QCM : Organisation et convergence de la sécurité sociale (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on la protection sociale ?

L’ensemble des aides destinées aux personnes qui ne disposent pas de revenus suffisants pour vivre
L’ensemble des régimes obligatoires qui couvrent les risques professionnels et les dépenses de santé
L’ensemble des efforts, techniques et institutions qui protègent des conséquences des risques sociaux et du besoin
L’ensemble des dispositifs qui compensent la perte d’un emploi et facilitent le retour au travail

L’ensemble des efforts, techniques et institutions qui protègent des conséquences des risques sociaux et du besoin

Explication

La protection sociale rassemble des efforts, des techniques et des institutions visant à protéger les personnes des conséquences des risques sociaux et à les mettre autant que possible à l’abri du besoin. La réduire aux régimes obligatoires confond protection sociale et sécurité sociale, tandis que l’aide aux personnes sans ressources et l’indemnisation du chômage n’en couvrent que des aspects particuliers.

2. Comment la sécurité sociale se situe-t-elle par rapport aux autres composantes de la protection sociale ?

Elle regroupe l’aide sociale et les assurances chômage, tandis que les régimes sociaux restent distincts
Elle constitue la totalité de la protection sociale, dont l’aide sociale est un régime interne
Elle en est la composante principale, distincte notamment de l’aide sociale et de la protection complémentaire
Elle est une composante complémentaire, destinée à améliorer les prestations de l’aide sociale

Elle en est la composante principale, distincte notamment de l’aide sociale et de la protection complémentaire

Explication

La sécurité sociale est la pièce principale de la protection sociale, mais elle demeure distincte de l’aide sociale, de la protection complémentaire et de l’indemnisation du chômage. La confondre avec l’ensemble efface ces distinctions, tandis que la protection complémentaire et l’aide sociale ne sont pas des composantes internes de la sécurité sociale.

3. Une personne ne peut pas payer ses dépenses courantes avec ses ressources. Quel dispositif répond principalement à ce besoin, plutôt qu’à la couverture d’un risque ou d’une charge ?

L’aide sociale, qui répond notamment aux besoins faute de moyens suffisants
La protection complémentaire, qui répond aux besoins faute de moyens suffisants
L’indemnisation du chômage, qui répond aux besoins faute de moyens suffisants
La sécurité sociale, qui répond aux besoins faute de moyens suffisants

L’aide sociale, qui répond notamment aux besoins faute de moyens suffisants

Explication

L’aide sociale répond aux besoins, notamment de ceux qui n’ont pas les moyens d’y faire face, tandis que la sécurité sociale couvre des risques et des charges. L’option portant sur la sécurité sociale confond ces missions; la protection complémentaire améliore des prestations et l’indemnisation du chômage relève d’organismes propres.

4. Une personne demande qui gère son indemnisation après avoir perdu son emploi. Quel rattachement institutionnel correspond à l’indemnisation du chômage ?

Des organismes propres à l’indemnisation du chômage, hors de la sécurité sociale
Les organismes de protection complémentaire, au titre de l’amélioration des prestations
Les institutions d’aide sociale, au titre de la réponse aux besoins financiers
Les régimes de sécurité sociale, au titre de la couverture des risques professionnels

Des organismes propres à l’indemnisation du chômage, hors de la sécurité sociale

Explication

L’indemnisation du chômage relève d’organismes propres et non de la sécurité sociale; elle dépend de la partie du Code du travail consacrée à l’emploi. La rattacher aux régimes de sécurité sociale confond les deux dispositifs, tandis que l’aide sociale et la protection complémentaire répondent à d’autres fonctions.

5. Une personne réside en France de façon stable et régulière sans y travailler. Parmi les charges prévues par l’article L. 111-1, lesquelles entrent dans le champ de couverture de la sécurité sociale ?

Les risques d’accident, de vieillesse et de décès qui réduisent les revenus
Les frais de soins et de famille, à condition d’exercer une activité professionnelle
Les charges de maladie, de maternité, de paternité, de famille et d’autonomie
Les besoins d’aide sociale liés à l’insuffisance des ressources du ménage

Les charges de maladie, de maternité, de paternité, de famille et d’autonomie

Explication

L’article L. 111-1 prévoit la couverture de ces charges pour toute personne travaillant ou résidant en France de façon stable et régulière. Réserver cette couverture aux travailleurs écarte à tort les résidents, et les risques diminuant les revenus ne se confondent pas avec la liste des charges citée.

6. Après un accident, une salariée ne peut plus exercer son emploi et ses revenus professionnels diminuent. Comment qualifier principalement cet événement ?

Un besoin social, car ses ressources ne couvrent plus ses dépenses courantes
Une charge sociale, car ses dépenses augmentent et déséquilibrent son budget
Un risque social, car sa capacité de travail et de gain est réduite
Une prestation sociale, car la perte de salaire appelle une intervention publique

Un risque social, car sa capacité de travail et de gain est réduite

Explication

Un risque social réduit la capacité de travail et de gain, et peut donc diminuer les revenus professionnels habituels. Une charge se caractérise plutôt par une hausse des dépenses; le besoin d’aide et la prestation désignent autre chose que la nature de l’événement.

7. L’arrivée d’un enfant entraîne pour une famille de nouvelles dépenses qui déséquilibrent son budget, sans réduire les revenus professionnels. Comment qualifier cet événement ?

Un risque social, car l’événement réduit la capacité de travail du parent
Un risque social, car l’événement diminue les revenus professionnels habituels
Une prestation sociale, car l’événement donne lieu à une aide financière
Une charge sociale, car l’événement augmente les dépenses de la famille

Une charge sociale, car l’événement augmente les dépenses de la famille

Explication

Une charge sociale est un événement qui augmente les dépenses de l’assuré ou de sa famille et déséquilibre leur budget. Une baisse de revenus ou de capacité de travail caractérise plutôt un risque; une prestation est une réponse, et non l’événement lui-même.

8. Deux personnes ont des revenus et des risques individuels différents. Dans un système de solidarité sociale, quel principe détermine leurs cotisations ?

