QCM : Parlement français : organisation et fonctions (73 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Le Gouvernement peut être renversé par l’Assemblée nationale, tandis que le Président exerce une influence politique prépondérante : comment caractériser le régime ?

Un régime parlementaire dominé par le Parlement
Un régime parlementaire présidentialisé
Un régime présidentiel sans responsabilité gouvernementale
Un régime présidentialisé sans responsabilité gouvernementale

Un régime parlementaire présidentialisé

Explication

La responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale maintient le caractère parlementaire, tandis que la prépondérance du Président correspond à la présidentialisation. Le régime présidentiel écarte la responsabilité gouvernementale, la disparition de cette responsabilité nie un critère parlementaire et la domination du Parlement contredit la prépondérance présidentielle.

2. Dans une réforme institutionnelle, le Parlement voit ses procédures encadrées au profit de l’exécutif et la position du Président est renforcée par une révision constitutionnelle : quels facteurs expliquent cette évolution ?

La décentralisation parlementaire et des révisions réduisant les pouvoirs présidentiels
La limitation de l’exécutif et des révisions renforçant le contrôle parlementaire
La discipline des partis et des usages politiques sans changement constitutionnel
Le parlementarisme rationalisé et des révisions constitutionnelles renforçant le Président

Le parlementarisme rationalisé et des révisions constitutionnelles renforçant le Président

Explication

Le parlementarisme rationalisé encadre le Parlement au profit de l’exécutif, et des révisions constitutionnelles ont renforcé la légitimité et la position du Président. La décentralisation, la limitation de l’exécutif et la seule discipline partisane ne décrivent pas ces deux facteurs.

3. Lors d’un débat sur la fonction présidentielle, quelle conception correspond à Michel Debré plutôt qu’à De Gaulle ?

Un dirigeant actif qui indique la direction politique
Un arbitre impartial qui ne gouverne pas
Un représentant du peuple qui donne l’impulsion politique
Un chef gouvernemental qui conduit l’action ministérielle

Un arbitre impartial qui ne gouverne pas

Explication

Michel Debré concevait le Président comme un arbitre impartial au-dessus du jeu politique, qui ne gouverne pas. Le Président-capitaine actif et l’impulsion politique renvoient à De Gaulle, tandis que conduire l’action gouvernementale relève du Premier ministre.

4. Dans une situation où l’on répartit les compétences constitutionnelles, qui détermine et conduit la politique de la Nation, et qui dirige l’action du Gouvernement ?

Le Premier ministre détermine et conduit la politique ; le Gouvernement dirige son action
Le Président détermine et conduit la politique ; le Premier ministre dirige son action
Le Gouvernement détermine la politique ; le Président dirige l’action gouvernementale
Le Gouvernement détermine et conduit la politique ; le Premier ministre dirige son action

Le Gouvernement détermine et conduit la politique ; le Premier ministre dirige son action

Explication

L’article 20 confie au Gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la Nation, et l’article 21 charge le Premier ministre de diriger l’action du Gouvernement. Attribuer la politique au Premier ministre ou au Président déplace la compétence de l’article 20 ; confier au Président la direction gouvernementale déplace celle de l’article 21.

5. À partir de quelle date le Président de la République est-il élu au suffrage universel direct ?

Depuis l’année 1958
Depuis le 6 novembre 1962
Depuis le 20 septembre 1962
Depuis le 28 octobre 1962

Depuis le 6 novembre 1962

Explication

Le suffrage universel direct est en vigueur depuis le 6 novembre 1962, date de promulgation de la loi constitutionnelle révisant les articles 6 et 7. Le 28 octobre est la date du référendum, le 20 septembre celle de l’annonce de la réforme, et en 1958 le suffrage était indirect.

6. Une candidature recueille 500 présentations réparties entre 30 départements, mais 51 parrains viennent du même département : respecte-t-elle les règles de répartition ?

Oui, car le seuil de 30 départements est atteint
Non, car chaque département doit fournir au moins 50 parrains
Non, car un département ne peut fournir plus de 50 parrains
Oui, car la limite porte sur le nombre total de présentations

Non, car un département ne peut fournir plus de 50 parrains

Explication

Avec 500 présentations, un dixième correspond à 50 : 51 parrains d’un même département dépassent le plafond, même si 30 départements sont représentés. Le seuil des départements est bien minimal, mais il ne remplace pas la limite d’un dixième par département.

7. Au premier tour, aucun candidat n’obtient la majorité absolue ; deux candidats arrivent en tête. Quel principe détermine le vainqueur au second tour ?

La majorité absolue parmi les suffrages exprimés
La majorité absolue des électeurs inscrits
La majorité relative entre tous les candidats initiaux
La majorité relative entre les deux candidats arrivés en tête

La majorité relative entre les deux candidats arrivés en tête

Explication

Le scrutin est majoritaire à deux tours : la majorité absolue des suffrages exprimés est requise au premier tour, puis la majorité relative départage les deux candidats qualifiés au second. Exiger encore la majorité absolue ou inclure tous les candidats méconnaît cette règle ; les inscrits ne constituent pas le dénominateur indiqué.

8. Après une élection présidentielle, des réclamations sont déposées et les résultats doivent être proclamés : quelle institution est compétente ?

L’Assemblée nationale
Le Conseil constitutionnel
Le Conseil d’État
Le Gouvernement

Le Conseil constitutionnel

Explication

En vertu de l’article 58, le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l’élection présidentielle, examine les réclamations et proclame les résultats. L’Assemblée nationale et le Conseil d’État ne sont pas l’autorité désignée pour ces fonctions, et le Gouvernement ne proclame pas les résultats.

9. Une réforme adoptée le 2 octobre 2000 fixe la durée du mandat présidentiel. Quelle durée établit-elle?

Six ans
Cinq ans
Quatre ans
Sept ans

Cinq ans

Explication

La loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 a instauré un mandat présidentiel de cinq ans. Sept ans correspond à l’ancien septennat, tandis que quatre et six ans ne sont pas les durées indiquées.

10. Après deux mandats présidentiels consécutifs, une personne ne se présente pas pendant un mandat, puis envisage une nouvelle candidature. Quelle règle constitutionnelle s’applique à cette situation?

La limite constitutionnelle autorise un troisième mandat consécutif.
La limite de deux mandats consécutifs ne fait pas obstacle à cette candidature après une interruption.
La personne a atteint une limite totale de deux mandats pour toute sa vie.
La personne ne peut plus se présenter après avoir interrompu sa série de mandats.

La limite de deux mandats consécutifs ne fait pas obstacle à cette candidature après une interruption.

Explication

La Constitution interdit d’exercer plus de deux mandats consécutifs, sans fixer une limite totale au nombre de mandats exercés au cours d’une vie. La limite à vie confond consécutivité et total, tandis que les autres propositions modifient le nombre de mandats ou l’effet d’une interruption.

11. Le mandat d’un président prend fin avant son terme normal. Laquelle de ces causes peut provoquer cette fin anticipée?

