QCM : Introduction historique au droit — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel système juridique place la loi au premier rang des sources du droit ?

Le pluralisme juridique
Le légicentrisme
Le droit jurisprudentiel
La coutume sociale

Le légicentrisme

Explication

Le légicentrisme considère la loi comme la principale source du droit. Le pluralisme juridique se distingue par la reconnaissance de plusieurs sources équivalentes.

2. Qu’est-ce qu’une source du droit ?

Une sanction appliquée après une infraction
Un comportement dépourvu de portée juridique
Un groupe chargé d’interpréter les règles
Un élément qui produit du droit

Un élément qui produit du droit

Explication

Une source du droit est un élément qui produit du droit, comme une loi ou une coutume. Une sanction intervient après la violation d’une règle, mais elle ne définit pas une source du droit.

3. Quelle définition correspond au droit comme phénomène social ?

Un ensemble de croyances religieuses transmises par une autorité
Une collection de conseils moraux laissés au choix de chacun
Un ensemble de règles de conduite socialement édictées et sanctionnées
Un système de décisions prises par des groupes sans contrainte

Un ensemble de règles de conduite socialement édictées et sanctionnées

Explication

Le droit regroupe des règles de conduite édictées par la société, assorties de sanctions et imposées à ses membres. Les conseils moraux ne présentent pas nécessairement ce caractère socialement obligatoire et sanctionné.

4. Quelle distinction oppose correctement la coutume et la loi ?

La coutume et la loi proviennent toutes deux d’une décision étatique formelle
La coutume repose sur une sanction officielle, tandis que la loi reste spontanée
La coutume naît d’un usage accepté, tandis que la loi est imposée par l’État
La coutume est votée par l’État, tandis que la loi résulte d’habitudes sociales

La coutume naît d’un usage accepté, tandis que la loi est imposée par l’État

Explication

La coutume se forme par la répétition et l’acceptation d’un usage au sein d’un groupe, alors que la loi est imposée par l’État. L’inversion proposée attribue à chaque notion la caractéristique de l’autre.

5. Que signifie la formule latine « Ubi societas, ibi jus » ?

Là où il existe une société, il existe du droit
Là où il existe un conflit, il existe une décision judiciaire
Là où il existe une loi, il existe nécessairement une société
Là où il existe une croyance, il existe une règle juridique

Là où il existe une société, il existe du droit

Explication

Cette formule établit un lien entre l’existence d’une société et celle du droit. Une règle isolée, sans groupe social, ne suffit pas à exprimer cette idée.

6. À quelle période Hammourabi fait-il rédiger sa compilation juridique en Mésopotamie ?

Vers 509 av. J.-C.
Vers 27 av. J.-C.
Vers 1750 av. J.-C.
Vers 476 apr. J.-C.

Vers 1750 av. J.-C.

Explication

Hammourabi fait graver sa compilation juridique en Mésopotamie vers 1750 av. J.-C. Les autres dates renvoient à des étapes de l’histoire romaine et non à cette compilation.

7. Quelle différence caractérise le droit divin mésopotamien et le droit humain grec ?

Le premier change selon les assemblées, tandis que le second demeure fixé par la religion
Le premier est voté par les citoyens, tandis que le second est transmis par les dieux
Le premier est présenté comme immuable, tandis que le second peut être discuté et modifié
Le premier repose sur la réflexion humaine, tandis que le second échappe aux débats

Le premier est présenté comme immuable, tandis que le second peut être discuté et modifié

Explication

Le droit divin mésopotamien est présenté comme un don des dieux et donc immuable pour les hommes, tandis que le droit humain grec peut être soumis à leur réflexion. La proposition sur le vote citoyen inverse les fondements des deux notions.