Un montant identique, indépendamment de leurs revenus et de leurs risques
Leurs dépenses de santé constatées, plutôt que le niveau de leurs revenus
Leur risque individuel, plutôt que le niveau de leurs revenus
Leurs revenus, plutôt que leur niveau de risque individuel

Leurs revenus, plutôt que leur niveau de risque individuel

Explication

La solidarité sociale lie les cotisations aux revenus plutôt qu’au risque individuel, ce qui permet de couvrir des personnes aux niveaux de revenus et de risques variés. La tarification selon le risque relève de la logique d’assurance individuelle, tandis qu’une cotisation uniforme ou fondée sur les dépenses ne correspond pas au principe décrit.

9. Un régime verse des prestations calculées pour préserver une partie du salaire perçu avant un accident et se finance principalement par des cotisations assises sur les salaires. À quelle conception correspond-il ?

À la conception bismarckienne
À la conception beveridgienne
À une conception de prestations uniformes
À une conception financée principalement par l’impôt

À la conception bismarckienne

Explication

La conception bismarckienne cherche à maintenir au moins en partie le revenu professionnel antérieur et repose principalement sur des cotisations liées aux salaires. La garantie d’un minimum vital relève de la conception beveridgienne, tandis que les prestations forfaitaires uniformes et le financement principalement fiscal ne caractérisent pas le modèle décrit.

10. Un pays garantit à toute sa population un minimum vital grâce à des prestations forfaitaires et uniformes, financées par des cotisations uniformes et en partie par l’impôt. Quel modèle applique-t-il ?

Le modèle salarial à prestations proportionnelles
Le modèle d’assurance à cotisations liées au salaire
Le modèle beveridgien de minimum vital
Le modèle bismarckien de maintien du salaire

Le modèle beveridgien de minimum vital

Explication

Le modèle beveridgien garantit à tous un minimum vital par des prestations forfaitaires et uniformes, avec des cotisations uniformes ou un financement en partie fiscal. Le maintien du revenu antérieur et les cotisations salariales caractérisent plutôt la conception bismarckienne.

11. Quelle caractéristique décrit le système français de sécurité sociale dès sa création en 1945 ?

Il reprend exclusivement la conception beveridgienne
Il reprend exclusivement la conception bismarckienne
Il ne s’inspire ni de la conception bismarckienne ni de la beveridgienne
Il emprunte aux conceptions bismarckienne et beveridgienne

Il emprunte aux conceptions bismarckienne et beveridgienne

Explication

Dès sa création en 1945, le système français emprunte aux deux conceptions, bismarckienne et beveridgienne. Le réduire à l’une seule méconnaît ce caractère mixte.

12. Une chronologie indique que l’industrialisation commence en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. Quand touche-t-elle la France, selon cette chronologie ?

Dans la première moitié du XIXe siècle
À la fin du XVIIIe siècle
Au début du XVIIIe siècle
Dans la seconde moitié du XIXe siècle

Dans la première moitié du XIXe siècle

Explication

L’industrialisation apparaît en Angleterre dès la fin du XVIIIe siècle, mais ne touche la France que dans la première moitié du XIXe siècle. La fin du XVIIIe correspond donc à l’apparition anglaise, non à la diffusion française.

13. Dans une usine du XIXe siècle, les accidents deviennent plus fréquents alors que les machines sont dangereuses, les cadences intenses, la formation insuffisante et les dispositifs de sécurité rares. Quelle explication rend le mieux compte de cette hausse ?

La dépendance au salaire, indépendamment des dangers professionnels
La diminution des cadences et l’amélioration des dispositifs de sécurité
La combinaison de dangers matériels et de conditions de travail difficiles
La seule présence de machines, indépendamment des conditions de travail

La combinaison de dangers matériels et de conditions de travail difficiles

Explication

Les accidents se multiplient sous l’effet combiné des machines dangereuses, du manque de sécurité, des cadences intenses, du manque de formation et de la précarité de l’emploi. La seule présence des machines ne rend pas compte de l’ensemble des facteurs mentionnés.

14. Un ouvrier blessé dans un accident du travail ne peut plus exercer son métier et ne dispose pas d’une autre source de revenu. Quelle conséquence sociale majeure risque de toucher sa famille ?

La protection du revenu familial par l’accident lui-même
La réduction des charges familiales sans perte de ressources
La réorganisation du travail sans risque d’appauvrissement
La perte de la seule source de revenu et le risque d’indigence

La perte de la seule source de revenu et le risque d’indigence

Explication

Les accidents du travail et les maladies professionnelles peuvent priver l’ouvrier de sa seule source de revenu et plonger sa famille dans l’indigence. Une modification du travail ne suffit pas à décrire cette conséquence économique grave.

15. Une ouvrière dont la famille dépend de son salaire est exposée à un risque professionnel qui pourrait l’empêcher de travailler. Quelle question de protection sociale est particulièrement cruciale dans cette situation ?

Comment garantir la stabilité de l’emploi sans examiner les ressources
Comment remplacer les machines sans tenir compte du revenu perdu
Comment calculer le salaire sans prendre en compte les charges du ménage
Comment maintenir un revenu adapté à ses charges individuelles et familiales

Comment maintenir un revenu adapté à ses charges individuelles et familiales

Explication

La dépendance du travailleur industriel à son salaire rend essentielles la continuité du revenu en cas de risque et son adéquation aux charges individuelles et familiales. La prévention des accidents ne répond pas à elle seule à cette question de maintien et de niveau de revenu.

16. Au XIXe siècle, un salarié blessé au travail demande réparation à son employeur, mais ne peut établir aucune faute de celui-ci. Quel obstacle juridique compromet sa demande ?

Il peut obtenir réparation en invoquant la responsabilité du fait des choses
Il ne peut généralement pas obtenir réparation sans prouver une faute de l’employeur
Il peut obtenir réparation dès que l’accident du travail est établi
Il peut obtenir réparation en démontrant que son employeur est assuré

Il ne peut généralement pas obtenir réparation sans prouver une faute de l’employeur

Explication

Au XIXe siècle, le salarié devait prouver une faute de l’employeur, ce qui rendait souvent la réparation difficile à obtenir. La réparation automatique correspond à la législation instaurée en 1898, et non au régime antérieur.

17. Une personne propose de remplacer la protection sociale par l’épargne individuelle. Quelle raison explique le mieux pourquoi cette solution ne suffit pas ?

Elle mutualise les risques selon les besoins et garantit un revenu identique à chacun
Elle finance immédiatement les prestations en répartissant les sommes entre cotisants
Elle protège des risques en ajustant les sommes épargnées au niveau de chacun
Elle dépend d’un revenu disponible, peut perdre de sa valeur et ne finance pas immédiatement les prestations

Elle dépend d’un revenu disponible, peut perdre de sa valeur et ne finance pas immédiatement les prestations

Explication

L’épargne suppose que le revenu dépasse les dépenses nécessaires, peut être érodée par l’inflation et ne permet pas de financer immédiatement un système de prestations. La mutualisation des risques relève de la protection sociale, tandis que l’épargne dépend des ressources individuelles.

18. Dans un régime de solidarité sociale, deux personnes ont des revenus très différents mais présentent un risque individuel comparable. Quel principe guide la détermination de leurs cotisations ?

Les cotisations sont déterminées en fonction de leur âge et de leur état de santé
Les cotisations sont déterminées en fonction de leurs revenus
Les cotisations sont déterminées en fonction de leur risque individuel
Les cotisations sont déterminées en fonction de leurs prestations attendues

Les cotisations sont déterminées en fonction de leurs revenus

Explication

Dans la solidarité sociale, les cotisations dépendent du revenu plutôt que du risque individuel. Une cotisation calculée selon le risque attendu correspond à une logique de tarification individuelle de l’assurance.

19. Un salarié estime qu’il ne tirera aucun avantage immédiat de la couverture sociale et souhaite cesser de cotiser. Quel principe empêche ce retrait individuel ?

Le caractère obligatoire de la sécurité sociale
La réparation des accidents fondée sur la faute de l’employeur
La détermination des cotisations selon le risque individuel
La prise en charge des risques par les revenus moyens et élevés

Le caractère obligatoire de la sécurité sociale

Explication

La sécurité sociale est obligatoire afin qu’une personne ne puisse pas renoncer à cotiser parce qu’elle ne perçoit pas son intérêt immédiat à la couverture. Une cotisation fondée sur le risque concerne un autre principe, celui du mode de calcul des cotisations.

20. Une salariée souffre d’une maladie qui n’est pas liée à son emploi, mais qui réduit sa capacité à travailler et à gagner un revenu. Comment qualifier ce risque ?

Un risque extérieur au travail sans conséquence sur ses revenus professionnels
Une charge familiale sans effet sur sa capacité de travail et de gain
Un risque non professionnel ayant un retentissement sur sa capacité de travail et de gain
Un risque professionnel dont l’origine est nécessairement liée à son emploi

Un risque non professionnel ayant un retentissement sur sa capacité de travail et de gain

Explication

La maladie peut être extérieure à l’activité professionnelle tout en réduisant la capacité de travail et de gain. La distinction porte sur l’origine du risque, pas sur l’absence de conséquences professionnelles ou financières.

21. Quelle loi instaure en France les assurances sociales couvrant notamment la maladie, la maternité, l’invalidité, la vieillesse et le décès ?

La loi du 11 mars 1932
La loi du 30 avril 1930
La loi du 9 avril 1898
L’organisation allemande de 1881

La loi du 30 avril 1930

Explication

La loi du 30 avril 1930 instaure en France les assurances sociales couvrant notamment la maladie, la maternité, l’invalidité, la vieillesse et le décès. La loi de 1898 concerne les accidents du travail, tandis que celle de 1932 porte sur les prestations familiales.

22. Quelle obligation la loi française du 11 mars 1932 impose-t-elle aux chefs d’entreprise concernant les prestations familiales ?

Réparer les accidents du travail sans preuve de faute
Financer les assurances sociales par une aide de l’État
S’affilier à une caisse de compensation
Garantir le revenu professionnel antérieur au risque

S’affilier à une caisse de compensation

Explication

La loi du 11 mars 1932 oblige les chefs d’entreprise à s’affilier à une caisse de compensation pour les prestations familiales. Les assurances sociales et la garantie du revenu antérieur relèvent d’autres dispositifs ou principes.

23. À quelle date le rapport Beveridge, destiné à préparer la réforme de la protection sociale en vue du retour à la paix, est-il publié ?

Le 1er décembre 1942
Le 19 octobre 1945
Le 4 octobre 1945
Le 1er décembre 1944

Le 1er décembre 1942

Explication

Le rapport Beveridge est publié le 1er décembre 1942 dans la perspective du retour à la paix. Le 4 et le 19 octobre 1945 renvoient à des ordonnances françaises, tandis que 1944 n’est pas l’année de publication.

24. Quels sont les cinq « mauvais géants » que Beveridge identifie comme des obstacles à combattre ?

La maladie, l’ignorance, l’insalubrité, l’oisiveté et l’indigence
La maladie, l’inégalité, l’insalubrité, l’oisiveté et l’indigence
La maladie, l’ignorance, l’insalubrité, le chômage et l’indigence
La maladie, la vieillesse, l’insalubrité, l’oisiveté et l’indigence

La maladie, l’ignorance, l’insalubrité, l’oisiveté et l’indigence

Explication

Les cinq obstacles nommés par Beveridge sont la maladie, l’ignorance, l’insalubrité, l’oisiveté et l’indigence. Le chômage remplace à tort l’oisiveté, l’inégalité remplace l’insalubrité et la vieillesse se substitue à l’ignorance.

25. Un dispositif affilie d’abord les personnes en fonction de leur activité professionnelle, puis prévoit des mécanismes pour couvrir celles qui n’exercent pas cette activité. Quel principe décrit-il ?

La généralisation selon la catégorie socioprofessionnelle, avec des dispositifs de rattrapage
L’universalité selon la résidence, sans référence à l’activité professionnelle
L’uniformité des prestations selon le montant des cotisations versées
L’affiliation réservée aux travailleurs sans mécanisme de couverture complémentaire

La généralisation selon la catégorie socioprofessionnelle, avec des dispositifs de rattrapage

Explication

La généralisation repose en principe sur la catégorie socioprofessionnelle et prévoit des dispositifs de rattrapage pour étendre la couverture. L’affiliation selon la résidence caractérise l’universalité, l’uniformité concerne les prestations, et la dernière réponse écarte à tort le mécanisme de rattrapage.

26. Dans une caisse organisée selon la conception mutualiste, qui doit administrer l’organisme ?

Les représentants des assurés
Les représentants de l’administration de l’État
Les représentants des seuls syndicats de salariés
Les représentants des employeurs

Les représentants des assurés

Explication

La conception mutualiste confie l’administration des caisses aux représentants des assurés plutôt qu’à l’administration de l’État. Les employeurs ne représentent pas les assurés, et le rôle des syndicats dans la présentation des candidatures relève d’une règle distincte du régime général.

27. Lors de la constitution des organes d’administration des caisses du régime général, quel acteur détient le monopole de présentation des candidatures ?

Les groupements d’employeurs
Les représentants de l’administration de l’État
Les syndicats de salariés
L’ensemble des assurés sans intermédiaire syndical

Les syndicats de salariés

Explication

Dans le régime général, les syndicats de salariés disposent du monopole de présentation des candidatures aux fonctions d’administration des caisses. Les employeurs ont une place dans les conseils, mais ne détiennent pas ce monopole; la règle ne revient pas non plus à l’administration ou à tous les assurés individuellement.

28. Un projet de protection sociale vise à améliorer la capacité de travail et à favoriser le plein emploi, tout en réduisant le poids de l’appartenance à une catégorie professionnelle dans la couverture. À quelle influence correspond-il ?

À l’influence du rapport Beveridge
À la logique des assurances sociales fondée sur l’activité professionnelle
À la conception mutualiste de l’administration des caisses
À la logique des lois sociales françaises antérieures à la Seconde Guerre mondiale

À l’influence du rapport Beveridge

Explication

Beveridge relie la sécurité sociale à l’amélioration de la capacité de travail et au plein emploi, tout en atténuant le poids des catégories socioprofessionnelles dans la couverture. Les lois françaises antérieures rattachaient plus étroitement la protection à l’activité, tandis que la gestion mutualiste concerne l’administration des caisses.

29. Quelle ordonnance crée l’organisation de la sécurité sociale en France ?

La loi du 22 août 1946
Le rapport publié le 1er décembre 1942
L’ordonnance du 19 octobre 1945
L’ordonnance du 4 octobre 1945

L’ordonnance du 4 octobre 1945

Explication

L’organisation de la sécurité sociale est créée par l’ordonnance du 4 octobre 1945. L’ordonnance du 19 octobre intègre les assurances sociales au nouveau dispositif, tandis que les deux autres réponses correspondent à une loi de 1946 et au rapport Beveridge.

30. Quel objectif le plan français de sécurité sociale, également appelé plan Laroque, cherchait-il à atteindre pour les travailleurs et leurs familles ?

Améliorer leur capacité de travail pour favoriser le plein emploi
Les affilier en leur seule qualité de résidents
Intégrer les assurances sociales au nouveau dispositif
Leur assurer sans délai la sécurité du lendemain

Leur assurer sans délai la sécurité du lendemain

Explication

Le plan Laroque visait à assurer sans délai aux travailleurs et à leurs familles la sécurité du lendemain. Le plein emploi et la capacité de travail sont associés à l’influence de Beveridge, tandis que l’intégration des assurances sociales relève de l’ordonnance du 19 octobre 1945.

31. Une personne n’est affiliée à aucun régime d’assurance maladie à un autre titre. Quel dispositif a été créé pour étendre sa couverture maladie à partir du 1er janvier 2000 ?

L’assurance vieillesse du régime général
La CMU
Le rattachement comme ayant droit
La PUMA

La CMU

Explication

La CMU, créée par la loi du 27 juillet 1999 et entrée en vigueur le 1er janvier 2000, vise les personnes sans autre affiliation. La PUMA repose sur l’activité ou la résidence stable et régulière; l’assurance vieillesse concerne la retraite; le rattachement comme ayant droit suppose un lien avec une personne assurée.

32. Un dispositif ouvre une couverture sociale aux personnes sans activité professionnelle dès lors qu’elles résident régulièrement sur le territoire. De quel type de généralisation s’agit-il ?

La généralisation bismarckienne
Le rattachement légal à une branche
L’assujettissement au régime général
La généralisation beveridgienne

La généralisation beveridgienne

Explication

La généralisation beveridgienne ouvre la couverture aux personnes sans activité professionnelle selon un critère de résidence. La logique bismarckienne étend la couverture aux actifs; l’assujettissement dépend des conditions d’exercice d’une activité et le rattachement relève de la loi.

33. Une travailleuse remplit les conditions d’exercice d’une activité professionnelle relevant du régime général. Quel principe explique son assujettissement à ce régime ?

Sa résidence régulière sur le territoire
Son lien familial avec une personne assurée
Les conditions d’exercice de son activité professionnelle
La loi qui prévoit un rattachement à certaines branches

Les conditions d’exercice de son activité professionnelle

Explication

L’assujettissement au régime général découle des conditions dans lesquelles l’activité professionnelle est exercée. Le rattachement résulte de la loi et ne porte que sur certaines branches; la résidence et le lien familial relèvent d’autres voies d’accès à une couverture.

34. Une entreprise du secteur privé met en place une complémentaire santé collective pour ses salariés. Quel statut cette couverture doit-elle avoir en principe, sous réserve de cas de dispense ?

Une couverture individuelle facultative
Une couverture réservée aux retraités
Une couverture collective obligatoire
Une couverture conditionnée à une carrière complète

Une couverture collective obligatoire

Explication

Dans le secteur privé, la couverture collective obligatoire de complémentaire santé demeure le principe, avec des cas de dispense. La couverture individuelle facultative ne décrit pas ce principe, tandis que les deux autres réponses renvoient à des notions de retraite.

35. Quelle loi a aligné la retraite de base des artisans et des commerçants sur celle des salariés ?

La loi du 30 décembre 2017
La loi du 20 janvier 2014
La loi du 14 avril 2023
La loi du 3 juillet 1972

La loi du 3 juillet 1972

Explication

La loi du 3 juillet 1972 a aligné la retraite de base des artisans et des commerçants sur celle des salariés. La loi de 2023 modifie l’âge légal de départ, celle de 2014 fait partie des réformes ayant rapproché des paramètres entre régimes, et celle de 2017 concerne l’extension du tiers payant.

36. Pour comparer le calcul de la retraite d’un salarié du régime général et celui d’un fonctionnaire, quels salaires de référence faut-il retenir ?

Les 25 meilleures années pour le régime général et les six derniers mois de traitement hors primes pour les fonctionnaires
Les six derniers mois de traitement hors primes pour le régime général et les 25 meilleures années pour les fonctionnaires
Les 25 dernières années pour le régime général et les six derniers mois de rémunération avec primes pour les fonctionnaires
Les six meilleures années pour le régime général et les 25 dernières années de traitement pour les fonctionnaires

Les 25 meilleures années pour le régime général et les six derniers mois de traitement hors primes pour les fonctionnaires

Explication

Le salaire de référence du régime général est calculé sur les 25 meilleures années, tandis que celui des fonctionnaires correspond aux six derniers mois de traitement, hors primes. L’inversion échange les régimes; les autres propositions modifient les périodes ou incluent les primes contrairement à la règle.

37. Une réforme adoptée en 2023 modifie l’âge légal de départ à la retraite pour la plupart des travailleurs, tout en maintenant des exceptions dans certains régimes spéciaux. Quelle loi est en cause ?

La loi du 30 décembre 2017 relative au tiers payant
La loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023
La loi du 20 janvier 2014 sur les paramètres de retraite
La loi du 3 juillet 1972 sur l’alignement des retraites de base

La loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023

Explication

La loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a modifié l’âge légal pour la plupart des travailleurs, avec des exceptions dans certains régimes spéciaux. La loi de 1972 porte sur l’alignement des retraites de base, celle de 2014 sur le rapprochement de paramètres et celle de 2017 sur le tiers payant.

38. Un salarié cadre prend sa retraite complémentaire après le 1er janvier 2019. Quelle distinction caractérise le régime issu de la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO ?

Il relève du régime unique des salariés, sans distinction entre cadres et non-cadres.
Il relève d’un régime réservé aux cadres, distinct de celui des autres salariés.
Il relève du régime général de base, qui remplace la retraite complémentaire.
Il relève encore de deux régimes complémentaires séparés selon sa catégorie.

Il relève du régime unique des salariés, sans distinction entre cadres et non-cadres.

Explication

Depuis le 1er janvier 2019, l’AGIRC et l’ARRCO sont fusionnées dans un régime complémentaire unique sans distinction entre cadres et non-cadres. Maintenir une séparation catégorielle reprend la situation antérieure, tandis que le régime général de base et deux régimes séparés ne correspondent pas à cette fusion.

39. Deux familles remplissent les mêmes conditions d’attribution des prestations familiales, mais les parents exercent des professions différentes. Quel principe détermine l’attribution de ces prestations ?

Les prestations dépendent de l’organisme qui les verse, même à conditions identiques.
Les prestations suivent des règles communes aux familles, indépendamment de la profession des parents.
Les prestations sont réservées aux familles relevant d’une même catégorie professionnelle.
Les prestations varient selon le régime professionnel auquel chaque parent est affilié.

Les prestations suivent des règles communes aux familles, indépendamment de la profession des parents.

Explication

La branche famille attribue principalement les prestations selon des règles communes aux familles, indépendamment de leur catégorie professionnelle. Une différence de profession ne détermine donc pas l’attribution; des organismes spécifiques peuvent toutefois conserver certaines prestations particulières.

40. Pour coordonner les acteurs de santé à l’échelle nationale et régionale, quelle répartition institutionnelle reprend des compétences auparavant exercées par sept structures différentes ?

La CNAV et les organismes régionaux de retraite se partagent ces compétences.
Les ARS assurent seules ces compétences aux échelles nationale et régionale.
Les sept structures antérieures conservent séparément ces compétences de coordination.
L’UNCAM et les ARS se partagent ces compétences aux échelles nationale et régionale.

L’UNCAM et les ARS se partagent ces compétences aux échelles nationale et régionale.

Explication

L’UNCAM et les ARS ont repris des compétences autrefois réparties entre sept structures et favorisent la coordination nationale et régionale des acteurs de santé. Attribuer l’ensemble aux seules ARS néglige l’échelon national, et la CNAV concerne la vieillesse plutôt que la coordination sanitaire.

41. Lors d’une négociation conventionnelle avec des syndicats de professionnels de santé, quelle action relève de l’UNCAM ?

Définir seule la politique nationale de santé lors des négociations.
Représenter l’ensemble des régimes d’assurance maladie auprès des syndicats.
Fixer les taux de ticket modérateur sans respecter la fourchette réglementaire.
Représenter un seul régime d’assurance maladie auprès des syndicats.

Représenter l’ensemble des régimes d’assurance maladie auprès des syndicats.

Explication

L’UNCAM représente l’ensemble des régimes d’assurance maladie lors des négociations conventionnelles avec les syndicats de professionnels de santé; elle peut aussi fixer les taux de ticket modérateur dans la fourchette réglementaire. La représentation d’un régime isolé réduit son rôle, tandis que fixer des taux hors de cette fourchette dépasse sa compétence.

42. Quel est le statut de l’Agirc-Arrco après l’échec du projet de système universel de retraite envisagé vers 2019-2020 ?

Il a été absorbé par le régime général et géré par la CNAV.
Il demeure un régime distinct géré par les partenaires sociaux.
Il est devenu une composante du régime universel géré par l’État.
Il demeure un régime distinct géré par les caisses du régime général.

Il demeure un régime distinct géré par les partenaires sociaux.

