QCM : Le nom de famille en droit français (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment le nom de famille contribue-t-il à la situation d’une personne physique ?

Il détermine la place d’une personne dans la succession de chaque membre de sa famille.
Il l’inscrit dans une famille et une histoire, tout en participant à la construction de son identité personnelle.
Il établit à lui seul les liens juridiques entre une personne et ses parents.
Il indique l’appartenance d’une personne à une catégorie administrative sans lien avec son identité.

Il l’inscrit dans une famille et une histoire, tout en participant à la construction de son identité personnelle.

Explication

Le nom de famille rattache la personne à une famille et à une histoire, et participe à son identité personnelle. Il ne suffit pas, à lui seul, à établir juridiquement la filiation.

2. Quelle caractérisation rend compte de la double nature juridique du nom de famille ?

Il constitue à la fois une règle administrative facultative et un droit collectif de la famille.
Il est à la fois un élément de filiation et une prérogative que les parents exercent pour leur enfant.
Il relève à la fois d’un usage familial privé et d’un droit patrimonial transmissible par succession.
Il est à la fois une institution de police imposée par la société et un droit subjectif de la personne.

Il est à la fois une institution de police imposée par la société et un droit subjectif de la personne.

Explication

Le nom présente une dimension collective et impérative comme institution de police, ainsi qu’une dimension individuelle comme droit subjectif. Le confondre avec une simple prérogative parentale écarterait à tort son aspect propre à la personne.

3. Que désigne la filiation en droit ?

La relation éducative durable entre un enfant et les adultes qui l’élèvent.
Le lien biologique constaté entre un enfant et les personnes qui l’ont conçu.
Le lien juridique établi entre un enfant et les personnes que le droit désigne comme ses parents.
Le rattachement d’un enfant à la famille dont il porte le nom.

Le lien juridique établi entre un enfant et les personnes que le droit désigne comme ses parents.

Explication

La filiation est un lien juridique entre l’enfant et les personnes reconnues par le droit comme ses parents. Un lien biologique ou éducatif ne correspond pas, à lui seul, à cette définition juridique.

4. En principe, quel événement entraîne l’attribution automatique d’un nom de famille à un enfant ?

La désignation d’un adulte comme responsable de l’éducation de l’enfant.
L’établissement d’un lien de filiation.
La reconnaissance d’un lien biologique, même sans établissement juridique de la filiation.
La déclaration de naissance à l’état civil, même sans filiation établie.

L’établissement d’un lien de filiation.

Explication

En principe, l’attribution du nom de famille est un effet automatique de l’établissement d’un lien de filiation. La déclaration de naissance, à elle seule, ne constitue pas le principe indiqué pour cette attribution.

5. Avant la réforme de 2002, comment était attribué le nom à un enfant dont la filiation naturelle était établie à l’égard de ses deux parents à des moments différents ?

Il recevait le nom du parent dont la filiation avait été établie en premier.
Il recevait le nom du parent dont la filiation avait été établie en dernier.
Il recevait le nom du père, quelle que soit la date d’établissement des filiations.
Il recevait les noms des deux parents dans l’ordre alphabétique.

Il recevait le nom du parent dont la filiation avait été établie en premier.

Explication

Pour une filiation naturelle établie successivement, l’enfant recevait le nom du parent ayant établi sa filiation en premier. Le nom du père était retenu lorsque les filiations étaient établies simultanément, et non dans tous les cas.

6. Quelle proposition situe correctement la réforme de l’attribution du nom de famille par la loi du 4 mars 2002 ?

Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2002.
Elle est entrée en vigueur le 4 mars 2002.
Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2005.
Elle est entrée en vigueur le 6 décembre 2021.

Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2005.

Explication

La loi du 4 mars 2002 a réformé les règles d’attribution du nom et est entrée en vigueur le 1er janvier 2005. La date de promulgation de la loi ne doit pas être confondue avec celle de son entrée en vigueur.

7. Lorsque les filiations des deux parents sont établies simultanément, quelle règle s’applique à leur choix du nom de l’enfant ?

Les parents peuvent choisir conjointement parmi les possibilités prévues par la loi, et leur choix est en principe irrévocable.
Les parents peuvent choisir conjointement parmi les possibilités prévues par la loi, puis réviser librement leur choix.
Le parent qui déclare la naissance choisit parmi les possibilités prévues par la loi, sans accord de l’autre parent.
Chaque parent choisit séparément un nom, puis l’officier d’état civil décide lequel est retenu.

Les parents peuvent choisir conjointement parmi les possibilités prévues par la loi, et leur choix est en principe irrévocable.

Explication

En cas d’établissement simultané des filiations, les parents peuvent choisir conjointement le nom parmi les possibilités légales, et ce choix est en principe irrévocable. La possibilité de modifier librement ce choix ne correspond pas à cette règle.

8. Que reçoit l’enfant lorsque ses parents, dont les filiations sont établies simultanément, signalent leur désaccord à l’officier d’état civil ?

Le nom du père, conformément à la règle applicable en l’absence de déclaration conjointe.
Les noms des deux parents dans l’ordre alphabétique.
Le nom du parent qui a déclaré la naissance à l’état civil.
Le nom du parent dont le nom vient en premier dans l’ordre de déclaration.

Les noms des deux parents dans l’ordre alphabétique.

Explication

En cas de désaccord signalé à l’officier d’état civil, l’enfant reçoit les noms des deux parents dans l’ordre alphabétique. La règle du nom du père concerne l’absence de déclaration conjointe, et non le désaccord signalé.

9. Un enfant porte le nom de son parent dont la filiation a d’abord été établie ; quelle possibilité existe si le second parent établit ensuite sa filiation ?

L’enfant reçoit automatiquement les noms des deux parents dans l’ordre alphabétique.
Le nom attribué à l’enfant ne peut alors faire l’objet d’aucune demande de changement.
Les parents peuvent demander un changement de nom.
Le second parent peut imposer seul le remplacement du nom déjà attribué.

Les parents peuvent demander un changement de nom.

Explication

Quand la filiation n’est d’abord établie qu’à l’égard d’un parent, l’enfant prend le nom de ce parent ; si le second établit ensuite sa filiation, les parents peuvent demander un changement. Le changement n’est pas automatique du seul fait de l’établissement ultérieur de cette filiation.

10. Selon l’article 1er de la loi du 23 août 1794, quel nom une personne peut-elle porter ?

Le nom choisi lors de sa majorité civile
Le nom ou le prénom inscrit dans son acte de naissance
Le nom transmis par un ancêtre de son choix
Le nom utilisé depuis plusieurs années dans la vie sociale

Le nom ou le prénom inscrit dans son acte de naissance

Explication

Cette règle rattache le nom et le prénom portés à ceux qui figurent dans l’acte de naissance. L’usage prolongé d’un autre nom ne correspond pas à la règle énoncée par cet article.

11. Dans quel cadre l’obligation de porter son nom de famille s’applique-t-elle, sous réserve de ne pas usurper l’identité d’autrui ?

Dans les rapports entre les personnes physiques et les associations
Dans les rapports commerciaux entre les personnes physiques
Dans les rapports entre les personnes physiques et l’État
Dans les relations familiales entre parents et enfants

Dans les rapports entre les personnes physiques et l’État

Explication

L’obligation concerne les rapports entre les personnes physiques et l’État, avec une réserve distincte relative à l’usurpation d’identité. Elle ne vise pas spécifiquement les échanges commerciaux entre particuliers.

12. Que signifie le principe d’indisponibilité appliqué au nom de famille ?

Le nom peut être cédé gratuitement, mais pas vendu à une autre personne
Le nom est hors du commerce et ne peut être cédé, gratuitement ou contre paiement
Le nom peut être transmis à un tiers si son titulaire donne son accord
Le nom ne peut être utilisé dans une activité commerciale par une personne morale

Le nom est hors du commerce et ne peut être cédé, gratuitement ou contre paiement

Explication

L’indisponibilité signifie que le nom est hors du commerce et ne peut faire l’objet d’une cession, qu’elle soit gratuite ou onéreuse. La possibilité d’autoriser l’usage du nom comme nom commercial ne transforme pas le nom lui-même en bien cessible.

13. Quelle conséquence découle du principe d’imprescriptibilité du nom de famille ?

Le non-usage ne fait pas perdre le nom, mais un usage prolongé en entraîne l’acquisition
Le non-usage ne fait pas perdre le nom et un usage prolongé ne permet en principe pas de l’acquérir
Le non-usage conserve le nom, tandis qu’un usage prolongé permet toujours de l’acquérir
Le non-usage fait perdre le nom, mais un usage prolongé peut ensuite le faire récupérer

Le non-usage ne fait pas perdre le nom et un usage prolongé ne permet en principe pas de l’acquérir

Explication

L’imprescriptibilité protège le nom contre la perte par non-usage et empêche, en principe, son acquisition par la seule durée d’usage. Un usage centenaire peut toutefois être admis dans des conditions particulières, notamment en l’absence de fraude à l’origine.

14. Une famille utilise depuis un siècle un nom sans fraude à l’origine : quelle possibilité la jurisprudence admet-elle ?

La revendication du nom exige que la famille prouve une filiation directe récente
L’acquisition du nom peut être admise en raison de cet usage centenaire
L’acquisition du nom dépend d’une autorisation préalable de l’État
La conservation du nom reste exclue, car l’usage ne peut produire aucun effet

L’acquisition du nom peut être admise en raison de cet usage centenaire

Explication

La jurisprudence admet que l’usage centenaire puisse conduire à l’acquisition d’un nom lorsqu’aucune fraude n’existait à l’origine. Le principe d’imprescriptibilité n’exclut donc pas cette exception jurisprudentielle.

15. Quel effet le changement de filiation produit-il sur le nom de famille de l’enfant ?

Il permet de demander un changement de nom si un intérêt légitime est démontré
Il entraîne automatiquement un changement de nom, que l’enfant soit mineur ou majeur
Il entraîne automatiquement un changement de nom lorsque l’enfant est mineur
Il laisse le nom inchangé jusqu’à ce que l’enfant formule une demande personnelle

Il entraîne automatiquement un changement de nom, que l’enfant soit mineur ou majeur

Explication

La modification de la filiation entraîne automatiquement le changement du nom, que l’enfant soit mineur ou majeur. Cette conséquence se distingue du changement fondé sur un intérêt légitime, qui doit être demandé.

16. Que doit établir une personne pour demander un changement de nom sur le fondement de l’article 61 du Code civil ?

Une autorisation discrétionnaire liée à la loi de 2022
Un usage centenaire du nom qu’elle souhaite adopter
Une modification préalable de sa filiation
Un intérêt légitime justifiant sa demande

Un intérêt légitime justifiant sa demande

Explication

L’article 61 permet à toute personne justifiant d’un intérêt légitime de demander à changer de nom. La procédure fondée sur cet article repose sur cet intérêt, à la différence du changement discrétionnaire issu de la loi de 2022.

17. Quelle loi a instauré la procédure discrétionnaire de changement de nom de famille, et à quelle date est-elle entrée en vigueur ?

La loi du 2 mars 2022, entrée en vigueur le 1er juillet 2022
La loi du 1er juillet 2021, entrée en vigueur le 2 mars 2022
La loi du 2 mars 2021, entrée en vigueur le 1er juillet 2022
La loi du 1er juillet 2022, entrée en vigueur le 2 mars 2023

La loi du 2 mars 2022, entrée en vigueur le 1er juillet 2022

Explication

La loi du 2 mars 2022 a instauré cette procédure et est entrée en vigueur le 1er juillet 2022. Les autres réponses inversent les dates ou attribuent la réforme à une autre année.

18. Une personne majeure souhaite porter le nom de sa mère en vertu de la procédure discrétionnaire créée en 2022. Quelle règle s’applique à sa demande ?

Elle peut renouveler sa demande tant qu’elle choisit un nom qu’elle aurait pu recevoir à la naissance.
Elle doit justifier d’un intérêt légitime pour demander le nom de sa mère par cette procédure.
Elle peut demander une seule fois un nom qu’elle aurait pu recevoir à la naissance, dont celui de sa mère.
Elle peut choisir le nom de sa mère dès sa majorité, même si ce nom ne pouvait lui être transmis à la naissance.

Elle peut demander une seule fois un nom qu’elle aurait pu recevoir à la naissance, dont celui de sa mère.

Explication

La procédure permet à une personne majeure de demander une seule fois l’un des noms qu’elle aurait pu recevoir à la naissance, notamment celui de sa mère. L’exigence d’un intérêt légitime concerne une autre voie de changement de nom, et non cette procédure discrétionnaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Le nom de famille en droit français.

À quoi le nom de famille rattache-t-il chaque personne physique ?

À une famille et à une histoire.

À quoi le nom de famille contribue-t-il dans la construction de la personne ?

À son identité personnelle.

Quelle double nature juridique caractérise le nom de famille ?

Une institution de police imposée par la société et un droit subjectif.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Le nom de famille en droit français.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM