QCM : Organisation judiciaire et institutions (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la justice lorsqu’elle est envisagée comme une valeur ?

L’idéal du juste, qui peut dépasser le simple respect de la loi
Le cadre reconnu qui organise l’exercice légitime du jugement
La mission de trancher les litiges au nom des pouvoirs publics
L’ensemble des règles écrites par les institutions représentatives

L’idéal du juste, qui peut dépasser le simple respect de la loi

Explication

La justice comme valeur renvoie à l’idéal du juste, qui ne se confond pas nécessairement avec le respect de la loi. Le cadre reconnu organisant la fonction de juger décrit la justice comme institution, et non comme valeur.

2. Dans une société, que désigne la justice comme institution ?

Un ensemble de décisions individuelles rendues dans les litiges civils
Un cadre reconnu qui organise légitimement l’exercice de la fonction de juger
Un idéal moral permettant d’évaluer si une règle est juste
Une autorité chargée de rédiger les règles applicables aux citoyens

Un cadre reconnu qui organise légitimement l’exercice de la fonction de juger

Explication

La justice comme institution est un cadre établi et reconnu par la société pour organiser l’exercice légitime de la fonction de juger. L’idéal moral correspond à la justice comme valeur, ce qui distingue les deux notions.

3. Qu’est-ce qui distingue la légitimité d’une juridiction de celle d’une simple organisation ?

La juridiction tient sa légitimité de sa mission de juger au nom du peuple et de son indépendance structurelle
La juridiction tire sa légitimité de son ancienneté, tandis que l’organisation dépend de sa reconnaissance sociale
La juridiction représente les parties au litige, tandis que l’organisation représente l’administration
La juridiction établit les règles générales, tandis que l’organisation les applique

La juridiction tient sa légitimité de sa mission de juger au nom du peuple et de son indépendance structurelle

Explication

La légitimité d’une juridiction repose sur sa mission de rendre des décisions au nom du peuple et sur son indépendance structurelle. Une simple organisation n’a pas cette légitimité inhérente à la notion de juridiction.

4. Une entreprise conteste une décision de l’administration qui la concerne : quel ordre traite normalement ce litige ?

Le tribunal des conflits, compétent pour trancher directement le fond de chaque litige
L’ordre judiciaire, compétent pour les litiges civils et les infractions pénales
L’ordre administratif, compétent pour les litiges entre l’administration et ses usagers
Le Parlement, compétent pour statuer sur les contestations entre administration et usagers

L’ordre administratif, compétent pour les litiges entre l’administration et ses usagers

Explication

L’ordre administratif traite les litiges entre l’administration et ses usagers. L’ordre judiciaire concerne notamment les litiges civils de droit privé et les infractions pénales.

5. En quoi consiste la fonction juridictionnelle ?

À représenter une partie devant une autorité chargée de rédiger la loi
À trancher une question en disant le droit conformément à une règle juridique
À négocier un accord entre les parties sans appliquer de règle juridique
À rédiger des règles générales destinées à encadrer les litiges futurs

À trancher une question en disant le droit conformément à une règle juridique

Explication

La fonction juridictionnelle consiste à trancher une question en disant le droit conformément à une règle juridique. Rédiger des règles générales relève de la fonction du Parlement, et non de celle du juge.

6. Deux personnes en conflit envisagent plusieurs voies de résolution : laquelle correspond à un accord ?

Les parties conviennent elles-mêmes d’une solution à leur différend
Chaque partie impose sa propre solution sans l’accord de l’autre
Un tiers reçoit la mission de régler le différend entre les parties
Une autorité législative adopte une règle générale pour le différend

Les parties conviennent elles-mêmes d’une solution à leur différend

Explication

Un accord est conclu par les parties elles-mêmes pour résoudre leur conflit. Lorsqu’elles confient le règlement à un tiers, il s’agit d’une autre voie de résolution.

7. Pour relever de la légitime défense, à quelles conditions la réaction doit-elle répondre ?

Elle doit être immédiate et proportionnée à la situation
Elle doit être approuvée par l’auteur de l’atteinte avant sa mise en œuvre
Elle doit être décidée par un juge et conforme à une sanction prévue
Elle doit être différée afin de permettre une négociation entre les parties

Elle doit être immédiate et proportionnée à la situation

Explication

La légitime défense est une exception encadrée à l’interdiction de se faire justice soi-même, et la réaction doit être immédiate et proportionnée. Une riposte dépourvue de ces conditions ne relève pas de cette exception.

8. Quel principe est garanti par l’article 6, paragraphe 1, de la CEDH pour une personne jugée ?

L’obligation pour le juge de statuer sur toute prétention qui lui est soumise
Le droit à un recours effectif consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
La possibilité de choisir un tiers intéressé pour trancher le litige
Le droit à un procès équitable et public dans un délai raisonnable devant un tribunal indépendant et impartial

Le droit à un procès équitable et public dans un délai raisonnable devant un tribunal indépendant et impartial

Explication

L’article 6, paragraphe 1, de la CEDH garantit un procès équitable et public dans un délai raisonnable devant un tribunal indépendant et impartial. Le recours effectif au juge est consacré par l’article 16 de la DDHC.

