QCM : Libertés du marché intérieur européen (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition l’article 26, paragraphe 2, TFUE donne-t-il du marché intérieur ?

Un espace sans droits de douane entre États membres, assorti d’un tarif commun envers les pays tiers
Un espace où circulent librement les marchandises et les services, sous réserve des frontières intérieures
Un espace doté d’une politique économique commune et d’une monnaie partagée par les États membres
Un espace sans frontières intérieures où circulent librement les marchandises, les personnes, les services et les capitaux

Un espace sans frontières intérieures où circulent librement les marchandises, les personnes, les services et les capitaux

Explication

Le marché intérieur est un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des quatre catégories — marchandises, personnes, services et capitaux — est assurée. La suppression des droits de douane avec un tarif extérieur commun caractérise l’union douanière, tandis que les autres réponses omettent des libertés ou décrivent une intégration économique plus poussée.

2. Un accord entre États supprime les droits de douane entre eux, mais ils n’ont pas encore adopté de tarif extérieur commun. Quelle étape de l’intégration précède l’union douanière dans la progression européenne ?

L’union économique
Le marché commun
L’union économique et monétaire
La zone de libre-échange

La zone de libre-échange

Explication

La progression va de la zone de libre-échange à l’union douanière, puis au marché commun, à l’union économique et enfin à l’union économique et monétaire. Le marché commun et les deux formes d’union économique interviennent donc après l’union douanière, et non avant elle.

3. Plusieurs États abolissent les droits de douane sur leurs échanges de marchandises et conviennent d’appliquer le même tarif aux importations venant de pays tiers. Quelle forme d’intégration ont-ils mise en place ?

Une union douanière
Une zone de libre-échange
Un marché commun
Une union économique

Une union douanière

Explication

Une union douanière associe la suppression des droits de douane et des obstacles aux échanges de marchandises entre États membres à l’adoption d’un tarif douanier commun envers les pays tiers. Une zone de libre-échange ne comporte pas ce tarif commun, tandis que le marché commun et l’union économique correspondent à d’autres étapes d’intégration.

4. Une entreprise conteste une mesure nationale qui entrave ses échanges transfrontaliers. Après avoir constaté un élément d’extranéité, quelle démarche faut-il examiner avant d’identifier la liberté du traité applicable ?

Déterminer si la situation relève du droit national
Évaluer la proportionnalité de la mesure nationale
Vérifier si la matière a fait l’objet d’une harmonisation
Qualifier la mesure de restriction ou d’entrave

Vérifier si la matière a fait l’objet d’une harmonisation

Explication

La méthode examine successivement l’élément d’extranéité, l’existence d’une harmonisation, la liberté applicable, la restriction et sa justification. L’évaluation de la proportionnalité intervient au stade de la justification, tandis que la restriction est étudiée après la liberté applicable.

5. Un commerçant et ses clients sont établis dans le même État, et l’affaire ne présente aucun autre lien transfrontalier. Quel droit régit cette situation ?

Les libertés du traité, car une mesure nationale est contestée
Le droit dérivé de l’Union, car le litige porte sur le commerce
Le droit de l’Union, car toute activité économique est transfrontalière
Le droit national, car la situation est purement interne

Le droit national, car la situation est purement interne

Explication

Sans élément d’extranéité, la situation est purement interne et relève du droit national. Le seul fait qu’une activité soit économique ou qu’une mesure soit contestée ne suffit pas à établir un lien transfrontalier.

6. Un État membre impose un droit de douane sur des marchandises expédiées depuis un autre État membre. Quelle règle s’applique ?

Les articles 28 à 30 TFUE interdisent les droits de douane entre États membres.
Les droits de douane sont interdits lorsqu’ils protègent la production nationale.
Les articles 34 et 35 TFUE interdisent ce droit s’il limite les volumes échangés.
L’article 110 TFUE interdit ce droit s’il favorise les produits nationaux.

