★ À maîtriser
L’approche substantialiste identifie un droit fondamental par la substance et la valeur qu’il porte, tandis que l’approche normativiste l’identifie par son statut et les normes qui le consacrent.
Les libertés publiques relèvent principalement du rapport entre l’administration et le citoyen et du contrôle de légalité, tandis que les droits et libertés fondamentaux sont protégés par le contrôle de constitutionnalité et peuvent produire un effet horizontal entre citoyens.
Les droits-autonomie sont des droits de faire qui permettent à l’individu de s’émanciper de l’autorité publique, tandis que les droits-créances sont des droits à une prestation de l’autorité publique.
La première génération regroupe les droits exercés contre ou en dehors de l’État, la deuxième génération les droits-créances imposant une obligation à l’État, et la troisième génération les droits liés aux menaces globales pesant sur l’humanité.
Les conflits entre droits et libertés fondamentaux doivent être résolus par une conciliation proportionnée sous le contrôle du juge, et non par un argument de supériorité entre droits.
Compléments
La loi constitutionnelle du 8 mars 2024 a constitutionnalisé l’interruption volontaire de grossesse à l’article 34, alinéa 4, de la Constitution.
Les droits-autonomie trouvent principalement leur assise textuelle dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, tandis que les droits-créances sont nombreux dans le Préambule de la Constitution de 1946.
L’arrêt CE, Benjamin de 1933 constitue une décision fondatrice du contrôle de proportionnalité.
Droits-autonomie « de » faire, droits-créances « à » obtenir
★ À maîtriser
🔄 La construction historique passe par les étapes suivantes:
La Magna Carta Libertatum de 1215, concédée par Jean Sans Terre, limite le pouvoir royal et constitue une étape majeure vers l’État de droit.
Les conceptions du contrat social sont:
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a été votée par l’Assemblée constituante du 20 au 26 août 1789.
La Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée à Paris le 10 décembre 1948 et ne possède pas de force juridiquement obligatoire, malgré sa forte influence.
📌 L’État de droit implique que les normes soient contrôlées par un juge, notamment par le contrôle de constitutionnalité exercé par le Conseil constitutionnel.
📌 La démocratie illibérale conserve les formes de la démocratie, comme les élections et parfois le parlementarisme, tout en restreignant les contre-pouvoirs, le pluralisme et les libertés.
Compléments
Hugo Grotius publie Du droit de la guerre et de la paix en 1625 et développe l’idée de droits propres à l’homme que l’État doit protéger.
L’arrêt CE, Ass., 2 mars 1962, Rubin de Servens qualifie d’acte de gouvernement la décision du président de la République de recourir à l’article 16 de la Constitution, ce qui la soustrait au contrôle juridictionnel.
Antiquité → Moyen Âge → Lumières → Révolution → après-guerre
La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971, Liberté d’association, consacre le bloc de constitutionnalité en reconnaissant la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958 et des textes auxquels il renvoie.
Les principales normes textuelles du bloc de constitutionnalité sont:
Un principe fondamental reconnu par les lois de la République doit avoir sa source dans une loi, être inscrit dans une législation républicaine antérieure à 1946, présenter un caractère fondamental et avoir une application continue.
📌 Les principes de valeur constitutionnelle ont pour objet de consacrer des droits, tandis que les objectifs de valeur constitutionnelle servent notamment à justifier la limitation de ces droits.
Normes supérieures → contrôle du juge → protection des droits
★ À maîtriser
Le droit international pénal criminalise des comportements individuels commis à l’égard d’autres individus, tandis que le droit international des droits de l’homme impose aux États de respecter les droits des personnes relevant de leur juridiction.
Le droit international pénal et le droit international des droits de l’homme sont rattachés au droit international parce que leurs règles proviennent de conventions conclues entre États et qu’elles encadrent leurs obligations internationales.
Le droit international des droits de l’homme protège les situations de la vie quotidienne, tandis que le droit international pénal vise des crimes internationaux d’une ampleur telle que les juridictions nationales peuvent ne pas pouvoir les réprimer efficacement.
Compléments
Conventions entre États → droits et obligations pour les individus et les États
★ À maîtriser
La Cour pénale internationale est la seule juridiction pénale internationale permanente, créée par le Statut de Rome entré en vigueur en 2002.
Les crimes jugés étaient:
Les tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda ont été créés par résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pour juger des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des génocides.
La CEDH applique la Convention européenne des droits de l’homme et vérifie le respect des obligations étatiques, tandis que la CPI applique le Statut de Rome et recherche la responsabilité individuelle pour des crimes internationaux.