9. Un juge subit des pressions extérieures visant à orienter sa décision : quelle garantie est directement mise en cause ?

L’impartialité, qui exige que le tiers soit extérieur au litige et sans intérêt personnel
L’indépendance, qui exige que le juge ne soit pas soumis à des influences ou pressions extérieures
Le recours effectif, qui garantit qu’une personne puisse saisir un juge
Le procès public, qui permet que l’audience soit ouverte au public

L’indépendance, qui exige que le juge ne soit pas soumis à des influences ou pressions extérieures

Explication

L’indépendance exige que le juge ne soit pas influencé ni soumis à des pressions extérieures. L’impartialité porte plutôt sur l’absence d’intérêt personnel du juge dans le litige.

10. Quel rôle l’article 64 de la Constitution attribue-t-il au président de la République concernant l’autorité judiciaire ?

Nommer seul ses membres avec l’assistance du Parlement
Contrôler ses décisions avec l’assistance du Conseil d’État
Diriger son activité avec l’assistance du Conseil constitutionnel
Garantir son indépendance avec l’assistance du Conseil supérieur de la magistrature

Garantir son indépendance avec l’assistance du Conseil supérieur de la magistrature

Explication

L’article 64 confie au président de la République la garantie de l’indépendance de l’autorité judiciaire et prévoit l’assistance du Conseil supérieur de la magistrature. Le Conseil constitutionnel intervient dans le contrôle de constitutionnalité, et non dans ce rôle d’assistance prévu par cet article.

11. Quelle distinction permet de différencier la loi du règlement selon leur auteur ?

La loi émane des juridictions, tandis que le règlement émane du Parlement
La loi émane du Parlement, tandis que le règlement émane des juridictions
La loi émane du pouvoir exécutif, tandis que le règlement émane du Parlement
La loi émane du Parlement, tandis que le règlement émane du pouvoir exécutif

La loi émane du Parlement, tandis que le règlement émane du pouvoir exécutif

Explication

La distinction repose sur l’autorité qui produit chacun de ces textes : le Parlement adopte la loi, tandis que le pouvoir exécutif édicte le règlement. Inverser ces auteurs confond précisément les deux catégories.

12. Quel ensemble de codes correspond aux deux ordres de juridiction français ?

Le Code de l’organisation judiciaire concerne l’ordre judiciaire, et le Code de justice administrative concerne l’ordre administratif
Le Code de l’organisation judiciaire régit les deux ordres, et le Code de justice administrative porte sur les recours européens
Le Code de justice administrative concerne l’ordre judiciaire, et le Code de l’organisation judiciaire concerne l’ordre administratif
Le Code de justice administrative régit les deux ordres, et le Code de l’organisation judiciaire porte sur les recours constitutionnels

Le Code de l’organisation judiciaire concerne l’ordre judiciaire, et le Code de justice administrative concerne l’ordre administratif

Explication

Le Code de l’organisation judiciaire concerne l’ordre judiciaire et comprend une partie législative et une partie réglementaire ; l’ordre administratif relève notamment du Code de justice administrative. Attribuer le Code de justice administrative à l’ordre judiciaire inverse le rattachement des deux codes.

13. Dans un litige relevant du droit de l’Union européenne, quelle articulation entre les garanties de recours est correcte ?

L’article 19 de la CEDH garantit un recours effectif, et l’article 13 du traité sur l’Union européenne impose des voies de recours dans les domaines couverts
L’article 13 de la CEDH impose aux États membres d’organiser les juridictions de l’Union, et l’article 19 du traité garantit tout recours national
L’article 19 de la CEDH impose des voies de recours nécessaires, et l’article 13 du traité sur l’Union européenne garantit un recours effectif dans les domaines couverts
L’article 13 de la CEDH garantit un recours effectif, et l’article 19 du traité sur l’Union européenne impose des voies de recours nécessaires dans les domaines couverts par le droit de l’Union

L’article 13 de la CEDH garantit un recours effectif, et l’article 19 du traité sur l’Union européenne impose des voies de recours nécessaires dans les domaines couverts par le droit de l’Union

Explication

L’article 13 de la CEDH garantit le droit à un recours effectif, tandis que l’article 19, paragraphe 1, alinéa 2, du traité sur l’Union européenne exige les voies de recours nécessaires dans les domaines couverts par le droit de l’Union. L’option qui inverse les instruments et leurs dispositions attribue à chacun la garantie de l’autre.

