QCM : Justice et juridictions françaises (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une présentation de la justice distingue la valeur morale visée, le fait de juger selon le droit et les institutions qui organisent cette activité. Quels sont les trois sens ainsi réunis ?

Une vertu morale, la représentation des parties et l’exécution des décisions
Une règle écrite, la création du droit et la sanction des comportements
Une activité de jugement, la police judiciaire et la rédaction des lois
Une vertu et une finalité du droit, l’activité de juger et l’organisation de cette activité

Une vertu et une finalité du droit, l’activité de juger et l’organisation de cette activité

Explication

La justice désigne à la fois une vertu éthique et une finalité du droit, l’activité consistant à rendre la justice, ainsi que l’organisation de cette activité. La seule procédure néglige la vertu, tandis que la représentation des parties et la rédaction des lois ne définissent pas ces trois sens.

2. Quelle conception de la justice Aristote expose-t-il dans l’Éthique à Nicomaque ?

Être juste consiste à attribuer à chacun la part qu’il mérite
Être juste consiste à critiquer les lois jugées immorales
Être juste consiste à respecter les lois et l’égalité
Être juste consiste à équilibrer exactement chaque échange

Être juste consiste à respecter les lois et l’égalité

Explication

Pour Aristote, être juste consiste à respecter les lois et l’égalité. L’équilibre des échanges et la répartition selon le mérite sont des formes particulières de justice, tandis que la critique morale du droit exprime une distinction entre justice et droit.

3. Une règle en vigueur autorise une situation que beaucoup jugent immorale. Quelle conclusion respecte la distinction entre justice et droit ?

La situation peut être légale tout en étant critiquée au nom de la justice
La critique morale suffit à rendre la règle juridiquement inexistante
La situation relève d’un litige dès qu’elle paraît immorale
La situation est nécessairement juste puisqu’elle est légale

La situation peut être légale tout en étant critiquée au nom de la justice

Explication

La légalité et la justice ne se confondent pas : une situation peut être conforme au droit tout en paraissant immorale, et la justice permet alors de critiquer l’état du droit. Assimiler légalité et justice efface cette distinction, et une critique morale ne supprime pas à elle seule la règle.

4. Deux entreprises contestent l’application d’une règle à leur contrat. Quelle institution a le pouvoir de résoudre leur désaccord en appliquant le droit ?

Une autorité de police judiciaire
Une institution législative
Une juridiction
Un auxiliaire de justice

Une juridiction

Explication

Une juridiction est une institution qui a le pouvoir de juger et de résoudre les litiges sur la base des règles de droit applicables. Un auxiliaire participe à l’administration de la justice sans juger, tandis qu’une institution législative crée des règles.

5. Un vendeur et un acheteur sont en désaccord sur la manière dont une règle de droit s’applique à leur situation. Comment qualifie-t-on ce désaccord ?

Une infraction
Une critique morale
Un litige
Un jugement

Un litige

Explication

Un litige est un désaccord entre deux parties portant sur l’application des règles de droit à leur situation. Un jugement est une décision rendue pour trancher un litige, tandis qu’une contestation morale ne suffit pas à caractériser un désaccord juridique entre parties.

6. Une juridiction doit résoudre un désaccord sur une règle existante, mais l’une des parties lui demande d’en créer une nouvelle. Quelle démarche relève de son pouvoir ?

Remplacer la règle applicable par une décision générale
Créer une règle nouvelle et l’appliquer au litige
Interpréter la règle applicable et trancher le litige
Refuser d’interpréter la règle et transmettre le litige aux parties

Interpréter la règle applicable et trancher le litige

Explication

Les juridictions interprètent le droit et tranchent les litiges, mais ne créent pas la règle de droit. Créer une règle relève du pouvoir législatif, tandis que l’interdiction d’interpréter confond la fonction de juger avec la création du droit.

7. Deux sociétés se disputent l’exécution d’un contrat, tandis qu’une autre personne est poursuivie pour une infraction. Quelle distinction caractérise ces deux affaires ?

Les deux affaires relèvent de la justice administrative, car un juge doit les trancher.
Les deux affaires relèvent de la justice civile, car elles opposent des personnes privées.
Le litige entre sociétés relève de la justice civile, la poursuite de la justice pénale.
Le litige entre sociétés relève de la justice pénale, la poursuite de la justice civile.

Le litige entre sociétés relève de la justice civile, la poursuite de la justice pénale.

Explication

La justice civile, sociale et commerciale tranche les litiges entre personnes privées, tandis que la justice pénale recherche si une infraction a été commise et peut appliquer une peine. Confondre le litige contractuel avec une infraction inverse ces domaines ; confondre la poursuite pénale avec un litige commercial inverse également la distinction ; la justice administrative concerne les litiges mettant en cause l’administration.

8. Une habitante conteste une décision prise par sa mairie et demande à un juge de la faire annuler. Quel type de justice est concerné ?

La justice civile.
La justice pénale.
La justice commerciale.
La justice administrative.

La justice administrative.

Explication

La justice administrative tranche les litiges entre une personne privée et l’administration de l’État, ce qui correspond à la contestation d’une décision municipale. La justice civile concerne les litiges entre personnes privées ; la justice pénale traite des infractions ; la justice commerciale relève des litiges privés de nature commerciale.

9. Quelle juridiction est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire français ?

Le Tribunal des conflits.
Le Conseil constitutionnel.
La Cour de cassation.
Le Conseil d’État.

La Cour de cassation.

Explication

La Cour de cassation est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire, qui comprend notamment les juridictions civiles et les juridictions répressives. Le Conseil d’État est la juridiction suprême administrative ; le Conseil constitutionnel et le Tribunal des conflits n’appartiennent ni à l’ordre judiciaire ni à l’ordre administratif.

10. Un litige met en cause une administration de l’État et parvient au sommet de l’ordre administratif. Quelle juridiction doit alors être identifiée ?

Le Conseil d’État.
La Cour de cassation.
Le Conseil constitutionnel.
Une juridiction répressive.

Le Conseil d’État.

Explication

Le Conseil d’État est la juridiction suprême de l’ordre administratif, compétent pour les litiges mettant en cause l’administration. La Cour de cassation est au sommet de l’ordre judiciaire ; le Conseil constitutionnel est hors des deux ordres ; une juridiction répressive appartient à l’ordre judiciaire.

11. Léa saisit une juridiction pour obtenir une décision contre Marc. Comment Léa est-elle désignée dans le procès ?

La demanderesse.
La magistrate.
Le défendeur.
La juridiction saisie.

La demanderesse.

Explication

Le demandeur est la partie qui saisit une juridiction afin qu’elle décide quelque chose contre une autre partie. Le défendeur est l’autre partie au procès ; le juge tranche le litige et n’est pas une partie demanderesse ; une juridiction d’appel est une juridiction, non une partie.

12. À quel moment s’ouvre l’instance dans un procès ?

Lorsque la juridiction commence son délibéré.
Lorsque la demande en justice saisit la juridiction.
Lorsque les parties se présentent à l’audience.
Lorsque la juridiction prononce sa décision.

Lorsque la demande en justice saisit la juridiction.

Explication

La demande en justice ouvre l’instance, qui comprend les étapes allant de la saisine du juge à sa décision. L’audience et le délibéré sont des étapes ultérieures, et le prononcé de la décision marque la fin de l’instance plutôt que son ouverture.

13. Pendant une procédure, les parties rassemblent des pièces et présentent leurs arguments afin que le dossier soit prêt à être jugé. À quelle étape se trouvent-elles ?

À l’instruction.
Au délibéré.
À la demande en justice.
À l’audience.

À l’instruction.

Explication

L’instruction prépare le dossier pour le jugement : les parties produisent des pièces et des arguments pour permettre à la juridiction de trancher. L’audience est le temps des échanges devant le juge ; le délibéré est le temps de réflexion de la juridiction ; la demande en justice saisit la juridiction.

14. Au cours d’une procédure, une partie transmet un argument au juge sans le communiquer à son adversaire, qui ne peut donc pas y répondre. Quel principe cette situation ne respecte-t-elle pas ?

Le principe d’oralité des débats.
Le principe de préparation de l’instruction.
Le principe du contradictoire.
Le principe de publicité de l’audience.

Le principe du contradictoire.

Explication

Le principe du contradictoire impose en principe que les éléments soient communiqués au juge et à chacune des parties, afin que chacune puisse répondre aux arguments adverses. La publicité concerne l’accès à l’audience ; l’oralité concerne la forme des débats ; la préparation du dossier décrit l’instruction, mais ne désigne pas ce droit de réponse.

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Quels sont les trois sens complémentaires de la justice ?

Une vertu éthique et une finalité du droit, l’activité de rendre la justice et l’organisation de cette activité.

Selon Aristote, que signifie être juste dans l’Éthique à Nicomaque ?

Respecter les lois et l’égalité.

Pourquoi la notion de justice permet-elle de critiquer l’état du droit ?

Une situation légale peut paraître immorale.

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