QCM : L’embauche et la période d’essai — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle exigence formelle s’applique à toute offre d’emploi publiée ou diffusée ?

Elle doit être datée et rédigée en français
Elle doit mentionner le nom de tous les recruteurs
Elle doit présenter une grille détaillée des entretiens
Elle doit être signée par chaque candidat potentiel

Elle doit être datée et rédigée en français

Explication

Toute offre d’emploi publiée ou diffusée doit être datée et rédigée en français. La description détaillée concerne notamment l’emploi d’un terme étranger indispensable, et non la signature des candidats ou l’organisation des entretiens.

2. Laquelle de ces formulations respecte la distinction entre exigence professionnelle et discrimination dans une offre d’emploi ?

Le refus des candidatures en raison de l’apparence
La recherche d’une personne sans charge de famille
La préférence pour des candidats d’une certaine origine
La maîtrise d’une compétence nécessaire au poste

La maîtrise d’une compétence nécessaire au poste

Explication

Une exigence professionnelle légitime et proportionnée peut être admise lorsqu’elle est liée au poste. Les autres formulations reposent sur des critères personnels discriminatoires sans justification professionnelle suffisante.

3. Quelle sanction encourt l’employeur qui subordonne une offre d’emploi à une condition discriminatoire sans exception légalement justifiée ?

Deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende
Un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende

Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende

Explication

La subordination d’une offre d’emploi à une condition discriminatoire expose l’employeur à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, sauf exception légalement justifiée. Les autres montants et durées ne correspondent pas à la sanction indiquée.

4. Quelle information une offre d’emploi ne doit-elle pas présenter de manière fausse ou trompeuse ?

Les qualités personnelles appréciées par l’équipe
La rémunération ou le lieu de travail proposés
Le niveau d’études généralement observé dans le secteur
La durée habituelle d’intégration dans l’entreprise

La rémunération ou le lieu de travail proposés

Explication

Une offre ne doit pas contenir d’allégations fausses ou susceptibles d’induire en erreur sur la rémunération, le lieu de travail ou d’autres éléments essentiels de l’emploi. Les autres éléments ne constituent pas ici les informations expressément visées par cette interdiction.

5. Quelle affirmation décrit correctement l’âge minimal général et ses exceptions pour l’emploi des jeunes ?

Tout jeune peut travailler dès quinze ans sans condition liée au secteur ou à la période
L’emploi est interdit avant dix-huit ans, sauf dans le cadre d’un apprentissage
L’âge minimal général est de quatorze ans, avec une autorisation requise à partir de seize ans
L’âge minimal général est de seize ans, avec des exceptions conditionnelles dès quatorze ou quinze ans

L’âge minimal général est de seize ans, avec des exceptions conditionnelles dès quatorze ou quinze ans

Explication

L’âge minimal général est fixé à seize ans, mais certaines situations permettent un emploi dès quatorze ou quinze ans sous des conditions précises. Les autres réponses transforment ces exceptions en règle générale ou fixent un âge minimal erroné.

6. Quelle formalité concerne le mineur non émancipé qui souhaite être employé ?

Il doit obtenir l’autorisation de tous ses enseignants
Il doit obtenir l’autorisation de son représentant légal
Il doit présenter une autorisation délivrée par son futur collègue
Il doit demander une autorisation à l’ensemble de ses employeurs précédents

Il doit obtenir l’autorisation de son représentant légal

Explication

Le mineur non émancipé doit être autorisé par son représentant légal pour être employé. Cette exigence ne concerne pas les enseignants, les collègues ou les anciens employeurs.

7. Avant d’utiliser une méthode d’aide au recrutement à l’égard d’un candidat, que doit faire l’employeur ?

Lui transmettre les résultats d’autres candidats et appliquer la même méthode à tous
Lui communiquer le classement prévu et choisir une technique confidentielle
L’informer de la méthode et utiliser une technique pertinente pour l’objectif poursuivi
Obtenir son accord sur le profil retenu et employer une méthode expérimentale

L’informer de la méthode et utiliser une technique pertinente pour l’objectif poursuivi

Explication

Le candidat doit être informé avant la mise en œuvre des méthodes et techniques utilisées à son égard, lesquelles doivent être pertinentes au regard de la finalité poursuivie. Une méthode utilisée à l’insu du candidat ou dépourvue de pertinence ne respecte pas cette règle.

8. Quelle question posée lors d’un entretien respecte le lien exigé entre les informations demandées et l’emploi ?

Pouvez-vous décrire votre expérience avec le logiciel utilisé pour ce poste ?
Quelle est la profession de votre conjoint et depuis combien de temps l’exerce-t-il ?
Envisagez-vous une grossesse dans les prochaines années de votre carrière ?
Quels sont vos loisirs préférés pendant vos périodes de repos ?

Pouvez-vous décrire votre expérience avec le logiciel utilisé pour ce poste ?

Explication

Une question sur l’expérience avec un logiciel utilisé pour le poste présente un lien direct et nécessaire avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. Les autres questions portent sur la vie privée et ne répondent pas à cette exigence.

9. À quelle question le candidat n’est-il pas tenu de répondre lors d’un entretien d’embauche ?

Quelle est votre expérience dans une fonction comparable ?
Quelle est votre situation médicale actuelle ?
Comment évaluez-vous votre maîtrise d’un outil professionnel ?
Quelles compétences souhaitez-vous mobiliser dans ce poste ?

Quelle est votre situation médicale actuelle ?

Explication

Le candidat n’a pas à répondre aux questions portant sur son état de santé, sa grossesse ou d’autres aspects de sa vie privée. Les autres questions concernent directement l’expérience, les compétences ou les aptitudes professionnelles.

10. Dans quelle situation un test professionnel devient-il une prestation de travail ?

Lorsque le candidat répond à des questions destinées à mesurer ses connaissances techniques
Lorsque le candidat présente ses diplômes et décrit ses expériences professionnelles antérieures
Lorsque le candidat exécute une tâche utile sous les directives de l’employeur et reste à sa disposition
Lorsque le candidat observe les méthodes de travail sans participer à une activité productive

Lorsque le candidat exécute une tâche utile sous les directives de l’employeur et reste à sa disposition

Explication

Le test devient une prestation de travail lorsque le candidat accomplit une tâche utile sous les directives de l’employeur et à sa disposition. Une simple évaluation des aptitudes techniques reste un test professionnel licite, sans constituer une prestation productive.

11. Quelles conditions permettent de prononcer la nullité du contrat de travail pour dol du salarié ?

Le salarié a présenté son parcours de manière imprécise, même sans incidence sur le recrutement
L’employeur découvre une erreur administrative dans le dossier après la signature du contrat
Le salarié ne possède pas une qualité personnelle qui n’avait pas été évoquée lors de l’entretien
L’employeur prouve une manœuvre frauduleuse et démontre qu’elle a déterminé son embauche

L’employeur prouve une manœuvre frauduleuse et démontre qu’elle a déterminé son embauche

Explication

La nullité pour dol exige une manœuvre frauduleuse ainsi que la preuve que l’employeur n’aurait pas embauché sans cette manœuvre. Une présentation imprécise du CV ne suffit pas en l’absence de fraude déterminante.

12. Dans quel cas des renseignements inexacts fournis lors de l’embauche peuvent-ils justifier un licenciement ?

Lorsqu’il est établi que le salarié ne possède pas les compétences effectives requises pour les fonctions
Lorsqu’une erreur de formulation est relevée dans le dossier après plusieurs années de travail satisfaisant
Lorsqu’une différence apparaît entre le CV et le parcours professionnel sans effet sur les missions exercées
Lorsqu’une information inexacte concerne une préférence personnelle sans lien avec le poste occupé

Lorsqu’il est établi que le salarié ne possède pas les compétences effectives requises pour les fonctions

Explication

Les renseignements inexacts peuvent justifier le licenciement si le salarié ne dispose pas réellement des compétences nécessaires aux fonctions recrutées. Une inexactitude formelle ou sans conséquence sur l’aptitude au poste ne suffit pas.

13. Quelle formalité l’employeur doit-il accomplir avant l’embauche d’un salarié ?

Obtenir une autorisation générale de l’inspection du travail pour chaque recrutement
Faire réaliser une visite d’aptitude par le médecin du travail avant toute embauche
Inscrire le salarié sur un registre professionnel avant de lui proposer un contrat
Effectuer une déclaration préalable à l’embauche auprès de l’Urssaf

Effectuer une déclaration préalable à l’embauche auprès de l’Urssaf

Explication

L’employeur doit adresser une déclaration préalable à l’embauche à l’Urssaf. La soustraction intentionnelle à cette obligation relève du travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié, contrairement à une simple irrégularité non intentionnelle.

14. Dans quel délai maximal la visite d’information et de prévention doit-elle intervenir pour un travailleur ?

Dans les trois mois précédant la prise effective du poste
Après la fin de la période d’essai, lorsque l’emploi est confirmé
Dans les trois mois suivant la prise effective du poste
Au moment de la signature du contrat, avant toute prise de fonction

Dans les trois mois suivant la prise effective du poste

Explication

La visite d’information et de prévention intervient dans un délai maximal de trois mois à compter de la prise effective du poste. Elle se distingue de l’examen d’aptitude requis avant l’affectation à un poste présentant des risques particuliers.

15. Quel ensemble d’objectifs correspond à la visite d’information et de prévention ?

Diagnostiquer une maladie professionnelle, prononcer une sanction et décider d’une mutation
Autoriser juridiquement l’embauche, fixer le salaire et contrôler la durée de la période d’essai
Évaluer la santé du salarié, présenter les risques, favoriser la prévention et organiser son suivi
Mesurer les performances techniques, classer les candidats et recommander une rémunération

Évaluer la santé du salarié, présenter les risques, favoriser la prévention et organiser son suivi

Explication

La visite permet notamment d’interroger le salarié sur sa santé, de l’informer des risques, de le sensibiliser à la prévention, de l’orienter si nécessaire vers le médecin du travail et de lui présenter son suivi. Elle n’a pas pour fonction de fixer les conditions contractuelles ni d’évaluer les performances professionnelles.

16. Quelle est la finalité juridique de la période d’essai ?

Former le salarié à un métier avant de décider de la nature définitive du contrat
Tester la disponibilité du salarié sans examiner l’adéquation entre ses aptitudes et le poste
Pourvoir provisoirement un poste vacant en attendant le recrutement d’un autre salarié
Permettre à l’employeur d’évaluer les compétences et au salarié d’apprécier les fonctions

Permettre à l’employeur d’évaluer les compétences et au salarié d’apprécier les fonctions

Explication

La période d’essai permet à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié et à celui-ci de vérifier que les fonctions lui conviennent. Elle ne correspond pas à une affectation provisoire destinée à remplacer temporairement un recrutement.

17. Comment la période d’essai et son renouvellement doivent-ils être établis pour être opposables au salarié ?

Ils résultent automatiquement de toute embauche précédée d’un entretien professionnel
Ils peuvent être déduits de la nature du poste et confirmés par les premières fiches de paie
Ils doivent être expressément stipulés dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail
Ils peuvent être ajoutés après la prise de poste par une décision unilatérale de l’employeur

Ils doivent être expressément stipulés dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail

Explication

La période d’essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas : elles doivent figurer expressément dans la lettre d’engagement ou le contrat. Un essai simplement supposé à partir du poste ou du comportement des parties n’est pas opposable.

18. Quelle durée maximale initiale de période d’essai correspond à un salarié cadre ?

Trois mois
Cinq mois
Deux mois
Quatre mois

Quatre mois

Explication

La durée maximale initiale de la période d’essai est de quatre mois pour les cadres. Les ouvriers et employés disposent d’une limite de deux mois, tandis que celle des agents de maîtrise et techniciens est de trois mois.

19. Dans quelles conditions le renouvellement d’une période d’essai peut-il être valable ?

Il doit être autorisé par l’inspection du travail, proposé par écrit et accepté après le terme initial
Il doit être prévu par la convention collective, validé par le salarié et reconduit à chaque échéance
Il doit être décidé par l’employeur, mentionné dans une note interne et annoncé avant le dernier jour
Il doit être prévu par un accord de branche étendu, stipulé au contrat et accepté expressément avant le terme initial

Il doit être prévu par un accord de branche étendu, stipulé au contrat et accepté expressément avant le terme initial

Explication

Le renouvellement n’est valable que si les trois conditions cumulatives sont réunies : accord de branche étendu, stipulation expresse et accord exprès du salarié avant le terme initial. Une décision unilatérale de l’employeur ne suffit donc pas à prolonger l’essai.

20. Quelle est la durée maximale d’une période d’essai renouvellement compris pour un agent de maîtrise ?

Quatre mois
Huit mois
Trois mois
Six mois

Six mois

Explication

Pour un agent de maîtrise ou un technicien, la durée maximale, renouvellement compris, est de six mois. La durée de quatre mois concerne les ouvriers et employés, tandis que celle de huit mois concerne les cadres.

21. Une période d’essai exprimée en mois commence le 12 mars : à quelle date expire-t-elle si elle dure un mois ?

Le 12 avril
Le 10 avril
Le 11 avril
Le 31 mars

Le 11 avril

Explication

Une période exprimée en mois expire la veille du jour portant le même quantième dans le mois suivant ; commencée le 12 mars, elle expire donc le 11 avril. Le 12 avril correspondrait au jour de même quantième, et non à la veille.

22. Comment une absence prolonge-t-elle une période d’essai ?

Elle ajoute uniquement les jours travaillés qui auraient dû être effectués pendant l’absence
Elle suspend le terme jusqu’au retour du salarié, puis fait repartir toute la période initiale
Elle la prolonge selon le nombre de jours ouvrables compris dans la période d’absence
Elle la prolonge d’une durée équivalente comptée en jours calendaires, y compris les dimanches et jours fériés

Elle la prolonge d’une durée équivalente comptée en jours calendaires, y compris les dimanches et jours fériés

Explication

Toute absence prolonge l’essai d’une durée équivalente décomptée en jours calendaires, ce qui inclut les dimanches et les jours fériés. Le décompte ne se limite donc pas aux jours ouvrables ni aux seuls jours travaillés.

23. Quel délai de prévenance l’employeur doit-il respecter lorsqu’il rompt l’essai après un mois de présence, mais avant trois mois ?

Deux semaines
Un mois
Quarante-huit heures
Vingt-quatre heures

Deux semaines

Explication

Après un mois de présence, le délai de prévenance patronal est de deux semaines jusqu’à trois mois de présence. Le délai de quarante-huit heures correspond à la période comprise entre huit jours et un mois, tandis qu’un mois s’applique après trois mois.

24. Un salarié présent depuis cinq jours rompt sa période d’essai : quel délai de prévenance doit-il respecter ?

Vingt-quatre heures
Trois jours ouvrés
Une semaine
Quarante-huit heures

Vingt-quatre heures

Explication

Le salarié doit respecter un délai de vingt-quatre heures lorsqu’il est présent depuis moins de huit jours. Au-delà de ce seuil, le délai salarié est généralement porté à quarante-huit heures.

25. Quelle affirmation décrit correctement la rupture de la période d’essai ?

Elle produit une démission automatique, doit être validée par le juge et ouvre droit à une indemnité légale
Elle constitue un licenciement simplifié, doit être écrite et exige une motivation détaillée de l’employeur
Elle exige une cause réelle et sérieuse, un entretien préalable et le versement systématique d’une indemnité
Elle n’est pas un licenciement, peut être verbale sauf règle contraire et n’a normalement pas à être motivée

Elle n’est pas un licenciement, peut être verbale sauf règle contraire et n’a normalement pas à être motivée

Explication

La rupture de l’essai se distingue du licenciement : elle peut être verbale sauf disposition contraire, n’a pas à être motivée et n’ouvre normalement pas droit à une indemnité de rupture. Une indemnité compensatrice peut toutefois être due au titre du délai de prévenance non exécuté.

26. Dans quelle situation la rupture d’une période d’essai peut-elle être qualifiée d’abusive ?

Lorsqu’elle repose sur un motif économique étranger à l’évaluation de la valeur professionnelle du salarié
Lorsqu’elle est décidée après une absence ayant prolongé la période d’essai
Lorsqu’elle intervient avant l’expiration de la durée maximale prévue pour la période d’essai
Lorsqu’elle est annoncée oralement alors qu’aucune clause n’impose une notification écrite

Lorsqu’elle repose sur un motif économique étranger à l’évaluation de la valeur professionnelle du salarié

Explication

La rupture est abusive lorsqu’elle est étrangère à la valeur professionnelle du salarié, notamment lorsqu’elle repose sur un motif économique. Le simple fait qu’elle intervienne pendant l’essai, qu’elle soit orale ou qu’elle suive une absence ne suffit pas à la rendre abusive.

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Quelles sont les exigences linguistiques pour une offre d’emploi publiée ?

Elle doit être rédigée en français.

Que doit contenir une offre d’emploi si un terme étranger est indispensable ?

Une description suffisamment détaillée.

Quels critères discriminatoires sont interdits dans une offre d’emploi ?

Âge, origine, sexe, situation de famille, nationalité, couleur de peau, apparence physique.

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