Explication

Le projet de système universel envisagé vers 2019-2020 n’a pas abouti; l’Agirc-Arrco demeure donc un régime distinct géré par les partenaires sociaux. Le présenter comme absorbé ou comme relevant d’une gestion étatique confond le projet envisagé avec une réforme effectivement réalisée.

43. Quelle conception du régime général correspond à son élargissement au-delà de la couverture des salariés ?

Un organisme d’accueil appelé à couvrir progressivement tous les groupes sociaux et professionnels.
Un organisme qui a déjà remplacé l’ensemble des régimes professionnels distincts.
Un régime complémentaire chargé de gérer les droits acquis des salariés.
Un régime destiné à protéger les salariés sans élargir les catégories couvertes.

Un organisme d’accueil appelé à couvrir progressivement tous les groupes sociaux et professionnels.

Explication

Le régime général est conçu comme un organisme d’accueil appelé à couvrir progressivement tous les groupes sociaux et professionnels, et non plus les seuls salariés. Cette vocation progressive ne signifie ni qu’il reste limité aux salariés ni que tous les régimes distincts ont déjà disparu.

44. Quelle transformation l’ordonnance du 8 décembre 2005 a-t-elle opérée pour les travailleurs indépendants ?

Elle a fusionné l’assurance maladie des commerçants, artisans et professions libérales, ainsi que la vieillesse des commerçants et artisans.
Elle a fusionné l’assurance maladie des commerçants et artisans, ainsi que la vieillesse des trois professions.
Elle a intégré financièrement les branches maladie et vieillesse du RSI dans les comptes de la CNAM et de la CNAV.
Elle a fusionné l’assurance maladie et la vieillesse de toutes les professions libérales, commerçants et artisans.

Elle a fusionné l’assurance maladie des commerçants, artisans et professions libérales, ainsi que la vieillesse des commerçants et artisans.

Explication

L’ordonnance du 8 décembre 2005 a fusionné l’assurance maladie des commerçants, artisans et professions libérales, ainsi que l’assurance vieillesse des commerçants et artisans. Les professions libérales ont conservé leur régime de retraite; l’intégration financière aux comptes de la CNAM et de la CNAV relève de la loi de 2015.

45. À la suite de la loi du 21 décembre 2015, où les charges et produits des branches maladie et vieillesse du RSI sont-ils retracés ?

Dans les comptes de la CNAM pour la maladie et de la CNAV pour la vieillesse.
Dans les comptes propres du RSI, séparément pour la maladie et la vieillesse.
Dans les comptes de la CNAM pour les deux branches maladie et vieillesse.
Dans les comptes de la CNAV pour la maladie et de la CNAM pour la vieillesse.

Dans les comptes de la CNAM pour la maladie et de la CNAV pour la vieillesse.

Explication

La loi du 21 décembre 2015 a intégré financièrement le RSI au régime général : les comptes de la CNAM retracent la maladie et ceux de la CNAV la vieillesse. Inverser ces organismes ou conserver les comptes propres du RSI ne correspond pas à cette intégration financière.

46. À combien de jours minimum le congé maternité des travailleuses indépendantes a-t-il été porté afin de l’aligner sur celui des salariées ?

90 jours
126 jours
44 jours
112 jours

112 jours

Explication

L’alignement a porté le minimum à 112 jours, contre 44 jours auparavant. La réponse « 44 jours » correspond à l’ancienne durée, tandis que 90 et 126 jours ne sont pas les durées indiquées.

47. Une travailleuse indépendante perçoit des prestations maternité forfaitaires. Quel résultat décrit la situation d’environ 70 % des indépendantes en matière de taux de remplacement ?

Un taux inférieur à 100 %
Un taux supérieur à 100 % pour une minorité
Un taux égal à 100 %
Un taux supérieur à 100 %

Un taux supérieur à 100 %

Explication

Pour 70 % des travailleuses indépendantes, les prestations maternité forfaitaires procurent un taux de remplacement supérieur à 100 %. Un taux égal ou inférieur à 100 % ne rend pas compte de ce constat, et il concerne une majorité plutôt qu’une minorité.

48. Pour calculer les cotisations provisionnelles d’un indépendant en 2025, les revenus de 2023 sont utilisés puis une régularisation intervient lorsque les revenus de 2024 sont connus. Quelle règle ce calendrier illustre-t-il ?

Base calculée sur N, puis régularisation selon N-1
Base calculée sur N-2, puis régularisation selon N
Base calculée sur N-1, puis régularisation selon N-2
Base calculée sur N-2, puis régularisation selon N-1

Base calculée sur N-2, puis régularisation selon N-1

Explication

En règle générale, les cotisations provisionnelles reposent sur les revenus de N-2, puis sont régularisées pendant l’année en fonction de ceux de N-1. Utiliser N-1 dès le calcul provisionnel inverse les étapes, tandis que N ou N-2 ne correspond pas à l’année de revenus prévue pour la régularisation.

49. Un travailleur indépendant non agricole souhaite se protéger contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Quelle possibilité correspond à son régime de couverture ?

Souscrire volontairement auprès d’une CPAM ou d’un autre assureur
Être couvert obligatoirement comme un exploitant agricole
Ne pas pouvoir obtenir de couverture contre ces risques
Bénéficier de la couverture obligatoire du régime général

Souscrire volontairement auprès d’une CPAM ou d’un autre assureur

Explication

Les indépendants sont en principe exclus de la couverture obligatoire contre les risques ATMP, mais peuvent s’assurer volontairement auprès d’une CPAM ou d’un autre organisme assureur. La couverture obligatoire mentionnée pour les exploitants agricoles ne s’étend pas à tous les indépendants, et l’exclusion obligatoire n’empêche pas l’assurance volontaire.

50. Depuis la loi du 7 août 2020, combien de branches composent le régime général, avant d’ajouter la branche recouvrement ?

Cinq branches
Sept branches
Quatre branches
Six branches

Cinq branches

Explication

Le régime général est structuré en cinq branches, auxquelles s’ajoute la branche recouvrement. Compter cette dernière dans les cinq confond les deux éléments, et le nombre de caisses nationales ne détermine pas le nombre de branches.