Une motion de censure du Parlement
La perte d’une élection législative en cours de mandat
Une démission du Président
L’expiration normale de la durée du mandat

Une démission du Président

Explication

Le mandat peut prendre fin avant son terme par décès, démission, empêchement ou destitution. L’expiration est une fin normale, tandis qu’une motion de censure ou la perte d’une élection législative ne figure pas parmi ces causes.

12. Le Conseil constitutionnel déclare l’empêchement définitif du Président le 1er juin. Jusqu’à quand le président du Sénat assure-t-il l’intérim, et dans quel délai l’élection doit-elle être organisée?

Jusqu’à l’élection présidentielle, organisée entre 35 et 50 jours après la déclaration.
Jusqu’à l’élection présidentielle, organisée entre 20 et 35 jours après le début des fonctions présidentielles.
Pendant 20 à 35 jours, même si l’élection présidentielle n’a pas encore eu lieu.
Jusqu’à l’élection présidentielle, organisée entre 20 et 35 jours après la déclaration.

Jusqu’à l’élection présidentielle, organisée entre 20 et 35 jours après la déclaration.

Explication

En cas d’empêchement définitif, le président du Sénat assure l’intérim jusqu’à l’élection, qui doit avoir lieu entre 20 et 35 jours après la déclaration. Le délai part de cette déclaration, et l’intérim n’est pas une période fixe qui prend fin avant l’élection.

13. Pendant son mandat, un Président souhaite accepter un emploi de conseiller dans une entreprise privée. Que prévoit la règle relative à ses fonctions?

Il peut exercer cette fonction privée si elle est distincte de ses responsabilités présidentielles.
Il peut exercer cette fonction privée si elle n’est pas rémunérée.
Il ne peut exercer cette fonction professionnelle privée pendant son mandat.
Il peut exercer cette fonction privée, mais pas une fonction publique élective.

Il ne peut exercer cette fonction professionnelle privée pendant son mandat.

Explication

Pendant son mandat, le Président ne peut exercer ni autre fonction publique, même élective, ni fonction professionnelle privée. Limiter l’interdiction aux fonctions publiques ou aux seuls emplois rémunérés rétrécit la règle.

14. Un Président perd un référendum, mais le Parlement ne peut pas le sanctionner politiquement dans le cadre de sa responsabilité devant lui. Quelle distinction décrit correctement sa situation?

Il est politiquement irresponsable devant le Parlement, mais le peuple peut sanctionner son action.
Il est politiquement responsable devant le Parlement, mais le peuple ne peut pas sanctionner son action.
Il est politiquement irresponsable devant le Parlement comme devant le peuple.
Il est automatiquement destitué par le résultat défavorable du référendum.

Il est politiquement irresponsable devant le Parlement, mais le peuple peut sanctionner son action.

Explication

Le Président n’est pas politiquement responsable devant le Parlement, mais le peuple peut sanctionner son action, notamment par la non-réélection ou les résultats d’un référendum ou d’élections législatives. Un résultat défavorable ne provoque pas automatiquement une destitution et ne supprime pas cette responsabilité devant le peuple.

15. Une procédure de destitution est engagée au motif que le Président a commis un manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. De quelle évolution constitutionnelle relève-t-elle?

La révision constitutionnelle du 23 février 2007.
Le régime originel de l’article 68 fondé sur la haute trahison.
La loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 sur la durée du mandat.
La procédure ordinaire devant une juridiction pénale française.

La révision constitutionnelle du 23 février 2007.

Explication

La révision constitutionnelle du 23 février 2007 a remplacé le régime initial de l’article 68 par une procédure de destitution en cas de manquement manifestement incompatible avec le mandat. La haute trahison relève du régime antérieur, tandis que la réforme de 2000 portait sur la durée du mandat.

16. Une action judiciaire contre un Président est envisagée pendant son mandat. Quel effet l’article 67 produit-il sur les procédures et les délais concernés?

Les actions et actes de procédure concernés sont annulés; ils ne peuvent pas être engagés après la fin des fonctions.
Les actions et actes de procédure concernés sont suspendus, mais les délais continuent de courir pendant le mandat.
Les actions et actes de procédure concernés sont suspendus; les procédures peuvent reprendre ou commencer un mois après la fin des fonctions.
Les actions et actes de procédure concernés peuvent reprendre pendant le mandat dès qu’une autorité administrative l’autorise.

Les actions et actes de procédure concernés sont suspendus; les procédures peuvent reprendre ou commencer un mois après la fin des fonctions.

Explication

L’article 67 protège le Président pendant son mandat contre les actes de procédure et suspend les délais de prescription et de forclusion; les procédures peuvent reprendre ou être engagées un mois après la fin des fonctions. La protection suspend les procédures sans les éteindre, et les délais ne continuent pas de courir.

17. Quelles missions l’article 5 confie-t-il au président de la République ?

Veiller au respect de la Constitution, arbitrer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et garantir l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités
Contrôler les décisions de justice, assurer la continuité du gouvernement et diriger la politique économique
Arbitrer les relations entre les collectivités, garantir la souveraineté parlementaire et négocier les traités
Veiller au respect des lois, diriger le gouvernement et garantir la continuité des services publics

Veiller au respect de la Constitution, arbitrer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et garantir l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités

Explication

L’article 5 associe la veille constitutionnelle, l’arbitrage des pouvoirs publics et de la continuité de l’État, ainsi que plusieurs garanties nationales. La nomination des juges, la direction du gouvernement et le contrôle des décisions de justice ne décrivent pas ces missions.

18. Un président affirme qu’il peut s’écarter de l’esprit de la Constitution dès lors qu’il en respecte la lettre. Quelle exigence liée à sa fonction de gardien contredit cette affirmation ?

Il doit défendre la continuité de l’État, sans être tenu par les exigences constitutionnelles applicables
Il doit interpréter la Constitution selon les choix du gouvernement, qui en est le premier défenseur
Il doit respecter la Constitution dans sa lettre, tout en pouvant en écarter l’esprit au nom de l’arbitrage
Il doit respecter la Constitution dans sa lettre comme dans son esprit, en étant son premier serviteur et son premier défenseur

Il doit respecter la Constitution dans sa lettre comme dans son esprit, en étant son premier serviteur et son premier défenseur

Explication

Être gardien de la Constitution implique d’en respecter à la fois la lettre et l’esprit, le président en étant le premier serviteur et le premier défenseur. L’interprétation libre confond cette mission avec une latitude d’écarter la Constitution; l’arbitrage et le rôle gouvernemental ne remplacent pas cette exigence.

19. Lors d’une crise internationale menaçant l’indépendance nationale, quel ensemble de fonctions présidentielles est rattaché à cette garantie ?

La fonction de chef du gouvernement, la possibilité de dissoudre le Parlement et un rôle directeur dans la politique économique
La fonction de chef des armées, la possibilité de déclencher l’article 16 et un rôle directeur en politique internationale
La fonction de président du Parlement, la possibilité de déclarer la guerre et un rôle directeur dans l’administration
La fonction de garant des traités, la possibilité de saisir les juridictions ordinaires et un rôle directeur dans la justice

La fonction de chef des armées, la possibilité de déclencher l’article 16 et un rôle directeur en politique internationale

Explication

La garantie de l’indépendance nationale rattache au président son rôle de chef des armées, la possibilité de recourir à l’article 16 et une fonction directrice en politique internationale. La direction de la justice ou de l’administration relève d’autres compétences, tandis que la dissolution est un pouvoir distinct.

20. Un président signe un acte sans contreseing du Premier ministre. À quelle catégorie de pouvoirs cet acte correspond-il ?

À un pouvoir parlementaire, validé par un vote de l’Assemblée
À un pouvoir partagé, qui exige l’accord du Premier ministre
À un pouvoir propre, dispensé du contreseing du Premier ministre
À un pouvoir ministériel, exercé sous la responsabilité du gouvernement

À un pouvoir propre, dispensé du contreseing du Premier ministre

Explication

Un pouvoir propre est exercé par le président sans contreseing du Premier ministre; un pouvoir partagé requiert ce contreseing et, le cas échéant, celui des ministres responsables. Présenter le contreseing comme toujours facultatif confond les deux catégories.

21. Laquelle de ces listes regroupe des pouvoirs propres du président ?

Nommer le Premier ministre, recourir au référendum, dissoudre l’Assemblée et saisir le Conseil constitutionnel
Déclarer la guerre, diriger le gouvernement, nommer les ministres et conduire la politique économique
Fixer le budget, commander les collectivités, ratifier les lois et nommer les parlementaires
Voter les lois, autoriser les traités, nommer les préfets et contrôler les juridictions

Nommer le Premier ministre, recourir au référendum, dissoudre l’Assemblée et saisir le Conseil constitutionnel

Explication

Les pouvoirs propres comprennent notamment la nomination du Premier ministre, le référendum, la dissolution et la saisine du Conseil constitutionnel pour les lois ou les traités. La déclaration de guerre relève en principe d’une autorisation du Parlement, et le vote des lois appartient au Parlement.

22. En période de cohabitation, un président souhaite exercer un pouvoir partagé sans l’accord du Premier ministre. Quelle conclusion s’applique ?

Il peut l’exercer après l’accord du Parlement, qui remplace le contreseing ministériel
Il peut l’exercer discrétionnairement, car le contreseing demeure une formalité politique
Il ne peut pas l’exercer discrétionnairement; seuls ses pouvoirs dispensés de contreseing peuvent être exercés ainsi
Il peut l’exercer si le Conseil constitutionnel confirme que le pouvoir est présidentiel

Il ne peut pas l’exercer discrétionnairement; seuls ses pouvoirs dispensés de contreseing peuvent être exercés ainsi

Explication

En cohabitation, le président ne peut exercer de façon discrétionnaire que les pouvoirs dispensés de contreseing; les pouvoirs partagés appellent l’accord ministériel. Le caractère souvent formaliste du contreseing concerne plutôt la période de concordance politique.

23. Quelle situation relève du domaine réservé présidentiel, y compris en période de cohabitation ?

Une question sociale ou locale où la pratique reconnaît au président un rôle primordial
Une question budgétaire ou fiscale où la pratique reconnaît au président un rôle primordial
Une question internationale ou militaire où la pratique reconnaît au président un rôle primordial
Une question judiciaire ou administrative où la pratique reconnaît au président un rôle primordial

Une question internationale ou militaire où la pratique reconnaît au président un rôle primordial

Explication

Le domaine réservé désigne les questions internationales et militaires dans lesquelles la pratique reconnaît au président un rôle primordial, y compris en cohabitation. Il ne se définit ni par les politiques budgétaires et sociales ni par l’administration judiciaire.

24. En 1958, quelle règle s’applique à la nomination du Premier ministre par le président de la République ?

Le président le nomme après un vote obligatoire des deux assemblées
L’Assemblée nationale l’investit avant sa nomination présidentielle
Le président le nomme sans investiture parlementaire préalable
Le président le choisit sur proposition des autres ministres

Le président le nomme sans investiture parlementaire préalable

Explication

L’article 8, alinéa 1, prévoit la nomination du Premier ministre par le président sans investiture parlementaire préalable depuis 1958. L’investiture préalable confond la pratique antérieure, le vote des deux assemblées attribue à tort un rôle obligatoire au Parlement, et la proposition des autres ministres inverse le rapport de nomination.

25. Un président nomme un Premier ministre qui ne dispose plus du soutien de l’Assemblée nationale. Quelle conséquence découle de la responsabilité gouvernementale prévue à l’article 49 ?

Le Premier ministre se maintient jusqu’à la fin de la législature
Le Premier ministre ne peut se maintenir sans le soutien de l’Assemblée nationale
Le Premier ministre se maintient si le Sénat soutient le Gouvernement
Le Premier ministre se maintient grâce à la seule décision de nomination présidentielle

Le Premier ministre ne peut se maintenir sans le soutien de l’Assemblée nationale

Explication

La responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale implique que le Premier ministre ne peut se maintenir sans le soutien de cette chambre. La nomination ne garantit pas son maintien, le Sénat n’est pas la chambre déterminante ici, et la durée de la législature ne neutralise pas la responsabilité prévue à l’article 49.

26. Quelle fonction constitutionnelle le président exerce-t-il en vertu de l’article 9 lors du Conseil des ministres ?

Il préside le Conseil constitutionnel et y exerce un pouvoir juridictionnel
Il dirige les débats de l’Assemblée nationale et y exerce un pouvoir législatif
Il préside le Conseil des ministres et y exerce des pouvoirs réglementaire et de nomination
Il préside le Conseil d’État et y exerce un pouvoir consultatif

Il préside le Conseil des ministres et y exerce des pouvoirs réglementaire et de nomination

Explication

L’article 9 confie au président la présidence du Conseil des ministres, où il exerce notamment un pouvoir réglementaire et un pouvoir de nomination. La direction de l’Assemblée relève d’une autre fonction, tandis que le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État sont des institutions distinctes.

27. Un décret est délibéré en Conseil des ministres, tandis qu’un autre acte réglementaire ne l’est pas. Qui détient la compétence de principe et qui signe le décret délibéré en Conseil des ministres ?

Le Premier ministre détient les deux compétences, y compris la signature du décret délibéré en Conseil des ministres
Le président détient la compétence de principe et le Premier ministre signe le décret délibéré en Conseil des ministres
Le président détient les deux compétences, y compris pour l’acte réglementaire non délibéré en Conseil des ministres
Le Premier ministre détient la compétence de principe et le président signe le décret délibéré en Conseil des ministres

Le Premier ministre détient la compétence de principe et le président signe le décret délibéré en Conseil des ministres

Explication

L’article 21 attribue au Premier ministre la compétence réglementaire de principe, tandis que l’article 13 prévoit la signature présidentielle des décrets délibérés en Conseil des ministres. Attribuer toute la compétence au président généralise son rôle, et attribuer la signature de l’article 13 au Premier ministre confond les fonctions.

