★ À maîtriser
Le droit objectif est l’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes, tandis que le droit subjectif désigne les prérogatives reconnues à un individu dans ses relations avec les autres.
La morale provient notamment de la religion et de la conscience, tandis que les règles de droit sont issues de l’État et des autorités étatiques.
En droit français, l’équité ne peut intervenir qu’en tant que correctif lorsque la loi y renvoie, car le juge ne juge généralement pas en équité.
Compléments
📌 La justice vise une certaine équité, tandis que le droit comprend aussi des règles techniques qui peuvent être dépourvues de contenu proprement juste.
Droit objectif = règles communes ; droit subjectif = prérogatives individuelles
📌 Le système romanogermanique repose principalement sur la législation, les catégories juridiques et la codification, tandis que la Common law repose davantage sur les décisions des tribunaux, la jurisprudence et les précédents.
📌 La codification classique modernise et réforme les règles lors de leur regroupement, tandis que la codification administrative rassemble les textes à droits constants sans les modifier.
Ancien droit → Révolution → Code civil → codification actuelle
📌 Les personnes sont des sujets de droit titulaires de droits et d’obligations, tandis que les choses sont des objets de droit soumis au droit de propriété.
📌 La capacité de jouissance est l’aptitude à avoir des droits et des obligations, tandis que la capacité d’exercice est le pouvoir de les exercer soi-même et sans assistance.
📌 Un fait juridique est un agissement ou un événement auquel la loi attache des effets de droit, tandis qu’un acte juridique est une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit.
Personnes = sujets de droit ; choses = objets de droit
Le syllogisme juridique applique une règle de droit à une situation de fait au moyen d’une majeure, d’une mineure et d’une conclusion.
Le droit interne régit les rapports sociaux à l’intérieur d’un État sans élément d’extranéité, tandis que le droit international privé régit les rapports entre particuliers comportant un élément d’extranéité.
Le droit public organise l’État et ses rapports avec les particuliers, tandis que le droit privé gouverne les rapports des particuliers entre eux.
Le droit spécial déroge au droit général lorsqu’une règle particulière vise une catégorie déterminée de situations.
Majeure → mineure → conclusion : le syllogisme juridique
★ À maîtriser
📌 Le règlement européen est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans les États membres, tandis que la directive lie les États quant au résultat à atteindre et doit en principe être transposée en droit interne.
📌 Le principe de primauté du droit européen impose d’écarter une loi nationale incompatible avec un traité ou un texte européen applicable.
Compléments
📌 La jurisprudence est l’ensemble des décisions de justice, tandis que la doctrine regroupe les analyses et commentaires des spécialistes du droit.
Constitution → traités → lois → règlements
★ À maîtriser
📌 Les coutumes sont des usages généraux et prolongés, mais elles ne peuvent pas être contra legem, c’est-à-dire contraires à la loi.
Compléments
📌 Pour être considérée comme une jurisprudence, une solution doit être reprise par plusieurs décisions allant dans le même sens, mais elle peut ensuite faire l’objet d’un revirement.
JUD : Jurisprudence, Usages, Doctrine
★ À maîtriser
Le Conseil constitutionnel comprend 9 membres nommés pour 9 ans non renouvelables, renouvelés par tiers tous les 3 ans, auxquels s’ajoutent les anciens présidents de la République.
Le contrôle a priori du Conseil constitutionnel intervient avant la promulgation d’une loi, tandis que la QPC permet un contrôle a posteriori d’une disposition déjà en vigueur à l’occasion d’une instance.
Compléments
Trois membres du Conseil constitutionnel sont nommés par le président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale et trois par le président du Sénat.
La Haute Cour peut destituer le président de la République en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat, par une décision du Parlement réuni en Haute Cour.
La Cour de justice de la République comprend 15 juges, dont 12 parlementaires et 3 magistrats de la Cour de cassation, et juge les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
A priori avant promulgation, QPC a posteriori après promulgation
★ À maîtriser
📌 Les juridictions du premier degré jugent l’affaire en première instance, tandis que les juridictions du second degré la réexaminent en appel.
Les juridictions statuent en premier et dernier ressort jusqu’à 5000 euros, ce qui exclut l’appel pour les demandes ne dépassant pas ce montant sauf exception prévue par la loi.
Depuis le 1er janvier 2020, le tribunal judiciaire résulte de la fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance, et il constitue la juridiction civile de droit commun.
Le tribunal de commerce juge les litiges entre commerçants et les procédures collectives, avec des juges commerçants élus par les commerçants de la circonscription.
📌 Les contraventions sont les infractions les moins graves, les délits sont de gravité intermédiaire et les crimes sont les infractions les plus graves.
Compléments
La cour criminelle départementale, créée le 1er janvier 2023, comprend 5 magistrats professionnels et juge certains crimes punis de 15 à 20 ans de réclusion commis par des majeurs hors récidive légale.
La Cour de cassation comprend six chambres : trois chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre sociale et une chambre criminelle.
Premier degré → appel → cassation
★ À maîtriser
📌 Le Conseil d’État peut intervenir comme juge de cassation, juge d’appel ou juge en premier et dernier ressort selon la matière concernée.
Compléments
Les tribunaux administratifs sont les juridictions administratives de droit commun et il en existe 42 en France.
Les cours administratives d’appel examinent les appels formés contre les décisions des tribunaux administratifs et il en existe 9 en France.
Tribunal administratif pour l’administration, Tribunal des conflits pour départager les ordres
★ À maîtriser
En première instance, celui qui introduit la demande est le demandeur et celui contre lequel elle est formée est le défendeur ; en appel, ils sont respectivement appelant et intimé selon l’auteur du recours.
La procédure écrite impose que les demandes et arguments soient présentés par écrit, tandis que la procédure orale permet une présentation orale ou écrite sous réserve du respect du contradictoire.
Le principe du contradictoire impose que chaque partie ait pu prendre connaissance des arguments de l’autre et les discuter.
Compléments
📌 Les juridictions du premier degré rendent des jugements, tandis que les juridictions d’appel et les juridictions suprêmes rendent des arrêts.
Demande → préparation → audience → décision
★ À maîtriser
Les magistrats du siège tranchent les procès et instruisent les affaires, tandis que les magistrats du parquet défendent l’intérêt général et exercent l’action publique.
Le ministère public dispose de l’opportunité des poursuites : il peut classer sans suite, recourir à une alternative aux poursuites ou déclencher les poursuites.
L’avocat conseille, assiste et représente son client ; lorsqu’il agit au nom et à la place de celui-ci dans les actes de procédure, il exerce la représentation.
Compléments
Magistrat décide, avocat défend, greffier authentifie, notaire sécurise
★ À maîtriser
📌 La preuve doit porter sur des faits pertinents, concluants et contestables, c’est-à-dire en rapport avec le litige, utiles à sa solution et susceptibles d’être discutés.
Depuis un revirement de jurisprudence en 2000, une simple allégation doit être prouvée même lorsqu’elle n’est pas contestée par la partie adverse.
Le droit n’a en principe pas à être prouvé, mais les règles de droit étranger ainsi que les usages et coutumes doivent être établis.
Le juge doit analyser les éléments de preuve qui lui sont présentés et la preuve doit porter sur des faits pertinents, concluants et contestables.
Selon l’article 9 du Code de procédure civile et l’article 1353 du Code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver, puis le défendeur doit apporter la preuve contraire si nécessaire.
Compléments
📌 Les faits bénéficiant de la force de la chose jugée et les présomptions irréfragables ne peuvent pas être contestés et n’ont donc pas à être prouvés.
📌 En principe, le droit n’a pas à être prouvé, sauf les règles de droit étranger, les usages et les coutumes.
Allégation non prouvée → absence d’existence juridique en principe
★ À maîtriser
Les présomptions simples peuvent être combattues par une preuve contraire et inversent la charge de la preuve.
Les présomptions irréfragables ne peuvent pas être combattues par une preuve contraire et dispensent celui qui s’en prévaut de prouver le fait présumé.
Les présomptions légales sont définies par la loi, tandis que les présomptions judiciaires ou du fait de l’homme sont retenues par la jurisprudence ou demandées par les parties.
Compléments
📌 Les présomptions mixtes ne peuvent être renversées que par des moyens de preuve déterminés.