La CEDH applique une logique de subsidiarité : les autorités nationales garantissent d’abord les droits et la Cour n’intervient qu’après leur défaillance, sans substituer son appréciation à celle des juridictions nationales.
La CPI peut connaître d’un crime relevant du régime ordinaire s’il a été commis sur le territoire d’un État partie ou reconnu compétent, ou par un ressortissant d’un tel État.
Les quatre crimes sont:
Compléments
CEDH : subsidiarité ; CPI : complémentarité
★ À maîtriser
📌 Le Statut de Rome ne permet pas à un particulier de saisir directement la CPI, alors que la Convention européenne des droits de l’homme permet à un individu de former une requête devant la CEDH.
Selon l’article 13 du Statut de Rome, la CPI peut être saisie par un État partie, par le Conseil de sécurité des Nations unies ou par le Procureur agissant de sa propre initiative avec l’autorisation d’une chambre préliminaire.
La CEDH peut être saisie par un État partie au titre de l’article 33 de la Convention européenne des droits de l’homme ou par un individu au titre de l’article 34.
📌 La recevabilité d’une requête individuelle devant la CEDH exige notamment l’épuisement des voies de recours internes et le respect d’un délai de quatre mois à compter de la décision interne définitive.
Compléments
CPI sans recours individuel ; CEDH avec requête individuelle
★ À maîtriser
📌 Le Conseil constitutionnel est une institution dont le statut juridictionnel est discuté : créé par la Constitution comme organe constitué, il semble pourtant créer des normes constitutionnelles, notamment les objectifs et principes à valeur constitutionnelle.
Compléments
La Constitution de 1958 a confié au Conseil constitutionnel trois fonctions:
Le terme « bloc de constitutionnalité » a été proposé par Louis FAVOREU et non par le Conseil constitutionnel.
1971 : bloc de constitutionnalité → 1974 : saisine parlementaire → QPC : contrôle a posteriori
★ À maîtriser
📌 Le droit à un recours effectif exige l’existence d’une voie de recours et son aptitude à remédier réellement à la violation d’un droit, tandis que le droit à un procès équitable garantit les conditions dans lesquelles un tribunal examine le litige.
📌 L’indépendance impose au juge d’être libre de toute pression, influence ou instruction d’un autre organe étatique, tandis que l’impartialité exige l’absence de parti pris ou de préjugé dans l’affaire jugée.
Compléments
L’article 13 de la Convention européenne des droits de l’homme garantit le recours effectif, tandis que l’article 6 garantit le procès équitable.
Les garanties communes aux matières civile et pénale sont l’égalité des armes, qui concerne la relation entre chaque partie et le juge, et le contradictoire, qui concerne la possibilité de répondre aux prétentions des autres parties.
Droits procéduraux → recours et procès effectifs → protection des droits matériels
★ À maîtriser
📌 Un droit absolu ne tolère aucune limitation, tandis qu’un droit non absolu peut être limité si les conditions juridiques de cette limitation sont respectées.
📌 La restriction est une exception à la règle selon laquelle le titulaire jouit de son droit, tandis que la dérogation écarte le régime juridique normalement applicable pour lui substituer un régime dérogatoire.
Le contrôle de proportionnalité vérifie l’existence d’un objectif légitime, l’aptitude de la mesure à atteindre cet objectif, sa nécessité et sa proportionnalité au sens strict.
Dans le contrôle de conventionnalité, la légalité d’une restriction exige une base légale en droit interne et une base suffisamment claire, accessible et prévisible.
Compléments
📌 La norme est le contenant qui prescrit une règle, tandis que la règle est le contenu prescrit par cette norme.
📌 Dans le régime répressif, la liberté est le principe et la restriction intervient après l’exercice du droit, de sorte que le contrôle est effectué a posteriori.
Droit absolu : aucune limitation ; droit non absolu : limitation sous conditions
★ À maîtriser
📌 Dans un régime répressif, la liberté est le principe et la restriction intervient après l’exercice du droit, tandis que dans un régime préventif la sécurité est le principe et la restriction intervient avant l’exercice, souvent par une autorisation préalable.
Le juge ordinaire contrôle d’abord in abstracto la compatibilité de la loi avec la norme conventionnelle et peut ajouter un contrôle in concreto lorsque les effets de la loi dans la situation particulière excèdent ceux raisonnablement prévisibles à la lecture du texte.
Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité de la loi à la Constitution uniquement in abstracto, sous la forme d’un contrôle restreint ou plein selon le droit ou la liberté en cause.
