QCM : Loyauté du commerce électronique (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que consacre l’article 9-1 du Code civil en matière de vie privée ?

Le droit de chacun à la protection de ses données médicales uniquement
Le droit de chacun à obtenir réparation pour toute atteinte à sa réputation
Le droit de chacun à contrôler la publication de toute information le concernant
Le droit de chacun au respect de sa vie privée, sans définition précise de celle-ci

Le droit de chacun au respect de sa vie privée, sans définition précise de celle-ci

Explication

L’article 9-1 consacre le droit au respect de la vie privée, mais n’en donne pas de définition précise. La protection des seules données médicales est trop restreinte pour rendre compte de ce droit général.

2. Quelle conception de la vie privée découle de l’interprétation de l’article 8 de la CEDH dans l’arrêt Pretty contre Royaume-Uni ?

La possibilité de mener sa propre existence avec un minimum d’ingérence extérieure, y compris dans ses choix de santé
La protection contre toute décision publique touchant à la santé, quelle que soit sa justification
Le droit de préserver du public les informations relatives à sa vie familiale et professionnelle
La garantie que chacun peut obtenir des soins médicaux selon ses préférences personnelles

La possibilité de mener sa propre existence avec un minimum d’ingérence extérieure, y compris dans ses choix de santé

Explication

L’arrêt rattache à la vie privée l’autonomie personnelle et la possibilité de mener sa propre existence avec un minimum d’ingérence extérieure, notamment dans les choix de santé. La protection ne signifie pas que toute intervention publique dans le domaine de la santé est exclue.

3. Une entreprise rassemble et exploite systématiquement des informations accessibles sur des personnes afin de constituer des profils. Quel principe s’applique au regard de l’article 8 de la CEDH ?

Cette exploitation peut constituer une ingérence dans la vie privée, même si les informations sont publiques
Cette exploitation échappe à l’article 8 dès lors que les informations peuvent être consultées en ligne
Cette exploitation relève de la vie privée seulement si les informations avaient été obtenues de façon confidentielle
Cette exploitation constitue une ingérence seulement si elle porte sur des données médicales

Cette exploitation peut constituer une ingérence dans la vie privée, même si les informations sont publiques

Explication

La collecte, la conservation ou l’exploitation systématique d’informations relatives à une personne peut porter atteinte à sa vie privée, même si ces informations sont publiques ou aisément accessibles. Leur disponibilité en ligne ne suffit donc pas à écarter l’application de l’article 8.

4. Quelle distinction sépare un arrêt de principe d’une jurisprudence constante ?

L’arrêt de principe tranche un litige individuel, tandis que la jurisprudence constante rassemble les textes votés par le législateur
L’arrêt de principe résulte d’une répétition durable, tandis que la jurisprudence constante formule une règle nouvelle pour les litiges futurs
L’arrêt de principe émane d’une juridiction supérieure, tandis que la jurisprudence constante regroupe les décisions des juridictions inférieures
L’arrêt de principe formule une règle destinée à guider des litiges similaires, tandis que la jurisprudence constante résulte de la répétition durable d’une solution

L’arrêt de principe formule une règle destinée à guider des litiges similaires, tandis que la jurisprudence constante résulte de la répétition durable d’une solution

Explication

Un arrêt de principe énonce une règle générale utile pour de futurs litiges similaires, tandis qu’une jurisprudence constante se caractérise par la reprise durable et répétée d’une solution. La répétition correspond donc à la seconde notion, et non à l’arrêt de principe.

5. Selon l’arrêt Breyer de 2016, dans quelle situation une adresse IP dynamique constitue-t-elle une donnée personnelle ?

Lorsque l’adresse IP reste identique lors des différentes connexions de la personne
Lorsque la personne publie elle-même son adresse IP sur un espace accessible au public
Lorsque le fournisseur d’accès transmet spontanément au responsable le nom associé à l’adresse IP
Lorsque le responsable du traitement peut légalement identifier la personne grâce à des informations détenues par un tiers

Lorsque le responsable du traitement peut légalement identifier la personne grâce à des informations détenues par un tiers

Explication

La CJUE a considéré qu’une adresse IP dynamique peut être une donnée personnelle si le responsable dispose de moyens légaux pour identifier la personne à l’aide d’informations détenues par un tiers. Il n’est pas nécessaire que l’adresse IP soit statique pour relever de cette qualification.

6. Quel événement a précédé l’adoption de la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 ?

La controverse suscitée par le projet SAFARI d’interconnexion de grands fichiers administratifs au moyen d’un identifiant unique
La mise en œuvre d’une directive européenne imposant un registre commun des données nominatives
La création d’un fichier biométrique national destiné à remplacer les documents d’identité
L’adoption d’un règlement européen encadrant les transferts de données personnelles

La controverse suscitée par le projet SAFARI d’interconnexion de grands fichiers administratifs au moyen d’un identifiant unique

Explication

La loi du 6 janvier 1978 a été adoptée après la controverse liée au projet SAFARI, qui visait à relier de grands fichiers administratifs par un identifiant unique. La directive européenne mentionnée dans une autre réponse date de 1995 et n’a donc pas précédé cette loi.

7. Quelle évolution distingue la définition des données personnelles de 1978 de celle retenue par la directive européenne de 1995 ?