Simple, mixte, irréfragable : preuve contraire possible, limitée ou exclue
★ À maîtriser
📌 Dans le système de la preuve libre, les parties peuvent choisir tout procédé obtenu loyalement et le juge apprécie souverainement sa valeur.
📌 Dans le système de la preuve légale, la loi hiérarchise les modes de preuve et détermine ceux qui sont admis.
Les preuves parfaites comprennent:
Les preuves imparfaites comprennent:
📌 Selon l’article 1358 du Code civil, la preuve est libre, mais tout moyen de preuve doit être obtenu loyalement sans porter atteinte notamment à la vie privée, au secret de la correspondance ou au secret médical.
Compléments
📌 Selon l’article 11 du Code de procédure civile, le juge peut enjoindre à une partie de produire un élément de preuve détenu par elle, au besoin sous astreinte.
Preuve libre : le juge apprécie ; preuve légale : la loi hiérarchise
★ À maîtriser
Le Code civil reconnaît cinq moyens de preuve:
En matière civile, les actes juridiques doivent être prouvés par écrit lorsqu’ils portent sur un montant fixé par décret, notamment 1 500 €, tandis que les faits juridiques peuvent être prouvés par tout moyen.
L’acte sous seing privé est signé par les parties ou un tiers non officier public, mais son écriture, sa signature, son contenu et sa date peuvent être contestés selon les conditions prévues.
L’acte authentique est dressé par un officier public, généralement un notaire, et fait foi jusqu’à inscription de faux selon l’article 1371 du Code civil.
Le témoignage rapporte des faits connus personnellement par une personne, tandis que le témoignage de commune renommée repose sur des rumeurs ou des ouï-dire et est écarté par le juge.
L’aveu judiciaire, réalisé devant le juge, fait pleine foi contre son auteur et est irrévocable sauf erreur de fait, tandis que l’aveu extrajudiciaire est librement apprécié par le juge.
Le serment décisoire peut imposer au juge de donner gain de cause à la partie qui le prête, tandis que le serment supplétoire complète les preuves existantes et reste soumis à l’appréciation du juge.
Compléments
📌 L’acte d’avocat est un acte sous seing privé contresigné par un avocat, créé par une loi de 2011, dont la force probante est intermédiaire entre l’acte sous seing privé et l’acte authentique.
Acte sous seing privé, authentique et d’avocat : force probante croissante puis intermédiaire
★ À maîtriser
📌 Les mesures d’instruction peuvent être ordonnées jusqu’à la clôture des débats et demandées en appel, mais elles ne peuvent pas être demandées en cassation.
Compléments
📌 Le juge peut ordonner d’office la comparution personnelle des parties à tout état de la procédure, sans attendre une demande de celles-ci.
📌 L’enquête peut être ordonnée d’office ou à la demande des parties, et les témoins convoqués doivent se présenter et prêter serment.
Juge, parties, tiers, enquête, technicien
| Distinction | Première notion | Seconde notion |
|---|---|---|
| Droit objectif / subjectif | Règles générales | Prérogatives individuelles |
| Droit public / privé | Organisation de l’État et intérêt général | Rapports entre particuliers |
| Fait / acte juridique | Événement ou agissement produisant des effets de droit | Volonté destinée à produire des effets de droit |
| Personne / chose | Sujet titulaire de droits | Objet soumis au droit de propriété |
| Ordre | Juridiction suprême | Rôle principal |
|---|---|---|
| Constitutionnel | Conseil constitutionnel | Contrôler la constitutionnalité des lois |
| Judiciaire | Cour de cassation | Contrôler l’application de la règle de droit |
| Administratif | Conseil d’État | Contrôler les décisions administratives et l’application du droit administratif |
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1. Concernant la distinction entre droit objectif et droit subjectif, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Parmi les propositions suivantes concernant le sujet de droit, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Quelle différence existe-t-il entre droit objectif et droit subjectif ?
Le droit objectif régit les rapports entre hommes, le droit subjectif désigne les prérogatives individuelles.
Qu'est-ce qu'un sujet de droit ?
C'est le titulaire d'un droit subjectif.
Quelle est l'origine principale de la morale par rapport au droit ?
La morale provient de la religion et de la conscience, le droit de l'État.
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