51. Dans une caisse nationale du régime général, quelle répartition des fonctions de direction est prévue ?

Président et directeur élus par le conseil d’administration
Président et directeur nommés par le gouvernement
Président élu par le conseil d’administration et directeur nommé par le gouvernement
Président nommé par le gouvernement et directeur élu par le conseil d’administration

Président élu par le conseil d’administration et directeur nommé par le gouvernement

Explication

Les caisses nationales sont dirigées par un président élu par le conseil d’administration et un directeur nommé par le gouvernement. Inverser les désignations, ou attribuer le même mode de désignation aux deux fonctions, ne respecte pas cette répartition.

52. Une réforme confie le pilotage de la branche autonomie à un organisme national du régime général. Quel organisme doit exercer cette fonction ?

La CNAM
La CNSA
La CNAF
La CNAV

La CNSA

Explication

La CNSA pilote la branche autonomie. La CNAF est compétente pour la famille, la CNAM pour les branches maladie et ATMP, et la CNAV pour la retraite de base.

53. Un étudiant affirme que les organismes locaux de sécurité sociale sont des établissements publics administratifs, comme les caisses nationales. Quelle correction est exacte ?

Les organismes locaux sont de droit privé et chargés d’une mission de service public
Les organismes locaux sont des établissements publics administratifs sans mission de service public
Les caisses nationales sont des organismes de droit privé chargés d’une mission de service public
Les organismes locaux sont de droit privé sans mission de service public

Les organismes locaux sont de droit privé et chargés d’une mission de service public

Explication

À l’exception des caisses nationales, les organismes locaux sont des structures de droit privé chargées d’une mission de service public. Les assimiler aux établissements publics administratifs confond les deux niveaux, tandis que leur attribuer un statut privé sans mission de service public omet cette mission.

54. Lorsqu’un nouveau médicament est proposé au remboursement, quel organisme évalue son intérêt thérapeutique et l’amélioration qu’il apporte par rapport aux traitements existants ?

La Haute Autorité de santé
Le Comité économique des produits de santé
L’UNOCAM
L’agence régionale de santé

La Haute Autorité de santé

Explication

La HAS évalue le bénéfice thérapeutique et l’amélioration apportée par le médicament. Le CEPS négocie son prix, l’UNOCAM représente les organismes complémentaires et l’ARS organise l’offre régionale de soins.

55. Un laboratoire doit négocier le prix d’un médicament remboursable et un fabricant celui d’un dispositif médical : quel organisme intervient dans ces négociations ?

L’UNOCAM
L’agence régionale de santé
La Haute Autorité de santé
Le Comité économique des produits de santé

Le Comité économique des produits de santé

Explication

Le CEPS négocie avec les entreprises pharmaceutiques le prix des médicaments remboursables et avec les fabricants les tarifs de certains dispositifs médicaux. La HAS évalue l’intérêt thérapeutique, l’UNOCAM représente les complémentaires et l’ARS pilote la politique régionale.

56. Dans une région, un organisme pilote la politique de santé et organise l’offre sanitaire et médico-sociale, sans rembourser les soins : de quel organisme s’agit-il ?

De la Haute Autorité de santé
De l’agence régionale de santé
De la caisse primaire d’assurance maladie
Du Comité économique des produits de santé

De l’agence régionale de santé

Explication

Les ARS relèvent de l’État et organisent l’offre sanitaire et médico-sociale à l’échelle régionale, mais ne remboursent pas les soins. Le remboursement par les caisses relève d’une autre fonction, tandis que le CEPS négocie les prix et la HAS évalue les médicaments.

57. Quelle organisation représente les mutuelles, les institutions de prévoyance, les compagnies d’assurance et certains autres organismes complémentaires ?

L’UNCAM
La HAS
L’UNOCAM
Le CEPS

L’UNOCAM

Explication

L’UNOCAM représente plusieurs catégories d’organismes complémentaires et ne constitue ni une caisse ni un organisme de sécurité sociale. Le CEPS négocie certains prix, la HAS évalue les médicaments et l’UNCAM représente l’assurance maladie obligatoire.

58. Pour établir des dispositions communes à plusieurs professions libérales de santé, l’UNCAM et l’Union nationale des professionnels de santé concluent un accord de quel type et pour quelle durée ?

Un accord-cadre interprofessionnel de trois ans
Un accord-cadre interprofessionnel de cinq ans
Une convention professionnelle de trois ans
Une convention professionnelle de cinq ans

Un accord-cadre interprofessionnel de cinq ans

Explication

Le premier niveau conventionnel est un accord-cadre interprofessionnel conclu pour cinq ans entre l’UNCAM et l’Union nationale des professionnels de santé. Une convention professionnelle constitue le deuxième niveau et implique notamment l’UNOCAM et des syndicats représentatifs.

59. Pour conclure une convention propre à une profession de santé, quels participants doivent être réunis et pour quelle durée ?

L’UNCAM et l’Union nationale des professionnels de santé, pour cinq ans
L’UNCAM, l’UNOCAM et un ou plusieurs syndicats représentatifs, pour trois ans
L’UNCAM et un ou plusieurs syndicats représentatifs, pour cinq ans
L’UNCAM, l’UNOCAM et un ou plusieurs syndicats représentatifs, pour cinq ans

L’UNCAM, l’UNOCAM et un ou plusieurs syndicats représentatifs, pour cinq ans

Explication

Les conventions professionnelles du deuxième niveau sont conclues pour cinq ans entre l’UNCAM, l’UNOCAM et un ou plusieurs syndicats représentatifs de la profession. L’accord-cadre du premier niveau associe plutôt l’UNCAM et l’Union nationale des professionnels de santé.

60. Une convention professionnelle doit organiser à la fois les tarifs, les engagements d’activité et le suivi des dépenses : quel autre élément relève aussi de son contenu ?