La définition de 1978 visait les données nominatives identifiant directement la personne, tandis que celle de 1995 incluait aussi l’identification indirecte
La définition de 1978 concernait les personnes physiques et morales, tandis que celle de 1995 visait les personnes physiques
La définition de 1978 incluait l’identification indirecte, tandis que celle de 1995 la limitait aux noms et prénoms
La définition de 1978 reposait sur le contexte d’utilisation, tandis que celle de 1995 se limitait aux fichiers administratifs

La définition de 1978 visait les données nominatives identifiant directement la personne, tandis que celle de 1995 incluait aussi l’identification indirecte

Explication

La définition de 1978 reposait sur des données nominatives permettant d’identifier directement la personne, alors que la directive de 1995 a retenu un critère fonctionnel couvrant l’identification directe ou indirecte. La définition de 1995 n’a donc pas restreint la notion aux seuls noms et prénoms.

8. Une information concerne une personne physique dont l’identité peut être établie indirectement. Comment le RGPD la qualifie-t-il ?

Comme une donnée anonyme dès lors que l’identité n’est pas indiquée directement
Comme une donnée personnelle concernant une personne physique identifiable
Comme une donnée personnelle seulement si elle révèle une catégorie particulière
Comme une donnée personnelle seulement si elle figure dans un fichier nominatif

Comme une donnée personnelle concernant une personne physique identifiable

Explication

Le RGPD définit une donnée personnelle comme toute information concernant une personne physique identifiée ou identifiable, ce qui inclut l’identification indirecte. L’absence d’un nom directement associé à l’information ne la rend donc pas anonyme.

9. Une plateforme traite des données de connexion et des informations biométriques. Quelle conclusion correspond aux catégories de données protégées ?

Les données de connexion sont protégées, mais les données biométriques ne le sont pas
Ces deux types de données sont protégés seulement s’ils révèlent la vie familiale
Ces deux types de données font partie des données personnelles protégées
Les données biométriques sont protégées, mais les données de connexion ne le sont pas

Ces deux types de données font partie des données personnelles protégées

Explication

Les données protégées comprennent notamment les données biométriques ainsi que les données de connexion. Leur protection ne dépend pas du fait qu’elles révèlent aussi des éléments de la vie familiale.

10. Qui est le responsable de traitement au sens du RGPD ?

L’autorité qui contrôle le respect des règles et prononce des sanctions
La personne qui fournit les données et choisit leur durée de conservation
La personne ou l’organisme qui détermine les finalités et les moyens du traitement
Le sous-traitant qui exécute les opérations selon les instructions reçues

La personne ou l’organisme qui détermine les finalités et les moyens du traitement

Explication

Le responsable de traitement détermine pourquoi les données sont traitées et selon quels moyens. Le sous-traitant, contrairement à lui, réalise des opérations sur instruction du responsable.

11. Une entreprise traite des données pour remplir une obligation imposée par la loi. Sur quelle base légale peut-elle fonder ce traitement ?

L’exécution d’un contrat conclu avec chaque personne
L’obligation légale à laquelle l’entreprise est soumise
Le consentement présumé des personnes concernées
L’intérêt légitime que l’entreprise estime avoir à agir

L’obligation légale à laquelle l’entreprise est soumise

Explication

L’obligation légale constitue l’une des six bases légales prévues par le RGPD. L’intérêt légitime est une autre base, mais il ne correspond pas ici au motif décrit.

12. Avant de commencer un traitement, que doit faire le responsable concernant sa base légale et, si celle-ci est le consentement, la manière de l’obtenir ?

Choisir une base légale après le début du traitement et obtenir un consentement spécifique dans tous les cas
Documenter la base légale avant le traitement, mais considérer le consentement comme implicite dès qu’un service est utilisé
Identifier et documenter la base légale, et recueillir un consentement libre, spécifique, éclairé et univoque lorsqu’il est retenu
Recueillir un consentement libre et éclairé pour tout traitement, puis documenter la base légale après son lancement

Identifier et documenter la base légale, et recueillir un consentement libre, spécifique, éclairé et univoque lorsqu’il est retenu

Explication

La base légale doit être identifiée et documentée avant le commencement du traitement, et le consentement doit satisfaire les quatre critères indiqués lorsqu’il sert de base. Exiger le consentement pour toute base confond le consentement avec les cinq autres bases légales.

13. Une organisation conserve des données personnelles bien après la période nécessaire à son objectif initial. Quel principe du RGPD est directement en cause ?

L’exactitude des données enregistrées
La minimisation des données collectées
La limitation de la conservation
La transparence de l’information fournie

La limitation de la conservation

Explication

La limitation de la conservation impose de ne pas garder les données au-delà de la durée nécessaire. La minimisation concerne plutôt la quantité de données collectées, et non leur durée de conservation.

14. Quel ensemble correspond aux droits reconnus aux personnes concernées par le RGPD ?

Information, accès, rectification, effacement, limitation, portabilité et opposition
Information, consultation, suppression, conservation, portabilité, plainte et indemnisation
Information, accès, rectification, effacement, indemnisation, confidentialité et opposition
Accès, rectification, effacement, limitation, portabilité, anonymisation et transfert

Information, accès, rectification, effacement, limitation, portabilité et opposition

Explication

Le RGPD reconnaît notamment les droits d’information, d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, de portabilité et d’opposition. L’indemnisation peut relever d’une démarche distincte, mais ne fait pas partie de cette liste de droits.

15. Quelle distinction décrit correctement les droits à l’effacement et à la limitation du traitement ?

L’effacement suspend temporairement le traitement, tandis que la limitation supprime définitivement les données
L’effacement peut supprimer les données dans certains cas, tandis que la limitation suspend temporairement leur traitement
L’effacement bloque leur transmission à un autre responsable, tandis que la limitation impose leur anonymisation
L’effacement rend les données portables, tandis que la limitation permet de corriger leur contenu

L’effacement peut supprimer les données dans certains cas, tandis que la limitation suspend temporairement leur traitement

Explication

Le droit à l’effacement peut conduire à la suppression des données, alors que la limitation suspend leur traitement de manière temporaire. Confondre la limitation avec une suppression définitive efface précisément cette distinction.

16. Que la CJUE a-t-elle reconnu sous certaines conditions dans l’arrêt Google Spain du 13 mai 2014 ?

Le droit d’effacer toutes les données détenues par un moteur de recherche, indépendamment des résultats associés à un nom
Le droit de demander le déréférencement de résultats affichés après une recherche sur le nom d’une personne, après mise en balance avec l’intérêt du public
Le droit d’imposer la suppression de toute page source contenant le nom d’une personne, sans examiner l’intérêt du public
Le droit de bloquer toute recherche nominative dès qu’une personne conteste la publication d’une information

Le droit de demander le déréférencement de résultats affichés après une recherche sur le nom d’une personne, après mise en balance avec l’intérêt du public

Explication

L’arrêt a reconnu, sous certaines conditions et après mise en balance avec l’intérêt du public, un droit au déréférencement de résultats liés à une recherche par nom. Le déréférencement concerne les résultats de recherche et n’entraîne pas nécessairement la suppression de la page source.

17. Une personne a adressé une réclamation au responsable de traitement, qui n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Quelle démarche devient possible ?

Demander d’abord une autorisation au sous-traitant
Attendre une décision judiciaire avant de contacter l’autorité de contrôle
Déposer une plainte pénale comme préalable obligatoire
Saisir l’autorité de contrôle ou le juge

Saisir l’autorité de contrôle ou le juge

Explication

L’absence de réponse dans un délai d’un mois, comme une réponse négative, ouvre la voie à un recours auprès de l’autorité de contrôle ou du juge. Une plainte pénale préalable n’est pas une condition indiquée pour exercer ce recours.

18. Quel rôle caractérise la CNIL dans le domaine des données personnelles ?

Un service ministériel chargé principalement de gérer les fichiers de chaque entreprise
Une autorité administrative indépendante chargée notamment d’accompagner, de rechercher, de contrôler et de sanctionner
Une association professionnelle chargée de négocier les bases légales des traitements
Une juridiction civile chargée de statuer sur les demandes de dommages et intérêts

Une autorité administrative indépendante chargée notamment d’accompagner, de rechercher, de contrôler et de sanctionner

Explication

La CNIL est une autorité administrative indépendante dont les missions comprennent l’accompagnement et le suivi, la recherche, le contrôle et les sanctions. Les demandes de dommages et intérêts relèvent des juridictions civiles, et non de la CNIL en tant que juridiction.

19. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel mondial très supérieur à 500 millions d’euros et risque l’amende maximale prévue par le RGPD. Quel plafond s’applique selon la règle du montant le plus élevé ?

Un pour cent de son chiffre d’affaires annuel national
Quatre pour cent de son chiffre d’affaires annuel mondial
Vingt millions d’euros, quel que soit son chiffre d’affaires
Dix millions d’euros, auxquels s’ajoutent les dommages et intérêts

Quatre pour cent de son chiffre d’affaires annuel mondial

Explication

Le plafond est le montant le plus élevé entre 20 millions d’euros et 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ; pour cette entreprise, le pourcentage produit le plafond le plus élevé. Les dommages et intérêts relèvent de la réparation civile et ne constituent pas une part de ce plafond administratif.

20. Quelle distinction entre sanctions administratives, actions civiles et sanctions pénales est exacte ?

La sanction administrative répare le préjudice, l’action civile punit l’infraction et la sanction pénale fait respecter les règles
La sanction administrative vise le respect des règles, l’action civile la réparation du préjudice et la sanction pénale la punition d’une infraction
La sanction administrative indemnise la victime, l’action civile contrôle les traitements et la sanction pénale organise leur mise en conformité
La sanction administrative punit l’infraction, l’action civile fait respecter les règles et la sanction pénale répare le préjudice

La sanction administrative vise le respect des règles, l’action civile la réparation du préjudice et la sanction pénale la punition d’une infraction

Explication

Ces trois voies ont des finalités distinctes : faire respecter les règles, réparer un préjudice ou punir une infraction. L’action civile vise la réparation et non la punition pénale.

21. Quel principe de liberté l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 énonce-t-il ?

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne trouble pas l’ordre public.
La liberté consiste à exercer ses droits dans les limites fixées par les autorités.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
La liberté consiste à agir selon les besoins de l’intérêt général.

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

Explication

L’article 4 définit la liberté comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. L’ordre public peut intervenir dans d’autres limites juridiques, mais il ne remplace pas la formulation de cet article.

22. Dans quelle condition une loi peut-elle limiter la liberté d’expression et de communication en ligne protégée par l’article 10 de la CEDH ?

Lorsqu’une restriction facilite la modération des échanges numériques.
Lorsqu’une restriction répond à la demande d’un acteur privé.
Lorsqu’une restriction protège une opinion contre toute contestation.
Lorsqu’une restriction poursuit un but légitime.

Lorsqu’une restriction poursuit un but légitime.

Explication

La liberté d’expression et de communication en ligne peut être limitée par la loi si la restriction poursuit un but légitime. Une demande privée, à elle seule, ne constitue pas le critère indiqué pour justifier cette limitation.

23. Quel principe de la DDHC de 1789 structure également les limites pénales applicables aux usages numériques ?

La liberté permet de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
La liberté permet d’agir dans les limites définies par les plateformes.
La liberté permet de s’exprimer tant qu’aucune plainte n’est déposée.
La liberté permet de faire tout ce qui respecte les usages majoritaires.

La liberté permet de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

Explication

L’article 4 fonde la liberté sur la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, principe qui structure aussi les limites pénales des usages numériques. Le respect des règles d’une plateforme relève d’un autre cadre et ne formule pas ce principe.

24. Quelles conditions l’article 10 de la CEDH pose-t-il à une limitation de la liberté d’expression ?

Elle doit être décidée par une plateforme et prévue dans ses règles.
Elle doit être approuvée par la personne visée et poursuivre un but légitime.
Elle doit être nécessaire à la réputation d’une personne et approuvée par un juge.
Elle doit être prévue par la loi et poursuivre un but légitime.

Elle doit être prévue par la loi et poursuivre un but légitime.

Explication

Une limitation de la liberté d’expression doit être prévue par la loi et poursuivre un but légitime. L’approbation de la personne visée n’est pas l’une des conditions énoncées par l’article 10.

25. Quelle caractéristique distingue l’injure de la diffamation ?

L’injure désigne une critique portant sur une décision publique contestée.
L’injure impute un fait précis, tandis que la diffamation exprime un mépris général.
L’injure exprime le mépris sans imputer de fait précis à la personne visée.
L’injure consiste à divulguer une information privée sans commentaire dépréciatif.

L’injure exprime le mépris sans imputer de fait précis à la personne visée.

Explication

L’injure est une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective qui n’impute aucun fait précis. L’imputation d’un fait précis correspond plutôt à la distinction avec la diffamation.

26. Comment les plafonds d’amende distinguent-ils l’injure non publique de l’injure publique ?

L’injure non publique peut coûter jusqu’à 12 000 €, et l’injure publique jusqu’à 38 €.
Les deux formes peuvent entraîner une amende maximale de 38 €.
Les deux formes peuvent entraîner une amende maximale de 12 000 €.
L’injure non publique peut coûter jusqu’à 38 €, et l’injure publique jusqu’à 12 000 €.

L’injure non publique peut coûter jusqu’à 38 €, et l’injure publique jusqu’à 12 000 €.

Explication

Le plafond est de 38 € pour l’injure non publique et peut atteindre 12 000 € pour l’injure publique. Inverser ces plafonds attribue à chaque forme la sanction prévue pour l’autre.

27. Quel effet la création d’un hyperlien vers un contenu injurieux produit-elle sur le délai de prescription de l’action publique ?

Elle fait repartir le délai, qui est en principe de trois mois après la publication.
Elle réduit le délai, qui expire trois mois après la création du lien.
Elle laisse inchangé le délai, qui court à compter de la notification à l’hébergeur.
Elle suspend le délai, qui reprend à la date de la première consultation du lien.

Elle fait repartir le délai, qui est en principe de trois mois après la publication.

Explication

L’action publique pour injure en ligne se prescrit en principe trois mois après la publication, et la création d’un hyperlien fait repartir le délai. La notification à l’hébergeur n’est pas le point de départ mentionné pour cette prescription.

28. Des propos publiés sur Facebook et accessibles aux seuls membres d’une communauté d’intérêts sont-ils publics au sens de l’arrêt du 10 avril 2013 ?

Non, les propos perdent leur caractère public dès qu’un compte Facebook est privé.
Non, l’accès limité aux membres d’une communauté d’intérêts leur retire le caractère public.
Oui, une publication sur Facebook est publique dès lors qu’elle est accessible à plusieurs personnes.
Oui, dès lors que les membres de la communauté peuvent partager les propos hors du groupe.

Non, l’accès limité aux membres d’une communauté d’intérêts leur retire le caractère public.

Explication

La Cour de cassation a jugé que des propos accessibles uniquement aux membres d’une communauté d’intérêts ne revêtaient pas un caractère public. Le fait qu’une publication soit diffusée sur Facebook ne suffit donc pas, à lui seul, à la rendre publique.

29. Quelles peines peuvent être prononcées pour une injure discriminatoire publique ?

Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Jusqu’à 1 500 € d’amende, sans peine d’emprisonnement

Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Explication

L’injure discriminatoire publique est punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. L’amende pouvant atteindre 1 500 € concerne l’injure discriminatoire non publique.

30. Une personne souhaite engager une action pour des propos discriminatoires tenus il y a dix mois. Quel délai de prescription s’applique à ces propos ?

Trois ans à compter des faits
Un an à compter de la découverte des propos
Un an à compter des faits
Trois mois à compter des faits

Un an à compter des faits

Explication

Les propos discriminatoires se prescrivent par un an, notamment depuis la loi Perben II du 9 mars 2004. Le délai de trois mois, souvent confondu avec celui-ci, s’applique aux propos de droit commun.

31. Quelle caractéristique distingue la diffamation de l’injure ?

Elle révèle des informations privées sans porter atteinte à la réputation
Elle impute un fait précis portant atteinte à l’honneur ou à la considération
Elle formule une menace destinée à contraindre la personne visée
Elle exprime une appréciation offensante sans imputer de fait précis

Elle impute un fait précis portant atteinte à l’honneur ou à la considération

Explication

La diffamation consiste à alléguer ou imputer un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne. Une injure, à la différence, n’impute pas de fait précis.

32. Quelle sanction prévoit la loi Gayssot de 1990 pour la négation, la contestation ou la minimisation des crimes contre l’humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Jusqu’à 1 500 € d’amende, sans peine d’emprisonnement
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende

Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Explication

La loi Gayssot punit ces faits d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. La peine de cinq ans et 75 000 € concerne la diffusion d’un enregistrement relevant du happy slapping.

33. Quels éléments caractérisent le cyberharcèlement ?

Une collecte de données personnelles qui ne modifie pas la vie de la victime
Un message offensant isolé qui porte atteinte à la réputation de la victime
La diffusion d’une vidéo de violence, même sans comportement répété
Des propos ou comportements répétés qui dégradent les conditions de vie ou la santé de la victime

Des propos ou comportements répétés qui dégradent les conditions de vie ou la santé de la victime

Explication

Le cyberharcèlement est une forme numérique de harcèlement moral reposant sur des propos ou comportements répétés et entraînant une dégradation des conditions de vie ou de la santé. La diffusion d’une vidéo de violence relève plutôt de la définition du happy slapping.

34. Une victime de cyberharcèlement subit une interruption totale de travail de six jours. Quelles peines sont prévues pour cette situation ?

Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende

Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende

Explication

Lorsque l’interruption totale de travail causée est inférieure ou égale à huit jours, le cyberharcèlement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. La peine de deux ans et 30 000 € s’applique lorsque cette interruption dépasse huit jours.

35. À partir de quel moment commence à courir le délai de prescription de trois ans du harcèlement constitué par des faits répétés ?

À compter de la dernière occurrence des faits
À compter du premier acte de la série
À compter de la cessation de la relation entre les personnes
À compter du dépôt de la plainte

À compter de la dernière occurrence des faits

Explication

Le délai de prescription du harcèlement est de trois ans à compter de la dernière occurrence des faits répétés. Le faire courir dès le premier acte méconnaîtrait la règle applicable à cette série de faits.

36. Une personne diffuse un enregistrement relevant du happy slapping, sans que celui-ci provienne de l’exercice normal d’une profession ni serve de preuve en justice. Quelles peines risque-t-elle ?

Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende

Explication

La diffusion d’un enregistrement relevant du happy slapping est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, sous réserve des exceptions indiquées. La peine d’un an et 45 000 € concerne notamment l’injure discriminatoire publique.

37. Qu’est-ce qui caractérise le fonctionnement du Dark Web ?

Des réseaux privés reliés à Internet qui transmettent les données sans chiffrement ni relais
Des pages publiques indexées par les moteurs de recherche et accessibles avec un navigateur ordinaire
Des serveurs centralisés qui identifient les utilisateurs grâce à une adresse de connexion visible
Des réseaux accessibles par des logiciels spécifiques qui chiffrent les connexions et les font passer par plusieurs relais

Des réseaux accessibles par des logiciels spécifiques qui chiffrent les connexions et les font passer par plusieurs relais

Explication

Le Dark Web regroupe des réseaux superposés à Internet, accessibles avec des logiciels spécifiques qui chiffrent les connexions et les font transiter par plusieurs relais afin d’anonymiser le trafic. Des pages publiques accessibles avec un navigateur ordinaire ne correspondent pas à cette description.

38. Comment le droit traite-t-il les infractions commises sur le Dark Web, comme la vente de stupéfiants ?

Elles ne peuvent être poursuivies que si l’identité de chaque utilisateur est publique
Elles relèvent des infractions déjà prévues par la loi, sans qu’une infraction spécifique au Dark Web soit nécessaire
Elles exigent la création d’une infraction propre à chaque réseau utilisé
Elles relèvent d’un régime pénal distinct qui remplace les infractions ordinaires

Elles relèvent des infractions déjà prévues par la loi, sans qu’une infraction spécifique au Dark Web soit nécessaire

Explication

Les actes commis sur le Dark Web, tels que les ventes de stupéfiants ou l’association de malfaiteurs, relèvent d’infractions déjà prévues par la loi. La technologie utilisée ne rend pas nécessaire la création d’une infraction spécifique.

39. Un meurtre est commis sur commande après préméditation. Quelle responsabilité le commanditaire peut-il encourir ?

La responsabilité pour simple association de malfaiteurs, sans qualification d’assassinat
La responsabilité pour provocation, passible d’une amende sans peine criminelle
La complicité d’homicide involontaire, passible d’une peine d’emprisonnement limitée
La complicité d’assassinat, passible de la réclusion criminelle à perpétuité

La complicité d’assassinat, passible de la réclusion criminelle à perpétuité

Explication

Si le meurtre commandité est commis ou tenté, le commanditaire peut être complice d’assassinat, la préméditation résultant de la commande, et encourir la réclusion criminelle à perpétuité. L’homicide involontaire ne correspond pas à un meurtre prémédité accompli sur commande.

40. Quelle caractéristique distingue juridiquement le viol dans sa définition ?

Une proposition rémunérée de commettre un acte sexuel sur autrui
Une atteinte sexuelle imposée par violence, contrainte, menace ou surprise, sans autre condition
Un acte de pénétration imposé par violence, contrainte, menace ou surprise
La production d’une représentation sexuelle impliquant une personne mineure

Un acte de pénétration imposé par violence, contrainte, menace ou surprise

Explication

La définition du viol requiert un acte de pénétration commis sur autrui ou sur l’auteur lui-même dans des circonstances coercitives ou de surprise. Une atteinte sexuelle avec ces mêmes circonstances, sans pénétration exigée, relève de la définition de l’agression sexuelle.

41. Quelle peine encourt le viol commis via Internet, sous réserve des circonstances aggravantes applicables ?

Dix ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende
Trente ans d’emprisonnement
Quinze ans d’emprisonnement

Trente ans d’emprisonnement

Explication

Le viol commis via Internet est puni de trente ans d’emprisonnement, sous réserve de l’examen des circonstances aggravantes applicables. La peine de quinze ans correspond à la peine indiquée pour le viol en général, tandis que les peines avec amende concernent l’agression sexuelle.

42. Une atteinte sexuelle est imposée par surprise, mais aucun acte de pénétration n’est commis : quelle qualification correspond à cette définition ?

Le viol
La proposition rémunérée de commettre un viol
La production pédopornographique
L’agression sexuelle

L’agression sexuelle

Explication

L’agression sexuelle est définie comme une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise, sans que la pénétration soit une condition de cette définition. Le viol, contrairement à cette qualification, suppose un acte de pénétration.

43. Une représentation sexuelle met en scène une personne fictive présentée comme mineure de moins de quinze ans, et sa production n’est pas destinée à être diffusée : quelle règle s’applique ?

La production est réprimée même si le contenu ne vise pas à être diffusé
La production relève de l’infraction seulement lorsque le contenu est effectivement diffusé
La représentation n’est concernée que si elle est réalisée par un acte de pénétration
La production est réprimée seulement si la personne mineure représentée est réelle

La production est réprimée même si le contenu ne vise pas à être diffusé

Explication

La pédopornographie peut représenter une personne mineure réelle ou fictive, et la production visant un mineur de moins de quinze ans est réprimée même sans objectif de diffusion. Exiger une personne réelle méconnaît le fait que la définition inclut aussi les personnes fictives.

44. Dans quel cas une pratique commerciale répond-elle à la définition d’une pratique déloyale ?

Elle compare des produits concurrents et modifie nécessairement les prix pratiqués sur le marché
Elle supprime un avis négatif sans que cela puisse influencer le comportement économique des consommateurs
Elle communique une information exacte qui aide un consommateur à évaluer une offre
Elle contrevient à la diligence professionnelle et peut altérer substantiellement le comportement économique du consommateur normalement informé

Elle contrevient à la diligence professionnelle et peut altérer substantiellement le comportement économique du consommateur normalement informé

Explication

Une pratique déloyale est contraire aux exigences de la diligence professionnelle et altère, ou peut altérer substantiellement, le comportement économique du consommateur de référence. Une comparaison de produits n’est pas, à elle seule, le critère définissant cette déloyauté.

45. Quelle exigence s’applique aux avis en ligne publiés par les consommateurs ?

Ils doivent être vérifiés par une enquête de la DGCCRF avant publication
Ils doivent comparer les offres de plusieurs concurrents pour être considérés comme fiables
Ils doivent correspondre à la réalité et à l’expérience du consommateur
Ils doivent être favorables pour pouvoir être maintenus sur une plateforme

Ils doivent correspondre à la réalité et à l’expérience du consommateur

Explication

Les avis publiés doivent être fidèles à la réalité et à l’expérience du consommateur, conformément aux dispositions du Code de la consommation mentionnées. Exiger que les avis soient favorables confond la fidélité de l’avis avec un jugement positif sur le produit.

46. Une plateforme supprime sélectivement les avis négatifs et publie de faux avis positifs : quelle conséquence ces pratiques peuvent-elles entraîner ?

Elles sont conformes aux règles dès lors que les avis positifs sont publiés par des consommateurs
Elles constituent une publicité comparative punie d’une peine pouvant atteindre quinze ans d’emprisonnement
Elles peuvent constituer des pratiques commerciales trompeuses punies de peines pouvant atteindre deux ans de prison et 300 000 € d’amende
Elles relèvent du dénigrement dès lors que les avis positifs portent sur un produit concurrent

Elles peuvent constituer des pratiques commerciales trompeuses punies de peines pouvant atteindre deux ans de prison et 300 000 € d’amende

Explication

La suppression sélective des avis négatifs et la création de faux avis positifs peuvent être qualifiées de pratiques commerciales trompeuses, passibles des peines indiquées. Le dénigrement porte sur des informations fautives diffusées au sujet d’un concurrent et ne décrit pas ces manipulations d’avis.

47. Une entreprise diffuse des informations non sourcées sur un concurrent pour le discréditer : de quelle pratique s’agit-il ?

De la publicité comparative
De la diligence professionnelle
Du dénigrement
De la modération des avis en ligne

Du dénigrement

Explication

Diffuser des informations fausses, mensongères ou non sourcées sur un concurrent afin de le discréditer relève du dénigrement. La publicité comparative est une pratique distincte qui consiste à comparer des produits concurrents.

48. Une entreprise publie de faux avis positifs pour influencer les achats : quelle qualification et quelles peines peuvent s’appliquer ?

Une publicité comparative, passible de quinze ans d’emprisonnement
Un dénigrement, passible de cinq ans de prison et de 75 000 € d’amende
Une pratique commerciale loyale, dès lors que les avis sont publiés en ligne
Une pratique commerciale trompeuse, passible de deux ans de prison et de 300 000 € d’amende

Une pratique commerciale trompeuse, passible de deux ans de prison et de 300 000 € d’amende

Explication

Les faux avis positifs peuvent constituer une pratique commerciale trompeuse, passible de deux ans de prison et de 300 000 € d’amende selon les références légales indiquées. Le dénigrement porte sur des informations fautives diffusées au sujet d’un concurrent, et non sur la fabrication de faux avis positifs.

49. Quelle situation relève de la publicité comparative plutôt que du dénigrement ?

Une entreprise diffuse des informations non sourcées pour discréditer un concurrent
Un vendeur publie de faux avis positifs pour accroître l’attrait de son produit
Une publicité met côte à côte des produits de marques concurrentes afin de les comparer
Une plateforme retire sélectivement les avis négatifs visant ses propres produits

Une publicité met côte à côte des produits de marques concurrentes afin de les comparer

Explication

La publicité comparative consiste à mettre côte à côte des produits de marques concurrentes pour les comparer. La diffusion d’informations fausses ou non sourcées afin de discréditer un concurrent constitue plutôt du dénigrement.

50. Un commerçant annonce une réduction en comparant le prix affiché au prix le plus bas pratiqué 45 jours auparavant, alors qu’un prix inférieur a été appliqué plus récemment : quelle règle s’applique ?

Le prix de référence doit correspondre au prix moyen pratiqué pendant les 30 jours précédant la réduction
Le prix de référence peut être celui pratiqué 45 jours auparavant si la réduction est clairement affichée
Le prix de référence doit correspondre au prix le plus bas pratiqué pendant les 30 jours précédant la réduction
Le prix de référence peut être un prix fictif si le montant de la réduction est exact

Le prix de référence doit correspondre au prix le plus bas pratiqué pendant les 30 jours précédant la réduction

Explication

La directive Omnibus impose que le prix de référence soit le prix le plus bas pratiqué durant les 30 jours précédant la réduction. Utiliser un prix antérieur plus élevé, alors qu’un prix inférieur a été pratiqué dans cette période, ne respecte pas cette règle.

51. Une boutique en ligne vend un article sans le conserver en stock, puis transmet la commande à un fournisseur qui expédie directement le produit au client. Quel modèle décrit cette activité ?

Le dropshipping, où le vendeur agit comme intermédiaire et perçoit une marge sur la vente
La vente directe sur stock, où le vendeur conserve les articles et les expédie lui-même
La commission d’affiliation, où le promoteur reçoit une rémunération pour une recommandation
Le courtage commercial, où le vendeur met en relation deux parties sans vendre le produit

Le dropshipping, où le vendeur agit comme intermédiaire et perçoit une marge sur la vente

Explication

Dans le dropshipping, le vendeur ne stocke pas le produit et charge un fournisseur de l’expédier directement au client, tout en percevant une marge. La vente directe sur stock se distingue par le stockage et l’expédition des articles par le vendeur.

52. Quelle personne répond à la définition d’un influenceur dans le cadre de la promotion commerciale ?

Une personne physique ou morale qui mobilise sa notoriété contre rémunération pour promouvoir une offre ou une cause
Une personne physique qui recommande gratuitement des produits sans mobiliser une audience particulière
Une entreprise qui stocke des biens et les expédie aux clients sans faire appel à une audience
Un intermédiaire qui met en relation un fournisseur et un vendeur en échange d’une commission sur la livraison

Une personne physique ou morale qui mobilise sa notoriété contre rémunération pour promouvoir une offre ou une cause

Explication

La définition vise une personne physique ou morale qui mobilise à titre onéreux sa notoriété auprès d’une audience pour promouvoir des biens, des services ou une cause. Une recommandation gratuite ne correspond pas à l’élément de rémunération indiqué.

53. Pendant toute la promotion rémunérée d’un produit, quelle mention un influenceur doit-il faire apparaître explicitement en vertu de la loi du 9 juin 2023 ?

« Produit recommandé » ou « avis personnel »
« Publicité » ou « collaboration commerciale »
« Contenu éditorial » ou « placement de produit »
« Offre partenaire » ou « lien sponsorisé »

« Publicité » ou « collaboration commerciale »

Explication

La loi impose que la mention « publicité » ou « collaboration commerciale » soit explicite pendant toute la promotion. Des formulations comme « produit recommandé » ne sont pas les mentions prévues par cette règle.

54. Un influenceur vend en dropshipping : quelle série d’obligations lui incombe en tant que vendeur selon l’article 6 de la loi de 2023 ?

Déclarer le fournisseur à la DGCCRF, certifier l’origine de chaque produit et rembourser toute commande sous trente jours
Présenter le transporteur, vérifier la solvabilité du client et obtenir une autorisation préalable de mise en vente
Indiquer l’identité du fournisseur, vérifier l’absence de contrefaçon et fournir l’information précontractuelle requise
Indiquer l’identité de l’acheteur, garantir la livraison par ses propres moyens et publier les avis reçus

Indiquer l’identité du fournisseur, vérifier l’absence de contrefaçon et fournir l’information précontractuelle requise

Explication

L’influenceur pratiquant le dropshipping est considéré comme un vendeur et doit informer sur l’identité du fournisseur, vérifier l’absence de contrefaçon et respecter l’information précontractuelle prévue par le Code de la consommation. L’obligation de livrer par ses propres moyens ne fait pas partie de cette série.

