particulier.

Explication

La règle est générale parce qu’elle vise une catégorie sans nommer une personne, mais son application peut concerner un cas particulier. La confondre avec une règle qui désigne une personne dès son énoncé inverse cette distinction.

13. Une règle supplétive intervient lorsque les personnes concernées n’ont pas choisi de solution : comment se distingue-t-elle alors d’une règle impérative ?

La règle supplétive laisse d’abord un choix, tandis que la règle impérative s’impose.
Les deux règles s’imposent directement, mais l’une intervient après un délai.
Les deux règles laissent un choix, mais l’une concerne une catégorie plus large.
La règle supplétive s’impose directement, tandis que la règle impérative laisse un choix.

La règle supplétive laisse d’abord un choix, tandis que la règle impérative s’impose.

Explication

La règle supplétive laisse d’abord un choix et intervient à défaut de choix, alors que la règle impérative doit être respectée. La confusion fréquente consiste à attribuer à la règle supplétive l’application directe qui caractérise la règle impérative.

14. Que signifie le caractère coercitif d’une règle de droit ?

Son non-respect peut entraîner une sanction.
Son contenu tend au perfectionnement intérieur de la personne.
Son énoncé vise une catégorie sans désigner une personne en particulier.
Son application dépend du choix préalable des personnes concernées.

Son non-respect peut entraîner une sanction.

Explication

Le caractère coercitif signifie que le non-respect d’une règle de droit peut entraîner une sanction. Le fait qu’une règle vise une catégorie de personnes concerne son caractère général, et non son caractère coercitif.

15. Quels éléments composent le bloc constitutionnel ?

Les règlements européens et les objectifs fixés aux États membres par les directives.
Les lois votées par le Parlement et les ordonnances prises par le gouvernement.
La Constitution de 1958, son préambule et des normes constitutionnelles dégagées par le Conseil constitutionnel.
Les traités auxquels la France a adhéré et les règles issues du droit de l’Union européenne.

La Constitution de 1958, son préambule et des normes constitutionnelles dégagées par le Conseil constitutionnel.

Explication

Le bloc constitutionnel comprend la Constitution du 4 octobre 1958, son préambule ainsi que des principes, objectifs et exigences à valeur constitutionnelle dégagés par le Conseil constitutionnel. Les textes auxquels la France a adhéré relèvent du bloc conventionnel.

16. Quelle différence distingue un règlement européen d’une directive ?

Le règlement fixe un objectif à atteindre dans un délai donné, tandis que la directive s’applique après publication.
Le règlement s’applique dans les États membres après publication, tandis que la directive fixe un objectif à atteindre dans un délai donné.
Le règlement concerne les institutions de l’Union, tandis que la directive ne concerne que les juridictions nationales.
Le règlement doit être transposé par chaque État, tandis que la directive devient applicable après publication.

Le règlement s’applique dans les États membres après publication, tandis que la directive fixe un objectif à atteindre dans un délai donné.

Explication

Après sa publication au Journal officiel de l’Union européenne, un règlement s’applique dans les États membres, alors qu’une directive leur fixe un objectif et un délai. La transposition de l’objectif par les États ne définit donc pas le règlement.

17. Qui vote la loi en vertu de l’article 34 de la Constitution, et dans quel cadre intervient-elle ?

Le gouvernement, après habilitation parlementaire, dans les matières réservées au pouvoir législatif.
Le Conseil constitutionnel, dans les matières où il dégage des exigences constitutionnelles.
Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans les matières réservées par cet article.
L’Union européenne, dans les matières relevant des conventions auxquelles la France a adhéré.

Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans les matières réservées par cet article.

Explication

L’article 34 prévoit que la loi est votée par le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, et intervient dans les matières qu’il lui réserve. Un texte pris par le gouvernement après habilitation parlementaire est une ordonnance, non une loi votée par le Parlement.

18. Dans quelles conditions le gouvernement peut-il prendre une ordonnance dans une matière relevant normalement de la loi ?

Après approbation du Conseil constitutionnel, pendant un délai limité, l’ordonnance ayant valeur de règlement européen.
Sur habilitation du Sénat seul, pour une durée indéterminée, l’ordonnance ayant la même valeur qu’une directive.
Sur habilitation du Parlement, pendant un délai limité, l’ordonnance ayant la même valeur juridique que la loi.
De sa propre initiative, sans limite de durée, l’ordonnance ayant une valeur inférieure à la loi.

Sur habilitation du Parlement, pendant un délai limité, l’ordonnance ayant la même valeur juridique que la loi.

Explication

Une ordonnance est prise par le gouvernement sur habilitation du Parlement et pendant un délai limité, dans un domaine relevant normalement de la loi ; elle a la même valeur juridique que la loi. Une ordonnance n’est pas un texte adopté de sa propre initiative gouvernementale sans habilitation.

19. Quelle position occupe le bloc constitutionnel dans la hiérarchie des normes par rapport aux lois et aux décrets autonomes ?

Il leur est supérieur dans la hiérarchie des normes.
Il leur est inférieur lorsque les décrets sont autonomes.
Il se situe au même niveau que les lois.
Il s’applique après les lois et les décrets autonomes.

Il leur est supérieur dans la hiérarchie des normes.

Explication

Le bloc constitutionnel se trouve au-dessus des lois et des décrets autonomes dans la hiérarchie des normes. Les lois ne priment donc pas sur lui dans cet ordre hiérarchique.

20. À quelles conditions un traité ou un accord possède-t-il une autorité supérieure à celle des lois en vertu de l’article 55 de la Constitution ?

Lorsqu’il est adopté par le Parlement et publié au Journal officiel.
Lorsqu’il est régulièrement ratifié ou approuvé et publié.
Lorsqu’il est signé par le gouvernement et transmis au Parlement.
Lorsqu’il est approuvé par le Conseil constitutionnel avant promulgation.

Lorsqu’il est régulièrement ratifié ou approuvé et publié.

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois. La signature et la transmission au Parlement ne remplacent pas ces conditions.

21. Un juge constate qu’une loi applicable au litige est contraire à une convention internationale : quelle conséquence peut-il en tirer dans cette affaire ?

Il doit annuler la loi avec effet général dans l’ordre juridique.
Il peut remplacer la loi par un décret conforme à la convention.
Il doit suspendre la convention jusqu’à une décision constitutionnelle.
Il peut écarter l’application de la loi dans le procès concerné.

Il peut écarter l’application de la loi dans le procès concerné.

Explication

Le juge peut écarter la loi contraire à la convention pour trancher le procès judiciaire ou administratif concerné. Cet écartement ne signifie pas que la loi est automatiquement annulée avec effet général.

22. Une règle spéciale et une règle générale se contredisent dans un domaine couvert par la règle spéciale : laquelle prévaut dans ce domaine ?

La règle dont l’application est décidée par l’administration.
La règle spéciale, dans le champ qu’elle régit.
La règle générale, parce qu’elle a une portée plus large.
La règle adoptée la plus récemment, quelle que soit sa portée.

La règle spéciale, dans le champ qu’elle régit.

Explication

En cas de conflit, la règle spéciale prévaut dans son champ d’application. La portée plus large d’une règle générale ne lui donne pas priorité dans le domaine couvert par la règle spéciale.

23. Que réalise la promulgation d’une loi par le président de la République ?

Elle autorise le Parlement à transmettre le texte au Conseil constitutionnel.
Elle vérifie la conformité de la loi à la Constitution et en modifie les dispositions.
Elle atteste l’existence de la loi et ordonne aux autorités de l’observer et de la faire observer.
Elle rend la loi applicable aux citoyens par sa diffusion au Journal officiel.

Elle atteste l’existence de la loi et ordonne aux autorités de l’observer et de la faire observer.

Explication

La promulgation atteste l’existence de la loi et ordonne aux autorités publiques de l’observer et de la faire observer. La diffusion au Journal officiel relève de la publication, qui ne se confond pas avec cet acte.

24. Après la transmission au gouvernement d’une loi adoptée par le Parlement, quel délai le président de la République a-t-il pour la promulguer ?

Un mois, délai qui court après la publication de la loi.
Quinze jours, délai qui court après la décision du gouvernement.
Dix jours, délai qui court après l’adoption parlementaire.
Quinze jours, délai qui court après cette transmission.

Quinze jours, délai qui court après cette transmission.

Explication

Le président de la République dispose de quinze jours après la transmission au gouvernement pour promulguer la loi. Lorsque le Conseil constitutionnel a été saisi a priori, le délai court après sa décision de conformité, et non après la publication.

25. Quel ensemble de textes doit être publié au Journal officiel de la République française ?

Les lois, les ordonnances, les décrets réglementaires et certains arrêtés réglementaires nationaux.
Les lois, les circulaires, les décisions judiciaires et les arrêtés individuels nationaux.
Les décrets réglementaires, les avis consultatifs, les décisions parlementaires et les traités signés.
Les ordonnances, les contrats administratifs, les décrets individuels et les actes locaux.

Les lois, les ordonnances, les décrets réglementaires et certains arrêtés réglementaires nationaux.

Explication

La publication au Journal officiel concerne les lois, les ordonnances, les décrets réglementaires et certains arrêtés réglementaires à portée nationale. Les circulaires et les décisions judiciaires ne font pas partie de cet ensemble tel qu’il est défini ici.

26. Que désigne l’entrée en vigueur d’un texte légal ?

Le moment où il doit être appliqué et acquiert sa force obligatoire dans le droit français.
Le moment où son projet est transmis et commence à produire des effets politiques.
Le moment où il est promulgué et devient définitivement conforme à la Constitution.
Le moment où il est adopté et acquiert une valeur supérieure aux autres normes.

Le moment où il doit être appliqué et acquiert sa force obligatoire dans le droit français.

Explication

L’entrée en vigueur correspond au moment où le texte doit être appliqué et acquiert sa force obligatoire dans le droit objectif français. L’adoption ou la promulgation ne suffit pas à définir ce moment.

27. Une loi indique expressément la date à laquelle elle entre en vigueur : quelle date faut-il retenir ?

La date de sa promulgation par le président de la République.
La date expressément fixée par la loi.
Le lendemain de sa publication au Journal officiel.
La date à laquelle le Parlement a adopté son texte définitif.

La date expressément fixée par la loi.

Explication

Lorsqu’un texte légal fixe expressément sa date d’entrée en vigueur, cette date prévaut. Le lendemain de la publication est la règle applicable à défaut de date expressément fixée.

28. Une loi est publiée au Journal officiel sans fixer de date d’entrée en vigueur : à quel moment entre-t-elle en vigueur ?

À la date de la prochaine session parlementaire.
Le jour même de son adoption par le Parlement.
Le jour de sa promulgation par le président de la République.
Le lendemain de sa publication.

Le lendemain de sa publication.

Explication

À défaut de date expressément fixée, une loi publiée au Journal officiel entre en vigueur le lendemain de sa publication. La date de son adoption ne détermine pas son entrée en vigueur.

29. Une disposition législative ne peut être exécutée sans mesures d’application : quand entre-t-elle en vigueur ?

À la date d’adoption des mesures par le Parlement.
À la date de promulgation de la loi, quelle que soit leur mise en œuvre.
Le lendemain de la publication de la loi, même sans ces mesures.
À la date d’entrée en vigueur des mesures d’application nécessaires.

À la date d’entrée en vigueur des mesures d’application nécessaires.

Explication

Les dispositions nécessitant des mesures d’application entrent en vigueur à la date où ces mesures entrent elles-mêmes en vigueur. Leur seule publication ne déclenche donc pas nécessairement leur application dès le lendemain.

30. Quel mécanisme juridique met fin à une loi ancienne, qui cesse alors d’être en vigueur ?

La promulgation, par laquelle le législateur rend la loi applicable
L’abrogation, par laquelle le législateur met fin à la loi ancienne
La codification, par laquelle le législateur rassemble des règles existantes
La suspension, par laquelle le législateur reporte temporairement l’application de la loi

L’abrogation, par laquelle le législateur met fin à la loi ancienne

Explication

L’abrogation met fin à la vigueur d’une loi ancienne. La promulgation concerne la mise en vigueur d’une loi, et non la suppression d’une loi antérieure.

31. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’un litige porte sur des faits entièrement passés. Quel principe temporel s’applique ?

La loi nouvelle régit en principe les situations passées dès qu’un litige les concerne
La loi nouvelle régit en principe l’avenir et ne rétroagit pas sur les situations passées
Le juge choisit la loi applicable selon l’équité propre à chaque situation
La loi ancienne cesse de produire effet dès qu’une loi nouvelle est adoptée

La loi nouvelle régit en principe l’avenir et ne rétroagit pas sur les situations passées

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe selon lequel la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. Le fait qu’un litige soit examiné après l’entrée en vigueur ne rend pas, à lui seul, la loi nouvelle applicable aux faits passés.

32. Face à un conflit complexe entre une loi ancienne et une loi nouvelle, quel outil le législateur peut-il prévoir pour indiquer la loi applicable selon les situations ?

Une interprétation judiciaire imposant la loi nouvelle à toutes les situations
Une présomption de rétroactivité écartant les règles antérieures
Une clause d’abrogation qui règle chaque litige individuellement
Des dispositions transitoires précisant les situations relevant de chaque loi

Des dispositions transitoires précisant les situations relevant de chaque loi

Explication

Les dispositions transitoires précisent dans quelles situations la loi ancienne ou la loi nouvelle s’applique. Une clause d’abrogation met fin à une loi, mais ne constitue pas en elle-même ce dispositif de répartition temporelle.

33. Une situation juridique non contractuelle est en cours lorsque la loi nouvelle entre en vigueur. Quel régime s’applique aux effets qui se produisent ensuite ?

Le juge écarte les deux lois et statue selon les usages de la situation
La loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets à venir de cette situation
La loi nouvelle s’applique aux effets futurs uniquement après une décision judiciaire
La loi ancienne régit tous les effets futurs de la situation en cours

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets à venir de cette situation

Explication

Pour une situation non contractuelle en cours, la loi nouvelle s’applique immédiatement à ses effets à venir. Le maintien de la loi ancienne est le principe présenté pour les situations contractuelles en cours, et non pour cette catégorie.

34. Qu’est-ce qu’une coutume juridique ?

Une pratique individuelle suivie par convenance sans être considérée comme obligatoire
Une règle édictée par l’État et appliquée en raison de sa publication officielle
Une décision de justice répétée que la collectivité considère comme une loi écrite
Une règle non étatique adoptée par habitude et tenue pour obligatoire par la collectivité

Une règle non étatique adoptée par habitude et tenue pour obligatoire par la collectivité

Explication

La coutume juridique est une règle non étatique qui découle d’une habitude collective tenue pour obligatoire. Une pratique simplement commode ne suffit pas si la collectivité ne lui reconnaît pas ce caractère obligatoire.

35. Quel élément objectif contribue à la formation d’une coutume juridique ?

Une décision ponctuelle d’une autorité publique applicable à un groupe social
Une règle écrite récente que les membres d’un groupe appliquent par prudence
Un usage ancien et répétitif dont la répétition crée progressivement une habitude
Une conviction individuelle selon laquelle une pratique devrait devenir obligatoire

Un usage ancien et répétitif dont la répétition crée progressivement une habitude

Explication

L’élément objectif de la coutume est un usage ancien et répétitif, dont la répétition forme une habitude. La conviction que la règle est obligatoire correspond à l’élément subjectif, et non à l’usage lui-même.

36. Une pratique propose une solution contraire à une loi applicable. Comment qualifie-t-on cette coutume et laquelle prévaut ?

C’est une coutume secundum legem, et les deux règles se complètent
C’est une coutume contra legem, et la loi prévaut sur elle
C’est une coutume praeter legem, et la coutume prévaut sur la loi
C’est une coutume contra legem, et la coutume prévaut sur la loi

C’est une coutume contra legem, et la loi prévaut sur elle

Explication

La coutume contra legem propose une solution contraire à la loi, laquelle prévaut alors sur la coutume. La coutume praeter legem comble plutôt le silence de la loi.

