Fiche de révision : Les Clauses Particulières du Contrat de Travail

📋 Plan du Cours

  1. CDI : définition et généralités
  2. Période d’essai du CDI : encadrement
  3. Rupture de la période d’essai : règles générales
  4. Délai de prévenance et indemnité compensatrice
  5. CDD : cas de recours et conditions
  6. CDD : mentions obligatoires du contrat
  7. Délai de carence entre deux CDD
  8. Discrimination dans le recrutement et le contrat
  9. Clauses particulières du contrat de travail
  10. Clause de non-concurrence : règles de validité
  11. Clause de non-concurrence : contrepartie et jurisprudence
  12. Clause de délégation de pouvoirs : conditions et preuve

📖 1. CDI : définition et généralités

🔑 Notions clés & Définitions

  • CDI : Contrat de travail conclu sans limitation de durée, à temps plein ou à temps partiel, qui constitue la forme générale de la relation de travail.
  • Contrat de travail de droit commun : Qualification du contrat qui sert de référence en droit du travail, dont le CDI est l’exemple central.
  • CDI à temps plein : CDI dont la durée de travail est à temps plein, pouvant exister sans contrat écrit selon la présomption en l’absence d’engagement écrit.
  • CDI à temps partiel : CDI dont la durée de travail est inférieure à la durée légale ou conventionnelle, pour lequel l’écrit est recommandé en pratique même sans obligation légale.
  • Période d’essai : Phase initiale permettant d’évaluer la relation de travail, dont l’existence et le renouvellement doivent être prévus expressément dans le contrat ou la lettre d’engagement.

📝 Points essentiels

  • Le CDI est un contrat sans limitation de durée, conclu à temps plein ou à temps partiel, et il correspond à la forme générale de la relation de travail.
  • Le CDI est un contrat de droit commun.
  • Le CDI à temps plein ne nécessite pas obligatoirement un contrat écrit.
  • En pratique, un écrit est recommandé pour un CDI à temps partiel même si aucune obligation légale ne l’impose.
  • En l’absence d’engagement écrit, un CDI à temps plein est présumé exister.
  • La période d’essai n’est pas obligatoire : elle constitue une prérogative de l’employeur si elle est prévue, et elle doit respecter les règles du code du travail et la convention collective applicable le cas échéant.

💡 Astuce mémo

CDI = « Indéterminé » : sans fin prévue, et l’essai n’existe que s’il est écrit.

📖 2. Période d’essai du CDI : encadrement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Principe 2-3-4 : Principe légal qui fixe les durées de prévenance minimales lors de la rupture de la période d’essai en fonction du temps de présence.
  • Délai de prévenance : Délai minimal à respecter quand l’employeur met fin à la période d’essai, sous peine d’indemnisation pour le salarié.
  • Rupture de la période d’essai : Modalité de fin du contrat pendant la période d’essai, distincte du licenciement et de la démission.
  • Salarié protégé : Catégorie de salarié dont la rupture de la période d’essai est soumise à une autorisation préalable de l’inspection du travail.

📝 Points essentiels

  • La durée de la période d’essai varie selon la catégorie du salarié recruté.
  • La rupture de la période d’essai n’est ni un licenciement ni une démission.
  • La période d’essai peut être rompue de manière anticipée, mais dans le respect de règles spécifiques.
  • Le principe « 2-3-4 » est prévu par l’article L1221-19 du code du travail.
  • Quand l’employeur met fin à la période d’essai, le salarié doit être prévenu au moins 24h avant si moins de 8 jours de présence, 48h entre 8 jours et 1 mois, puis 2 semaines après 1 mois et 1 mois après 3 mois.
  • La période d’essai (renouvellement inclus) ne peut pas être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance.

💡 Astuce mémo

2-3-4 = 24h / 48h / 2 semaines / 1 mois (selon la présence).

📖 3. Rupture de la période d’essai : règles générales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Période d’essai : Période initiale permettant à l’employeur et au salarié d’évaluer la relation de travail, avec des modalités de rupture plus souples que hors essai.
  • Rupture pendant la période d’essai : Rupture du contrat intervenue avant la fin de la période d’essai, qui peut être décidée sans justification par l’employeur ou le salarié.
  • Faute du salarié : Manquement imputable au salarié pouvant déclencher l’application d’une procédure disciplinaire en cas de rupture liée à cette faute.
  • Salarié protégé : Salarié bénéficiant d’une protection renforcée qui impose une autorisation préalable de l’inspection du travail pour rompre la période d’essai.
  • Délai de prévenance : Délai minimal à respecter avant de rompre la période d’essai, dont le non-respect ouvre droit à une indemnité compensatrice.