La négociation du prix des médicaments et le financement d’un fonds de modernisation
La promotion des bonnes pratiques et le financement d’un fonds de modernisation
L’évaluation de l’intérêt thérapeutique et le financement d’un fonds de modernisation
L’organisation de l’offre régionale et le financement d’un fonds de modernisation

La promotion des bonnes pratiques et le financement d’un fonds de modernisation

Explication

Les conventions professionnelles définissent notamment les tarifs, les engagements des professionnels, le suivi des dépenses, la promotion des bonnes pratiques et le financement d’un fonds de modernisation. L’évaluation thérapeutique, l’organisation régionale de l’offre et la négociation du prix des médicaments relèvent d’autres missions.

61. En 2023, une analyse porte sur les dépenses totales de la sécurité sociale et estime qu’elles atteignent environ 625 milliards d’euros. Quel montant correspond approximativement à la part du régime général, qui représente 80 % de ces dépenses ?

Environ 500 milliards d’euros
Environ 80 milliards d’euros
Environ 625 milliards d’euros
Environ 125 milliards d’euros

Environ 500 milliards d’euros

Explication

Le régime général représente environ 80 % des dépenses, soit près de 500 milliards d’euros en 2023. 625 milliards correspond au total estimé, 125 milliards à la part restante de 20 %, et 80 milliards confond un pourcentage avec un montant.

62. Une personne doit classer les dépenses du régime général par grandes catégories de risques et de charges. Combien de branches celui-ci comprend-il, et quelle catégorie en fait partie ?

Cinq branches, dont les retraites complémentaires
Cinq branches, dont l’autonomie
Quatre branches, dont l’autonomie
Cinq branches, dont l’assurance chômage

Cinq branches, dont l’autonomie

Explication

Le régime général comprend cinq branches : maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, vieillesse, famille et autonomie. Quatre branches correspond à l’organisation antérieure à l’ajout de l’autonomie ; l’assurance chômage et les retraites complémentaires ne sont pas des branches du régime général.

63. Deux régimes mettent en commun leurs recettes et leurs dépenses, de sorte que leurs soldes comptables sont confondus, mais leurs assurés restent affiliés à leur régime d’origine. Quel mécanisme est appliqué ?

La compensation démographique
L’intégration financière
La fusion des régimes
La compensation financière

L’intégration financière

Explication

L’intégration financière met en commun les recettes et les dépenses, ce qui confond les soldes, sans modifier le rattachement des assurés à leur régime. La compensation organise des transferts sans confondre les comptes réels ; la fusion des régimes modifierait leur organisation, et la correction démographique relève de la compensation.

64. Un transfert entre régimes de vieillesse vise à corriger les différences de structure démographique et, entre régimes de salariés, les écarts de capacité contributive, sans prendre simplement en charge les déficits. De quel mécanisme s’agit-il ?

La compensation financière
La prise en charge des déficits
L’intégration financière
La mutualisation des cotisations

La compensation financière

Explication

La compensation corrige principalement les écarts démographiques entre régimes de vieillesse et, entre régimes de salariés, les écarts de capacité contributive ; elle ne revient pas à couvrir simplement les déficits. L’intégration met en commun recettes et dépenses, tandis que la prise en charge des déficits décrit précisément l’erreur à éviter.

65. Quel événement a introduit dans la Constitution l’existence des lois de financement de la sécurité sociale, chargées de fixer des objectifs de dépenses selon les prévisions de recettes ?

La loi organique du 2 août 2005
La loi organique du 7 août 2020
La loi organique du 14 mars 2022
La loi constitutionnelle du 22 février 1996

La loi constitutionnelle du 22 février 1996

Explication

C’est la loi constitutionnelle du 22 février 1996 qui a introduit l’existence des LFSS dans la Constitution. La loi organique de 2022 a réformé leur régime juridique, celle de 2020 a créé la branche autonomie et celle de 2005 a rénové le dispositif.

66. Dans un projet financier, les dépenses de prestations sociales sont évaluées à partir des recettes prévues, tandis que les crédits d’un budget de l’État sont soumis à une limite d’autorisation. Quelle distinction caractérise les deux lois concernées ?

Les deux lois fixent des objectifs évaluatifs, sans autoriser de crédits limitatifs
Les LFSS fixent des objectifs évaluatifs, les lois de finances autorisent des crédits limitatifs
Les deux lois autorisent des crédits limitatifs, sans fixer d’objectifs évaluatifs
Les LFSS autorisent des crédits limitatifs, les lois de finances fixent des objectifs évaluatifs

Les LFSS fixent des objectifs évaluatifs, les lois de finances autorisent des crédits limitatifs

Explication

Les LFSS s’appuient sur des prévisions de recettes et fixent des objectifs de dépenses évaluatifs, alors que les lois de finances autorisent principalement des crédits limitatifs. Inverser ces rôles confond les instruments ; un objectif évaluatif reste une prévision de dépenses, et les lois de finances comportent bien des autorisations de crédits.

67. Une étude délimite le périmètre des lois de financement de la sécurité sociale. Parmi les ensembles suivants, lequel comprend les régimes obligatoires de base et les fonds sociaux concernés, sans inclure les retraites complémentaires ni l’assurance chômage ?

Les régimes obligatoires de base, le FRR, les organismes complémentaires et la CADES
Les régimes obligatoires de base, le FSV, les retraites complémentaires et l’assurance chômage
Les régimes obligatoires de base, le FSV, les retraites complémentaires et la CADES
Les régimes obligatoires de base, le FSV, le FRR et la CADES

Les régimes obligatoires de base, le FSV, le FRR et la CADES

Explication

Le périmètre des LFSS comprend les régimes obligatoires de base, le Fonds de solidarité vieillesse, le Fonds de réserve des retraites et la CADES. Les retraites complémentaires, l’assurance chômage et les organismes complémentaires sont exclus ; les inclure confond le périmètre des LFSS avec celui plus large des administrations de sécurité sociale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Organisation et convergence de la sécurité sociale.

Que désigne la protection sociale ?

L’ensemble des efforts, techniques et institutions protégeant les personnes des risques sociaux et du besoin.

Quelle place occupe la sécurité sociale dans la protection sociale ?

Elle en est la pièce principale.

À quels besoins répond l’aide sociale ?

Aux besoins, notamment des personnes sans moyens suffisants pour y faire face.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Organisation et convergence de la sécurité sociale.

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