28. Quelle distinction sépare le référendum de l’article 11 de celui de l’article 89 ?

L’article 11 porte sur un projet de loi, tandis que l’article 89 concerne une révision constitutionnelle
Les deux articles portent sur des projets de loi, mais l’un concerne les collectivités territoriales
Les deux articles portent sur des révisions constitutionnelles, mais l’un exige l’accord du Gouvernement
L’article 11 porte sur une révision constitutionnelle, tandis que l’article 89 concerne un projet de loi

L’article 11 porte sur un projet de loi, tandis que l’article 89 concerne une révision constitutionnelle

Explication

Le référendum de l’article 11 porte sur un projet de loi, alors que l’article 89 organise le référendum lié à la révision constitutionnelle. Inverser ces objets constitue la confusion centrale; réduire l’un des mécanismes aux collectivités territoriales ou à l’accord du Gouvernement ne correspond pas à cette distinction.

29. Un projet soumis au référendum porte sur une réforme de la politique environnementale de la Nation. Ce sujet entre-t-il dans le champ possible de l’article 11 ?

Non, une réforme environnementale relève de l’article 89 comme révision constitutionnelle
Oui, mais l’article 11 permet seulement l’autorisation de ratifier un traité
Non, l’article 11 concerne les réformes économiques et sociales, mais pas environnementales
Oui, les réformes relatives à la politique environnementale de la Nation peuvent relever de l’article 11

Oui, les réformes relatives à la politique environnementale de la Nation peuvent relever de l’article 11

Explication

L’article 11 peut porter sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation. Exclure l’environnement omet une catégorie prévue, l’article 89 concerne la révision constitutionnelle, et limiter l’article 11 aux traités en réduit à tort le champ.

30. Une initiative de référendum est soutenue par un dixième des électeurs inscrits, mais elle ne provient pas d’un cinquième des membres du Parlement. Le seuil de déclenchement du référendum d’initiative partagée est-il rempli ?

Non, le soutien d’un cinquième des membres du Parlement est aussi requis
Oui, le soutien d’un dixième des électeurs inscrits suffit à lui seul
Non, il faut le soutien de la moitié des membres du Parlement
Oui, dès lors qu’un cinquième des électeurs inscrits soutient l’initiative

Non, le soutien d’un cinquième des membres du Parlement est aussi requis

Explication

Le référendum d’initiative partagée exige une initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits; les deux seuils sont nécessaires. L’initiative populaire seule omet le rôle parlementaire, et les autres seuils proposés substituent des proportions différentes à celles prévues.

31. Le président envisage de dissoudre l’Assemblée nationale au titre de l’article 12. Quelle démarche correspond à l’exercice de ce pouvoir ?

Il peut prononcer la dissolution après autorisation du Premier ministre et des présidents des deux assemblées
Il peut dissoudre l’Assemblée après un vote préalable de révision constitutionnelle
Il peut demander au Premier ministre de dissoudre l’Assemblée après consultation du Sénat
Il peut prononcer la dissolution après consultation du Premier ministre et des présidents des deux assemblées

Il peut prononcer la dissolution après consultation du Premier ministre et des présidents des deux assemblées

Explication

L’article 12 permet au président de dissoudre l’Assemblée nationale après consultation du Premier ministre et des présidents des deux assemblées; il s’agit d’un pouvoir propre. Une consultation n’est pas une autorisation contraignante, le Premier ministre ne détient pas la décision, et la dissolution ne nécessite pas une révision constitutionnelle.

32. Quel objectif François Mitterrand poursuivait-il en dissolvant l’Assemblée nationale en 1981 et en 1988, alors qu’elle était à droite ?

Maintenir la majorité parlementaire à droite
Faire passer la majorité parlementaire à gauche
Réagir à la victoire du RN aux élections européennes
Installer une cohabitation de cinq ans

Faire passer la majorité parlementaire à gauche

Explication

Mitterrand dissout l’Assemblée alors à droite pour faire basculer la majorité à gauche. Le maintien de la droite inverse l’objectif, la cohabitation de cinq ans suit la dissolution de 1997 et la réaction aux élections européennes concerne 2024.

33. En 1997, Jacques Chirac dispose d’une majorité écrasante de son propre bord, mais le gouvernement Juppé est impopulaire et des mouvements sociaux importants ont eu lieu en 1996. Quelle conséquence politique résulte de sa décision de dissoudre l’Assemblée ?

Il gagne les élections, consolidant sa majorité écrasante
La majorité passe à gauche, ouvrant une cohabitation de cinq ans
Le RN remporte les élections, entraînant une nouvelle dissolution
Il perd les élections, ouvrant une cohabitation de cinq ans

Il perd les élections, ouvrant une cohabitation de cinq ans

Explication

Chirac perd les élections après avoir voulu les anticiper, ce qui entraîne cinq ans de cohabitation. La victoire de Chirac contredit l’issue rapportée, le basculement à gauche concerne Mitterrand et le RN est associé à la dissolution de 2024.

34. Quel événement a directement précédé la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale en 2024 ?

La victoire du RN aux élections européennes
La victoire du RN aux élections législatives
La motion de censure contre le gouvernement Barnier
L’impopularité du gouvernement Juppé et les mouvements sociaux

La victoire du RN aux élections européennes

Explication

La dissolution de 2024 intervient en réaction aux résultats des élections européennes remportées par le RN. Les législatives ne sont pas l’événement déclencheur indiqué, tandis que la censure de Barnier et l’impopularité de Juppé relèvent d’autres épisodes.

35. Avant de dissoudre l’Assemblée nationale, le président consulte le Premier ministre et les présidents des assemblées. Un de ces responsables s’oppose au projet : quel effet cette opposition a-t-elle sur le pouvoir présidentiel de dissolution ?

Elle confie au Premier ministre la décision finale de dissoudre
Elle ne lie pas le président, car les consultations sont non contraignantes
Elle impose l’autorisation préalable des deux assemblées
Elle bloque la dissolution, car les avis doivent être unanimes

Elle ne lie pas le président, car les consultations sont non contraignantes

Explication

L’article 12 prévoit des consultations simples et non contraignantes : l’opposition d’une personne consultée ne constitue donc pas un veto. L’unanimité, l’autorisation des assemblées et la décision finale du Premier ministre ne font pas partie de cette règle.

36. Une crise menace gravement et immédiatement l’intégrité du territoire, mais les pouvoirs publics constitutionnels fonctionnent normalement. Les conditions de l’article 16 sont-elles réunies ?

Oui, car une menace grave contre l’intégrité du territoire suffit
Non, car la menace doit toucher tous les intérêts énumérés
Oui, car toute crise territoriale autorise le recours à l’article 16
Non, car le fonctionnement régulier des pouvoirs publics n’est pas interrompu

Non, car le fonctionnement régulier des pouvoirs publics n’est pas interrompu

Explication

L’article 16 exige à la fois une menace grave et immédiate portant sur l’un des intérêts énumérés et l’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. La seule menace territoriale ne suffit pas, mais il n’est pas nécessaire qu’elle touche tous les intérêts énumérés.

