QCM : Les cadres d’enquête pénale (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la flagrance dans son effet immédiat sur l’intervention policière ?

Une situation qui conduit le policier à intervenir sans délai
Une situation qui entraîne le classement immédiat de l’affaire
Une procédure qui impose l’ouverture d’une information judiciaire
Une enquête qui requiert l’autorisation préalable du juge d’instruction

Une situation qui conduit le policier à intervenir sans délai

Explication

La flagrance correspond à une situation qui appelle une intervention policière immédiate. L’ouverture d’une information judiciaire relève d’une démarche distincte et n’est pas l’effet direct de la flagrance.

2. Dans quelle situation un crime ou un délit peut-il être qualifié de flagrant au sens de l’article 53, alinéa 1, du CPP ?

Lorsqu’un suspect reconnaît une infraction ancienne lors d’un interrogatoire
Lorsqu’une plainte est déposée longtemps après les faits sans indice matériel associé
Lorsqu’un juge estime que l’enquête préliminaire doit être remplacée par une information
Lorsqu’il vient de se commettre ou que des indices proches de l’action relient le suspect aux faits

Lorsqu’il vient de se commettre ou que des indices proches de l’action relient le suspect aux faits

Explication

La flagrance couvre l’infraction en cours ou venant de se commettre, ainsi que certaines circonstances très proches de l’action, comme la poursuite par la clameur publique ou la possession d’indices. Une reconnaissance portant sur une infraction ancienne ne suffit pas, à elle seule, à établir ces circonstances de proximité.

3. Quelle conséquence l’état de flagrance constaté entraîne-t-il pour l’OPJ ?

Il peut ouvrir une enquête préliminaire, l’état durant environ seize jours
Il doit transmettre le dossier au juge, car l’état dure environ huit jours
Il peut déclencher l’enquête de flagrant délit, l’état durant environ 24 heures
Il doit attendre la décision du parquet, car l’état dure environ un mois

Il peut déclencher l’enquête de flagrant délit, l’état durant environ 24 heures

Explication

L’état de flagrance dure environ 24 heures et, une fois constaté, permet à l’OPJ de déclencher l’enquête de flagrant délit. Les délais de huit ou seize jours concernent la durée possible de cette enquête, et non celle de l’état de flagrance.

4. Quelle caractéristique distingue l’enquête de flagrant délit de l’enquête préliminaire quant à la coercition ?

Elle exclut la coercition et concerne les infractions sans peine d’emprisonnement
Elle exclut la coercition et concerne les crimes et délits punis d’emprisonnement
Elle permet la coercition et concerne les contraventions comme les délits
Elle permet la coercition et concerne les crimes et délits punis d’emprisonnement

Elle permet la coercition et concerne les crimes et délits punis d’emprisonnement

Explication

L’enquête de flagrant délit permet la coercition et s’applique aux crimes et délits punis d’une peine d’emprisonnement. L’exclusion de la coercition caractérise l’enquête préliminaire, ce qui explique pourquoi cette distinction ne doit pas être inversée.

5. Dans quel ensemble de situations l’enquête préliminaire peut-elle s’appliquer ?

Après les délais de flagrance, pour des faits non flagrants, des délits sans emprisonnement ou des contraventions
Pour les crimes, lorsqu’un juge d’instruction délègue une partie de ses pouvoirs
Pendant la flagrance, pour les crimes et délits punis d’une peine d’emprisonnement
Après une plainte avec constitution de partie civile, comme cadre obligatoire de l’instruction

Après les délais de flagrance, pour des faits non flagrants, des délits sans emprisonnement ou des contraventions

Explication

L’enquête préliminaire s’applique notamment lorsque les délais de flagrance sont dépassés, aux infractions non flagrantes, aux délits non punis d’emprisonnement et aux contraventions. Les crimes et délits punis d’emprisonnement commis en flagrance relèvent plutôt de l’enquête de flagrant délit.

6. Qui diligente l’enquête préliminaire et selon quelles modalités peut-elle être engagée ?

Les OPJ et les APJ sous le contrôle de l’OPJ, à leur initiative ou à la demande du parquet
Les OPJ seuls, sur autorisation du juge d’instruction ou à la demande d’un tribunal
Le juge d’instruction, à l’initiative du parquet ou après une plainte avec constitution de partie civile
Le parquet, sous le contrôle des APJ, à la demande d’un juge ou d’une partie civile

Les OPJ et les APJ sous le contrôle de l’OPJ, à leur initiative ou à la demande du parquet

Explication

L’enquête préliminaire est diligentée par les OPJ et les APJ sous le contrôle de l’OPJ, soit de leur propre initiative, soit à la demande du parquet. Le juge d’instruction intervient dans un cadre d’instruction distinct de cette enquête.

