★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 La complicité suppose un fait principal constituant une infraction pénale punissable ; elle ne peut être retenue si l’acte de l’auteur n’est pas réprimé ou si le fait principal n’est pas punissable pour une cause objective.
📌 La complicité par aide ou assistance n’est punissable que si le fait principal est un crime ou un délit, sauf les exceptions prévues pour certaines contraventions par le Code pénal.
Compléments
Le suicide n’étant pas une infraction, aider une personne à se suicider ne constitue pas une complicité de suicide, tandis que la provocation au suicide est un délit distinct prévu par l’article 223-13 du Code pénal.
Les causes objectives empêchant de punir le fait principal comprennent les faits justificatifs, l’immunité familiale applicable au complice lié par parenté à la victime, la prescription de l’action publique, l’amnistie réelle et la relaxe ou l’acquittement fondé sur des motifs objectifs.
Les exceptions contraventionnelles à l’exigence d’un crime ou d’un délit concernent les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, certaines violences volontaires sans incapacité totale de travail ou avec une incapacité inférieure ou égale à huit jours, ainsi que les dégradations volontaires d’un bien d’autrui ayant causé un dommage léger.
📌 La complicité par instigation ou par instruction peut porter sur un crime, un délit ou une contravention.
Le fait doit rester punissable, même si son auteur ne peut pas être puni.
★ À maîtriser
📌 La provocation constitutive d’instigation doit être circonstanciée, personnelle, directement liée à l’infraction projetée et suivie d’effet par une infraction consommée ou tentée.
Compléments
★ À maîtriser
L’acte de complicité doit être antérieur ou concomitant à l’infraction ; une aide postérieure peut néanmoins être retenue si elle exécute un accord antérieur.
La complicité exige en principe un acte positif ; la simple abstention, omission ou connaissance de l’infraction ne suffit pas.
La tentative de complicité n’est pas punissable, tandis que la complicité d’une infraction tentée est punissable si l’auteur a commencé l’exécution de l’infraction.
Compléments
Tentative de complicité non punissable, complicité de tentative punissable.
La jurisprudence admet la complicité de complicité lorsque le Code pénal n’exige pas que les instructions soient données directement à l’auteur de l’infraction. - Cass. crim., 30 mai 1989 et 15
Un complice peut être poursuivi en France lorsque le fait principal a été commis en France et l’acte de complicité à l’étranger.
Lorsque le fait principal, crime ou délit, a été commis à l’étranger et l’acte de complicité en France, la poursuite en France exige la double incrimination et une décision définitive de la juridiction étrangère constatant les faits.
Pour un délit d’habitude, le complice qui favorise un seul fait n’est pas punissable, mais il peut l’être dès lors qu’il s’associe à un second fait.
★ À maîtriser
📌 La complicité exige que la personne connaisse le caractère délictueux des actes de l’auteur et ait la volonté préalable ou concomitante de participer à l’infraction.
📌 En cas de discordance complète entre l’infraction projetée et celle réalisée, la complicité n’est pas retenue, tandis qu’une discordance partielle ne l’exclut pas si l’infraction envisagée est réalisée dans des modalités différentes.
Compléments
En principe, celui qui favorise une infraction non intentionnelle est jugé comme coauteur direct ou indirect pour sa propre faute d’imprudence, plutôt que comme complice.
Une imprudence consciente et délibérée peut permettre de reconnaître une complicité, car la volonté qu’elle comporte peut établir l’intention spécifique et l’entente.
📌 Le complice peut être poursuivi pour l’infraction réalisée même s’il ignorait les circonstances aggravantes qui l’accompagnent.
Discordance complète : pas de complicité ; discordance partielle : complicité possible.
★ À maîtriser
📌 Depuis 1994, l’article 121-6 du Code pénal prévoit que le complice est puni comme auteur et encourt les peines liées à sa propre culpabilité.
Compléments
L’article 59 de l’ancien Code pénal consacrait l’emprunt de pénalité, selon lequel le complice encourait les mêmes peines que l’auteur principal, sauf disposition légale contraire.
Le complice peut se voir infliger les peines principales et complémentaires applicables à l’auteur, mais une déchéance professionnelle ne peut lui être imposée s’il n’exerce pas la profession visée.
L’auteur et le complice sont solidairement tenus :
Emprunt de pénalité sous l’ancien code, assimilation à l’auteur depuis 1994.
★ À maîtriser
Les circonstances personnelles aggravantes ou atténuantes propres à l’auteur ou au complice n’affectent pas la peine de l’autre participant.
Les circonstances réelles liées aux modalités matérielles de l’acte et modifiant sa nature ou sa qualification affectent la peine de tous les participants, auteurs et complices.
Les circonstances mixtes tiennent à la fois à la personne et à l’acte ; la tendance jurisprudentielle actuelle est de les appliquer seulement au participant qu’elles concernent, auteur ou complice.
Compléments
Parmi les circonstances personnelles figurent :
Les circonstances réelles citées comprennent :
Lorsque le fils tue son père avec l’aide d’un tiers, la circonstance aggravante de parenté s’applique à l’auteur fils, mais pas au complice tiers.
Lorsque le fils est l’instigateur du meurtre de son père commis par un tiers, la circonstance aggravante de parenté s’applique au fils complice.
Personnelles : effet individuel ; réelles : effet partagé ; mixtes : tendance à l’effet individuel.
Effet des circonstances sur les participants
| Type | Fondement | Effet pénal |
|---|---|---|
| Personnelles | Propres à la personne | N’affectent pas l’autre participant |
| Réelles | Modalités matérielles de l’acte | Affectent tous les participants |
| Mixtes | Personne et acte | Tendance à l’application au participant concerné |
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1. Une infraction est commise par plusieurs personnes physiques et morales qui n’avaient pas conclu d’accord préalable. Cette situation est-elle compatible avec les modes de participation à une infraction ?
2. Une personne apporte une aide sciemment à la commission d’une contravention qui ne relève d’aucune exception prévue par le Code pénal. La complicité par aide ou assistance est-elle punissable ?
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Qui peut commettre une infraction, avec ou sans entente préalable ?
Une personne seule ou plusieurs personnes physiques ou morales.
Qu’est-ce que la coaction ?
La réalisation simultanée des éléments constitutifs d’une infraction par plusieurs participants.
Quelle condition le fait principal doit-il remplir pour engager la complicité ?
Il doit constituer une infraction pénale punissable.
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