Compléments
Régime répressif : liberté puis contrôle ; régime préventif : contrôle puis liberté
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 15 de la CESDH et l’article 4 du PIDCP, l’État ne peut déroger à certains droits absolus et doit notifier sa volonté de déroger au Conseil de l’Europe ou aux Nations Unies, tandis que les mesures adoptées doivent rester strictement nécessaires à la sauvegarde de l’existence de la Nation.
Compléments
Interne → notification internationale → contrôle de proportionnalité
★ À maîtriser
📌 Le principe d’égalité est abstrait, universel et individualiste, tandis que l’interdiction des discriminations est concrète et catégorielle, car elle vise les différences de traitement entre groupes définis par un critère tel que le sexe, la religion ou la nationalité.
📌 Une discrimination directe vise explicitement un groupe, tandis qu’une discrimination indirecte résulte d’une règle apparemment neutre dont les effets défavorisent particulièrement une catégorie de personnes.
📌 Les articles 3 et 4 de la CESDH consacrent une prohibition absolue des traitements inhumains, dégradants, de la torture, de l’esclavage et du travail forcé, de sorte que ces droits ne peuvent faire l’objet ni d’une restriction proportionnée ni d’une dérogation, même en cas de menace pour la vie de la Nation.
Compléments
Égalité : principe abstrait et universel ; discrimination : distinction concrète entre catégories
La CEDH interdit le refoulement lorsqu’il expose réellement l’étranger à un traitement inhumain ou dégradant contraire à l’article 3 de la CESDH, même si l’atteinte résulte des conséquences du renvoi et non de l’extradition elle-même.
L’article 33 de la Convention de Genève de 1951 consacre le principe de non-refoulement des étrangers auxquels la qualité de réfugié est reconnue.
Dans l’arrêt Paposhvili c. Belgique de 2016, la CEDH a jugé qu’un étranger malade ne peut être refoulé lorsqu’il existe un risque réel de déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou une réduction significative de son espérance de vie.
Refoulement ou détention indigne → protection par ricochet de l’article 3
★ À maîtriser
L’embryon n’est pas une personne juridique en droit français, car la personnalité juridique commence à la naissance lorsque l’être humain est né vivant et viable, mais il n’est pas non plus une chose patrimoniale ordinaire.
La règle infans conceptus considère l’enfant conçu comme né chaque fois que cela lui profite, notamment pour lui permettre de succéder ou d’exercer une action en réparation après sa naissance vivante et viable.
La loi du 2 août 2021 autorise l’assistance médicale à la procréation aux couples homme-femme, aux couples femme-femme et aux femmes seules, sans discrimination fondée notamment sur le statut matrimonial ou l’orientation sexuelle, sous réserve du consentement et des conditions d’âge.
L’euthanasie active consiste à provoquer volontairement la mort, tandis que l’euthanasie passive consiste à ne pas entreprendre ou à arrêter un traitement afin d’éviter l’obstination déraisonnable.
La loi du 2 février 2016 permet une sédation profonde et continue jusqu’au décès lorsque le patient souffre d’une affection grave et incurable avec pronostic vital engagé à court terme et souffrance réfractaire, ou lorsque l’arrêt d’un traitement engage à court terme le pronostic vital et risque d’entraîner une souffrance insupportable.
Compléments
📌 Le droit français interdit le clonage reproductif, qui consiste à faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne, et le qualifie de crime contre l’espèce humaine.
La dignité protège la personne, mais peut aussi limiter ses droits subjectifs
La Charte sociale européenne et le PIDESC reconnaissent des droits sociaux, mais leur justiciabilité demeure limitée car les organes compétents rendent principalement des observations ou recommandations non obligatoires pour les États.
Le droit à l’emploi impose à l’État une obligation de moyens consistant à mener une politique active favorisant le plein emploi, et non une obligation de résultat garantissant un emploi à chaque personne.
Le droit au logement opposable, institué par la loi du 5 mars 2007, permet à une personne résidant régulièrement en France et ne pouvant accéder par ses propres moyens à un logement décent de saisir une commission de médiation puis, en cas de carence de l’État, le tribunal administratif.
Droits sociaux reconnus → justiciabilité et effectivité limitées
★ À maîtriser
La protection subsidiaire vise trois situations:
🔄 La procédure d’asile suit trois étapes:
📌 La CNDA substitue sa propre appréciation à celle de l’Ofpra et peut reconnaître le statut de réfugié en tenant compte des changements intervenus dans le pays d’origine entre les deux décisions. — CE, Aldana Barena, 8 janv 1982
Compléments
📌 Les clauses d’exclusion empêchent de reconnaître la qualité de réfugié lorsqu’il existe de sérieuses raisons de penser que la personne a commis un crime contre la paix, un crime de guerre, un crime contre l’humanité, un crime grave de droit commun ou des agissements contraires aux buts et principes des Nations unies.