55. Un consommateur commande un bien en ligne et le vendeur n’annonce aucun délai particulier : quelle obligation encadre la délivrance et quel délai légal s’applique ?

Le fournisseur doit confirmer la commande, dans un délai légal de dix jours
La plateforme doit garantir la réception du bien, dans un délai légal de quarante-cinq jours
Le transporteur doit remettre la chose vendue, dans un délai légal de quinze jours
Le vendeur doit délivrer la chose vendue, dans un délai légal de trente jours

Le vendeur doit délivrer la chose vendue, dans un délai légal de trente jours

Explication

L’article 1604 du Code civil impose au vendeur l’obligation de délivrance, complétée par le délai légal de trente jours prévu par l’article L. 221-15 du Code de la consommation. Ce délai concerne la délivrance par le vendeur, et non une simple confirmation de commande.

56. Quelles informations un vendeur en ligne doit-il communiquer au titre de l’article 224-18 du Code de la consommation ?

Sa raison sociale, son adresse et son numéro d’immatriculation
Le nom de son fournisseur, son pays d’origine et son numéro de TVA
Le nom du transporteur, son adresse et le numéro de suivi des colis
Son nom commercial, son numéro de téléphone et son adresse électronique

Sa raison sociale, son adresse et son numéro d’immatriculation

Explication

L’article 224-18 impose au vendeur en ligne de communiquer sa raison sociale, son adresse et son numéro d’immatriculation. Les coordonnées du transporteur et les informations de suivi ne remplacent pas ces éléments d’identification.

57. Une plateforme voit réapparaître des vendeurs sanctionnés sous une nouvelle identité et peine à faire appliquer des sanctions à des vendeurs basés à l’étranger. À quel problème ces situations renvoient-elles ?

À la fragilisation de la traçabilité des vendeurs en ligne
À la détermination du délai légal de délivrance des commandes
À l’exercice du droit de rétractation par un acheteur insatisfait
À la vérification de l’identité du destinataire lors de la livraison

À la fragilisation de la traçabilité des vendeurs en ligne

Explication

La réapparition sous une nouvelle identité et les difficultés liées aux acteurs étrangers illustrent la fragilisation de la traçabilité. Le droit de rétractation concerne l’annulation d’un achat et ne désigne pas la difficulté territoriale d’appliquer une sanction.

58. Une interface met délibérément en avant un choix que l’utilisateur ne souhaite pas faire afin de l’orienter contre son intérêt. Comment qualifie-t-on ce procédé ?

Un dark pattern, qui manipule la présentation de l’interface pour orienter le choix
Une obligation d’accountability, qui impose de démontrer la conformité des traitements
Un sludge, qui repose sur l’ajout de frictions artificielles dans le parcours
Un profilage publicitaire, qui classe les utilisateurs selon leurs interactions en ligne

Un dark pattern, qui manipule la présentation de l’interface pour orienter le choix

Explication

Un dark pattern est une interface conçue délibérément pour orienter, voire contraindre, le choix du consommateur contre son intérêt. Le sludge désigne plutôt l’ajout de frictions artificielles au parcours de l’utilisateur.

59. Quelle règle l’article 25 du DSA établit-il à l’égard des plateformes en ligne ?

Il leur interdit de concevoir des interfaces manipulatoires
Il leur impose de recueillir un consentement pour chaque interaction
Il leur demande de conserver les avis clients pendant une durée déterminée
Il leur impose de publier les critères utilisés pour recommander des produits

Il leur interdit de concevoir des interfaces manipulatoires

Explication

L’article 25 du DSA interdit expressément aux plateformes en ligne de concevoir des interfaces manipulatoires. La conservation des avis clients n’est pas la règle formulée par cet article.

60. Un site exploite les consultations d’avis, les ajouts au panier et le temps passé sur les fiches produits : à quoi ces interactions peuvent-elles servir ?

À prouver que chaque commande a été remise au destinataire
À établir l’identité juridique du vendeur auprès des acheteurs
À déterminer si un produit respecte les règles de sécurité avant sa mise en vente
À affiner le profilage publicitaire des utilisateurs

À affiner le profilage publicitaire des utilisateurs

Explication

Ces interactions génèrent des données qui peuvent être utilisées pour affiner le profilage publicitaire. Elles ne prouvent pas, à elles seules, la remise d’une commande au destinataire.

61. Une entreprise traite des données personnelles et doit pouvoir démontrer sa conformité aux exigences du RGPD : quel principe répond à cette obligation ?

Le principe de portabilité, associé à l’obligation de transférer les données à une autorité
Le principe d’accountability, associé à l’exigence de licéité du traitement
Le principe de transparence, associé à l’obligation d’effacer toute donnée collectée
Le principe de minimisation, associé à l’obligation de publier chaque traitement

Le principe d’accountability, associé à l’exigence de licéité du traitement

Explication

Le RGPD impose la licéité du traitement et le principe d’accountability, qui oblige le responsable à pouvoir démontrer sa conformité. La minimisation porte sur la limitation des données traitées et ne correspond pas à cette obligation de démonstration.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Loyauté du commerce électronique.

Que consacre l’article 9-1 du Code civil ?

Le droit de chacun au respect de sa vie privée.

Quelle limite l’article 9-1 du Code civil laisse-t-il à la définition de la vie privée ?

Il n’en donne pas de définition précise.

Quelle décision interprète l’article 8 de la CEDH en matière de vie privée ?

CEDH, Pretty contre UK, 29 avril 2002.

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