Les articles 28 à 30 TFUE interdisent les droits de douane entre États membres.

Explication

Les articles 28 à 30 TFUE interdisent les droits de douane entre États membres. L’article 110 concerne les taxations intérieures discriminatoires, les articles 34 et 35 les obstacles non tarifaires, et la protection nationale n’est pas une condition de l’interdiction.

7. À l’entrée d’une marchandise dans un État membre, une autorité lui impose une charge pécuniaire minime, sans effet discriminatoire et sous une appellation statistique. Comment qualifier cette charge ?

Une taxation intérieure relevant de l’article 110 TFUE.
Une restriction quantitative à l’importation.
Un droit de douane inscrit à un tarif proportionnel.
Une taxe d’effet équivalent liée au franchissement de la frontière.

Une taxe d’effet équivalent liée au franchissement de la frontière.

Explication

Une charge pécuniaire unilatérale frappant une marchandise du fait du franchissement d’une frontière constitue une taxe d’effet équivalent, quelle que soit son appellation, son faible montant ou son effet discriminatoire. La taxation intérieure ne se définit pas par le passage d’une frontière, et les deux autres réponses désignent des catégories distinctes.

8. Un État membre perçoit à la frontière un droit de douane destiné à alimenter son budget plutôt qu’à protéger ses producteurs. Quelle conséquence découle de l’article 30 TFUE ?

Le droit reste interdit, y compris s’il présente un caractère fiscal.
Le droit est permis si son but est principalement budgétaire.
Le droit est interdit seulement s’il traite différemment les produits importés.
Le droit relève de l’article 110 s’il ne protège pas les producteurs.

Le droit reste interdit, y compris s’il présente un caractère fiscal.

Explication

L’article 30 TFUE interdit absolument les droits de douane et les taxes d’effet équivalent, y compris ceux à caractère fiscal. Un objectif budgétaire ou l’absence de discrimination ne transforme pas une charge frontalière en taxation intérieure.

9. Une même taxe frappe une marchandise à l’occasion de sa mise en circulation. Après examen, elle relève de l’article 110 TFUE plutôt que d’être liée au franchissement d’une frontière. Comment doit-elle être qualifiée ?

Comme une taxe d’effet équivalent au titre de l’article 30 et de l’article 110.
Comme une taxation intérieure au titre de l’article 110, car toute taxe sur un produit y relève.
Comme une taxe d’effet équivalent au titre de l’article 30, quelle que soit son assiette.
Comme une taxation intérieure au titre de l’article 110, sans cumul avec l’article 30.

Comme une taxation intérieure au titre de l’article 110, sans cumul avec l’article 30.

Explication

Une même taxe doit être qualifiée soit de taxe d’effet équivalent au titre de l’article 30, soit de taxation intérieure au titre de l’article 110, sans cumul. La réponse fondée sur le seul fait qu’un produit est taxé ignore le critère qui distingue les deux catégories.

10. Un État membre impose un plafond au nombre de marchandises pouvant entrer sur son territoire et une formalité qui entrave leur exportation. Quels articles du TFUE visent ces obstacles ?

Les articles 28 à 30 visent l’importation et l’article 34 l’exportation.
L’article 35 vise l’obstacle à l’importation et l’article 34 celui à l’exportation.
L’article 110 vise l’importation et l’article 30 l’exportation.
L’article 34 vise l’obstacle à l’importation et l’article 35 celui à l’exportation.

L’article 34 vise l’obstacle à l’importation et l’article 35 celui à l’exportation.

Explication

Les articles 34 et 35 TFUE visent respectivement les obstacles à l’importation et à l’exportation, notamment les restrictions quantitatives et les mesures d’effet équivalent. Inverser ces articles confond leur champ, tandis que les articles 28 à 30 et 110 concernent des obstacles tarifaires ou fiscaux.

11. Une réglementation commerciale étatique risque de compliquer les échanges entre États membres, même si aucun effet concret n’est encore constaté. Comment peut-elle être qualifiée ?

