QCM : Carrière et droits dans la fonction publique (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un agent reçoit un ordre manifestement illégal, mais dont l’exécution ne compromet pas gravement un intérêt public. Doit-il invoquer l’exception au devoir d’obéissance ?

Non, car l’agent doit obéir à tout ordre hiérarchique, même si les deux conditions sont réunies.
Oui, car tout risque grave pour un intérêt public suffit à déclencher l’exception.
Non, car l’exception exige à la fois une illégalité manifeste et une compromission grave d’un intérêt public.
Oui, car le caractère manifestement illégal de l’ordre suffit à déclencher l’exception.

Non, car l’exception exige à la fois une illégalité manifeste et une compromission grave d’un intérêt public.

Explication

L’exception au devoir d’obéissance suppose deux conditions cumulatives : l’ordre doit être manifestement illégal et compromettre gravement un intérêt public. L’illégalité seule ou le risque grave seul ne suffit pas, tandis que l’obéissance sans exception ignore la règle prévue.

2. Un agent conserve ses opinions politiques personnelles, mais choisit une formulation mesurée lorsqu’il les exprime publiquement. Quelle distinction décrit correctement sa situation ?

La mesure de son expression l’oblige à adopter les opinions politiques de sa hiérarchie.
Le devoir de réserve lui interdit d’avoir des opinions politiques personnelles, même s’il les exprime avec mesure.
Sa liberté d’opinion est limitée par le devoir de réserve, tandis que son expression reste absolue.
Sa liberté d’opinion demeure absolue, tandis que l’expression de ses opinions est encadrée par le devoir de réserve.

Sa liberté d’opinion demeure absolue, tandis que l’expression de ses opinions est encadrée par le devoir de réserve.

Explication

La liberté d’opinion de l’agent est totale et absolue, mais le devoir de réserve encadre l’expression de ses opinions en imposant mesure et retenue. La liberté d’opinion est confondue avec l’expression, le devoir de réserve est transformé à tort en interdiction d’avoir des opinions, et la retenue est assimilée à une adhésion aux opinions hiérarchiques.

3. Quelle succession présente correctement les principaux jalons statutaires, du statut adopté en 1941 jusqu’à l’entrée en vigueur du CGFP ?

1941 : statut adopté et appliqué ; 1946 : statut fondateur ; 1983 : loi Le Pors ; 2016 : loi sur la déontologie ; 2019 : loi de transformation ; 2022 : entrée en vigueur du CGFP.
1941 : statut adopté mais non appliqué ; 1946 : statut fondateur ; 1983 : loi Le Pors ; 2016 : loi sur la déontologie ; 2019 : loi de transformation ; 2022 : entrée en vigueur du CGFP.
1941 : statut adopté mais non appliqué ; 1946 : loi Le Pors ; 1983 : statut fondateur ; 2016 : loi sur la déontologie ; 2019 : loi de transformation ; 2022 : entrée en vigueur du CGFP.
1941 : statut adopté mais non appliqué ; 1946 : statut fondateur ; 1983 : loi Le Pors ; 2016 : loi sur la déontologie ; 2019 : entrée en vigueur du CGFP ; 2022 : loi de transformation.

1941 : statut adopté mais non appliqué ; 1946 : statut fondateur ; 1983 : loi Le Pors ; 2016 : loi sur la déontologie ; 2019 : loi de transformation ; 2022 : entrée en vigueur du CGFP.

Explication

Le statut de 1941 n’a pas été appliqué, celui de 1946 est fondateur, puis viennent la loi Le Pors de 1983, la loi sur la déontologie de 2016, la loi de transformation de 2019 et le CGFP en 2022. Les autres séquences appliquent à tort le statut de 1941, intervertissent 1946 et 1983, ou déplacent le CGFP à 2019.

4. Quelle composante de la rémunération constitue la base commune aux agents d’un même grade et échelon et compte pour le régime de base de la retraite ?

Le complément indemnitaire annuel
L’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise
La nouvelle bonification indiciaire
Le traitement indiciaire

Le traitement indiciaire

Explication

Le traitement indiciaire est la rémunération de base commune aux agents d’un même grade et échelon et compte pour le régime de base de la retraite. L’IFSE et le CIA sont des indemnités, tandis que la NBI est une bonification liée à certaines fonctions.

5. Un agent subit des menaces liées à ses fonctions et n’a commis aucune faute détachable du service. Quelle obligation incombe à sa collectivité ?

Lui accorder un congé de maladie et suspendre toute démarche de défense.
Attendre une décision judiciaire définitive avant d’intervenir.
Le renvoyer vers son assurance personnelle pour ses frais d’avocat.
Le protéger et le défendre, notamment en prenant en charge ses frais de justice ou d’avocat.

Le protéger et le défendre, notamment en prenant en charge ses frais de justice ou d’avocat.

Explication

La collectivité doit protéger et défendre l’agent victime de menaces liées à ses fonctions, notamment par la prise en charge de frais de justice ou d’avocat, sauf faute détachable du service. Le congé de maladie relève d’un autre droit ; le renvoi à l’assurance personnelle et l’attente d’un jugement ne répondent pas à cette obligation.

6. Un agent ne parvient pas à accomplir correctement ses fonctions, sans intention de nuire ni manquement délibéré à ses devoirs. Comment qualifier principalement cette situation ?

Une faute professionnelle, liée à un manquement sanctionnable disciplinairement.
Une infraction pénale, relevant de la compétence des juridictions répressives.
Une faute disciplinaire délibérée, caractérisée par une volonté de nuire.
Une insuffisance professionnelle, liée à une incapacité sans volonté de nuire.

Une insuffisance professionnelle, liée à une incapacité sans volonté de nuire.

Explication

L’insuffisance professionnelle désigne l’incapacité à exercer correctement ses fonctions sans volonté de nuire. La faute professionnelle correspond à un manquement aux devoirs, l’infraction pénale relève des juridictions répressives et l’absence de volonté de nuire contredit la qualification de faute délibérée.

7. Un élu participe à une décision concernant l’entreprise privée d’un proche, ce qui risque d’affecter son impartialité. Quelle conduite doit-il adopter ?

Demander à un collègue de voter selon ses recommandations.
Déclarer le lien puis participer au vote avec transparence.
Quitter la séance, mais maintenir ses consignes sur la décision.
Se déporter et s’abstenir de participer à la décision.

Se déporter et s’abstenir de participer à la décision.

Explication

En situation de conflit d’intérêts, l’élu doit se déporter, c’est-à-dire s’abstenir de participer à la décision, afin d’éviter notamment des poursuites pour prise illégale d’intérêts. Une déclaration ne suffit pas si l’élu prend part au vote ; influencer un collègue ou maintenir des consignes revient également à participer.

8. Un agent demande une somme avant d’avoir effectué le travail correspondant. Quelle règle s’applique à cette demande ?

Une avance peut être versée si le travail est prévu au planning.
Une avance sur salaire ne peut pas être versée avant le service fait.
Un acompte peut être versé avant le travail correspondant.
Un remboursement de frais peut tenir lieu de salaire anticipé.

Une avance sur salaire ne peut pas être versée avant le service fait.

Explication

La rémunération est versée après service fait : l’avance est exclue, tandis qu’un acompte est autorisé sur le travail déjà réalisé. L’« acompte avant le travail » confond acompte et avance ; le planning ne remplace pas le service accompli ; le remboursement de frais n’est pas un salaire anticipé.

9. Un agent vise un corps différent du sien sans passer de concours ; le dispositif prévoit une sélection selon la RAEP ou un examen professionnel, puis une inscription sur une liste d’aptitude. De quel mécanisme s’agit-il ?

La mobilité entre emplois
L’avancement de grade
L’avancement d’échelon
La promotion interne

La promotion interne

Explication

La promotion interne permet de changer de corps hors concours, selon des modalités pouvant reposer sur la RAEP ou un examen professionnel, puis sur une inscription sur liste d’aptitude. L’avancement de grade reste dans le même corps, et l’avancement d’échelon repose sur l’ancienneté.

10. Une agente se trouve à deux ans de l’âge de départ, travaille à 70 % et totalise 152 trimestres. Remplit-elle les conditions indiquées pour la retraite progressive ?

Non, car son temps partiel doit dépasser 90 %
Non, car son temps partiel doit être inférieur à 50 %
Non, car elle doit totaliser au moins 160 trimestres
Oui, car elle est à deux ans du départ, travaille entre 50 et 90 % et totalise au moins 150 trimestres

Oui, car elle est à deux ans du départ, travaille entre 50 et 90 % et totalise au moins 150 trimestres

Explication

La retraite progressive est ouverte à deux ans de l’âge de départ aux agents travaillant entre 50 et 90 % et ayant au moins 150 trimestres ; l’agente satisfait ces trois conditions. Les seuils de moins de 50 %, de 160 trimestres et de plus de 90 % ne correspondent pas à la règle.

11. Une autorité envisage une sanction du groupe 3 contre un agent. Quel rôle le conseil de discipline doit-il jouer ?

Être saisi obligatoirement, rendre un avis contraignant et laisser l’autorité fixer la sanction.
Être saisi obligatoirement, rendre un avis consultatif et laisser la décision finale à l’autorité de nomination.
Être saisi obligatoirement, imposer sa décision finale et la faire appliquer à l’autorité de nomination.
Être saisi à titre facultatif, rendre un avis consultatif et laisser la décision finale à l’autorité de nomination.

Être saisi obligatoirement, rendre un avis consultatif et laisser la décision finale à l’autorité de nomination.

Explication

Le conseil de discipline doit être saisi pour les sanctions des groupes 2, 3 et 4, mais son avis est consultatif : la décision finale appartient à l’autorité investie du pouvoir de nomination. La saisine n’est pas facultative, le conseil ne décide pas à la place de l’autorité et son avis ne la lie pas.

12. Un agent public apprend qu’un délit vient d’être commis dans son service. Quelle démarche l’article 40 du Code de procédure pénale lui impose-t-il ?

Transmettre le dossier aux services de police sans délai.
Signaler sans délai le délit au procureur de la République.
Attendre une confirmation des faits avant toute démarche officielle.
Signaler le délit à son supérieur hiérarchique dans un rapport.

Signaler sans délai le délit au procureur de la République.

Explication

L’article 40 oblige tout agent public à signaler sans délai au procureur de la République tout crime ou délit dont il a connaissance. L’alerte hiérarchique ne remplace pas ce signalement, attendre une confirmation retarde l’obligation et la transmission à la police ne désigne pas le destinataire prévu.

13. Un agent possède un indice majoré de 410 et la valeur du point d’indice est de 4,92 €. Quel est son traitement brut indiciaire ?

414,92 €414{,}92\ €
0,012 €0{,}012\ €
2 017,20 €2\,017{,}20\ €
4,92 €4{,}92\ €

$$2\,017{,}20\ €$$

Explication

Le traitement brut se calcule en multipliant l’indice majoré par la valeur du point : 410×4,92=2 017,20 €410 \times 4{,}92 = 2\,017{,}20\ €. L’addition confond les opérations, la division inverse le calcul et 4,92 € est la valeur du point, pas le traitement.

14. Après une faute grave présumée, une administration écarte temporairement un agent pendant trois mois, tout en maintenant son traitement principal. Comment qualifier cette mesure ?

Une suspension disciplinaire, sanction qui entraîne une baisse de traitement.
Une exclusion temporaire, sanction disciplinaire qui prive l’agent de fonctions.
Un abaissement d’échelon, sanction disciplinaire qui réduit le grade de l’agent.
Une suspension conservatoire, mesure temporaire qui n’est pas une sanction disciplinaire.

Une suspension conservatoire, mesure temporaire qui n’est pas une sanction disciplinaire.

Explication

La suspension conservatoire est un éloignement temporaire en cas de faute grave, non une sanction disciplinaire ; l’agent conserve son traitement principal et la durée maximale est de quatre mois, sauf poursuites pénales parallèles. L’exclusion temporaire et l’abaissement d’échelon sont des sanctions, tandis qu’une baisse de traitement ne correspond pas à la mesure décrite.

15. Dans une administration, plusieurs grades relèvent du même ensemble de fonctionnaires soumis à des règles communes de recrutement et de rémunération. Comment nomme-t-on cet ensemble ?

Un corps
Un grade
Une catégorie
Un échelon

Un corps

Explication

Un corps rassemble des fonctionnaires soumis à un même statut particulier, qui fixe les règles de recrutement et de rémunération, et comprend plusieurs grades. Un grade et un échelon sont des subdivisions de la carrière, tandis que la catégorie renvoie au niveau minimal de formation.

16. Un agent est placé en congé de maladie ordinaire depuis deux mois, après le jour de carence. Quel taux de traitement s’applique pendant cette période ?

90 % du traitement.
50 % du traitement.
100 % du traitement.
75 % du traitement.

90 % du traitement.

Explication

Depuis le 1er mars 2025, le congé de maladie ordinaire est rémunéré à 90 % du traitement pendant les trois premiers mois, puis à 50 %, avec un jour de carence. Le taux de 50 % s’applique après cette première période ; 100 % et 75 % ne correspondent pas aux taux indiqués.

17. Une administration envisage de faire passer un agent au grade supérieur tout en le maintenant dans son corps. Quelle voie correspond à l’avancement de grade ?

La promotion interne suivie d’une liste d’aptitude
L’avancement automatique fondé sur l’ancienneté
Le recrutement par concours dans un nouveau corps
Le choix fondé sur la RAEP ou un examen professionnel

Le choix fondé sur la RAEP ou un examen professionnel

Explication

Dans un même corps, l’avancement de grade peut se faire au choix de l’administration selon la RAEP, ou par examen professionnel. La promotion interne change de corps, tandis que l’ancienneté fonde l’avancement d’échelon.

18. Quelle composante du régime indemnitaire variable est liée aux résultats de l’agent ?

Le traitement correspondant au grade et à l’échelon.
Le supplément familial de traitement (SFT).
Le complément indemnitaire annuel (CIA).
L’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE).

Le complément indemnitaire annuel (CIA).

Explication

Le CIA est la composante du RIFSEEP liée aux résultats, tandis que l’IFSE concerne les fonctions, sujétions et expertises. Le SFT est un complément obligatoire et le traitement de base dépend du grade et de l’échelon.

19. Un responsable délègue une tâche à un collaborateur, mais le travail est rendu en retard et ne respecte pas la qualité attendue. Quelle règle s’applique au responsable ?

Il reste responsable hiérarchiquement et doit veiller au respect des délais et de la qualité requise.
Il est déchargé de sa responsabilité hiérarchique dès que la tâche est confiée au collaborateur.
Il reste responsable hiérarchiquement uniquement si la tâche n’a pas été contrôlée avant sa délégation.
Il reste responsable hiérarchiquement, mais doit veiller au respect des délais plutôt qu’à la qualité requise.

Il reste responsable hiérarchiquement et doit veiller au respect des délais et de la qualité requise.

Explication

La délégation à un collaborateur ne dégage pas le supérieur de sa responsabilité hiérarchique, et les missions doivent être réalisées dans les délais et avec la qualité requise. L’idée d’un transfert de responsabilité, l’oubli de la qualité et la limitation à un contrôle préalable déforment cette règle.

20. Une candidate possède un baccalauréat, sans diplôme supérieur. Quelle catégorie correspond au niveau minimal de formation requis pour se présenter à un concours dont le niveau est fixé par la catégorie ?

La catégorie B
La catégorie C
La catégorie A
La catégorie A+

La catégorie B

Explication

La catégorie B requiert au minimum le baccalauréat. La catégorie A exige en principe un bac + 3, tandis que la catégorie C correspond à un niveau inférieur ou à l’absence de diplôme.

21. Sur quelle base le Service des retraites de l’État calcule-t-il la retraite ?

Les six derniers mois de traitement, primes comprises
Les douze derniers mois de traitement hors primes
Les six derniers mois de primes plafonnées
Les six derniers mois de traitement hors primes

Les six derniers mois de traitement hors primes

Explication

Le SRE établit la retraite sur la base des six derniers mois de traitement hors primes. L’inclusion des primes correspond à une confusion avec la RAFP, la période de douze mois modifie la durée de référence, et les primes plafonnées relèvent du régime additionnel.

22. Un agent gagne en ancienneté dans son grade sans être sélectionné pour une promotion. Quel mécanisme peut progresser automatiquement sur cette base ?

Le changement de corps
La promotion interne
L’avancement de grade
L’avancement d’échelon

L’avancement d’échelon

Explication

L’avancement d’échelon est automatique et fondé sur l’ancienneté. L’avancement de grade n’est pas un droit, et la promotion interne correspond à un changement de corps.

23. Dans un service, une indemnité est versée chaque mois selon les fonctions, les sujétions et l’expertise, tandis qu’une autre récompense annuellement la manière de servir. Quelle distinction entre ces indemnités est correcte ?

L’IFSE est mensuelle selon les fonctions, sujétions et expertise ; le CIA est annuel selon la manière de servir
Le CIA est mensuel selon les fonctions, sujétions et expertise ; l’IFSE est annuel selon la manière de servir
L’IFSE et le CIA sont tous deux annuels et liés à la manière de servir
L’IFSE est mensuelle selon la manière de servir ; le CIA est annuel selon les fonctions, sujétions et expertise

L’IFSE est mensuelle selon les fonctions, sujétions et expertise ; le CIA est annuel selon la manière de servir

Explication

L’IFSE est versée mensuellement selon les fonctions, sujétions et expertises, alors que le CIA est annuel et lié à la manière de servir. L’inversion échange leurs caractéristiques, et les deux autres confusions attribuent à l’une le critère propre à l’autre.

24. Une collectivité confie une mission de service public à une entreprise privée et recrute aussi un agent contractuel. Quelle description de leur situation au regard des obligations des agents publics est exacte ?

Le contractuel relève du statut complet des titulaires ; le prestataire privé n’est pas soumis au statut d’agent public.
Le contractuel et le prestataire privé relèvent tous deux du socle commun essentiel et de la procédure disciplinaire.
Le contractuel relève du socle commun essentiel et de la procédure disciplinaire ; le prestataire privé relève du statut d’agent public.
Le contractuel relève du socle commun essentiel et de la procédure disciplinaire ; le prestataire privé n’est pas soumis au statut d’agent public.

Le contractuel relève du socle commun essentiel et de la procédure disciplinaire ; le prestataire privé n’est pas soumis au statut d’agent public.

Explication

Les contractuels sont soumis à l’essentiel du socle commun des droits et devoirs ainsi qu’à la procédure disciplinaire, tandis que les prestataires privés ne relèvent pas du statut d’agent public. Le statut complet des titulaires est confondu avec le régime des contractuels, l’assujettissement au statut est étendu à tort aux prestataires, et les deux catégories sont assimilées à tort.

25. Un agent à temps complet travaille selon une base de 35 heures par semaine. Quelle référence annuelle associe correctement son temps légal de travail et ses congés annuels ?

1 607 heures de travail et 25 jours de congés.
1 750 heures de travail et 20 jours de congés.
1 600 heures de travail et 30 jours de congés.
1 607 jours de travail et 25 heures de congés.

1 607 heures de travail et 25 jours de congés.

Explication

Pour un temps complet, la référence est de 1 607 heures de travail par an et de 25 jours de congés annuels sur une base de 35 heures hebdomadaires. « 1 607 jours » intervertit les unités, tandis que les deux autres couples ne correspondent pas aux références indiquées.

26. Une fonctionnaire titulaire d’un grade est affectée à un autre poste relevant de ce même grade. Quelle affirmation décrit correctement sa situation ?

Elle perd son grade dès qu’elle change d’emploi
Elle reste titulaire de son grade, mais pas de l’emploi occupé
Elle doit changer de grade pour occuper un autre emploi
Elle reste titulaire de son emploi, mais pas de son grade

Elle reste titulaire de son grade, mais pas de l’emploi occupé

Explication

Le fonctionnaire est titulaire de son grade, lequel peut permettre d’occuper différents emplois, mais il n’est pas titulaire de l’emploi occupé. Confondre grade et emploi conduit à croire à tort que la mobilité exige un changement de grade.

27. Un agent convoqué dans une procédure disciplinaire demande à consulter son dossier, à être accompagné et à ne pas répondre à une question. Quels droits de la défense peut-il invoquer ?

L’accès au dossier individuel, l’assistance d’un supérieur hiérarchique et l’obligation de répondre.
L’accès au dossier individuel, l’assistance d’un avocat ou d’un syndicat et le droit au silence.
L’accès au dossier individuel, la présence obligatoire d’un avocat et l’obligation de répondre.
L’accès aux seules pièces retenues contre lui, l’assistance d’un syndicat et le droit au silence.

L’accès au dossier individuel, l’assistance d’un avocat ou d’un syndicat et le droit au silence.

Explication

Les droits de la défense comprennent l’accès au dossier individuel, la possibilité d’être assisté par un avocat ou un syndicat et le droit au silence. L’agent n’est pas obligé de répondre, l’assistance n’est pas réservée à un avocat et l’accès porte sur le dossier individuel.

28. Dans un lycée public, un agent, un parent usager et un élève souhaitent porter un signe religieux visible. Quelle règle distingue correctement leurs situations ?

L’agent peut porter un signe visible, l’usager est soumis à la neutralité stricte et l’élève conserve sa liberté religieuse.
L’agent et l’usager sont soumis à la neutralité stricte, tandis que l’élève peut porter un signe religieux visible.
L’agent est soumis à la neutralité stricte, l’usager conserve sa liberté sous réserve de l’ordre public et l’élève ne peut porter de signe ostensible.
L’agent et l’élève sont soumis à la neutralité stricte, tandis que l’usager peut porter un signe visible sans restriction.

L’agent est soumis à la neutralité stricte, l’usager conserve sa liberté sous réserve de l’ordre public et l’élève ne peut porter de signe ostensible.

Explication

Les agents publics sont soumis à une neutralité stricte, les usagers conservent leur liberté religieuse sous réserve de l’ordre public et de la sécurité, et les élèves des établissements publics concernés ne peuvent porter de signes ostensibles. Étendre la neutralité à l’usager, assimiler l’élève à l’usager ou appliquer aux élèves le régime des agents confond ces statuts.

29. Une agente révèle un fait confidentiel appris dans son service. Quelle distinction détermine si elle relève de la discrétion professionnelle ou du secret professionnel ?

La discrétion concerne tous les agents ; le secret est imposé par la loi à certains métiers.
Le secret concerne tous les agents ; la discrétion est imposée par la loi à certains métiers.
La discrétion concerne certains métiers ; le secret s’applique à tous les agents.
Les deux obligations s’appliquent à tous les agents selon la nature du fait révélé.

La discrétion concerne tous les agents ; le secret est imposé par la loi à certains métiers.

Explication

La discrétion professionnelle porte sur les faits et documents connus dans le service et concerne tous les agents, tandis que le secret professionnel est prévu par la loi pour certains métiers. Confondre leurs portées inverse les obligations ; réserver la discrétion à certains métiers inverse aussi la distinction ; les rendre toutes deux générales efface la spécificité du secret légal.

30. Lorsqu’un agent envisage de présenter un concours de la fonction publique, que détermine sa catégorie ?

Le niveau minimal de formation requis à l’entrée
Le type d’emploi qu’il occupera après le concours
Le montant de sa rémunération à l’entrée
Le grade auquel il sera nécessairement nommé

Le niveau minimal de formation requis à l’entrée

Explication

La catégorie fixe le niveau minimal de formation requis à l’entrée. Le grade concerne la position statutaire, la rémunération relève notamment du statut, et l’emploi occupé n’est pas déterminé par la catégorie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 79 flashcards sur Carrière et droits dans la fonction publique.

Que fixe la catégorie d’un fonctionnaire à son entrée ?

Le niveau minimal de formation requis.

Quel niveau d’études la catégorie A requiert-elle en principe ?

Bac + 3.

Quel diplôme minimal la catégorie B exige-t-elle ?

Le baccalauréat.

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