Liberté → fondement → auteur → atteinte → justification
📌 L’article L. 521-2 du Code de justice administrative permet au juge administratif d’ordonner en urgence les mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale en cas d’atteinte grave et manifestement illégale par une personne publique ou un organisme privé chargé d’un service public.
Libertés publiques : garanties par la loi ; droits fondamentaux : supérieurs et invocables
★ À maîtriser
📌 Benjamin Constant distingue la liberté des Anciens, fondée sur la participation du citoyen au pouvoir collectif, et la liberté des Modernes, fondée sur la jouissance paisible de l’indépendance privée. - De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes, 1819
📌 La liberté négative se définit par l’absence de contrainte ou d’ingérence, tandis que la liberté positive se définit par la capacité effective de la personne à exercer ses choix et à être autonome.
Compléments
Anciens : participer au pouvoir ; Modernes : protéger l’indépendance privée
L’article 4 de la DDHC fait de la liberté la règle et de la restriction l’exception, de sorte que l’autorité qui limite une liberté doit justifier juridiquement cette restriction.
Selon l’article 4 de la DDHC, la liberté de chacun trouve sa limite dans la liberté d’autrui, mais le législateur peut aussi limiter une liberté pour la concilier avec d’autres exigences constitutionnelles, notamment la sauvegarde de l’ordre public.
L’article 5 de la DDHC consacre le principe selon lequel le silence de la loi profite à la liberté : ce qui n’est pas interdit peut en principe être fait et nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n’ordonne pas.
Liberté comme règle → restriction justifiée par la loi
📌 Une liberté est une faculté d’agir ou de ne pas agir dont le titulaire détermine l’usage, tandis qu’un droit subjectif est une prérogative dont le titulaire peut exiger la satisfaction d’un débiteur.
📌 Le pouvoir est une prérogative exercée dans l’intérêt d’autrui ou en vue d’un objectif déterminé, contrairement à la liberté qui est exercée dans l’intérêt de son titulaire.
Liberté : permission ; droit : exigence ; pouvoir : intérêt d’autrui ; garantie : effectivité
📌 Un droit naturel qui n’est pas consacré et organisé par une norme juridique positive ne peut pas nécessairement être invoqué devant un juge et son effectivité juridique reste incertaine.
Droits de l’Homme : antérieurs à l’État ; libertés publiques : organisées par l’État
📌 Il n’existe pas de hiérarchie formelle entre les normes constitutionnelles : le caractère fondamental d’un droit ne lui confère pas une valeur supérieure aux autres normes constitutionnelles.
Droit fondamental : norme supérieure ; liberté fondamentale : catégorie du référé-liberté
★ À maîtriser
📌 Les droits-libertés imposent principalement une abstention de l’État, les droits-créances exigent une prestation, les droits-participations exigent une organisation de l’accès au droit et les droits-garanties exigent une procédure assurant l’effectivité des droits.
📌 Les droits absolus ne peuvent en principe faire l’objet de restrictions ou de dérogations, tandis que les droits conditionnels ou relatifs peuvent être restreints sans que leur substance soit vidée de son contenu.
Compléments
La Charte de l’environnement a été adossée à la Constitution de 1958 par la révision constitutionnelle de 2005 et possède une pleine valeur constitutionnelle.
La Convention protège notamment :
Générations → structure → intensité
★ À maîtriser
📌 Le terme « droits de l’Homme » convient aux instruments internationaux, « libertés publiques » au régime législatif et au contrôle de l’administration, et « droits fondamentaux » à la contrainte exercée sur le législateur par les normes supérieures.
Compléments
📌 Les qualificatifs « imprescriptible », « inviolable » et « inaliénable » peuvent renforcer la portée symbolique d’un droit sans lui conférer nécessairement une force juridique absolue.
📌 L’article 15 § 2 de la Convention européenne des droits de l’Homme interdit toute dérogation à certains droits absolus, même en cas de guerre ou de danger public menaçant la vie de la nation.
Droit absolu : aucune dérogation ; droit relatif : restriction possible sans vider le droit de sa substance
★ À maîtriser
📌 L’universalité des droits de l’Homme peut masquer les différences de conception et de mise en œuvre de ces droits selon les États et les sociétés.