8. Quelle association présente correctement les formes de gouvernement grecques et leurs formes dégénérées ?

Monarchie et démagogie, aristocratie et démocratie, démocratie et tyrannie
Monarchie et tyrannie, aristocratie et oligarchie, démocratie et démagogie
Monarchie et oligarchie, aristocratie et tyrannie, démocratie et démagogie
Monarchie et aristocratie, aristocratie et démocratie, démocratie et oligarchie

Monarchie et tyrannie, aristocratie et oligarchie, démocratie et démagogie

Explication

Les formes grecques sont la monarchie, l’aristocratie et la démocratie, auxquelles correspondent respectivement la tyrannie, l’oligarchie et la démagogie. Les autres associations déplacent les formes dégénérées entre les régimes.

9. Quelle chronologie présente correctement les grandes périodes de l’histoire romaine ?

Royauté de 753 à 509 av. J.-C., République de 509 à 27 av. J.-C., puis Empire
Royauté de 753 à 27 av. J.-C., République de 27 av. J.-C. à 476, puis Empire
Royauté de 753 à 509 av. J.-C., Empire de 509 à 27 av. J.-C., puis République
République de 753 à 509 av. J.-C., Royauté de 509 à 27 av. J.-C., puis Empire

Royauté de 753 à 509 av. J.-C., République de 509 à 27 av. J.-C., puis Empire

Explication

La royauté précède la République, qui s’achève en 27 av. J.-C., avant le début de l’Empire. La République ne couvre donc pas la période allant de 27 av. J.-C. à 476.

10. Jusqu’à quelles dates l’Empire romain se prolonge-t-il en Occident et en Orient ?

Jusqu’en 476 en Occident et en 1453 en Orient
Jusqu’en 27 av. J.-C. en Occident et en 476 en Orient
Jusqu’en 509 av. J.-C. en Occident et en 27 av. J.-C. en Orient
Jusqu’en 753 av. J.-C. en Occident et en 509 av. J.-C. en Orient

Jusqu’en 476 en Occident et en 1453 en Orient

Explication

La fin de l’Empire romain est située en 476 en Occident et en 1453 en Orient. Les dates proposées pour la République ou la royauté ne correspondent pas à la durée impériale.

11. Quelle affirmation distingue correctement le statut de la fondation de Rome attribuée à Romulus en 753 av. J.-C. ?

Elle est attestée par une inscription contemporaine de Romulus.
Elle relève d’une légende rapportée par des textes postérieurs.
Elle résulte d’un traité conclu entre Rome et les cités voisines.
Elle correspond à une décision officielle prise par le Sénat royal.

Elle relève d’une légende rapportée par des textes postérieurs.

Explication

La fondation par Romulus le 21 avril 753 av. J.-C. appartient au récit légendaire transmis par des textes postérieurs. L’idée d’une inscription contemporaine fournirait une preuve directe, ce qui ne correspond pas au statut légendaire de cette date.

12. Quel groupe social correspond à la définition des gentes dans la Rome royale ?

Des assemblées civiques réunissant les citoyens romains.
De vastes groupes familiaux dirigés par un pater.
Des collèges religieux placés sous l’autorité du roi.
Des unités militaires organisées autour de chefs élus.

De vastes groupes familiaux dirigés par un pater.

Explication

Les gentes rassemblent de nombreux membres liés à une famille, notamment des parents, des épouses, des filles non mariées, des esclaves et des clients, sous l’autorité d’un pater. Les assemblées civiques correspondent aux comices, qui relèvent d’une autre organisation.

13. Quel ensemble de fonctions le roi exerce-t-il sous la royauté romaine ?

Des fonctions militaires et économiques limitées par l’autorité des gentes.
Des fonctions religieuses et administratives partagées avec les magistrats élus.
Des fonctions politiques, militaires et religieuses grâce à l’imperium.
Des fonctions judiciaires et commerciales sous le contrôle des comices.

Des fonctions politiques, militaires et religieuses grâce à l’imperium.

Explication

Le roi cumule la direction politique, militaire et religieuse de Rome et détient l’imperium. Les magistrats élus et les comices appartiennent surtout à l’organisation républicaine, non au fonctionnement décrit ici.