14. Comment la justice était-elle organisée sous l’Ancien Régime quant à la légitimité de juger ?

Le roi détenait la légitimité de juger, déléguait cette fonction à des nobles et pouvait évoquer lui-même toute affaire
Les nobles détenaient la légitimité de juger, déléguaient cette fonction aux parlements et pouvaient saisir le roi
Les parlements détenaient la légitimité de juger, déléguaient cette fonction au roi et pouvaient évoquer toute affaire
Les magistrats élus détenaient la légitimité de juger, déléguaient cette fonction au roi et pouvaient évoquer toute affaire

Le roi détenait la légitimité de juger, déléguait cette fonction à des nobles et pouvait évoquer lui-même toute affaire

Explication

Sous l’Ancien Régime, la légitimité de juger appartenait au roi, qui déléguait cette fonction à des nobles tout en conservant le droit d’évoquer toute affaire. Les parlements exerçaient des fonctions juridictionnelles, mais ne détenaient pas cette légitimité souveraine.

15. Quelle transformation de la magistrature accompagne la Révolution française en 1790 ?

La suppression des parlements de l’Ancien Régime et l’ouverture de la magistrature à l’élection populaire
Le maintien des parlements de l’Ancien Régime et l’ouverture de la magistrature à l’élection populaire
La suppression des parlements de l’Ancien Régime et l’instauration de la nomination des magistrats par le roi
La création des parlements de l’Ancien Régime et la nomination des magistrats par les nobles

La suppression des parlements de l’Ancien Régime et l’ouverture de la magistrature à l’élection populaire

Explication

En 1790, la Révolution supprime les parlements de l’Ancien Régime et rend possible l’accès à la magistrature par élection populaire. La nomination des juges, qui remplace ensuite l’élection sous Napoléon, ne décrit pas cette évolution de 1790.

16. Quel principe établit la loi du 16 août 1790 concernant les juges et l’administration ?

Elle sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler les fonctions administratives
Elle confie les fonctions administratives aux juges et réserve les fonctions judiciaires aux autorités exécutives
Elle réunit les fonctions judiciaires et administratives et autorise les juges à diriger l’administration
Elle sépare les fonctions législatives et judiciaires et interdit aux administrateurs de juger les litiges

Elle sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler les fonctions administratives

Explication

La loi du 16 août 1790 sépare les fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de troubler les fonctions administratives. La réunion de ces fonctions contredit le principe de séparation instauré par cette loi.

17. Quelle portée l’arrêt Blanco, rendu en 1873, reconnaît-il pour les dommages causés par un service public ?

La responsabilité de l’État relève de règles propres et de la compétence des juges administratifs
La responsabilité de l’État relève des règles civiles ordinaires et de la compétence des juges judiciaires
La responsabilité des collectivités relève des règles pénales et de la compétence des juridictions criminelles
La responsabilité des agents relève de règles propres et de la compétence du Tribunal constitutionnel

La responsabilité de l’État relève de règles propres et de la compétence des juges administratifs

Explication

L’arrêt Blanco affirme que la responsabilité de l’État pour les dommages causés par le service public relève de règles propres et des juges administratifs. L’application des règles civiles ordinaires par les juges judiciaires ne correspond pas à cette affirmation fondatrice.

18. Comment le budget de la justice évolue-t-il entre 2020 et 2026 ?

Il passe de 10 milliards d’euros en 2020 à 13 milliards d’euros en 2026
Il passe de 13 milliards d’euros en 2020 à 7 milliards d’euros en 2026
Il passe de 7 milliards d’euros en 2020 à 13 milliards d’euros en 2026
Il passe de 5 milliards d’euros en 2020 à 10 milliards d’euros en 2026

Il passe de 7 milliards d’euros en 2020 à 13 milliards d’euros en 2026

Explication

Le budget indiqué est de 7 milliards d’euros en 2020, puis de 13 milliards en 2026. La trajectoire inverse, de 13 à 7 milliards, confond les montants associés aux deux années.

19. Quel ordre de grandeur peut caractériser les délais de décision en justice décrits pour différents degrés de juridiction ?

Deux ans en première instance, près d’un an en appel et jusqu’à dix ans dans certaines affaires
Jusqu’à dix ans en première instance, deux ans en appel et près d’un an dans certaines affaires
Près d’un an en première instance, jusqu’à dix ans en appel et deux ans dans certaines affaires
Près d’un an en première instance, deux ans en appel et jusqu’à dix ans dans certaines affaires

Près d’un an en première instance, deux ans en appel et jusqu’à dix ans dans certaines affaires

Explication

Les délais peuvent approcher un an avant une décision de première instance, atteindre deux ans en appel et aller jusqu’à dix ans dans certaines affaires. Intervertir les délais de première instance et d’appel donne une répartition différente de celle décrite.

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Qu’est-ce que la justice comme valeur ?

L’idéal du juste, qui ne se confond pas nécessairement avec le respect de la loi.

Qu’est-ce que la justice comme institution ?

Un cadre établi et reconnu par la société, organisant l’exercice légitime de la fonction de juger.

De quoi une juridiction tire-t-elle sa légitimité ?

De sa mission de rendre des décisions au nom du peuple et de son indépendance structurelle.

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