📝 Points essentiels

  • Hors période d’essai, une rupture décidée par l’employeur est plus complexe et plus coûteuse car elle suppose notamment une faute à imputer, le respect d’une procédure et parfois une indemnisation.
  • Pendant la période d’essai, le contrat peut être rompu librement par l’employeur ou par le salarié sans obligation de motiver la décision.
  • Aucune procédure particulière n’est imposée à l’employeur pendant l’essai, sauf si la convention collective prévoit des règles spécifiques.
  • La procédure disciplinaire s’applique si la rupture est liée à une faute commise par le salarié.
  • La rupture d’un salarié protégé pendant l’essai exige une autorisation préalable de l’inspection du travail.
  • L’employeur doit prévenir le salarié avant de rompre la période d’essai : 24 h si moins de 8 jours de présence, 48 h entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines entre 1 mois et 3 mois, et 1 mois au-delà de 3 mois.

💡 Astuce mémo

Pendant l’essai : « libre et sans motif », mais « préviens » selon la présence (24 h / 48 h / 2 semaines / 1 mois).

📖 4. Délai de prévenance et indemnité compensatrice

🔑 Notions clés & Définitions

  • Délai de prévenance : Délai minimal imposé à l’employeur pour informer le salarié avant de rompre la période d’essai.
  • Indemnité compensatrice : Somme due au salarié lorsque l’employeur rompt la période d’essai sans respecter le délai légal de prévenance.
  • Faute grave : Gravité particulière du comportement du salarié pouvant exclure le versement de l’indemnité compensatrice.
  • Période d’essai : Période initiale du contrat permettant à l’employeur et au salarié d’en rompre l’exécution selon des conditions prévues.

📝 Points essentiels

  • Si l’employeur veut rompre la période d’essai, il doit prévenir le salarié avant le terme de la rupture.
  • Le délai de prévenance est de 24 heures si le salarié a moins de 8 jours de présence dans l’entreprise.
  • Le délai de prévenance est de 48 heures si le salarié a entre 8 jours et 1 mois de présence.
  • Le délai de prévenance est de 2 semaines si le salarié a entre 1 mois et 3 mois de présence.
  • Le délai de prévenance est d’1 mois si le salarié a plus de 3 mois de présence.
  • En cas de non-respect du délai légal, l’employeur verse une indemnité compensatrice sauf s’il a commis une faute grave.

💡 Astuce mémo

24h < 8j → 48h (8j–1m) → 2sem (1–3m) → 1 mois (>3m).

📖 5. CDD : cas de recours et conditions

🔑 Notions clés & Définitions

  • CDD à objet défini : Contrat à durée déterminée dont le recours est encadré par un accord étendu ou d'entreprise et qui vise la réalisation d'un objet défini.
  • Accord de branche étendu : Accord collectif rendu applicable à l'ensemble d'une branche, servant de base possible pour prévoir certains CDD à objet défini.
  • Accord d'entreprise : Accord collectif conclu au niveau de l’entreprise, pouvant prévoir des CDD à objet défini à défaut d’accord de branche étendu.
  • CPH : Juridiction prud’homale compétente pour requalifier un CDD irrégulier en contrat à durée indéterminée.

📝 Points essentiels

  • Le CDD à objet défini peut être utilisé pour recruter des ingénieurs et cadres, au sens des conventions collectives, si un accord de branche étendu ou, à défaut, un accord d’entreprise le prévoit et définit l’objet.
  • L’accord doit préciser les nécessités économiques auxquelles ces CDD apportent une réponse adaptée.
  • L’accord doit prévoir les garanties des salariés en CDD à objet défini : aide au reclassement, validation des acquis de l’expérience, priorité de réembauche et accès à la formation professionnelle continue.
  • Pendant le délai de prévenance, les salariés en CDD à objet défini peuvent mobiliser les moyens disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel.
  • L’accord doit aussi organiser les conditions de priorité d’accès aux emplois en CDI dans l’entreprise pour les salariés en CDD à objet défini.
  • Interdiction de conclure un CDD pour pourvoir un poste lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise, normalement destiné à être assuré en CDI.