14. Que désignent les mores gentis dans le droit de la Rome royale ?

Les lois votées par des assemblées publiques de citoyens.
Les règles religieuses imposées par les collèges sacerdotaux.
Les décisions militaires prises par le roi lors des conflits.
Les coutumes familiales qui constituent la principale source du droit.

Les coutumes familiales qui constituent la principale source du droit.

Explication

Les mores gentis sont les coutumes propres aux familles et forment la principale source du droit pendant la royauté. Les lois votées par des assemblées publiques caractérisent plutôt le fonctionnement juridique républicain.

15. Quel événement marque la fin de la royauté romaine en 509 av. J.-C. ?

La promulgation des premières lois républicaines par le Sénat.
L’expulsion de Tarquin le Superbe hors de Rome.
La conquête de Rome par une coalition de cités latines.
L’élection du premier empereur par les comices romains.

L’expulsion de Tarquin le Superbe hors de Rome.

Explication

En 509 av. J.-C., Tarquin le Superbe est chassé de Rome, ce qui met fin à la royauté. L’Empire apparaît bien plus tard et conserve alors une apparence monarchique sans reprendre le titre de roi.

16. Quelle différence caractérise le mieux la position initiale des patriciens et des plébéiens dans la République romaine ?

Les patriciens possèdent davantage de richesses et accèdent plus facilement aux charges importantes.
Les patriciens travaillent principalement pour vivre et restent exclus des responsabilités publiques.
Les plébéiens détiennent les principaux domaines et contrôlent les fonctions militaires.
Les plébéiens dominent les institutions tandis que les patriciens disposent d’un rôle familial.

Les patriciens possèdent davantage de richesses et accèdent plus facilement aux charges importantes.

Explication

Les patriciens disposent de domaines, de richesses et d’un accès privilégié aux fonctions politiques et militaires, alors que les plébéiens ont initialement moins de pouvoir et de ressources. L’idée d’une domination institutionnelle des plébéiens inverse donc la hiérarchie sociale décrite.

17. Dans une cité où les familles riches occupent les charges politiques et militaires tandis que les travailleurs en sont écartés, quelle organisation sociale est représentée ?

Une égalité politique établie entre patriciens et plébéiens.
Une domination initiale des patriciens sur les plébéiens.
Une prééminence des plébéiens fondée sur leur activité professionnelle.
Une séparation religieuse entre deux collèges de prêtres concurrents.

Une domination initiale des patriciens sur les plébéiens.

Explication

Cette situation correspond à l’organisation républicaine initiale, dans laquelle les patriciens cumulent richesse et accès privilégié aux fonctions, tandis que les plébéiens travaillent pour vivre et restent écartés des charges importantes. Une égalité politique ne rendrait pas compte de cette exclusion initiale.

18. Quel pouvoir désigne l’imperium dans les institutions de la République romaine ?

Une autorité religieuse permettant aux prêtres d’interpréter les auspices
Une compétence judiciaire confiée aux juges après l’ouverture du procès
Un droit de veto exercé par les tribuns contre les décisions publiques
Un pouvoir suprême de commandement civil et militaire des magistrats

Un pouvoir suprême de commandement civil et militaire des magistrats

Explication

L’imperium correspond au pouvoir suprême de commandement civil et militaire détenu par certains magistrats romains. Le droit de veto des tribuns relève de la puissance tribunicienne, qui ne leur confère pas le commandement de l’armée.

19. Quelle combinaison caractérise le mandat des magistrats romains de la République ?

Élection populaire, mandat annuel et exercice collégial
Élection militaire, mandat décennal et exercice hiérarchique
Désignation sacerdotale, mandat trimestriel et exercice familial
Nomination sénatoriale, mandat viager et exercice individuel

Élection populaire, mandat annuel et exercice collégial

Explication

Les magistrats sont élus par les assemblées populaires, exercent généralement pendant un an et partagent leur fonction avec au moins un collègue. La collégialité ne signifie donc pas que le pouvoir est exercé par un magistrat isolé.