37. Après le déclenchement de l’article 16, le président prend une mesure qui améliore la situation, mais n’aide pas à rétablir les moyens d’action des pouvoirs publics constitutionnels. Quel principe cette mesure ne respecte-t-elle pas ?

Les mesures doivent viser le rétablissement rapide des moyens d’action des pouvoirs publics
Les mesures doivent être précédées de l’accord contraignant des autorités consultées
Les mesures doivent viser exclusivement la cessation immédiate de la menace
Les mesures doivent permettre la dissolution de l’Assemblée nationale

Les mesures doivent viser le rétablissement rapide des moyens d’action des pouvoirs publics

Explication

Les mesures de l’article 16 doivent être inspirées par la volonté de rétablir dans les moindres délais les moyens permettant aux pouvoirs publics d’accomplir leur mission. La consultation préalable ne requiert pas d’accord contraignant, la cessation de la menace ne résume pas cet objectif et l’Assemblée ne peut être dissoute pendant l’application de l’article.

38. Avant de mettre en œuvre l’article 16, quelles autorités le président consulte-t-il officiellement, tout en informant la Nation par un message ?

Le Premier ministre, les présidents des assemblées et le Conseil constitutionnel
Le Premier ministre, le Parlement réuni et le Conseil constitutionnel
Le Premier ministre, les présidents des assemblées et les électeurs
Le Premier ministre, les présidents des assemblées et le Conseil constitutionnel avec avis contraignants

Le Premier ministre, les présidents des assemblées et le Conseil constitutionnel

Explication

La consultation officielle porte sur le Premier ministre, les présidents des assemblées et le Conseil constitutionnel ; le président informe également la Nation par un message. Le Parlement réuni et les électeurs ne remplacent pas ces autorités, et leurs avis sont consultatifs, non contraignants.

39. Pendant l’application de l’article 16, le président envisage de dissoudre l’Assemblée nationale et d’engager une révision constitutionnelle selon l’article 89. Que permettent les règles applicables à cette période ?

Ni la dissolution de l’Assemblée ni l’engagement d’une révision ne sont permis
La dissolution est interdite, mais une révision peut être engagée
La dissolution est permise, mais la révision constitutionnelle est interdite
La dissolution et la révision sont permises si le Parlement se réunit

Ni la dissolution de l’Assemblée ni l’engagement d’une révision ne sont permis

Explication

Pendant l’application de l’article 16, l’Assemblée nationale ne peut pas être dissoute et aucune révision constitutionnelle ne peut être engagée au titre de l’article 89. Le pouvoir ordinaire de dissolution de l’article 12 ne supprime pas ces limites, et la réunion de plein droit du Parlement ne les lève pas.

40. Quelle description caractérise le gouvernement français comme institution ?

Une instance collégiale présidée par le Premier ministre et réunissant ministres et secrétaires d’État
Une instance composée des ministres et secrétaires d’État, présidée par le président
Une instance dirigée par le président et réunissant le Premier ministre et les ministres
Une instance présidée par le Premier ministre et composée des seuls ministres

Une instance collégiale présidée par le Premier ministre et réunissant ministres et secrétaires d’État

Explication

Le gouvernement est une instance collégiale présidée par le Premier ministre et composée de l’ensemble des ministres et des secrétaires d’État. Le confondre avec le seul Premier ministre réduit sa composition, tandis que l’exclusion des secrétaires d’État ou l’attribution de sa présidence au président déforme sa définition.

41. Un étudiant affirme que, puisque le Premier ministre domine politiquement le gouvernement, il exerce sur les autres ministres un pouvoir hiérarchique de droit administratif. Quelle correction convient ?

Il ne dispose ni d’une autorité politique ni d’une autorité administrative sur les ministres
Les ministres disposent d’un pouvoir hiérarchique administratif sur le Premier ministre
Sa domination est administrative, mais ne lui confère pas d’autorité politique sur les ministres
Sa domination est politique, sans constituer un pouvoir hiérarchique administratif sur les ministres

Sa domination est politique, sans constituer un pouvoir hiérarchique administratif sur les ministres

Explication

Le Premier ministre domine politiquement le gouvernement, mais cette domination n’équivaut pas à un pouvoir hiérarchique au sens du droit administratif. L’assimiler à une hiérarchie administrative confond deux formes d’autorité, tandis que nier sa domination politique ou la renverser est également erroné.

42. Après des élections législatives qui font apparaître une majorité parlementaire opposée au président, celui-ci doit choisir un Premier ministre. Quelle règle décrit la situation de cohabitation ?

Il choisit le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire
Il choisit le Premier ministre parmi les dirigeants de la majorité présidentielle
Il choisit librement le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire
La majorité parlementaire nomme directement le Premier ministre sans choix présidentiel

Il choisit le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire

Explication

En cohabitation, le président choisit le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire. La liberté de choix plus grande correspond à la concordance politique, tandis que le choix des autres ministres et l’effacement complet du rôle présidentiel concernent d’autres questions.

43. Une personne est nommée ministre tout en conservant un mandat parlementaire. Au regard de l’article 23, quelle conséquence s’applique ?

Elle doit renoncer à toute fonction de représentation professionnelle, mais peut garder son mandat
Elle ne peut pas cumuler les fonctions gouvernementales et son mandat parlementaire
Elle peut garder son mandat si elle abandonne son activité professionnelle
Elle peut cumuler les fonctions gouvernementales et son mandat parlementaire

Elle ne peut pas cumuler les fonctions gouvernementales et son mandat parlementaire

Explication

L’article 23 rend les fonctions gouvernementales incompatibles avec tout mandat parlementaire, ainsi qu’avec certaines autres fonctions et activités. Le maintien du mandat méconnaît directement cette règle ; les autres propositions réduisent à tort l’incompatibilité à d’autres catégories.

44. Deux ministres sont en désaccord sur une mesure relevant de l’action gouvernementale. Selon la répartition des rôles, qui coordonne leur action et tranche en principe leur désaccord ?

Le Premier ministre
Le Parlement
Le président de la République
Le ministre chargé du dossier

Le Premier ministre

Explication

Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement, adresse des instructions aux ministres et coordonne leur action ; il tranche en principe leurs désaccords. Le président, un ministre pris séparément ou le Parlement ne détient pas cette fonction ordinaire d’arbitrage gouvernemental.

45. Dans un régime de cohabitation, quelle analyse décrit le mieux la position du Premier ministre au regard de ses fonctions constitutionnelles ?