7. Lors d’une enquête préliminaire, quelle règle s’applique à l’usage de la coercition ?

La coercition ne peut pas être utilisée dans ce cadre d’enquête
La coercition est possible si le parquet demande l’ouverture de l’enquête
La coercition peut être ordonnée par un APJ sous le contrôle de l’OPJ
La coercition est réservée aux crimes punis d’une peine d’emprisonnement

La coercition ne peut pas être utilisée dans ce cadre d’enquête

Explication

L’enquête préliminaire exclut l’usage de la coercition. La demande du parquet peut conduire à diligenter l’enquête, mais elle ne supprime pas cette règle.

8. Comment une information judiciaire peut-elle être ouverte par la saisine du juge d’instruction ?

L’APJ saisit le juge après avoir reçu une plainte, sans intervention d’une partie civile
L’OPJ saisit directement le juge, qui doit ensuite obtenir l’accord du parquet
Le procureur saisit le juge, qui peut aussi être saisi après une plainte avec constitution de partie civile
Le parquet ouvre lui-même l’information, puis demande au juge de valider les actes

Le procureur saisit le juge, qui peut aussi être saisi après une plainte avec constitution de partie civile

Explication

Le procureur de la République saisit le juge d’instruction afin qu’il ouvre une information, et une plainte avec constitution de partie civile peut également conduire à la saisine du juge. L’OPJ ne remplace pas le procureur dans cette démarche de saisine décrite ici.

9. Quel est le mécanisme central de la commission rogatoire ?

Le juge d’instruction transfère l’ensemble de ses pouvoirs au parquet
Le procureur délègue une partie de ses pouvoirs à un APJ
L’OPJ délègue une partie de ses pouvoirs au juge d’instruction
Le juge d’instruction délègue une partie de ses pouvoirs à un OPJ

Le juge d’instruction délègue une partie de ses pouvoirs à un OPJ

Explication

Dans le cadre d’une commission rogatoire, le juge d’instruction délègue une partie de ses pouvoirs à un OPJ. Il ne s’agit pas d’une délégation du procureur à un APJ.

10. Qui peut exercer une commission rogatoire en matière criminelle, et quel rôle l’APJ peut-il jouer ?

Le juge d’instruction l’exerce, tandis que l’OPJ peut seulement transmettre le dossier
L’APJ l’exerce, tandis que l’OPJ peut lui apporter son assistance
L’OPJ l’exerce, tandis que l’APJ peut lui apporter son assistance
Le procureur l’exerce, tandis que l’APJ peut diriger les investigations

L’OPJ l’exerce, tandis que l’APJ peut lui apporter son assistance

Explication

La commission rogatoire est obligatoire en matière de crime et relève du domaine de l’OPJ, que l’APJ peut assister. L’APJ ne se substitue donc pas à l’OPJ pour l’exercer.

11. Dans quelles circonstances le cadre des articles 74 et 80-4 du CPP peut-il être mobilisé ?

Lorsqu’un cadavre est découvert ou qu’une personne grièvement blessée présente des blessures mystérieuses
Lorsqu’une personne est portée disparue sans indice concernant son état de santé
Lorsqu’un délit est constaté en présence de son auteur présumé
Lorsqu’une personne refuse de répondre aux questions des enquêteurs

Lorsqu’un cadavre est découvert ou qu’une personne grièvement blessée présente des blessures mystérieuses

Explication

Ce cadre s’applique à la découverte d’un cadavre ou d’une personne grièvement blessée lorsque les circonstances de la mort ou des blessures sont mystérieuses. Une simple disparition sans découverte de cadavre ni blessure grave relève d’un cadre distinct.

12. Quel est l’objectif des recherches menées dans le cadre d’une mort ou de blessures suspectes ?

Retrouver une personne disparue avant de déterminer si une infraction a été commise
Déterminer la cause de la mort en recueillant des éléments sur l’existence éventuelle d’une infraction
Établir les responsabilités civiles avant toute recherche sur les circonstances du décès
Identifier les proches de la personne afin d’organiser rapidement ses obsèques

Déterminer la cause de la mort en recueillant des éléments sur l’existence éventuelle d’une infraction

Explication

Les recherches visent à déterminer la cause de la mort et à recueillir des éléments permettant de savoir si une infraction a été commise. Retrouver une personne disparue correspond à un objectif différent de celui de ce cadre.