Comme une modalité de vente exclue dès qu’elle émane d’une autorité publique.
Comme une mesure d’effet équivalent seulement si elle entrave directement le commerce actuel.
Comme une restriction quantitative exigeant une interdiction totale des échanges.
Comme une mesure d’effet équivalent susceptible d’entraver le commerce, même potentiellement.

Comme une mesure d’effet équivalent susceptible d’entraver le commerce, même potentiellement.

Explication

Une mesure d’effet équivalent est une réglementation commerciale étatique susceptible d’entraver directement ou indirectement, actuellement ou potentiellement, le commerce intracommunautaire. Exiger un effet actuel ou direct réduit à tort la portée de cette définition, et une restriction quantitative suppose une prohibition totale ou partielle.

12. Un État fixe une composition obligatoire pour les produits vendus et impose aussi des horaires de vente identiques à tous les commerçants, sans différence d’effet sur les produits nationaux et importés. Quelle analyse correspond à la distinction entre règles relatives aux produits et modalités de vente ?

Les deux mesures échappent à la qualification dès lors qu’elles s’appliquent à tous les opérateurs.
La composition relève de Keck, tandis que les horaires constituent une règle relative aux produits.
Les deux mesures constituent des mesures d’effet équivalent parce qu’elles sont étatiques.
La composition peut constituer une mesure d’effet équivalent, tandis que les horaires peuvent relever de Keck.

La composition peut constituer une mesure d’effet équivalent, tandis que les horaires peuvent relever de Keck.

Explication

Les règles indistinctement applicables portant sur les produits peuvent constituer des mesures d’effet équivalent. Certaines modalités de vente échappent à cette qualification lorsqu’elles s’appliquent à tous les opérateurs et affectent de la même manière, en droit et en fait, les produits nationaux et importés; confondre ces catégories inverse la distinction.

13. Une boisson est légalement commercialisée dans un État membre, mais un autre État impose une exigence commerciale différente pour sa composition. Quel principe peut soutenir sa commercialisation dans le second État ?

L’interdiction des restrictions quantitatives, qui impose l’acceptation de toute composition.
La reconnaissance mutuelle des produits légalement commercialisés, sous réserve d’exigences impératives.
La reconnaissance mutuelle, qui écarte toute exigence impérative du pays de destination.
L’exception de Keck, qui vise les règles relatives à la composition du produit.

La reconnaissance mutuelle des produits légalement commercialisés, sous réserve d’exigences impératives.

Explication

Cassis de Dijon consacre la reconnaissance mutuelle des produits légalement commercialisés dans un État membre, sous réserve d’exigences impératives et du caractère commercial de la réglementation litigieuse. La reconnaissance n’est donc pas sans réserve, et Keck concerne certaines modalités de vente plutôt que les caractéristiques des produits.

14. Un État membre interdit l’importation d’un produit et invoque l’un des motifs prévus par le TFUE. Quelle caractéristique doit avoir ce motif pour pouvoir relever de l’article 36 TFUE ?

Être lié à la protection d’un secteur économique national
Être accepté par les autorités des deux États concernés
Être reconnu comme une exigence d’intérêt général par la jurisprudence
Figurer parmi les dérogations limitativement énumérées par cet article

Figurer parmi les dérogations limitativement énumérées par cet article

Explication

L’article 36 TFUE prévoit une liste limitative de dérogations à l’interdiction des mesures d’effet équivalent. Une liste ouverte ou un simple objectif économique ne répond pas à cette condition, tandis que les exigences impératives relèvent d’une autre voie de justification.

15. Un État envisage de restreindre une importation pour protéger les abeilles d’une espèce locale menacée. Quel motif de l’article 36 TFUE correspond à cet objectif ?