💡 Astuce mémo

Objet défini = Accord + Économie + Garanties + Priorité (A-E-G-P).

📖 6. CDD : mentions obligatoires du contrat

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intitulé de la convention collective : Mention contractuelle indiquant quelle convention collective s’applique au salarié recruté en CDD.
  • Période d’essai en CDD : Mention précisant la durée de la période d’essai lorsqu’elle est prévue dans le contrat de CDD.
  • Rémunération et composantes : Mention indiquant le montant de la rémunération et ses éléments (primes et accessoires) s’ils existent.
  • Caisse de retraite complémentaire : Mention indiquant le nom et l’adresse de l’organisme de retraite complémentaire du salarié.
  • Organisme de prévoyance : Mention indiquant, le cas échéant, le nom et l’adresse de l’organisme chargé de la prévoyance.

📝 Points essentiels

  • Le contrat de CDD doit intégrer l’intitulé de la convention collective applicable au salarié.
  • Le contrat de CDD doit préciser la durée de la période d’essai lorsqu’elle est prévue.
  • Le contrat de CDD doit indiquer le montant de la rémunération et ses composantes, y compris primes et accessoires s’ils existent.
  • Le contrat de CDD doit mentionner le nom et l’adresse de la caisse de retraite complémentaire.
  • Le contrat de CDD doit mentionner, s’il y en a, le nom et l’adresse de l’organisme de prévoyance.

💡 Astuce mémo

Convention collective + Essai + Salaire (primes incluses) + Retraite + Prévoyance : CESRPP.

📖 7. Délai de carence entre deux CDD

🔑 Notions clés & Définitions

  • Délai de carence CDD : Mécanisme légal qui empêche de pourvoir immédiatement le même poste après l’expiration d’un CDD, via un nouveau CDD ou un CTT.
  • Succession de CDD : Enchaînement de contrats à durée déterminée (ou de contrats de travail temporaire) sur un même poste ou un poste équivalent, encadré pour limiter les abus.
  • Article L1244-3 : Dispositif du Code du travail qui fixe le calcul du délai de carence entre deux contrats à durée déterminée et ses règles de durée.
  • Exceptions au délai de carence : Cas prévus par le Code du travail où le délai de carence ne s’applique pas malgré l’expiration d’un CDD.

📝 Points essentiels

  • Principe : après l’expiration d’un CDD, on ne peut pas pourvoir le poste du salarié concerné par un nouveau CDD ou un CTT avant l’expiration du délai de carence.
  • Le délai de carence se calcule à partir de la durée du contrat expiré, en incluant le cas échéant ses renouvellements (jusqu’à deux).
  • Si la durée totale (renouvellements inclus) est ≥ 14 jours, le délai vaut 1/3 de cette durée ; si elle est < 14 jours, il vaut 1/2.
  • Le délai de carence peut être modulé depuis l’ordonnance du 22/09/2017, ce qui peut modifier l’application pratique du “délai de vacance”.
  • Le calcul des jours se fait en jours d’ouverture de l’entreprise ou de l’établissement concerné, et non en jours calendaires.
  • Le délai de carence n’est pas applicable notamment en cas de remplacement d’un salarié temporairement absent (ou dont le contrat est suspendu) avec nouvelle absence du remplacé, de travaux urgents de sécurité, ou d’emplo

💡 Astuce mémo

Durée totale ≥14j → 1/3 ; <14j → 1/2 (L1244-3).

📖 8. Discrimination dans le recrutement et le contrat

🔑 Notions clés & Définitions

  • Article L1132-1 : Règle du code du travail qui interdit d’écarter une personne d’un recrutement ou d’un accès à un emploi pour un motif discriminatoire.
  • Discrimination à l’embauche : Fait d’écarter un candidat lors du recrutement pour un motif prohibé, ce qui expose l’employeur à des conséquences pénales.
  • Informations liées à l’emploi : Données demandées au candidat qui doivent avoir un lien direct avec le poste pour évaluer compétences, qualifications et aptitudes professionnelles.
  • Confidentialité des résultats : Obligation de garder secrets les résultats des tests ou évaluations réalisés pendant le recrutement.
  • Rupture anticipée du CDD : Fin du contrat à durée déterminée avant l’échéance, possible seulement dans des cas strictement encadrés.

