QCM : COURS 1 IGD (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une mesure augmente les coûts pour certains membres, mais protège la capacité du groupe à continuer d’exister. Quel intérêt peut justifier cette mesure ?

L’intérêt particulier, lié à l’avantage immédiat d’un membre
L’intérêt général, lié à la viabilité et à la survie du groupe
L’intérêt privé, défini par l’absence de contraintes collectives
L’intérêt individuel, défini par l’addition des avantages personnels

L’intérêt général, lié à la viabilité et à la survie du groupe

Explication

L’intérêt général vise la viabilité et la survie du groupe et peut primer sur l’intérêt personnel. L’addition des préférences individuelles confond intérêt collectif et intérêts de chacun, tandis que l’avantage immédiat ou l’absence de contraintes ne définit pas l’intérêt général.

2. Une nouvelle règle fixe l’organisation des institutions et le fonctionnement de la société. À quel domaine du droit se rattache-t-elle principalement ?

Au droit public, qui organise la vie en société
Au droit privé, qui organise les institutions de la société
Au droit public, qui organise les choix entre individus
Au droit privé, qui organise les rapports entre individus

Au droit public, qui organise la vie en société

Explication

Le droit public organise la vie en société, alors que le droit privé régit les rapports entre individus. Le classement dépend de la fonction de la règle, et non du seul fait qu’elle soit obligatoire ou qu’elle touche des personnes.

3. Une association adopte une règle visant ses membres. Que faut-il préciser pour déterminer à quel groupe cette règle se rapporte ?

Les personnes extérieures à l’association
L’ensemble des groupes de la société
Le groupe auquel la règle s’applique
La personne qui a rédigé la règle

Le groupe auquel la règle s’applique

Explication

Une règle de droit suppose l’existence d’un groupe auquel elle s’applique et doit être rapportée à ce groupe. L’identité de son auteur ne remplace pas le groupe concerné, et son champ ne s’étend pas automatiquement à tous les groupes.

4. Dans un groupe, une règle organise le fonctionnement collectif, tandis qu’un membre dispose d’une prérogative individuelle facultative. Comment distinguer ces deux notions ?

La règle relève des droits subjectifs et la prérogative du droit objectif
La règle et la prérogative relèvent toutes deux des droits subjectifs
La règle et la prérogative relèvent toutes deux du droit objectif
La règle relève du droit objectif et la prérogative des droits subjectifs

La règle relève du droit objectif et la prérogative des droits subjectifs

Explication

Le droit objectif regroupe les règles imposées au groupe pour son fonctionnement et sa survie, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles qui ne sont pas indispensables à cette survie. Inverser les catégories confond règle collective et faculté individuelle; les réunir sous une seule catégorie efface cette distinction.

5. Un litige porte sur un événement survenu à une date où une règle était applicable, mais cette règle a changé depuis. Quel principe faut-il appliquer pour déterminer le droit positif pertinent ?

Retenir le droit applicable à la date de l’événement
Retenir une règle constante, indépendante de la date des faits
Retenir le droit applicable à la date du jugement
Retenir la règle la plus récente, quelle que soit la date des faits

Retenir le droit applicable à la date de l’événement

Explication

Le droit positif est le droit applicable à un moment donné; il faut donc tenir compte de la date où la situation s’est produite. Se fonder sur la date du jugement ou sur la règle la plus récente néglige la temporalité de l’application du droit.

6. Un groupe vivant dans une région où les saisons déterminent les périodes de culture doit organiser ses activités pour assurer sa survie. Quelle conception du droit correspond à cette contrainte ?

Des règles imposées par les cycles de la nature
Des règles choisies par accord entre les membres
Des règles déterminées par les préférences individuelles
Des règles fixées par l’État selon son utilité

Des règles imposées par les cycles de la nature

Explication

Le droit naturel désigne des règles de fonctionnement imposées au groupe par les cycles de la nature, auxquels les humains doivent se conformer pour vivre et survivre. Le choix par accord relève du contrat social, tandis que l’utilité étatique et les préférences individuelles ne définissent pas le droit naturel.

7. Deux théories expliquent la restriction des libertés dans un groupe : l’une la présente comme un choix volontaire pour obtenir la sécurité, l’autre comme une contrainte imposée face à l’égoïsme individuel. Quelle attribution est correcte ?

Rousseau défend le choix volontaire et Hobbes la restriction imposée
Hobbes défend le choix volontaire et Rousseau la restriction imposée
Rousseau et Hobbes défendent tous deux le choix volontaire
Rousseau et Hobbes défendent tous deux la restriction imposée

Rousseau défend le choix volontaire et Hobbes la restriction imposée

Explication

Rousseau conçoit le contrat social comme un abandon volontaire d’une partie des libertés en échange de la sécurité du groupe, tandis que Hobbes justifie une restriction imposée face à l’égoïsme individuel. Inverser leurs positions confond les deux théories; attribuer le volontariat à Hobbes ou la contrainte à Rousseau transpose à chacun la thèse de l’autre.

8. Une communauté établit des règles adaptées à son contexte et les évalue d’après leur utilité pour son fonctionnement, sans les juger à l’aune d’une justice naturelle. Quelle théorie applique-t-elle ?

Le droit naturel classique
La théorie de Carré de Malberg
Le positivisme juridique
La conception de Kelsen

Le positivisme juridique

Explication

Le positivisme juridique fait créer au groupe des règles adaptées à son contexte et les évalue selon leur utilité plutôt que selon une justice naturelle. La conformité à la nature renvoie au droit naturel; le rôle exclusif de l’État et celui des valeurs essentielles distinguent respectivement Carré de Malberg et Kelsen.

9. Quels caractères une prescription doit-elle réunir pour être une règle juridique ?

Générale et claire, ancienne et coercitive
Générale et impersonnelle, précise et facultative
Impersonnelle et écrite, abstraite et consensuelle
Générale et impersonnelle, abstraite et coercitive

Générale et impersonnelle, abstraite et coercitive

Explication

Une prescription est une règle si elle est générale et impersonnelle, abstraite et coercitive. La clarté, l’ancienneté, l’écriture ou le caractère facultatif ne remplacent pas ces trois caractères.

10. Une autorité adopte une prescription visant tous les membres d’un groupe, sans nommer personne. Dans quel cas cette prescription peut-elle respecter le caractère général et impersonnel ?

Si la commodité administrative justifie une règle nominative
Si l’intérêt général justifie une règle nominative
Si la règle vise toutes les situations plutôt que le groupe
Si toute règle nominative est réputée générale

Si l’intérêt général justifie une règle nominative

Explication

Une règle nominative peut déroger au caractère général et impersonnel lorsque l’intérêt général le justifie. La commodité administrative ne suffit pas, toute règle nominative n’est pas automatiquement admissible, et l’application à des situations relève du caractère abstrait.

11. Une consigne recommande aux habitants de limiter leur consommation d’eau, mais aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect. Comment faut-il la qualifier au regard du caractère coercitif ?

Une règle abstraite parce qu’elle concerne les habitants
Un souhait ou un conseil, et non une règle
Une règle coercitive en raison de sa portée générale
Une règle dont la sanction est simplement différée

Un souhait ou un conseil, et non une règle

Explication

Le caractère coercitif suppose qu’une règle soit assortie d’une sanction ; sans sanction, la prescription reste un souhait ou un conseil. Sa portée générale ou son caractère abstrait ne remplace pas cette exigence, et aucune sanction différée n’est indiquée.

12. Dans un État, une loi organise les pouvoirs publics conformément à une norme constitutionnelle, elle-même conforme à une norme supérieure, jusqu’à une norme fondamentale présupposée. Selon Kelsen, sur quoi repose la validité de cette loi ?

Sur sa conformité à la valeur jugée essentielle par le groupe politique
Sur sa conformité à la hiérarchie des normes jusqu’à la norme fondamentale présupposée
Sur son application effective et son respect par la population
Sur la décision de l’État qui définit ce qui est juste pour le groupe

Sur sa conformité à la hiérarchie des normes jusqu’à la norme fondamentale présupposée

Explication

Pour Kelsen, la validité d’une norme découle de sa conformité aux normes supérieures, jusqu’à une norme fondamentale présupposée. La valeur essentielle du groupe renvoie à une autre conception, la décision étatique à la thèse associée à Carré de Malberg, et l’efficacité pratique ne fonde pas ici la validité normative.

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À quoi correspond l’intérêt général pour un groupe ?

À la viabilité et à la survie du groupe.

Quel intérêt l’intérêt général peut-il primer ?

L’intérêt personnel des membres du groupe.

Qu’organise le droit public ?

La vie en société.

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