La protection de la santé et de la vie des animaux
La protection de la propriété industrielle et commerciale
La moralité publique
La préservation des végétaux

La protection de la santé et de la vie des animaux

Explication

L’article 36 TFUE inclut la protection de la santé et de la vie des animaux, ce qui correspond à la sauvegarde d’une espèce animale. La préservation des végétaux concerne les plantes, tandis que la moralité publique et la propriété industrielle sont des motifs distincts.

16. Un État invoque la protection de la santé pour restreindre des importations, mais applique cette règle de façon à favoriser arbitrairement ses producteurs nationaux. Quelle limite s’applique à cette justification ?

La mesure ne peut créer une discrimination arbitraire ni dissimuler une restriction au commerce
La mesure doit supprimer toute différence de réglementation entre États membres
La mesure doit viser la protection de la propriété industrielle plutôt que la santé
La mesure doit être approuvée par les producteurs des autres États membres

La mesure ne peut créer une discrimination arbitraire ni dissimuler une restriction au commerce

Explication

Même lorsqu’un motif de l’article 36 est invoqué, la restriction ne peut constituer une discrimination arbitraire ni une restriction déguisée au commerce entre États membres. Favoriser les producteurs nationaux sous couvert d’un objectif sanitaire méconnaît cette limite.

17. Un État limite la vente d’un produit au nom de la protection de l’environnement. Quelle série de critères doit satisfaire cette mesure si elle est justifiée par une exigence impérative ?

Être non discriminatoire, rentable et compatible avec les règles nationales
Être utile, temporaire et approuvée par les opérateurs concernés
Être nécessaire, économique et appliquée de manière identique dans tous les États
Être apte, nécessaire et cohérente avec l’objectif poursuivi

Être apte, nécessaire et cohérente avec l’objectif poursuivi

Explication

Une exigence impérative requiert que la mesure soit apte à atteindre l’objectif, nécessaire et cohérente avec celui-ci. La seule utilité ou l’approbation des opérateurs ne remplace pas ces critères.

18. Dans la définition retenue par la directive 88/361, quels éléments peuvent constituer des capitaux ?

Les valeurs scripturales, qu’elles soient incorporées ou non dans des titres, et les monnaies métalliques ayant cours légal
Les paiements liés aux achats de biens et les rémunérations de prestations
Les seuls titres financiers négociables et les billets émis par une banque centrale
Les biens matériels échangés et les monnaies étrangères dépourvues de cours légal

Les valeurs scripturales, qu’elles soient incorporées ou non dans des titres, et les monnaies métalliques ayant cours légal

Explication

La directive 88/361 inclut les valeurs scripturales incorporées ou non dans des titres ainsi que les monnaies métalliques ayant cours légal. Réduire les capitaux aux titres ou les confondre avec le paiement d’une transaction omet des éléments de cette définition.

19. Une personne transfère de l’argent à l’étranger pour régler une prestation touristique déjà consommée. À quelle catégorie correspond principalement ce transfert ?

À un mouvement de capitaux, car il constitue un placement du montant
À un mouvement de capitaux, car il s’agit d’une opération financière transfrontalière
À un paiement courant, car il rémunère une transaction sous-jacente
À une acquisition de capitaux, car la somme est transférée dans une autre devise

À un paiement courant, car il rémunère une transaction sous-jacente

Explication

Un transfert qui constitue la contrepartie d’une transaction sous-jacente, comme une prestation touristique, est un paiement courant. Le mouvement de capitaux vise essentiellement le placement ou l’investissement d’un montant, et non la rémunération d’une prestation.

20. Une règle nationale empêche un investisseur d’effectuer un placement dans un autre État membre. Quelle disposition du TFUE interdit les restrictions à ce type de mouvement ?

L’article 63, paragraphe 2, TFUE
L’article 34 TFUE
L’article 45 TFUE
L’article 63, paragraphe 1, TFUE

L’article 63, paragraphe 1, TFUE

Explication

L’article 63, paragraphe 1, TFUE interdit les restrictions aux mouvements de capitaux entre États membres ainsi qu’entre États membres et pays tiers. Le paragraphe 2 concerne les paiements courants, tandis que les articles 34 et 45 portent respectivement sur les marchandises et les travailleurs.