📝 Points essentiels

  • Le processus de recrutement ne doit pas être discriminatoire, conformément à l’article L1132-1 du code du travail.
  • La discrimination à l’embauche constitue un délit pénal.
  • L’employeur peut demander des informations au candidat pour apprécier compétences, qualifications et aptitudes, à condition qu’elles soient directement liées à l’emploi.
  • Le candidat doit être informé en amont des méthodes et techniques utilisées (tests, cabinet de recrutement, etc.).
  • Les résultats des tests ou évaluations doivent rester confidentiels.
  • Hors cas exceptionnels, un CDD ne peut pas être rompu avant l’échéance, ce qui relève des articles L1243-1 et suivants du code du travail.

💡 Astuce mémo

L1132-1 = « pas d’écart » + « pas de secret » : pas de discrimination, et résultats de tests confidentiels.

📖 9. Clauses particulières du contrat de travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Discrimination à l’embauche : La discrimination à l’embauche désigne le fait d’écarter ou de traiter défavorablement une personne dans le recrutement ou l’accès à la formation pour un motif prohibé.
  • Article L1132-1 du code du travail : L’article L1132-1 du code du travail fixe l’interdiction de toute discrimination dans le recrutement, la nomination, l’accès à un stage et dans la relation de travail.
  • Clauses du contrat de travail : Les clauses du contrat de travail sont les stipulations qui précisent les droits et obligations des parties, qu’il s’agisse d’un CDI ou d’un CDD.
  • CC applicable dans l’entreprise : La CC applicable dans l’entreprise est la convention collective qui, en principe, contient des dispositions à intégrer au contenu du contrat.
  • Période d’essai : La période d’essai est la phase initiale permettant d’évaluer la relation de travail, dont l’existence doit être précisée dans le contrat.

📝 Points essentiels

  • Les informations demandées au candidat doivent avoir un lien direct avec l’emploi et le poste à pourvoir.
  • Le candidat doit être informé au préalable des méthodes et techniques de sélection utilisées (tests, cabinet de recrutement, etc.).
  • Les résultats obtenus lors des méthodes de sélection doivent rester confidentiels.
  • L’article L1132-1 interdit d’écarter une personne d’une procédure de recrutement ou de nomination, ou de la sanctionner/licencier pour un motif discriminatoire.
  • Les motifs discriminatoires visés incluent notamment l’origine, le sexe, l’âge, la grossesse, l’état de santé, le handicap, les opinions, l’apparence physique et le lieu de résidence.
  • Le contrat de travail (CDI ou CDD) intègre des clauses particulières, et certaines sont particulièrement importantes voire imposées par la loi et/ou la convention collective applicable.

💡 Astuce mémo

Sélection = Lien + Info + Confidentialité ; Contrat = Clauses + CC + Période d’essai.

📖 10. Clause de non-concurrence : règles de validité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Clause de non-concurrence : Clause qui interdit au salarié, après la rupture du contrat, d’exercer une activité susceptible de nuire à l’ancien employeur.
  • Clause d’exclusivité : Clause qui encadre l’activité du salarié pendant l’exécution du contrat, sans viser la période post-rupture.
  • Intérêt de l’entreprise : Condition de validité exigeant que la clause de non-concurrence soit justifiée par un besoin réel de l’entreprise.
  • Contrepartie financière : Somme versée au salarié en échange de la restriction imposée par la clause de non-concurrence.

📝 Points essentiels

  • La clause de non-concurrence vise la période post-rupture (démission, licenciement, rupture conventionnelle) et non l’exécution du contrat.
  • La clause doit être insérée clairement dans le contrat, sauf dispositions conventionnelles contraires.
  • Les dispositions conventionnelles plus favorables au salarié priment sur la clause.
  • La clause doit être justifiée par l’intérêt de l’entreprise et ne pas empêcher le salarié de retrouver un emploi.
  • La clause doit être limitée dans le temps : une durée illimitée n’est pas valable.
  • La clause doit être limitée dans l’espace par une zone précise, adaptée au contexte de clientèle locale ou mondialisée, sans bloquer l’accès à un emploi.