20. Dans quelle situation la puissance tribunicienne est-elle correctement illustrée ?

Un tribun de la plèbe bloque une mesure consulaire pour défendre la plèbe
Un juge tranche un litige après que le magistrat a organisé le procès
Un sénateur rédige une règle religieuse destinée aux magistrats
Un consul commande une armée et dirige une campagne militaire extérieure

Un tribun de la plèbe bloque une mesure consulaire pour défendre la plèbe

Explication

La puissance tribunicienne permet aux tribuns de la plèbe d’empêcher une mesure prise par les consuls ou d’autres magistrats afin de protéger la plèbe. Le commandement militaire appartient à l’imperium des magistrats, non à cette puissance de blocage.

21. Que désigne le mos majorum dans le droit républicain romain ?

L’ensemble des traditions ancestrales organisant la vie juridique et sociale
Les décisions judiciaires rendues par les magistrats dans les procès civils
Les coutumes introduites par les peuples vaincus dans le droit romain
Les règles écrites adoptées par les assemblées après un vote populaire

L’ensemble des traditions ancestrales organisant la vie juridique et sociale

Explication

Le mos majorum rassemble les principes traditionnels transmis par les ancêtres et constitue une source majeure du droit républicain romain. Les coutumes des peuples vaincus relèvent plutôt d’une conception plus large de la consuetudo.

22. Quel enchaînement chronologique correspond à l’élaboration de la loi des Douze Tables ?

Les douze tables sont rédigées en 242 av. J.-C., après la création du préteur pérégrin
Les douze tables sont publiées en 449 av. J.-C., après une acceptation initiale en 451 av. J.-C.
Dix tables sont acceptées en 450 av. J.-C., puis les douze tables sont publiées en 449 av. J.-C.
Dix tables sont publiées en 451 av. J.-C., puis les douze tables sont acceptées entre 450 et 449 av. J.-C.

Dix tables sont publiées en 451 av. J.-C., puis les douze tables sont acceptées entre 450 et 449 av. J.-C.

Explication

Les décemvirs publient dix tables en 451 av. J.-C., puis l’ensemble des Douze Tables est accepté entre 450 et 449 av. J.-C. La création du préteur pérégrin intervient bien plus tard, en 242 av. J.-C.

23. Quelle transformation juridique est associée à la loi des Douze Tables ?

Elle rend le droit public et le fait passer du fas religieux au jus civile
Elle rassemble toutes les coutumes romaines et maintient leur caractère religieux
Elle confie l’interprétation du droit aux tribuns et supprime les magistratures
Elle remplace les assemblées populaires par une administration exclusivement sacerdotale

Elle rend le droit public et le fait passer du fas religieux au jus civile

Explication

La loi des Douze Tables rend le droit accessible publiquement et contribue à sa laïcisation en le faisant passer du fas religieux au jus civile. Elle ne rassemble toutefois pas l’ensemble des coutumes romaines, contrairement à la deuxième proposition.

24. Quelle conséquence correspond à une loi romaine parfaite lorsqu’un acte lui est contraire ?

L’acte demeure valable sans qu’aucune sanction soit prévue
L’acte contraire est frappé de nullité
L’affaire est transférée au juge sans effet sur la validité de l’acte
L’auteur de l’acte reçoit une amende prévue par la loi

L’acte contraire est frappé de nullité

Explication

Une loi parfaite entraîne la nullité de l’acte contraire, ce qui affecte directement sa validité juridique. Une loi moins parfaite prévoit plutôt une pénalité ou une amende, tandis qu’une loi imparfaite ne fixe aucune sanction.