Compléments
📌 L’indivisibilité des droits de l’Homme signifie qu’ils devraient tous être protégés de la même manière, mais cette notion a parfois permis aux États d’éviter de distinguer les catégories de droits et de ne pas protéger efficacement les droits économiques et sociaux.
Dégrader un droit peut dégrader les autres : l’interdépendance relie les libertés
★ À maîtriser
Les personnes physiques, y compris les étrangers, sont titulaires des droits et libertés de valeur constitutionnelle, sous réserve de l’adaptation de certaines règles à leur situation.
L’article 1er de la Convention européenne des droits de l’Homme impose aux États de reconnaître les droits définis par la Convention à toute personne relevant de leur juridiction.
La titularité d’un droit ne suffit pas pour agir en justice, car il faut notamment être directement et personnellement affecté par sa violation selon la procédure utilisée.
L’effet vertical impose à l’État et aux autorités publiques de respecter les droits fondamentaux des individus, tandis que l’effet horizontal admet que des atteintes puissent provenir de personnes privées.
Compléments
📌 Les personnes morales sont titulaires des droits compatibles avec leur nature, mais elles ne peuvent pas invoquer les droits inhérents à la personne humaine, comme le droit à la vie.
Effet vertical : État-individu ; effet horizontal : personne privée-personne privée
Dans l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995, le Conseil d’État a reconnu le respect de la dignité de la personne humaine comme une composante de l’ordre public.
Dans sa décision du 27 juillet 1994 relative aux lois de bioéthique, le Conseil constitutionnel a reconnu la dignité de la personne humaine comme un principe à valeur constitutionnelle tiré du Préambule de la Constitution de 1946.
Bioéthique 1994 → Morsang-sur-Orge 1995 → composante de l’ordre public
★ À maîtriser
La société d’Ancien Régime est organisée en ordres :
John Locke développe les droits de l’Homme à l’état de nature dans ses Deux Traités du gouvernement civil publiés en 1690.
Les principaux textes anglais sont :
Compléments
Privilèges → pensée des Lumières → textes anglais → rupture révolutionnaire
★ À maîtriser
La DDHC présente les droits comme naturels, inaliénables et, pour certains, sacrés, et les rend opposables à tous les pouvoirs, notamment au pouvoir politique.
La DDHC s’inspire du droit naturel, notamment de John Locke, ainsi que de la Déclaration des droits de Virginie du 12 juin 1776 et de la Déclaration d’indépendance américaine du 4 juillet 1776.
Compléments
Bastille → Assemblée nationale → abolition des privilèges → DDHC
Les droits naturels et imprescriptibles sont :
L’article 4 de la DDHC définit la liberté comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, les bornes de cette liberté ne pouvant être déterminées que par la loi.
La combinaison des articles 4 et 5 de la DDHC fonde le principe selon lequel la liberté est la règle et la restriction de police l’exception.
Dans l’arrêt CE, 19 mai 1933, Benjamin, le Conseil d’État exige qu’une mesure de police restreignant une liberté soit nécessaire, adaptée aux circonstances et proportionnée au maintien de l’ordre public.
L’article 16 de la DDHC lie l’existence d’une Constitution à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs.
L’article 17 de la DDHC qualifie la propriété de droit inviolable et sacré, mais permet une privation justifiée par une nécessité publique légalement constatée, sous réserve d’une juste et préalable indemnité.
Dans sa décision du 16 janvier 1982, Nationalisations, le Conseil constitutionnel a affirmé la valeur constitutionnelle des principes et droits consacrés par la DDHC, qui fait ainsi partie du bloc de constitutionnalité.
1789 : déclaration de principes ; aujourd’hui : norme constitutionnelle invocable
| Classification | Catégories | Obligation principale de l’État |
|---|---|---|
| Par générations | Civils et politiques ; économiques et sociaux ; solidarité | Variable selon le droit |
| Par structure | Droits-libertés ; droits-créances ; droits-participations ; droits-garanties | Abstention, prestation, organisation ou procédure |
| Par intensité | Droits absolus ; droits conditionnels ou relatifs | Aucune restriction ou restriction préservant la substance |
| Critère | Droits absolus | Droits relatifs |
|---|---|---|
| Restrictions | Aucune restriction ou dérogation de principe | Restrictions possibles |
| Limite | Protection même en cas de guerre ou de danger public | Le noyau dur et la substance doivent être préservés |
| Exemple | Interdiction de la torture | Droit d’accès à un tribunal |
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