★ À maîtriser
📌 La personnalité juridique est l’aptitude à avoir des droits et des obligations, tandis que la personnalité au sens courant désigne ce qui rend chaque individu unique.
📌 La capacité de jouissance est l’aptitude à acquérir des droits, tandis que la capacité d’exercice est l’aptitude à exercer soi-même ses droits et à assumer soi-même ses obligations.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La Révolution française favorise les sociétés commerciales au nom de la liberté du commerce et de l’industrie, mais supprime les corporations professionnelles, jugées contraires à cette liberté.
Compléments
Le Code civil de 1804 présentait la société comme un contrat par lequel plusieurs personnes mettaient quelque chose en commun pour partager le bénéfice éventuel, conformément à l’article 1832 dans sa version de 1804.
La Révolution industrielle fait également apparaître les intérêts collectifs des ouvriers et rend nécessaire la personnalité juridique des syndicats pour défendre ces intérêts face aux employeurs.
En 1804, le Code civil ne reconnaît pas la personne morale et, lorsqu’il parle de personne, vise les personnes physiques.
La Révolution industrielle concentre les capitaux → la personnalité morale facilite les décisions collectives.
★ À maîtriser
📌 Selon l’arrêt de la Cour de cassation de 1954, un groupement peut obtenir la personnalité juridique s’il dispose d’une possibilité d’expression collective et défend des intérêts collectifs dignes d’être juridiquement protégés.
Compléments
📌 La théorie de la fiction expose la reconnaissance des personnes morales à l’arbitraire de l’État et peine à expliquer comment l’État lui-même reçoit sa personnalité juridique.
📌 Lorsque la loi ne reconnaît pas expressément un groupement, le juge apprécie au cas par cas son organisation, sa capacité à exprimer une volonté collective et la précision ainsi que la légitimité juridique de l’intérêt collectif défendu.
★ À maîtriser
Les personnes physiques relèvent en principe de règles communes, tandis que les personnes morales sont diverses et obéissent à des régimes propres, notamment le droit des sociétés, des syndicats ou des associations.
L’intérêt collectif d’une personne morale est encadré par la loi, qui fixe les finalités de chaque type de personne morale, et par ses statuts, qui définissent son objet social ou statutaire.
Les personnes physiques ont en principe une capacité générale de jouissance, tandis que les personnes morales ne peuvent avoir que les droits et obligations liés à leur intérêt collectif et à leur finalité.
La personnalité juridique permet au groupement : d’avoir des droits et obligations distincts de ceux de ses membres, d’agir en justice ou de se défendre en justice, de conclure des contrats, de répondre de ses fautes, y compris au pénal
Compléments
Personne physique : capacité générale ; personne morale : capacité limitée par sa finalité.
★ À maîtriser
📌 La personnalité juridique désigne l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations, tandis que les droits de la personnalité concernent des attributs de l’être humain concret.
📌 La Cour européenne des droits de l’homme et la Cour de justice de l’Union européenne reconnaissent une certaine protection de la vie privée des personnes morales, tandis que la Cour de cassation refuse de leur reconnaître un droit général à cet égard.
Compléments
Les personnes morales peuvent bénéficier notamment des droits et libertés suivants :
La jurisprudence reconnaît aux personnes morales un droit au nom ainsi qu’un droit à l’honneur et à la réputation, qu’elles peuvent notamment défendre par une action en diffamation ou en dénigrement.
★ À maîtriser
📌 Dans un arrêt de cassation, la Cour de cassation rapporte la position de la cour d’appel qu’elle va écarter, tandis que dans un arrêt de rejet, elle rapporte la position du demandeur au pourvoi qu’elle va écarter.
Compléments
★ À maîtriser
Dans un arrêt de cassation, la Cour de cassation énonce la position qu’elle va écarter, tandis que dans un arrêt de rejet elle énonce la position du demandeur au pourvoi qu’elle écarte.
Dans un arrêt de cassation, le conclusif annonce la cassation et permet de comprendre la solution de la Cour de cassation.
La Cour de cassation reconnaît aux personnes morales la protection de :
Compléments
★ À maîtriser
📌 La loi de 1850 interdisait les sévices envers les animaux commis en public afin de protéger la morale publique, tandis que la loi de 1963 a pénalisé les sévices et actes de cruauté envers les animaux, aujourd’hui visés à l’article 521-1 du Code pénal.
Compléments
📌 Le cours soutient que les animaux ne peuvent être des personnes ni titulaires de droits puisqu’ils ne peuvent assumer d’obligations, les droits et obligations étant considérés comme indissociables.
Animal sensible mais sans obligations : bien protégé, pas sujet de droit.
★ À maîtriser
📌 Accorder la personnalité juridique à une intelligence artificielle ne permettrait pas d’indemniser ses victimes si elle ne possède aucun patrimoine, tandis que les sociétés créatrices pourraient tenter de se soustraire à leur responsabilité en invoquant la responsabilité de l’IA ou l’opacité de son fonctionnement.
📌 Fonder la personnalité juridique sur les capacités intellectuelles pourrait conduire à retirer cette personnalité aux personnes ayant peu de capacités intellectuelles, notamment à certaines personnes handicapées ou atteintes d’Alzheimer ou de démence.
Compléments
📌 L’argument en faveur de la personnalité juridique de l’intelligence artificielle est qu’elle apprend, peut agir de manière autonome et sembler disposer d’une volonté propre, contrairement à l’argument avancé pour les animaux.
Pas de patrimoine → pas d’indemnisation des victimes.
★ À maîtriser
📌 L’article 16 du Code civil garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie, sans que le Conseil constitutionnel ait fixé ce commencement à la conception, et s’applique à l’embryon in utero.
Compléments
L’article 221-6 du Code pénal réprime le fait de causer involontairement la mort d’autrui, mais le fœtus n’est pas une personne au sens de cette disposition.
La révision constitutionnelle du 8 mars 2024 a ajouté à l’article 34 de la Constitution une garantie relative aux conditions d’exercice de la liberté des femmes de recourir à une interruption volontaire de grossesse.
Depuis 2021, l’assistance médicale à la procréation est accessible aux couples formés d’une femme et d’un homme, aux couples de deux femmes et aux femmes non mariées dans le cadre d’un projet parental.
L’article L. 2151-5 du Code de la santé publique soumet les recherches sur l’embryon humain à autorisation et prévoit qu’elles s’inscrivent dans une finalité médicale ou visent à améliorer la connaissance de la biologie humaine.
In utero : respect de l’article 16 ; in vitro : régime de bien spécial.
★ À maîtriser
La médecine définit la mort naturelle : elle était traditionnellement constatée par l’absence d’activité cardiaque, tandis que la mort cérébrale, reconnue depuis la fin des années 1960, correspond à la destruction irréversible des fonctions cérébrales malgré le maintien artificiel de la respiration et du cœur.
Le suicide assisté consiste à ce que la personne s’administre elle-même le produit fourni par un médecin, tandis que l’euthanasie consiste à ce que des médecins administrent le produit lorsque la personne ne peut pas le faire.
L’accès à l’aide à mourir requiert une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale ainsi qu’une souffrance réfractaire ou insupportable pour la personne.
La mort éteint la personnalité juridique, dissout le mariage et le régime matrimonial et ouvre la succession conformément à l’article 720 du Code civil.
La disparition relève de l’article 88, alinéa 3, du Code civil lorsque la mort est certaine mais que le corps n’a pas été retrouvé.
Les deux conditions de la présomption d’absence sont cumulatives : la personne a cessé de paraître à son domicile et on n’a plus de nouvelles d’elle.
Pendant la présomption d’absence, l’article 113 du Code civil permet au juge de désigner un ou plusieurs parents ou alliés, ou toute autre personne, pour représenter l’absent et accomplir des actes juridiques dans son intérêt.
Selon l’article 122 du Code civil, l’absence peut être déclarée après 10 ans à compter du jugement constatant la présomption d’absence, ou après 20 ans depuis la cessation de parution au domicile et l’absence de nouvelles si aucune présomption n’a été judiciairement constatée.
La déclaration d’absence produit des effets comparables à ceux du décès, notamment en matière de succession, tandis que la présomption d’absence est une présomption de vie.
Selon les articles 129 et 130 du Code civil, le retour de l’absent peut entraîner l’annulation de la déclaration d’absence et la restitution de ses biens, ou du prix s’ils ont été vendus, mais les héritiers conservent les fruits perçus de bonne foi.
Compléments
La reconnaissance de la mort cérébrale permet des prélèvements d’organes à cœur battant, car la poursuite des battements évite leur nécrose immédiate.
La loi du 15 novembre 1887 reconnaît la liberté des funérailles, dont les principaux modes en France sont l’inhumation et la crémation.
📌 Les cendres ne peuvent être conservées au domicile ni dispersées librement en mer ; elles peuvent être placées dans un columbarium, dispersées dans un espace cinéraire du cimetière ou dispersées en pleine nature sous conditions légales.
Mort cardiaque ou cérébrale : deux constats médicaux ; absence : mort incertaine.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le nom de famille est celui inscrit sur l’acte de naissance, tandis que le nom d’usage est une pratique non transmissible.
📌 La loi du 8 janvier 1993 a libéralisé le choix du prénom par les parents, sous réserve des limites de l’article 57, alinéas 4 et 5, du Code civil.
Compléments
La loi du 11 germinal an XI (1803) limitait le choix du prénom aux calendriers et aux personnages connus de l’histoire ancienne, avec un contrôle préalable de l’officier de l’état civil.
🔄 La procédure de contrôle du prénom initial suit ces étapes : l’officier de l’état civil informe le procureur de la République, le procureur peut saisir le juge aux affaires familiales, le juge peut ordonner la suppression du prénom litigieux
📌 Le pseudonyme ne figure généralement pas sur les pièces d’identité officielles et n’est pas automatiquement transmis aux descendants, même si ceux-ci peuvent parfois être autorisés à l’utiliser.
★ À maîtriser
La loi du 6 fructidor an II consacre le principe selon lequel nul ne peut porter un nom ou un prénom autres que ceux inscrits sur son acte de naissance.
L’indisponibilité interdit de disposer librement de son nom comme d’un bien, tandis que l’imprescriptibilité signifie que le nom d’origine ne se perd pas par le seul effet du temps.
La jurisprudence admet exceptionnellement l’acquisition d’un nouveau nom par un usage loyal, public, constant, incontesté et suffisamment prolongé, sans perte du nom d’origine.
L’article 61 du Code civil permet de demander un changement de nom de famille en justifiant d’un intérêt légitime apprécié au cas par cas par le ministre de la Justice, sous le contrôle du juge administratif.
La loi du 2 mars 2022 a créé l’article 61-3-1 du Code civil, qui permet à une personne majeure dont l’acte de naissance est détenu par un officier de l’état civil français de demander une fois une procédure simplifiée pour porter le nom du père, de la mère ou les deux selon les règles légales.
Compléments
Dans un arrêt du 15 mars 1988, la première chambre civile de la Cour de cassation affirme que le nom d’origine ne se perd pas par prescription. - arrêt de la première chambre civile
L’arrêt du 17 décembre 2008 admet qu’une personne ayant acquis un nouveau nom par usage puisse y renoncer pour reprendre son nom d’origine, sous le contrôle du juge. - Cour de cassation
Les intérêts légitimes cités comprennent : la protection du patrimoine onomastique, le caractère ridicule du nom, la volonté de récupérer un nom de résistance, un motif affectif, notamment lorsque le père a abandonné son enfant ou est décédé
🔄 La procédure de changement de prénom suit ces étapes : la demande est adressée à l’officier de l’état civil, l’officier vérifie l’existence d’un intérêt légitime, si l’intérêt légitime n’est pas établi, l’officier saisit le procureur de la République, le procureur peut saisir le juge aux affaires familiales
L’arrêt du 20 novembre 2024 précise que la personne qui demande un changement de prénom doit prouver l’existence d’un intérêt légitime. - Cour de cassation
Nom d’origine conservé ; nouveau nom parfois acquis par usage
★ À maîtriser
📌 La protection du nom contre son utilisation littéraire suppose un risque de confusion entre la personne réelle et le personnage fictif ainsi qu’un préjudice résultant de cette confusion.
📌 Un nom utilisé par une société commerciale peut devenir un signe distinctif cessible, régime distinct de celui du nom de famille soumis aux principes d’indisponibilité et d’imprescriptibilité.
Compléments
Lorsque le nom de famille est rare et illustre, le risque de confusion avec un personnage fictif peut être présumé sans démontrer une similitude entre leurs vies.
L’arrêt du 8 octobre 2009 relatif à Dolmen a retenu un risque élevé de confusion lorsqu’un nom rare porté par une seule famille désignait un personnage présenté comme lâche et dépourvu de charisme. - Cour de cassation
Dans l’affaire Bordas, le titulaire du nom, devenu actionnaire minoritaire, ne pouvait pas nécessairement retirer son autorisation afin d’empêcher la société de continuer à utiliser ce nom comme signe distinctif autonome. - Cour de cassation, 12 mars 1985
★ À maîtriser
📌 Depuis la réforme de 2015, l’article 515-14 du Code civil reconnaît les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité, tout en les maintenant soumis au régime des biens.
Compléments
La mort civile, qui retirait aux condamnés leurs droits civils et politiques et leur capacité de jouissance, a été abolie en 1854.
Depuis 1976, l’article L. 214-1 du Code rural qualifie tout animal d’être sensible.
📌 L’argument opposé à la personnalité juridique des animaux est qu’ils ne peuvent assumer des obligations contractuelles, car ils ne disposent pas d’une volonté libre comparable à celle des personnes morales.
L’animal est sensible mais soumis au régime des biens
★ À maîtriser
📌 La personnalité juridique s’acquiert à la naissance si l’enfant naît vivant et viable; l’acte de naissance est déclaratif et constate cette personnalité sans la créer.
Compléments
📌 La personnalité juridique de l’embryon est discutée au regard de son existence biologique et des conséquences qu’aurait sa reconnaissance, notamment sur le droit à la vie, l’intégrité physique, l’avortement et la recherche scientifique.
Théories de la personne morale
| Théorie | Existence | Rôle de la loi |
|---|---|---|
| Fiction | La personne morale n’existe pas réellement | La loi lui accorde la personnalité juridique |
| Réalité | Le groupement existe dans la vie sociale | La loi reconnaît son existence |
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1. En droit, que désigne une personne juridique ?
2. Une juriste distingue l’aptitude reconnue par le droit à être titulaire de droits de ce qui rend chaque individu unique. Comment nomme-t-elle ces deux notions, dans cet ordre ?
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Qu’est-ce qu’une personne juridique ?
Un point d’imputation de droits et d’obligations, titulaire de droits et responsable de ses obligations.
Que désigne la personnalité juridique ?
L’aptitude à avoir des droits et des obligations.
Que désigne la personnalité au sens courant ?
Ce qui rend chaque individu unique.
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