25. Comment faut-il définir la jurisprudence romaine ?

Une procédure permettant au préteur d’accorder une action au demandeur
Une science autonome qui réfléchit, interprète et met en œuvre le droit
Une collection de coutumes religieuses utilisées par les prêtres de la cité
Un ensemble de décisions judiciaires rendues par les tribunaux dans les litiges

Une science autonome qui réfléchit, interprète et met en œuvre le droit

Explication

La jurisprudence romaine est une science du droit à la fois théorique et pratique, qui comprend la réflexion, l’interprétation et la mise en œuvre des règles juridiques. La définition centrée sur les décisions des tribunaux correspond principalement à l’usage moderne français du terme.

26. Quel est le rôle respectif du magistrat et du juge dans la procédure romaine ?

Le juge rédige l’action, puis le magistrat contrôle l’exécution du jugement
Le magistrat et le juge examinent ensemble l’affaire en une seule phase
Le magistrat organise la première phase, puis le juge tranche l’affaire
Le juge ouvre le procès, puis le magistrat rend la décision finale

Le magistrat organise la première phase, puis le juge tranche l’affaire

Explication

La procédure romaine commence devant le magistrat, qui reçoit l’action et organise le procès, avant de se poursuivre devant le juge chargé de trancher le litige. Le magistrat n’assume donc pas la fonction décisionnelle attribuée au juge dans la seconde phase.

27. En quelle année Rome a-t-elle créé le préteur pérégrin, compétent pour les litiges impliquant des pérégrins ?

En 451 av. J.-C.
En 27 av. J.-C.
Entre 450 et 449 av. J.-C.
En 242 av. J.-C.

En 242 av. J.-C.

Explication

Rome crée le préteur pérégrin en 242 av. J.-C. afin de connaître les litiges impliquant des pérégrins. Les autres dates renvoient notamment à l’élaboration des Douze Tables ou à une période postérieure à la République.

28. Par quel moyen le préteur crée-t-il le droit prétorien ?

En accordant des actions et des formules dans l’exercice de sa fonction
En votant des lois générales dans les assemblées populaires
En commandant les armées lors des conflits avec les peuples étrangers
En interprétant les auspices religieux au nom des pontifes

En accordant des actions et des formules dans l’exercice de sa fonction

Explication

Le droit prétorien naît de l’activité du préteur lorsqu’il accorde des actions et des formules dans l’exercice de sa fonction. Le vote des lois appartient aux mécanismes législatifs des assemblées, et le commandement militaire relève de l’imperium.

29. Quel changement institutionnel intervient en 27 av. J.-C. avec Octave ?

Dioclétien réorganise l’Empire après une période d’anarchie militaire
Caracalla étend la citoyenneté à tous les habitants de l’Empire
Le Sénat transfère ses compétences aux assemblées populaires
Octave reçoit de nouveaux pouvoirs tout en conservant l’apparence républicaine

Octave reçoit de nouveaux pouvoirs tout en conservant l’apparence républicaine

Explication

En 27 av. J.-C., Octave reçoit de nouveaux pouvoirs du Sénat et instaure le Principat en maintenant une façade républicaine. La réorganisation de l’Empire après l’anarchie militaire correspond à l’arrivée de Dioclétien en 284.

30. Comment évolue l’auctoritas principis par rapport à celle du Sénat ?

Elle reste inférieure à l’autorité sénatoriale pendant toute la période
Elle augmente l’efficacité des actes juridiques adoptés par le Sénat
Elle correspond aux instructions administratives adressées aux gouverneurs
Elle se place d’abord à côté de l’autorité sénatoriale, puis la dépasse

Elle se place d’abord à côté de l’autorité sénatoriale, puis la dépasse

Explication

L’auctoritas principis désigne l’autorité particulière de l’empereur, d’abord juxtaposée à celle du Sénat puis progressivement supérieure. L’augmentation de l’efficacité d’un acte juridique relève plutôt de l’auctoritas sénatoriale dans la confusion proposée.