Il apparaît généralement subordonné au président dans l’exercice de ce rôle
Il peut exercer son rôle constitutionnel de chef du gouvernement
Il cesse d’être responsable de l’exécution des lois et des règlements
Il devient chef de l’État et se substitue au président

Il peut exercer son rôle constitutionnel de chef du gouvernement

Explication

En cohabitation, le Premier ministre peut exercer son rôle constitutionnel de chef du gouvernement ; la subordination au président caractérise plutôt la concordance politique. Il demeure également associé à l’exécution des lois et des règlements, sans devenir chef de l’État.

46. Un ministre réorganise les services de son département et prend un arrêté pour encadrer le travail de ses agents. Sur quel fondement exerce-t-il ce pouvoir réglementaire ?

Son rôle de contresignataire de tout acte du président
Sa qualité de directeur de l’action générale du gouvernement
Sa compétence pour déterminer la politique de la Nation
Sa qualité de chef de service de son département ministériel

Sa qualité de chef de service de son département ministériel

Explication

Comme chefs de service, les ministres organisent leur département, donnent des ordres à leurs agents et disposent d’un pouvoir réglementaire exercé par arrêtés, conformément à l’arrêt Jamart. La direction de l’action gouvernementale relève du Premier ministre, tandis que le contreseing et la détermination de la politique nationale ne fondent pas ce pouvoir ministériel.

47. Quelle attribution distingue correctement les articles 20 et 21 de la Constitution ?

L’article 20 confie au Premier ministre la direction de l’action gouvernementale et l’article 21 au gouvernement la politique de la Nation
L’article 20 confie au président la politique de la Nation et l’article 21 au Premier ministre la direction de l’action gouvernementale
L’article 20 confie au gouvernement la politique de la Nation et l’article 21 au Premier ministre la direction de l’action gouvernementale
L’article 20 confie au gouvernement la politique de la Nation et l’article 21 au président la direction de l’action gouvernementale

L’article 20 confie au gouvernement la politique de la Nation et l’article 21 au Premier ministre la direction de l’action gouvernementale

Explication

L’article 20 attribue au gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la Nation, tandis que l’article 21 confie au Premier ministre la direction de l’action du gouvernement. Inverser les articles, ou substituer le président au gouvernement ou au Premier ministre, confond les attributions constitutionnelles.

48. Dans une période de concordance majoritaire, quelle répartition des rôles correspond au fonctionnement habituel des institutions ?

Le Premier ministre fixe les grandes orientations et le président conduit l’action quotidienne.
Le président fixe les grandes orientations et le Premier ministre conduit l’action quotidienne.
Le Premier ministre fixe les grandes orientations et l’opposition conduit l’action quotidienne.
Le Parlement fixe les grandes orientations et le président conduit l’action quotidienne.

Le président fixe les grandes orientations et le Premier ministre conduit l’action quotidienne.

Explication

En concordance majoritaire, le président et le Premier ministre peuvent s’appuyer sur une majorité stable ; le président prend généralement en charge les grandes orientations, tandis que le Premier ministre dirige l’action quotidienne. Inverser ces rôles confond leurs fonctions habituelles, attribuer les orientations au Parlement déplace le rôle présidentiel, et faire intervenir l’opposition renvoie à tort à une configuration de cohabitation.

49. Entre 1981 et 1986, François Mitterrand définit les grandes orientations politiques : à qui en laisse-t-il principalement la mise en œuvre ?

À l’Assemblée nationale, chargée de mettre en œuvre les orientations présidentielles.
Au Premier ministre, chargé de mettre en œuvre les orientations de l’opposition.
Au président, chargé de mettre en œuvre les orientations du gouvernement.
Au gouvernement, chargé de mettre en œuvre les orientations présidentielles.

Au gouvernement, chargé de mettre en œuvre les orientations présidentielles.

Explication

Pendant son premier septennat, Mitterrand exerce une forte primauté présidentielle : il définit les grandes orientations et laisse au gouvernement leur mise en œuvre. Confondre orientation et exécution inverse le partage, attribuer l’exécution à l’Assemblée déplace le rôle gouvernemental, et invoquer l’opposition transpose la logique de la cohabitation.

50. En période de cohabitation, le Premier ministre soutenu par la majorité parlementaire conduit le gouvernement. Quelle position le président peut-il adopter concernant une ordonnance fondée sur l’article 38 ?

Il peut refuser de la signer, tout en conservant un rôle majeur en défense et dans les relations internationales.
Il doit la signer, tout en conservant un rôle majeur en défense et dans les relations internationales.
Il peut la signer à la place du Premier ministre, qui perd la conduite du gouvernement.
Il peut refuser de la signer, mais perd son rôle en défense et dans les relations internationales.

Il peut refuser de la signer, tout en conservant un rôle majeur en défense et dans les relations internationales.

Explication

En cohabitation, le président conserve un rôle majeur en relations internationales et en défense, et peut refuser de signer les ordonnances prises sur le fondement de l’article 38 ; le Premier ministre conduit l’action gouvernementale avec la majorité. Lui retirer ses compétences de défense confond les rôles, rendre la signature obligatoire méconnaît la possibilité de refus, et lui attribuer la conduite du gouvernement inverse la répartition.

51. Quel nombre de députés est fixé depuis 1985 et inscrit dans la Constitution depuis la révision de 2008 ?

577 députés.
348 députés.
577 circonscriptions.
Assemblée nationale renouvelée tous les cinq ans.

577 députés.

Explication

Le nombre de députés est fixé à 577 depuis 1985 et inscrit dans la Constitution depuis la révision de 2008. Le chiffre de 348 correspond au Sénat, cinq ans désigne la durée d’une législature, et 577 est le nombre de députés, non celui des circonscriptions.

52. Une réforme électorale doit aligner la durée de la législature de l’Assemblée nationale sur le mandat présidentiel, comme le prévoit la réforme de 2000. Quelle durée faut-il retenir ?

Six ans.
Trois ans.
Sept ans.
Cinq ans.

Cinq ans.

Explication

Depuis la réforme de 2000, la législature dure cinq ans et coïncide avec le mandat présidentiel. Six ans correspond au mandat sénatorial, trois ans à la périodicité du renouvellement par moitié du Sénat, et sept ans renvoie à l’ancien mandat présidentiel.

53. Quelle différence caractérise le mode d’élection des sénateurs par rapport à celui des députés ?

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège comprenant plusieurs catégories d’élus et de délégués communaux.
Les sénateurs sont élus au suffrage universel direct par les élus locaux, contrairement aux députés.
Les sénateurs sont élus au suffrage universel direct par l’ensemble des électeurs, comme les députés.
Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par les seuls députés de l’Assemblée nationale.

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège comprenant plusieurs catégories d’élus et de délégués communaux.

Explication

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège comprenant notamment des députés, des conseillers généraux, des conseillers régionaux et des délégués de communes. Le suffrage direct inverse la distinction avec les députés, réduire le collège aux seuls députés l’ampute de ses autres membres, et associer suffrage direct et élus locaux confond les modalités.

54. Après la fin de son mandat, un ancien député est inquiété pour des propos tenus dans l’exercice de ses fonctions parlementaires. Quelle protection distingue l’article 26 de la Constitution dans cette situation ?