37. Lorsqu’aucun décret n’est applicable, l’article 171 du Code civil renvoie à des usages constants et reconnus. Quel rôle de la coutume cet exemple illustre-t-il ?

La coutume praeter legem, qui intervient malgré le silence de la loi
La coutume contra legem, qui propose une solution opposée à la loi
La coutume sociologique, qui décrit une pratique sans portée juridique
La coutume secundum legem, à laquelle la loi renvoie

La coutume secundum legem, à laquelle la loi renvoie

Explication

L’exemple illustre la coutume secundum legem, car la loi renvoie aux usages constants et reconnus. La coutume praeter legem complète le silence de la loi sans que celle-ci renvoie à la pratique.

38. Quelle distinction oppose les sens large et étroit de la jurisprudence ?

Au sens large, elle désigne l’équité judiciaire ; au sens étroit, l’interprétation d’une loi obscure
Au sens large, elle désigne la doctrine des juristes ; au sens étroit, l’ensemble des lois applicables
Au sens large, elle désigne l’action des tribunaux ; au sens étroit, leur tendance habituelle à juger dans un certain sens
Au sens large, elle désigne une règle écrite ; au sens étroit, une décision isolée rendue par un juge

Au sens large, elle désigne l’action des tribunaux ; au sens étroit, leur tendance habituelle à juger dans un certain sens

Explication

Au sens large, la jurisprudence désigne l’action des tribunaux ; au sens étroit, elle désigne une tendance habituelle à statuer d’une certaine manière. Une décision isolée ne correspond pas à cette notion étroite de tendance habituelle.

39. Une règle générale et théorique doit s’appliquer à un litige présentant des faits particuliers. Quel est le rôle du juge ?

Remplacer la règle générale par une solution adaptée à sa préférence personnelle
Écarter la règle de droit et demander au législateur de résoudre le litige
Transformer les faits du litige en une règle générale applicable à tous les cas
Rendre le droit concret et personnel en appliquant la règle à la situation particulière

Rendre le droit concret et personnel en appliquant la règle à la situation particulière

Explication

Le juge rend concret et personnel le droit général en appliquant la règle à une situation particulière. Il ne remplace pas cette règle par sa préférence personnelle.

40. La loi est obscure ou insuffisante pour trancher un litige. Quelle conduite l’article 4 du Code civil impose-t-il au juge ?

Écarter la loi et retenir la solution qui lui paraît la plus équitable
Juger en interprétant la loi et, si nécessaire, en recourant à des principes
Suspendre le litige et laisser les parties déterminer la règle de droit
Refuser de juger jusqu’à ce que le législateur précise la règle applicable

Juger en interprétant la loi et, si nécessaire, en recourant à des principes

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de juger, même si la loi est obscure ou insuffisante ; il doit l’interpréter et peut recourir à des principes. L’insuffisance de la loi ne l’autorise donc pas à suspendre sa mission dans l’attente du législateur.

41. Lorsqu’il tranche un litige, sur quel fondement le juge doit-il s’appuyer ?

Les règles de droit, plutôt que sa seule appréciation de l’équité
Les usages des parties, même lorsqu’ils contredisent les règles applicables
La solution qu’il estime la plus opportune sans référence au droit
Son appréciation de l’équité, même si elle s’écarte des règles de droit

Les règles de droit, plutôt que sa seule appréciation de l’équité

Explication

Le juge doit rendre sa décision conformément aux règles de droit, et non selon sa seule équité. Une solution jugée équitable ne peut donc pas, à elle seule, remplacer le fondement juridique requis.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Introduction au droit civil.

Quel exercice de TD décortique un arrêt ?

La fiche de jurisprudence.

Sur quelle durée l’initiation au cas pratique est-elle enseignée en TD ?

Sur les deux semestres.

Que régit le droit privé ?

Les rapports juridiques entre les individus.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au droit civil.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM