QCM : Justice et règle de droit (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ordre juridictionnel traite le contentieux administratif, notamment devant le Conseil d’État ?

L’ordre judiciaire
Les juridictions civiles
Les juridictions pénales
L’ordre administratif

L’ordre administratif

Explication

L’ordre administratif traite les litiges relevant du contentieux administratif, notamment devant le Conseil d’État. L’ordre judiciaire, contrairement à une confusion possible, tranche les litiges judiciaires.

2. Quels sont les trois niveaux qui composent l’ordre administratif ?

Le tribunal administratif, la cour administrative d’appel et le Conseil d’État
Le tribunal de police, le tribunal correctionnel et la cour d’assises
Le tribunal judiciaire, la cour d’appel et la Cour de cassation
Le tribunal administratif, la cour d’appel et la Cour de cassation

Le tribunal administratif, la cour administrative d’appel et le Conseil d’État

Explication

L’ordre administratif comprend le tribunal administratif, la cour administrative d’appel et le Conseil d’État. La Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire et ne constitue donc pas le sommet de cet ordre.

3. Une personne doit déterminer si un litige pénal relève d’un tribunal civil ou pénal : quel critère permet de choisir le type de juridiction ?

La compétence territoriale, fondée sur la gravité de la sanction
La compétence matérielle, fondée sur le domicile du défendeur
La compétence territoriale, fondée sur le lieu du litige
La compétence matérielle, fondée sur la nature du litige

La compétence matérielle, fondée sur la nature du litige

Explication

La compétence matérielle détermine le type de juridiction à saisir selon la nature du litige, et un litige pénal relève d’une juridiction pénale. Le lieu du litige concerne la compétence territoriale, non le choix entre juridiction civile et pénale.

4. Quelle distinction caractérise les juridictions de droit commun et les juridictions d’exception ?

Les juridictions de droit commun traitent les litiges civils, tandis que les juridictions d’exception traitent tous les litiges pénaux
Les juridictions de droit commun sont choisies selon le lieu, tandis que les juridictions d’exception le sont selon la nature du litige
Les juridictions d’exception connaissent de tous les litiges, tandis que les juridictions de droit commun sont limitées aux matières attribuées par la loi
Les juridictions de droit commun connaissent de tous les litiges, tandis que les juridictions d’exception sont limitées aux matières attribuées par la loi

Les juridictions de droit commun connaissent de tous les litiges, tandis que les juridictions d’exception sont limitées aux matières attribuées par la loi

Explication

Les juridictions de droit commun ont vocation à connaître de tous les litiges, alors que les juridictions d’exception sont compétentes pour les matières que la loi leur attribue expressément. La proposition inverse cette répartition et attribue à tort une compétence générale aux juridictions d’exception.

5. Une personne saisit une juridiction civile pour un litige de faible montant : quelle affirmation décrit la compétence du tribunal judiciaire ?

Il a remplacé les tribunaux de grande instance et d’instance, et sa compétence civile ne dépend pas du montant du litige
Il a remplacé les tribunaux de grande instance et d’instance, mais sa compétence civile dépend du montant du litige
Il a remplacé le tribunal correctionnel et le tribunal de police, et sa compétence civile ne dépend pas du montant du litige
Il a remplacé la cour d’appel et la Cour de cassation, et sa compétence civile dépend du montant du litige

Il a remplacé les tribunaux de grande instance et d’instance, et sa compétence civile ne dépend pas du montant du litige

Explication

Le tribunal judiciaire a remplacé le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance, et sa compétence civile ne dépend plus du montant du litige. L’idée que le montant détermine encore sa compétence reprend une ancienne distinction qui ne s’applique plus.

6. Dans un litige contractuel portant sur la livraison d’un bien, quel choix territorial supplémentaire l’article 46 du Code de procédure civile peut-il offrir au demandeur ?

Saisir la juridiction du domicile d’un témoin au contrat
Saisir la juridiction du lieu de livraison effective de la chose
Saisir la juridiction du siège de l’entreprise qui a rédigé le contrat
Saisir la juridiction du lieu où le contrat a été signé

Saisir la juridiction du lieu de livraison effective de la chose

Explication

En matière contractuelle, le demandeur peut choisir, outre le juge du défendeur, la juridiction du lieu de livraison effective de la chose. Le lieu de signature du contrat n’est pas l’alternative territoriale indiquée par cette règle.

7. Quelles catégories d’infractions relèvent du jugement des juridictions pénales ?

Les litiges civils, les délits et les crimes
Les contraventions, les délits et les crimes
Les différends contractuels, les contraventions et les délits
Les contraventions, les litiges administratifs et les crimes

Les contraventions, les délits et les crimes

Explication

Les juridictions pénales jugent les auteurs d’infractions classées en contraventions, délits et crimes. Les litiges civils ou administratifs ne sont pas des catégories d’infractions pénales.

8. Une personne est poursuivie pour une contravention : quelle juridiction est compétente pour la juger ?

Le tribunal correctionnel
La cour criminelle départementale
Le tribunal de police
La cour d’assises

Le tribunal de police

Explication

Les contraventions relèvent du tribunal de police. Le tribunal correctionnel juge les délits, distinction qui peut être confondue avec la compétence relative aux contraventions.

9. Une infraction est qualifiée de délit et peut être punie d’un emprisonnement maximal de dix ans : quelle juridiction la juge ?

Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
La cour criminelle départementale
Le tribunal de police

Le tribunal correctionnel

Explication

Les délits relèvent du tribunal correctionnel et peuvent être punis d’un emprisonnement d’une durée maximale de dix ans. La cour d’assises juge les crimes, et non les délits.

10. Un crime est puni de réclusion criminelle à perpétuité : quelle formation est compétente et comment est-elle composée ?

Le tribunal correctionnel, composé de trois magistrats et de douze jurés
La cour d’assises, composée de trois magistrats et de douze jurés
La cour d’assises, composée uniquement de juges professionnels
La cour criminelle départementale, composée de trois magistrats et de douze jurés

La cour d’assises, composée de trois magistrats et de douze jurés

Explication

Les crimes punis de réclusion criminelle à perpétuité relèvent de la cour d’assises, qui comprend trois magistrats et douze jurés. La cour criminelle départementale est composée uniquement de juges et concerne des crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion.

11. Après un jugement rendu en première instance, une partie souhaite faire réexaminer l’affaire avant d’éventuellement contester l’application du droit : quelle démarche correspond à ces deux étapes successives ?

Interjeter appel devant la cour d’appel, puis former un pourvoi en cassation
Saisir directement la Cour de cassation, puis demander un nouvel examen en première instance
Former un pourvoi en cassation, puis interjeter appel devant la cour d’appel
Demander un second jugement en première instance, puis saisir la cour d’appel

Interjeter appel devant la cour d’appel, puis former un pourvoi en cassation

Explication

L’appel permet à la cour d’appel de réexaminer l’affaire, puis un pourvoi en cassation peut viser le contrôle de la décision. Le pourvoi ne précède pas l’appel dans le déroulement habituel de la contestation.

12. Quel rôle essentiel la Cour de cassation joue-t-elle dans l’application du droit ?

Elle adopte les lois destinées à remplacer les décisions judiciaires
Elle tranche les litiges en première instance avant tout appel
Elle réexamine les faits de chaque affaire comme une cour d’appel
Elle assure une interprétation uniforme de la loi

Elle assure une interprétation uniforme de la loi

Explication

La Cour de cassation contribue à l’unité de l’interprétation de la loi. Le réexamen de l’affaire relève de l’appel, et non de sa fonction essentielle.

13. Comment caractériser la règle de droit sans confondre le droit avec l’une de ses sources ou expressions ?

C’est une règle adoptée par un juge pour chaque personne, et le droit se limite aux décisions judiciaires
C’est un modèle de conduite destiné à exprimer la morale, et le droit exclut les autres normes
C’est un modèle de conduite qui organise les comportements, et le droit dépasse la seule loi
C’est une décision individuelle qui organise les comportements, et le droit se confond avec la loi

C’est un modèle de conduite qui organise les comportements, et le droit dépasse la seule loi

Explication

La règle de droit sert de modèle de conduite pour organiser les comportements, tandis que le droit ne se réduit pas à la loi. Assimiler le droit à la seule loi confond l’ensemble avec l’une de ses expressions.

14. Une règle s’applique à une catégorie de personnes sans viser un individu déterminé : quelle distinction la décrit correctement ?

La règle de droit est générale et impersonnelle, tandis que la norme de droit est personnelle
La règle de droit vise un individu, tandis que la norme de droit vise une catégorie de personnes
La règle de droit est personnelle, tandis que la norme de droit est générale et impersonnelle
La règle de droit et la norme de droit sont toutes deux générales et impersonnelles

La règle de droit est générale et impersonnelle, tandis que la norme de droit est personnelle

Explication

La règle de droit vise une catégorie de personnes de manière générale et impersonnelle, alors que la norme de droit est personnelle. L’inversion de ces caractéristiques constitue une confusion entre les deux notions.

15. Une personne respecte une exigence parce qu’elle estime, en son for intérieur, que c’est la bonne chose à faire : quelle distinction entre morale et droit cela illustre-t-il ?

La règle morale vient de la conscience individuelle, tandis que la règle juridique vient de l’extérieur
La règle morale et la règle juridique viennent toutes deux de la conscience individuelle
La règle morale vient de l’autorité extérieure, tandis que la règle juridique vient de la conscience individuelle
La règle morale et la règle juridique viennent toutes deux d’une autorité extérieure

La règle morale vient de la conscience individuelle, tandis que la règle juridique vient de l’extérieur

Explication

La règle morale prend sa source dans la conscience individuelle, alors que la règle juridique vient de l’extérieur. Attribuer la règle juridique à la conscience inverse les origines des deux règles.

16. Pourquoi deux personnes peuvent-elles porter des jugements moraux différents sur une conduite tout en étant soumises à la même règle de droit ?

La morale et la règle de droit sont toutes deux déterminées par les convictions personnelles
La morale est commune à tous, tandis que la règle de droit dépend des convictions personnelles
La morale et la règle de droit sont toutes deux identiques pour chaque personne
La morale est subjective, tandis que la règle de droit est commune à tous

La morale est subjective, tandis que la règle de droit est commune à tous

Explication

La morale est subjective, alors que la règle de droit est la même pour tous. Dire que la règle juridique dépend des convictions personnelles lui attribue à tort le caractère subjectif de la morale.

17. Une politique privilégie la recherche de la paix sociale et de l’ordre collectif plutôt que l’atteinte à une perfection personnelle : quelle distinction entre droit et morale reflète-t-elle ?

Le droit recherche l’ordre et la paix sociale, tandis que la morale tend à la perfection de l’être humain
Le droit et la morale visent tous deux principalement la perfection de l’être humain
Le droit et la morale visent tous deux principalement l’ordre et la paix sociale
Le droit tend à la perfection de l’être humain, tandis que la morale recherche l’ordre et la paix sociale

Le droit recherche l’ordre et la paix sociale, tandis que la morale tend à la perfection de l’être humain

Explication

Le droit a pour objectif l’ordre et la paix sociale, tandis que la morale tend à la perfection de l’être humain. Attribuer à la morale la recherche de l’ordre collectif inverse leurs finalités distinctives.

18. Quelle distinction caractérise le soft law par rapport à la règle de droit ?

Le soft law énonce des règles non contraignantes, tandis que la règle de droit prescrit une conduite à suivre.
Le soft law impose une conduite, tandis que la règle de droit formule des recommandations sans force obligatoire.
Le soft law sanctionne les comportements, tandis que la règle de droit vise à orienter les pratiques sans prescription.
Le soft law règle les accords privés, tandis que la règle de droit concerne les relations entre États.

Le soft law énonce des règles non contraignantes, tandis que la règle de droit prescrit une conduite à suivre.

Explication

Le soft law regroupe des règles non contraignantes, contrairement à la règle de droit, qui est présentée comme une prescription à suivre. Le distracteur qui inverse ces caractéristiques attribue à chaque notion la force obligatoire de l’autre.

19. Deux parties souhaitent écarter une règle qui s’appliquerait normalement à leur contrat en l’absence d’accord particulier. De quel type de règle s’agit-il ?

D’une règle supplétive, qui s’impose malgré une convention contraire des parties.
D’une règle impérative, qui s’applique seulement si les parties ne prévoient rien.
D’une règle supplétive, qui s’applique par défaut mais peut être écartée par leur accord.
D’une règle impérative, qui s’applique par défaut et peut être écartée par leur accord.

D’une règle supplétive, qui s’applique par défaut mais peut être écartée par leur accord.

Explication

Une règle supplétive comble l’absence de stipulation différente et peut être écartée par un accord des parties. Une règle impérative, contrairement au distracteur qui lui attribue cette possibilité, s’impose aux parties.

20. Quel rôle la règle de droit joue-t-elle dans la vie en société ?

Elle règle les échanges économiques en garantissant la répartition égale des richesses et des biens.
Elle organise la vie collective en maintenant l’ordre et en canalisant la violence et la vengeance.
Elle protège les intérêts privés en laissant aux personnes le soin de régler les conflits par elles-mêmes.
Elle maintient l’ordre public en supprimant les désaccords et les conflits entre les membres de la société.

Elle organise la vie collective en maintenant l’ordre et en canalisant la violence et la vengeance.

Explication

La règle de droit organise la vie en société, maintient l’ordre et canalise la violence ainsi que le désir de vengeance. Le distracteur qui affirme qu’elle supprime les désaccords confond la régulation des conflits avec leur disparition.

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Quel ordre juridictionnel tranche les litiges judiciaires ?

L’ordre judiciaire.

Quel contentieux l’ordre administratif traite-t-il ?

Le contentieux administratif.

Que détermine la compétence matérielle d’une juridiction ?

Le type de juridiction à saisir selon la nature du litige.

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