13. Après les huit jours d’investigations prévus pour une mort suspecte, quel cadre peut permettre de poursuivre les recherches si un doute persiste ?

Une enquête de flagrant délit dans chaque situation
Une enquête préliminaire
Une procédure consacrée à la recherche d’une personne disparue
Une commission rogatoire automatiquement ouverte

Une enquête préliminaire

Explication

Ce cadre est temporaire pendant huit jours et les investigations peuvent se poursuivre en enquête préliminaire si un doute demeure. Le passage en flagrant délit n’est pas prévu automatiquement par cette règle.

14. Sur pouvoir du procureur de la République, quel acte l’OPJ peut-il accomplir dans le cadre d’une mort suspecte ?

Poursuivre les recherches sans informer le procureur de la République
Donner à l’APJ des instructions sans exercer de contrôle sur ses actes
Prolonger de sa propre initiative le cadre au-delà de huit jours
Empêcher une personne de quitter les lieux de la découverte

Empêcher une personne de quitter les lieux de la découverte

Explication

Sur pouvoir du procureur, l’OPJ peut notamment empêcher une personne de s’éloigner des lieux de la découverte, en plus d’effectuer divers actes d’enquête. La durée du cadre ne peut pas être prolongée de sa propre initiative par l’OPJ selon cette règle.

15. Quel est l’objet principal du cadre prévu pour une disparition inquiétante ?

Déterminer la cause d’un décès lorsque les circonstances sont mystérieuses
Rechercher une infraction déjà caractérisée dans un cadre permanent
Recueillir des preuves après la découverte d’une personne grièvement blessée
Rechercher une personne dans un cadre spécifique, temporaire et transitoire

Rechercher une personne dans un cadre spécifique, temporaire et transitoire

Explication

La disparition inquiétante vise la recherche d’une personne dans un cadre spécifique, temporaire et transitoire. La recherche d’une infraction constitue une confusion avec un autre objectif d’enquête.

16. Comment se répartissent les rôles de l’OPJ et de l’APJ dans une enquête pour disparition inquiétante ?

L’OPJ et l’APJ agissent indépendamment, sans contrôle ni instructions du procureur
L’APJ dirige l’enquête, tandis que l’OPJ intervient sur instructions de l’APJ
Le procureur réalise les actes d’enquête, tandis que l’OPJ se limite à les consigner
L’OPJ est compétent, tandis que l’APJ agit sous son contrôle et sur instructions du procureur

L’OPJ est compétent, tandis que l’APJ agit sous son contrôle et sur instructions du procureur

Explication

La disparition inquiétante relève de la compétence de l’OPJ, et l’APJ intervient sous son contrôle et sur instructions du procureur de la République. L’APJ ne dirige donc pas l’enquête à la place de l’OPJ.

17. Après huit jours d’investigations pour disparition inquiétante, quel prolongement est possible ?

Clore les recherches même si des vérifications restent nécessaires
Basculer automatiquement en enquête de flagrant délit
Poursuivre les investigations en enquête préliminaire
Maintenir le même cadre sans limite de durée

Poursuivre les investigations en enquête préliminaire

Explication

Les investigations dans ce cadre durent huit jours et peuvent ensuite se poursuivre en enquête préliminaire. Le passage en flagrant délit n’est pas automatique à l’expiration de ce délai.

18. Une disparition inquiétante fait suite à un délit : vers quels cadres l’enquête peut-elle basculer selon les circonstances ?

Vers une commission rogatoire, une procédure de disparition ou une médiation pénale
Vers une enquête de flagrant délit, une procédure civile ou une enquête administrative
Vers une enquête de flagrant délit, une enquête préliminaire ou une commission rogatoire
Vers une enquête préliminaire, une enquête civile ou une procédure administrative

Vers une enquête de flagrant délit, une enquête préliminaire ou une commission rogatoire

Explication

Lorsque la disparition inquiétante fait suite à un crime ou à un délit, l’enquête peut basculer vers le flagrant délit, l’enquête préliminaire ou la commission rogatoire, selon le cas. La disparition vise d’abord la recherche d’une personne, et le changement de cadre dépend du lien avec une infraction.

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Qu’est-ce que la flagrance pour le policier ?

Une situation qui entraîne une intervention immédiate.

Selon l’article 53, alinéa 1, du CPP, quand un crime ou délit est-il flagrant ?

Lorsqu’il se commet ou vient de se commettre, ou si des indices proches de l’action relient un suspect à l’infraction.

Combien de temps dure environ l’état de flagrance ?

Environ 24 heures.

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