L’irresponsabilité, qui perdure après le mandat pour les opinions exprimées dans son exercice
L’inviolabilité, qui protège les opinions exprimées uniquement pendant le mandat
L’inviolabilité, qui perdure après le mandat pour les opinions exprimées dans son exercice
L’irresponsabilité, qui ne protège que les opinions exprimées après le mandat

L’irresponsabilité, qui perdure après le mandat pour les opinions exprimées dans son exercice

Explication

L’irresponsabilité protège les opinions émises dans l’exercice du mandat et se prolonge après celui-ci ; l’inviolabilité relève de l’alinéa 2 et concerne une autre protection. Confondre les deux immunités attribue cette protection à l’inviolabilité, tandis que limiter ou déplacer la période protégée méconnaît la durée de l’irresponsabilité.

55. Un parlementaire est visé par une procédure pénale pour un fait étranger à son mandat, sans qu’une arrestation soit envisagée. Quelle portée a l’inviolabilité depuis la révision de 1995 ?

Elle concerne l’arrestation, et non la poursuite pénale en tant que telle
Elle concerne la poursuite pénale, mais pas l’arrestation
Elle concerne la poursuite pénale et l’arrestation
Elle protège les opinions liées au mandat, mais pas les actes extérieurs

Elle concerne l’arrestation, et non la poursuite pénale en tant que telle

Explication

Depuis 1995, l’inviolabilité parlementaire est limitée à l’arrestation ; avant cette révision, elle couvrait aussi la poursuite. L’irresponsabilité porte sur les opinions émises dans l’exercice du mandat, et l’ancienne portée de l’inviolabilité ne correspond plus à la règle actuelle.

56. Un parlementaire fait l’objet d’une mesure privative de liberté avant toute condamnation définitive. Quelle condition institutionnelle doit être remplie ?

Obtenir l’autorisation de la conférence des présidents
Obtenir l’autorisation du président de la juridiction pénale
Attendre l’autorisation d’une commission parlementaire
Obtenir l’autorisation du bureau de l’Assemblée

Obtenir l’autorisation du bureau de l’Assemblée

Explication

Une arrestation ou une autre mesure privative de liberté visant un parlementaire requiert l’autorisation du bureau de l’Assemblée, sauf en cas de condamnation définitive. La conférence des présidents et les commissions ont d’autres fonctions, et l’exception ne s’applique pas avant la condamnation définitive.

57. Dans une assemblée, quel organe dirige les travaux parlementaires et administre l’institution, avec des secrétaires chargés des procès-verbaux et des questeurs responsables du personnel ?

La conférence des présidents
Les commissions permanentes
Les groupes parlementaires
Le bureau de l’assemblée

Le bureau de l’assemblée

Explication

Le bureau dirige les travaux et administre l’assemblée ; ses secrétaires contrôlent les procès-verbaux et ses questeurs s’occupent de l’administration des personnels. La conférence fixe le calendrier et l’ordre du jour, les commissions préparent l’examen des textes, et les groupes réunissent des élus selon leur appartenance politique.

58. Une assemblée doit déterminer les dates de ses travaux et les sujets inscrits à son ordre du jour. Quel organe en est chargé ?

La conférence des présidents
Les commissions parlementaires
Les groupes parlementaires
Le bureau de l’assemblée

La conférence des présidents

Explication

La conférence des présidents fixe le calendrier des travaux parlementaires et l’ordre du jour de l’assemblée. Le bureau dirige et administre l’assemblée, les commissions préparent l’examen des textes et les groupes rassemblent les élus.

59. Un calendrier parlementaire prévoit une période pendant laquelle une assemblée peut se réunir, puis des réunions effectives à des dates précises. Comment distinguer ces deux notions ?

La période est une session ; chaque réunion effective est une séance
La période est une commission ; chaque réunion effective est une session
La période est une séance ; chaque réunion effective est une session
La période est un ordre du jour ; chaque réunion effective est une séance

La période est une session ; chaque réunion effective est une séance

Explication

Une session désigne la période durant laquelle l’assemblée peut siéger, tandis qu’une séance correspond au moment où elle siège effectivement. Inverser ces termes confond la période d’activité possible avec les réunions concrètes.

60. Un député dépose une proposition de loi tandis que le Premier ministre prépare un projet de loi. Qui peut, selon l’article 39, prendre l’initiative législative ?

Le gouvernement et le Conseil d’État
Les membres du Parlement seuls
Le Premier ministre seul
Le Premier ministre et les membres du Parlement

Le Premier ministre et les membres du Parlement

Explication

L’article 39 attribue concurremment l’initiative des lois au Premier ministre et aux membres du Parlement. La réponse « Premier ministre seul » exclut les parlementaires, « membres du Parlement seuls » exclut le Premier ministre, et le Conseil d’État exerce un rôle consultatif plutôt qu’une initiative législative.

61. Un ministère prépare un projet de loi gouvernemental : quelle suite respecte l’ordre de son élaboration institutionnelle avant son examen parlementaire ?

Élaboration ministérielle, avis du Conseil d’État, dépôt devant une assemblée, adoption en Conseil des ministres
Élaboration ministérielle, adoption en Conseil des ministres, avis du Conseil d’État, dépôt devant une assemblée
Avis du Conseil d’État, élaboration ministérielle, adoption en Conseil des ministres, dépôt devant une assemblée
Élaboration ministérielle, avis du Conseil d’État, adoption en Conseil des ministres, dépôt devant une assemblée

Élaboration ministérielle, avis du Conseil d’État, adoption en Conseil des ministres, dépôt devant une assemblée

Explication

Le projet suit l’élaboration ministérielle, l’avis du Conseil d’État, l’adoption en Conseil des ministres, puis son dépôt devant une assemblée. Placer l’adoption avant l’avis inverse deux étapes, omettre l’avis néglige la consultation, et déposer avant l’adoption inverse les étapes finales.

62. Un gouvernement prépare des projets de loi de finances, de financement de la sécurité sociale et d’organisation des collectivités territoriales : où doit-il déposer chacun d’abord ?

Les textes financiers au Sénat, le texte territorial à l’Assemblée nationale
Tous les textes à l’Assemblée nationale
Les textes financiers à l’Assemblée nationale, le texte territorial au Sénat
Tous les textes au Sénat

Les textes financiers à l’Assemblée nationale, le texte territorial au Sénat

Explication

Les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale sont déposés d’abord à l’Assemblée nationale, tandis que ceux concernant l’organisation des collectivités territoriales le sont d’abord au Sénat. L’option attribuant les textes financiers au Sénat inverse cette règle, et celle visant le texte territorial à l’Assemblée nationale inverse l’exception territoriale.

63. Un amendement parlementaire accroît une dépense publique sans modifier les recettes : quel motif d’irrecevabilité financière peut être invoqué ?