Réfugié, protection subsidiaire, exclusion
★ À maîtriser
📌 Le principe de précaution répond à un risque environnemental potentiel, tandis que le principe de prévention s’applique à un risque avéré.
📌 Selon le RGPD, le consentement rend licite le traitement des données ordinaires, tandis que le traitement des données sensibles est en principe interdit et ne devient licite qu’avec le consentement explicite de la personne ou dans les conditions prévues par le règlement.
Compléments
📌 L’article 9 du Code civil permet au juge de prescrire toute mesure nécessaire pour faire cesser une atteinte à la vie privée, sans préjudice de la réparation du dommage.
Précaution face au risque potentiel, prévention face au risque avéré
📌 Depuis la décision du 13 mars 2003, Loi pour la sécurité intérieure, le Conseil constitutionnel distingue la liberté d’aller et venir de la liberté individuelle et rattache la première aux articles 2 et 4 de la Déclaration de 1789. — Cons. const.
L’article 21 du TFUE garantit la libre circulation des citoyens de l’Union, et l’article 45 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantit leur droit de circuler et de séjourner librement dans les États membres.
L’article 12 du PIDCP de 1966, entré en vigueur en 1976, garantit à toute personne légalement présente sur le territoire d’un État le droit d’y circuler librement et d’y choisir librement sa résidence.
L’article 2 du protocole n° 4 à la CESDH garantit la libre circulation et le libre choix de la résidence, tandis que son article 3, paragraphe 2, interdit de priver une personne du droit d’entrer sur le territoire de l’État dont elle est ressortissante.
📌 La privation de liberté relève de l’article 5, paragraphe 1, de la CESDH, tandis que la restriction à la liberté de circulation relève de l’article 2 du protocole n° 4 ; la distinction dépend notamment des effets, de la durée et des modalités d’exécution de la mesure. — CEDH, Domenjoud c. France, 16 mai 2024
La liberté d’aller et venir comprend trois composantes:
L’exercice de la liberté de se déplacer exclut en principe une déclaration préalable ou une autorisation préalable, même si les pouvoirs publics peuvent effectuer des contrôles à l’occasion du déplacement.
En droit français, l’attribution de la nationalité repose principalement sur le droit du sang : l’enfant devient français lorsqu’au moins un de ses parents est français, que les parents soient mariés ou non et que l’enfant soit né en France ou à l’étranger.
La naissance en France ne suffit pas à attribuer la nationalité française par le droit du sol, qui suppose notamment une résidence en France d’au moins cinq ans.
La naturalisation exige en principe la majorité, une résidence généralement fixée à cinq ans et l’assimilation à la communauté française, évaluée notamment par la maîtrise de la langue française ; elle n’est jamais automatique.
La déchéance de nationalité peut être prononcée par décret après avis conforme du Conseil d’État contre une personne ayant acquis la nationalité française et condamnée pour un crime ou un délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, sauf si elle devient apatride.
L’inéligibilité prive temporairement une personne du droit d’être élue et peut entraîner l’annulation de l’élection, tandis que l’incompatibilité permet l’élection mais oblige l’élu à choisir entre son mandat et une fonction incompatible.
Depuis le nouveau Code pénal de 1994, la détention ne prive plus automatiquement les détenus de leurs droits civiques ; cette privation doit être prononcée par un juge comme peine complémentaire limitée dans le temps.
Liberté autonome, distincte de la liberté individuelle
| Catégorie | Objet | Fondement principal |
|---|---|---|
| Droits-autonomie | Permettre de faire et s’émanciper de l’autorité publique | DDHC de 1789 |
| Droits-créances | Obtenir une prestation de l’autorité publique | Préambule de 1946 |
| Droits de troisième génération | Protéger l’humanité contre les menaces globales | Charte de l’environnement de 2004 |
| Élément | CEDH | CPI |
|---|---|---|
| Norme appliquée | Convention européenne des droits de l’homme | Statut de Rome |
| Responsable principalement visé | État | Individu |
| Logique d’intervention | Subsidiarité | Complémentarité |
| Accès individuel | Requête individuelle possible | Pas de recours individuel direct |
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1. Quelle caractéristique définit les droits et libertés fondamentaux dans l’approche doctrinale française ?
2. Quel critère distingue principalement l’approche substantialiste de l’approche normativiste des droits fondamentaux ?
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Que désignent les droits et libertés fondamentaux en France ?
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Comment l'approche substantialiste identifie-t-elle un droit fondamental ?
Par la substance et la valeur qu'il porte.
Comment l'approche normativiste identifie-t-elle un droit fondamental ?
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