31. Quel événement marque en 284 la fin du Haut-Empire et l’ouverture du Bas-Empire ?

La promulgation du Code théodosien comme recueil officiel
L’arrivée de Dioclétien, qui rétablit l’ordre après l’anarchie militaire
L’octroi par Auguste du droit de consultation aux jurisconsultes
L’extension de la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire

L’arrivée de Dioclétien, qui rétablit l’ordre après l’anarchie militaire

Explication

L’arrivée de Dioclétien en 284 met fin au Haut-Empire et ouvre le Bas-Empire en rétablissant l’ordre après l’anarchie militaire. L’extension générale de la citoyenneté est liée à l’édit de Caracalla de 212.

32. Sous quelle forme la coutume subsiste-t-elle principalement dans les provinces avant l’édit de Caracalla ?

Sous la forme de décrets impériaux rendus dans les procès provinciaux
Sous la forme de la consuetudo, jusqu’à l’extension générale de la citoyenneté
Sous la forme de mandats contenant des instructions administratives
Sous la forme de consultations publiques données par les jurisconsultes

Sous la forme de la consuetudo, jusqu’à l’extension générale de la citoyenneté

Explication

Dans les provinces, la coutume subsiste principalement sous la forme de la consuetudo jusqu’à l’édit de Caracalla de 212. Les décrets, mandats et consultations relèvent d’autres catégories de sources juridiques.

33. Que permet le jus publice respondendi accordé par Auguste à certains jurisconsultes ?

Répondre aux demandes administratives par des rescrits impériaux
Rendre des décisions judiciaires ayant la portée d’un édit pour l’Empire
Édicter des règles administratives destinées aux gouverneurs provinciaux
Donner publiquement des consultations juridiques reconnues par l’autorité impériale

Donner publiquement des consultations juridiques reconnues par l’autorité impériale

Explication

Le jus publice respondendi est le droit accordé par Auguste à certains jurisconsultes de donner publiquement des consultations juridiques. Les rescrits sont, eux, des réponses impériales à des consultations administratives.

34. Quelle association entre une constitution impériale et sa fonction est correcte ?

Le mandat s’applique à tout l’Empire comme règle générale
Le rescrit répond à une consultation administrative
L’édit tranche un procès particulier entre deux parties
Le décret contient des instructions administratives aux fonctionnaires

Le rescrit répond à une consultation administrative

Explication

Le rescrit est une réponse impériale apportée à une consultation administrative. Un décret est rendu dans un procès, un mandat contient des instructions administratives et un édit peut s’appliquer à tout l’Empire.

35. Quelle différence caractérise le dominat par rapport au Principat ?

L’empereur devient le dominus, maître de tous, dans un régime plus autoritaire et sacralisé
Le Sénat acquiert une autorité supérieure à celle de l’empereur dans les affaires publiques
L’empereur demeure le premier des citoyens dans un régime conservant une façade républicaine
Les provinces retrouvent une autonomie juridique fondée principalement sur leurs coutumes

L’empereur devient le dominus, maître de tous, dans un régime plus autoritaire et sacralisé

Explication

Dans le dominat, l’empereur se présente comme le dominus, c’est-à-dire le maître de tous, avec un pouvoir plus autoritaire et sacralisé. La figure du premier des citoyens et la façade républicaine caractérisent plutôt le Principat.

36. Quelle distinction oppose la coutume praeter legem à la coutume contra legem ?

La première concerne les provinces, tandis que la seconde s’applique aux magistrats romains
La première contredit une loi existante, tandis que la seconde complète une loi silencieuse
La première complète une loi silencieuse, tandis que la seconde contredit une loi existante
La première remplace une constitution impériale, tandis que la seconde interprète un rescrit

La première complète une loi silencieuse, tandis que la seconde contredit une loi existante

Explication

La coutume praeter legem intervient pour compléter une loi silencieuse, alors que la coutume contra legem s’oppose à une loi existante. La distinction repose donc sur le rapport de la coutume au contenu de la loi, et non sur son territoire d’application.

37. Quelle mesure adopte la loi des citations de 426 ?

Elle définit les conditions nécessaires pour qu’une coutume soit obligatoire
Elle classe les constitutions impériales par matière et par ordre chronologique
Elle reconnaît une autorité officielle aux cinq jurisconsultes désignés
Elle rassemble le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles

Elle reconnaît une autorité officielle aux cinq jurisconsultes désignés

Explication

La loi des citations de 426 reconnaît une autorité officielle à Gaius, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin. Le classement des constitutions impériales correspond au Code théodosien, promulgué en 438.

38. Quels recueils composent la compilation officielle de Justinien ?

Les édits, les décrets, les rescrits et les mandats
La loi des citations, le Code théodosien, les édits et les mandats
Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles
Les Institutes, la consuetudo, les rescrits et les constitutions provinciales

Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles

Explication

La compilation de Justinien réunit le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles afin de synthétiser et de fixer officiellement le droit romain. Les édits, décrets, rescrits et mandats sont des formes de constitutions impériales, non les quatre recueils de cette compilation.

39. Quelle différence chronologique et juridique distingue l’édit de Milan de 313 de l’édit de Thessalonique de 380 ?

Le premier autorise le christianisme, tandis que le second l’établit comme religion officielle.
Le premier établit le christianisme, tandis que le second garantit la liberté des cultes.
Le premier organise l’Église, tandis que le second fixe les règles des conciles.
Le premier condamne le christianisme, tandis que le second autorise son retour dans l’Empire.

Le premier autorise le christianisme, tandis que le second l’établit comme religion officielle.

Explication

L’édit de Milan accorde au christianisme une autorisation légale, alors que celui de Thessalonique lui confère le statut de religion officielle. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer ce statut officiel à l’édit de Milan.

40. Quelles sont les deux principales catégories de règles qui alimentent le droit canonique ?

Les canons des conciles et les décrétales du pape.
Les édits militaires et les traités conclus avec les pérégrins.
Les décisions des magistrats et les contrats entre particuliers.
Les lois civiles des empereurs et les coutumes provinciales.

Les canons des conciles et les décrétales du pape.

Explication

Le droit canonique rassemble notamment les décisions des conciles, appelées canons, et les décisions pontificales, appelées décrétales. Les lois impériales relèvent plutôt du droit produit par l’autorité politique romaine.

41. Un litige oppose un citoyen romain et un pérégrin au sujet d’une règle commune aux deux groupes : quelle classification juridique correspond à cette règle ?

Le droit naturel, applicable à tous les êtres vivants sans distinction.
Le droit des gens, commun aux Romains et aux pérégrins.
Le droit civil, réservé aux citoyens romains dans leurs rapports privés.
Le droit canonique, issu des décisions prises par les autorités religieuses.

Le droit des gens, commun aux Romains et aux pérégrins.

Explication

Le droit des gens désigne les règles communes aux Romains et aux pérégrins, ce qui correspond à la situation décrite. Le droit civil concerne les citoyens romains, tandis que le droit naturel s’étend à tous les êtres vivants.

42. Quelle attribution associe correctement une conception du droit à son auteur dans la pensée juridique romaine ?

Ulpien définit la justice comme un ensemble de règles communes aux pérégrins.
Celse définit le droit comme l’art du bon et de l’équitable.
Ulpien définit le droit comme l’art du bon et de l’équitable.
Celse définit la justice comme la volonté constante d’attribuer à chacun son dû.

Celse définit le droit comme l’art du bon et de l’équitable.

Explication

Celse présente le droit comme l’art du bon et de l’équitable, tandis qu’Ulpien définit la justice par l’attribution constante à chacun de ce qui lui revient. La définition de la justice est donc attribuée à Ulpien et non à Celse.

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Qu'est-ce que le légicentrisme dans le droit ?

Un système où la loi prédomine comme source principale du droit.

Qu'appelle-t-on une source du droit ?

Un élément qui produit du droit.

Comment définit-on le droit ?

L'ensemble des règles de conduite socialement édictées, sanctionnées et imposées.

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