L’article 41, car l’amendement augmente les dépenses publiques
L’article 40, car l’amendement réduit les dépenses publiques
L’article 40, car l’amendement augmente les dépenses publiques
Aucun motif financier, car les recettes restent inchangées

L’article 40, car l’amendement augmente les dépenses publiques

Explication

L’article 40 permet de s’opposer à une proposition de loi ou à un amendement qui augmente les dépenses publiques ou diminue les recettes de l’État. L’article 41 concerne le domaine de la loi, la baisse des dépenses n’est pas le motif décrit, et une hausse des dépenses suffit sans baisse des recettes.

64. Des parlementaires souhaitent questionner un ministre à la fois sur un problème technique et sur une orientation politique générale : quel outil parlementaire convient à ces deux sujets ?

Les questions parlementaires
La question de confiance
Les commissions d’enquête
La motion de censure

Les questions parlementaires

Explication

Les questions parlementaires permettent d’interroger les ministres sur des problèmes techniques comme sur des questions de politique générale. Une commission d’enquête mène des investigations sur une question précise, tandis que la motion de censure et la question de confiance mettent en jeu la responsabilité gouvernementale.

65. Une assemblée constitue un organe temporaire chargé d’enquêter sur une affaire précise et de recueillir des informations : comment qualifier cet organe ?

Une séance de questions parlementaires
Une commission permanente
Une commission d’enquête ad hoc
Une commission législative

Une commission d’enquête ad hoc

Explication

Une commission d’enquête est un organe ad hoc chargé d’une mission d’information et d’investigations sur une question précise. Une commission permanente est un organe durable, une commission législative ne désigne pas cette mission d’enquête, et les questions parlementaires sont un autre moyen de contrôle.

66. Avant l’adoption du quinquennat en 2000, quelle était la durée du mandat présidentiel en France ?

Six ans renouvelables
Sept ans renouvelables
Cinq ans renouvelables
Quatre ans renouvelables

Sept ans renouvelables

Explication

À l’origine, le mandat présidentiel durait sept ans et pouvait être renouvelé, selon une tradition remontant à 1873. Le quinquennat de cinq ans correspond à la réforme adoptée en 2000.

67. Dans un régime parlementaire, un Premier ministre perd le soutien de la chambre basse. Quelle conséquence cela peut-il avoir sur son maintien au pouvoir ?

Il transfère sa responsabilité politique au chef de l’État
Il peut devoir quitter le pouvoir faute de confiance
Il doit obtenir l’accord de la chambre haute pour dissoudre la chambre basse
Il reste en fonction jusqu’à la fin d’un mandat fixe

Il peut devoir quitter le pouvoir faute de confiance

Explication

En régime parlementaire, le Premier ministre doit conserver la confiance de la chambre basse pour rester au pouvoir; selon le régime, la chambre haute peut également intervenir. Un mandat fixe ne remplace pas cette exigence de confiance.

68. Dans une circonscription, aucun candidat n’obtient au premier tour une majorité absolue représentant au moins un quart des inscrits. Trois candidats ont recueilli respectivement 18 %, 14 % et 11 % des électeurs inscrits. Qui peut se maintenir au second tour ?

Les deux candidats ayant obtenu 18 % et 14 %
Les trois candidats, car ils sont les mieux placés
Le candidat arrivé en tête, seul
Les candidats ayant obtenu au moins 25 %

Les deux candidats ayant obtenu 18 % et 14 %

Explication

Le seuil de maintien est de 12,5 % des électeurs inscrits : les candidats à 18 % et 14 % le franchissent, mais pas celui à 11 %. Le seuil de 25 % confond maintien et condition de victoire au premier tour ; les suffrages exprimés ne sont pas la base indiquée ; le candidat arrivé en tête n’est pas seul à pouvoir se maintenir.

69. Un sénateur est élu lors d’un renouvellement partiel du Sénat. Quelle durée de mandat et quelle périodicité de renouvellement s’appliquent à son siège ?

Neuf ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans
Six ans, avec un renouvellement intégral tous les trois ans
Six ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans
Trois ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans

Six ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans

Explication

Le mandat sénatorial dure six ans et le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. Neuf ans correspond à une ancienne durée ; le renouvellement intégral méconnaît le renouvellement par moitié ; trois ans confond la périodicité du renouvellement avec la durée du mandat.

70. Pour un parlementaire dont l’indemnité fixe est de 5 500 € par mois, la résidence représente 3 % de cette somme. À combien s’élève son indemnité de fonction, calculée au quart du total de l’indemnité fixe et de résidence ?

5 665 € par mois
1 416,25 € par mois
165 € par mois
1 375 € par mois

1 416,25 € par mois

Explication

L’indemnité de résidence vaut 3 % de 5 500 €, soit 165 €. Le quart du total de 5 500 € et 165 € est donc 1 416,25 € ; 1 375 € omet la résidence, 165 € reprend son montant et 5 665 € ne prend pas le quart.

71. Après la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, une députée siège déjà dans une commission permanente et souhaite en rejoindre une seconde. Quelle règle s’applique à sa situation ?

Elle peut rejoindre une seconde commission si l’Assemblée en compte huit.
Elle peut rejoindre une seconde commission si le Sénat en compte sept.
Elle ne peut rejoindre une seconde commission, car le plafond est resté fixé à six.
Elle ne peut être membre que d’une seule commission permanente.

Elle ne peut être membre que d’une seule commission permanente.

Explication

Chaque parlementaire ne peut appartenir qu’à une seule commission permanente ; le plafond de huit concerne le nombre de commissions que peut compter une assemblée. Le chiffre six correspond à la situation antérieure à 2008, tandis que le nombre de commissions du Sénat ne détermine pas la règle applicable aux députés.

72. Un parlementaire veut obtenir une réponse à une question technique publiée au Journal officiel dans un délai de deux mois. Quel type de question doit-il privilégier ?

Une question écrite, généralement consacrée à un problème technique.
Une question écrite, suivie d’une réponse en séance publique.
Une question orale, suivie d’une réponse publiée au Journal officiel.
Une question orale, généralement consacrée à un problème technique.

Une question écrite, généralement consacrée à un problème technique.

Explication

Les questions écrites, généralement techniques, appellent une réponse publiée au Journal officiel dans un délai de deux mois. La réponse en séance publique, parfois suivie d’un bref débat, caractérise les questions orales.

73. Après le recours à l’article 49, alinéa 3, une motion de censure déposée par au moins un dixième des députés est mise en vote. Quelle condition doit-elle remplir pour être adoptée ?

Obtenir la majorité des membres de l’Assemblée nationale.
Obtenir la majorité des suffrages exprimés lors du scrutin.
Être votée dans les 24 heures suivant l’engagement de responsabilité.
Obtenir le soutien d’au moins un dixième des députés.

Obtenir la majorité des membres de l’Assemblée nationale.

Explication

Après le dépôt recevable, un délai de 48 heures précède le vote, et l’adoption exige la majorité des membres de l’Assemblée nationale. Le dixième des députés est le seuil nécessaire au dépôt, tandis que les 24 heures correspondent au délai initial pour déposer une motion.

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