💡 Astuce mémo

Post-rupture + 5 verrous : contrat clair, intérêt entreprise, pas d’empêchement, temps/zone/object précis, et contrepartie financière.

📖 11. Clause de non-concurrence : contrepartie et jurisprudence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Clause de non-concurrence : Clause contractuelle qui interdit au salarié, après la rupture, d’exercer une activité concurrente pendant une période et selon des conditions prévues.
  • Renonciation de l’employeur : Acte par lequel l’employeur libère le salarié de la clause de non-concurrence, ce qui empêche toute obligation postérieure du salarié.
  • Contrepartie financière : Somme versée au salarié en échange de la restriction imposée par la clause de non-concurrence, due si l’employeur ne libère pas le salarié.
  • Jurisprudence : Ensemble des décisions des tribunaux qui précise et encadre l’application concrète des clauses lorsque le code du travail ne détaille pas les conditions.

📝 Points essentiels

  • La clause peut être insérée dans le contrat initial, et elle peut aussi être retranscrite dans un avenant si nécessaire.
  • À la rupture du contrat, l’employeur peut lever la clause de non-concurrence, ce qui, en pratique, libère le salarié sans contrepartie financière.
  • La renonciation de l’employeur doit être prononcée dans le délai prévu par la convention collective ou le contrat.
  • Si l’employeur ne libère pas le salarié, il doit verser la contrepartie financière prévue par la clause.
  • La contrepartie financière correspond à des sommes assimilées à des salaires, soumises aux cotisations sociales et imposables à l’impôt sur le revenu.
  • L’employeur doit aussi payer les congés payés correspondant à la contrepartie, et certaines entreprises ajoutent en pratique une ligne supplémentaire de 10% pour ces congés payés dus.

💡 Astuce mémo

Renoncer = Zéro euros ; Ne pas renoncer = Salaire + congés payés (soumis à cotisations et impôt).

📖 12. Clause de délégation de pouvoirs : conditions et preuve

🔑 Notions clés & Définitions

  • Délégation de pouvoirs : Mécanisme par lequel l’employeur transfère une partie de ses pouvoirs à un salarié pour qu’il agisse en son nom propre dans un domaine déterminé.
  • Délégataire : Salarié à qui l’employeur confie la délégation de pouvoirs et qui agit ensuite sous sa propre responsabilité.
  • Délégant : Employeur qui met en place la délégation de pouvoirs et qui doit respecter les conditions de validité.
  • Délégation de signature : Pouvoir donné à une personne de signer des actes au nom de l’employeur, sans transférer la responsabilité comme dans la délégation de pouvoirs.
  • Subdélégation de pouvoir : Transmission, par le délégataire, de certains pouvoirs qu’il a reçus à un autre niveau, sous réserve de conditions.

📝 Points essentiels

  • L’employeur peut déléguer une partie de ses pouvoirs à un salarié pour répartir l’autorité et se concentrer sur les tâches les plus importantes.
  • La délégation permet de se prémunir contre l’engagement de la responsabilité pénale de l’employeur dans les domaines couverts par la délégation.
  • Le délégataire agit en son nom propre : il devient responsable en cas de faute ou de manquement dans le périmètre délégué.
  • La délégation ne peut être donnée qu’à un salarié : elle doit résulter d’une volonté claire en connaissance des conséquences, idéalement par écrit.
  • Le salarié délégataire doit avoir les compétences techniques ou juridiques nécessaires, ou au minimum être formé pour exercer la mission.
  • Le délégataire doit disposer de l’autorité pour décider seul et ne pas devoir demander l’autorisation à l’employeur pour agir, et l’employeur doit fournir les moyens humains, matériels et financiers adaptés.

💡 Astuce mémo

Volonté claire + compétences + autorité + moyens = délégation valable (VC-CAM).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
04 novembre 2024MAJ du diaporama (ABC&D) indiquée dans le contenu source
2017Ordonnance du 22.09.2017 mentionnée pour la modulation du délai de carence entre deux CDD
20.12.2017Ordonnance du 20.12.2017 mentionnée pour la sanction en cas de retard de transmission du contrat de CDD

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la rupture de la période d’essai avec un licenciement ou une démission : pendant l’essai, la rupture est une modalité spécifique, distincte, et la logique de procédure n’est pas la même.
  2. Croire que la période d’essai est obligatoire : elle ne se présume pas et doit être expressément stipulée dans la lettre d’engagement ou le contrat.
  3. Se tromper sur le calcul du délai de prévenance (24h/48h/2 semaines/1 mois) en oubliant qu’il dépend de la présence et que le délai ne doit pas être prolongé par sa propre durée.
  4. Mélanger jours calendaires et jours d’ouverture : pour le délai de carence entre deux CDD, les jours pris en compte sont les jours d’ouverture de l’entreprise ou de l’établissement.
  5. Penser qu’un CDD peut être rompu librement hors période d’essai : en principe, hors P.E., la rupture anticipée est exceptionnelle et encadrée.
  6. Oublier que la clause de non-concurrence vise la période post-rupture et non l’exécution du contrat (ne pas la confondre avec la clause d’exclusivité).
  7. Croire que la contrepartie financière de la clause de non-concurrence peut être absente ou versée pendant le contrat : sans contrepartie, la clause est nulle, et une contrepartie versée en cours de contrat rend la clause

✅ Checklist Examen

  1. Définir le CDI : contrat sans limitation de durée, à temps plein ou à temps partiel, forme générale de la relation de travail, et préciser le caractère « de droit commun ».
  2. Expliquer les règles d’écrit pour le CDI : présomption d’existence en cas d’absence d’engagement écrit pour le CDI à temps plein, et recommandation pratique de l’écrit pour le CDI à temps partiel.
  3. Dire ce qu’est la période d’essai et rappeler qu’elle n’est pas obligatoire : existence et renouvellement ne se présument pas et doivent être expressément stipulés.
  4. Distinguer la rupture de la période d’essai de la rupture du contrat : pendant l’essai, rupture possible sans procédure particulière (sauf CC, faute liée, salarié protégé).
  5. Donner le principe « 2-3-4 » et les délais de prévenance à respecter par l’employeur lors de la rupture de la période d’essai (24h si <8 jours, 48h entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines entre 1 et 3 mois, 1 mois au-delà de
  6. Expliquer l’indemnité compensatrice : quand elle est due en cas de non-respect du délai de prévenance, et l’exception en cas de faute grave.
  7. Pour le CDD, rappeler sa logique : tâche précise et temporaire, uniquement dans les cas énumérés par la loi, et interdiction de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente.
  8. Lister les cas de recours du CDD (notamment remplacement, accroissement temporaire, saisonnier, et recrutement d’ingénieurs/cadres à objet défini sous conditions d’accord).
  9. Identifier les interdictions de recours au CDD : poste lié à l’activité normale et permanente, remplacement de salariés en grève, et travaux particulièrement dangereux avec surveillance médicale spéciale (sauf dérogation
  10. Expliquer la transmission du contrat de CDD : exigence d’un contrat écrit transmis au salarié dans les 2 jours ouvrables et la sanction prévue en cas de retard (sans requalification en CDI).
  11. Connaître les mentions obligatoires du CDD : définition précise du motif, date du terme/clause de renouvellement ou durée minimale, intitulé de la CC, durée de la période d’essai, rémunération et composantes, caisse de
  12. Maîtriser le délai de carence entre deux CDD : principe, calcul (1/3 si durée ≥14 jours, 1/2 si <14 jours) et jours d’ouverture, ainsi que les exceptions (remplacement d’un absent, travaux urgents de sécurité, saisonnier
  13. Expliquer la discrimination en recrutement et dans la relation : rappeler l’article L1132-1, les informations liées à l’emploi, l’information préalable sur les méthodes, et la confidentialité des résultats des tests/é
  14. Décrire les conditions de validité de la clause de non-concurrence : post-rupture, insertion claire, intérêt de l’entreprise, absence d’empêchement de retrouver un emploi, limitation dans le temps et l’espace, limitation

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les Clauses Particulières du Contrat de Travail avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Sur quelle base les jours sont-ils comptés pour le délai de carence entre deux CDD ?

2. Quelle caractéristique décrit le mieux un CDI ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les Clauses Particulières du Contrat de Travail avec 24 flashcards interactives.

CDI — définition ?

Contrat sans limitation de durée, forme générale de travail.

Contrat de droit commun — rôle ?

Représente la norme pour les contrats de travail.

CDI à temps plein — obligation écrite ?

Pas obligatoire, mais recommandé.

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