21. Une entreprise ne peut pas transférer vers un autre pays de l’Union les devises nécessaires au règlement d’une marchandise achetée. Quelle disposition vise l’interdiction des restrictions en cause ?

L’article 63, paragraphe 2, TFUE
L’article 34 TFUE
L’article 56 TFUE
L’article 63, paragraphe 1, TFUE

L’article 63, paragraphe 2, TFUE

Explication

Le transfert de devises qui constitue la contrepartie d’un achat est un paiement courant, visé par l’article 63, paragraphe 2, TFUE. Le paragraphe 1 concerne les mouvements de capitaux tels que les placements et investissements.

22. Un État adopte une règle qui rend moins intéressant pour ses résidents de placer leur épargne dans un autre pays. Comment cette règle peut-elle être qualifiée au regard de l’article 63 TFUE ?

Une réglementation nationale sans effet sur les capitaux
Une différence de traitement nécessairement discriminatoire
Une interdiction générale des mouvements de capitaux
Une restriction aux mouvements de capitaux transfrontaliers

Une restriction aux mouvements de capitaux transfrontaliers

Explication

Une mesure étatique peut constituer une restriction si elle est susceptible de rendre moins attrayants les mouvements de capitaux transfrontaliers. Une interdiction totale n’est pas requise, et la discrimination n’est pas une condition systématique.

23. Une règle s’applique de la même manière à tous les investisseurs, mais son effet dissuasif sur les transferts de capitaux est trop incertain et indirect. Quelle conclusion convient au regard de l’article 63 TFUE ?

Elle ne constitue pas une restriction sur ces seuls éléments
Elle constitue une restriction du fait de son application générale
Elle constitue une restriction dès qu’un effet est concevable
Elle constitue une restriction dès qu’un traitement diffère

Elle ne constitue pas une restriction sur ces seuls éléments

Explication

Une mesure indistinctement applicable peut être une restriction, mais son effet dissuasif doit être suffisamment certain. Un effet simplement concevable ou une différence de traitement ne suffit pas à lui seul.

24. Un État membre impose une formalité qui décourage les résidents d’investir dans un pays tiers. L’article 63 TFUE peut-il s’appliquer à cette situation ?

Oui, car il couvre aussi les mouvements entre un État membre et un pays tiers
Non, car il porte sur les paiements courants plutôt que les investissements
Non, car il vise les mouvements entre États membres et non les pays tiers
Oui, à condition que le pays tiers appartienne à l’Union ou à l’EEE

Oui, car il couvre aussi les mouvements entre un État membre et un pays tiers

Explication

L’article 63 TFUE couvre les restrictions aux mouvements de capitaux entre un État membre et un pays tiers. Le champ de cette règle ne se limite donc pas aux échanges intra-européens.

25. Quelle distinction décrit correctement les dérogations des articles 64 et 65 TFUE par rapport aux sauvegardes des articles 66 et 75 TFUE ?

Les dérogations des articles 64 et 65 excluent toute restriction, tandis que les sauvegardes la rendent permanente
Les dérogations des articles 64 et 65 sont temporaires, contrairement aux sauvegardes permanentes des articles 66 et 75
Les dérogations des articles 64 et 65 concernent les impôts, tandis que les sauvegardes concernent les pays tiers
Les dérogations des articles 64 et 65 peuvent être permanentes, contrairement aux sauvegardes temporaires des articles 66 et 75

Les dérogations des articles 64 et 65 peuvent être permanentes, contrairement aux sauvegardes temporaires des articles 66 et 75

Explication

Les articles 64 et 65 prévoient des dérogations pouvant avoir un caractère permanent, tandis que les articles 66 et 75 portent sur des sauvegardes temporaires. Inverser la durée de ces deux catégories est une confusion fréquente.

26. Deux contribuables sont imposés différemment, mais leurs situations ne sont pas objectivement comparables au regard de l’objectif fiscal poursuivi. Quelle possibilité l’article 65, paragraphe 1, TFUE prévoit-il ?

Fonder la différence uniquement sur la résidence
Permettre cette différence de traitement fiscal
Interdire cette différence de traitement fiscal
Valider automatiquement toute différence fiscale

Permettre cette différence de traitement fiscal

Explication

L’article 65, paragraphe 1, TFUE permet certaines différences de traitement fiscal lorsque les contribuables ne se trouvent pas objectivement dans la même situation. Cela ne signifie pas que toute différence fiscale est automatiquement justifiée.

27. Un État restreint les investissements étrangers en invoquant un objectif d’intérêt général. Quelle évaluation permet de déterminer si cette justification peut être admise ?

Vérifier que l’objectif existe, sans examiner l’application de la mesure
Vérifier que la mesure poursuit un motif économique, même isolément
Vérifier que la mesure est apte, nécessaire, cohérente et systématique
Vérifier que la mesure est apte, sans examiner sa nécessité

Vérifier que la mesure est apte, nécessaire, cohérente et systématique

Explication

Une raison impérieuse d’intérêt général peut justifier une restriction si la mesure est apte et nécessaire, et si elle est cohérente et systématique. Un motif purement économique ne suffit pas à justifier la restriction.

28. Quelle caractéristique permet de qualifier une activité de service au sens de l’article 57 TFUE ?

Une vente rémunérée qui relève des règles applicables aux marchandises
Une activité sans rémunération qui ne relève pas des règles sur les marchandises ou les capitaux
Un transfert de fonds qui relève des règles applicables aux capitaux
Une prestation rémunérée qui ne relève pas des règles sur les marchandises, les capitaux ou les personnes

Une prestation rémunérée qui ne relève pas des règles sur les marchandises, les capitaux ou les personnes

Explication

Au sens de l’article 57 TFUE, un service est une prestation fournie contre rémunération et qui n’est pas régie par les dispositions relatives aux marchandises, aux capitaux ou aux personnes. La vente de marchandises et le transfert de fonds relèvent de catégories distinctes, tandis que l’option sans rémunération omet une condition.

29. Une consultante établie dans un État membre intervient ponctuellement dans un autre État membre sans y ouvrir de bureau permanent. Quelle liberté caractérise principalement son activité ?

La liberté d’établissement
La libre prestation de services
La liberté d’exercer dans l’État d’origine
La libre circulation des marchandises

La libre prestation de services

Explication

La libre prestation de services couvre une activité exercée dans un État membre autre que celui où le prestataire est établi, de façon temporaire ou occasionnelle et sans implantation permanente. La liberté d’établissement correspond à une participation stable et continue à la vie économique de l’État d’accueil.

30. Un professionnel indépendant s’installe durablement dans un autre État membre et y participe de façon continue à la vie économique afin d’en tirer profit. Quelle liberté correspond à cette situation ?

La liberté d’établissement
La libre prestation de services
La liberté d’exercer dans l’État d’origine
La libre circulation des travailleurs salariés

La liberté d’établissement

Explication

La liberté d’établissement concerne l’exercice non salarié d’une activité de manière stable et continue dans un État membre autre que l’État d’origine, afin d’en tirer profit. Une prestation temporaire relève de la libre prestation de services, tandis qu’un emploi salarié ne correspond pas à la définition de l’établissement visée ici.

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Comment l’article 26, paragraphe 2, du TFUE définit-il le marché intérieur ?

Un espace sans frontières intérieures assurant la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux.

Quelles étapes jalonnent l’intégration européenne après la zone de libre-échange ?

L’union douanière, le marché commun, l’union économique, puis l’union économique et monétaire.

Qu’est-ce qu’une union douanière ?

Un espace supprimant les droits de douane et les obstacles aux échanges entre États membres, avec un tarif commun envers les pays tiers.

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