QCM : Principes fondamentaux de la justice — 40 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit l’État de droit ?

L’État organise la justice sans devoir respecter les normes
L’État confie les règles juridiques aux institutions judiciaires
L’État fait respecter le droit et y est lui-même soumis
L’État applique les décisions des autorités sans contrôle juridique

L’État fait respecter le droit et y est lui-même soumis

Explication

L’État de droit oblige l’État à faire respecter le droit tout en le soumettant lui-même aux règles juridiques. Un pouvoir qui agirait sans être juridiquement encadré relèverait plutôt de l’arbitraire.

2. Quel domaine relève de l’organisation juridictionnelle ?

La gestion des ressources financières des collectivités publiques
La détermination des sanctions décidées par les parties à un contrat
La formulation des normes que les juridictions doivent appliquer aux litiges
L’étude des institutions qui rendent la justice civile, pénale et administrative

L’étude des institutions qui rendent la justice civile, pénale et administrative

Explication

L’organisation juridictionnelle porte sur l’organisation de la justice civile, pénale et administrative ainsi que sur les principes qui lui sont associés. Elle se distingue de la règle de droit, qui constitue la norme appliquée par les juridictions.

3. Pourquoi rendre la justice constitue-t-il une mission essentielle de l’État ?

Parce que cette mission est exercée au nom de l’intérêt général
Parce que cette mission remplace les règles applicables aux litiges
Parce que cette mission protège les intérêts particuliers des juges
Parce que cette mission permet aux parties de choisir chaque tribunal

Parce que cette mission est exercée au nom de l’intérêt général

Explication

Rendre la justice est une mission essentielle de l’État parce qu’elle est accomplie au nom de l’intérêt général. Elle ne vise donc pas à satisfaire les intérêts personnels des magistrats.

4. Que signifie le monopole de l’État sur la justice ?

L’État laisse les parties privées trancher leurs litiges sans encadrement
L’État confie aux collectivités locales la totalité des fonctions judiciaires
L’État détient le pouvoir de rendre la justice sur son territoire
L’État exerce une compétence administrative dépourvue de portée souveraine

L’État détient le pouvoir de rendre la justice sur son territoire

Explication

Le monopole étatique signifie que l’État dispose du monopole de la justice sur son territoire, ce qui manifeste sa souveraineté. Les mécanismes privés de règlement des litiges constituent des exceptions encadrées à ce principe.

5. Quel événement s’est produit le 4 août 1789 concernant les justices seigneuriales ?

L’abolition des privilèges a entraîné leur suppression
Les juridictions administratives ont repris leurs anciennes compétences
Le maintien des privilèges a confirmé leur compétence judiciaire
La justice royale a été remplacée par des justices seigneuriales

L’abolition des privilèges a entraîné leur suppression

Explication

Le 4 août 1789, l’abolition des privilèges a notamment entraîné la suppression des justices seigneuriales. Sous l’Ancien Régime, ces justices pouvaient coexister avec la justice royale, mais elles disparaissent lors de cette abolition.

6. Que doit faire une juridiction lorsque la loi paraît obscure ?

Statuer malgré l’obscurité de la loi afin d’éviter un déni de justice
Transmettre automatiquement le litige à une juridiction privée choisie par les parties
Suspendre le procès en laissant les parties trouver elles-mêmes une solution
Refuser d’examiner l’affaire jusqu’à ce que le législateur précise la règle

Statuer malgré l’obscurité de la loi afin d’éviter un déni de justice

Explication

L’obligation de juger impose à la juridiction de rendre une décision, même lorsque la loi paraît obscure, afin d’éviter un déni de justice. Refuser de statuer constitue précisément un déni de justice.

7. Quelle exigence appartient à l’obligation de bien juger ?

La faculté de rendre une décision sans respecter les normes supérieures
Le respect du procès équitable et de l’impartialité des juges
La possibilité pour une partie de désigner le juge chargé de l’affaire
La priorité donnée aux intérêts économiques de la juridiction

Le respect du procès équitable et de l’impartialité des juges

Explication

L’obligation de bien juger comprend notamment le respect du procès équitable et l’impartialité des juges, ainsi que du délai raisonnable et des normes supérieures applicables. Le choix personnel du juge par une partie compromettrait précisément l’impartialité.

8. Qu’est-ce que l’arbitrage ?

Un règlement conventionnel par des arbitres privés choisis par les parties
Une procédure administrative destinée à contrôler les décisions judiciaires
Un jugement rendu par une juridiction étatique après une audience publique
Un contrat par lequel les parties renoncent à toute concession réciproque

Un règlement conventionnel par des arbitres privés choisis par les parties

Explication

L’arbitrage est un mode conventionnel de règlement d’un litige par des arbitres privés désignés par les parties, qui rendent une sentence arbitrale. Il se distingue ainsi du jugement rendu par une juridiction étatique.

9. Quelle formalité permet en principe à une sentence arbitrale d’obtenir la force exécutoire ?

L’obtention de l’exequatur par l’autorité compétente
L’inscription de la sentence dans le registre des contrats commerciaux
La validation de la sentence par chacune des parties après le litige
La transformation automatique de la sentence en loi générale

L’obtention de l’exequatur par l’autorité compétente

Explication

La sentence arbitrale a une valeur juridictionnelle comparable à celle d’un jugement, mais elle doit en principe recevoir l’exequatur pour devenir exécutoire. Cette formalité lui permet d’être mise à exécution avec le concours de la puissance publique.

10. Quelle caractéristique distingue la transaction de l’arbitrage ?

La transaction confie le litige à un arbitre privé qui impose sa décision
La transaction consiste en une décision juridictionnelle soumise à l’exequatur
La transaction organise l’intervention d’une juridiction étatique impartiale
La transaction met fin au litige par des concessions réciproques des parties

La transaction met fin au litige par des concessions réciproques des parties

Explication

La transaction est un contrat écrit par lequel les parties mettent fin à leur litige en consentant chacune des concessions. L’arbitrage repose au contraire sur la décision d’un tiers privé, qui rend une sentence arbitrale.

11. Que garantit l’indépendance de la justice dans l’exercice des fonctions du juge ?

La protection contre toute pression extérieure
La direction de l’action gouvernementale
La possibilité de modifier la loi applicable
L’absence de préférence envers une partie

La protection contre toute pression extérieure

Explication

L’indépendance protège le juge contre les interventions ou influences extérieures qui pourraient peser sur sa décision. L’absence de préférence envers une partie relève de l’impartialité, notion distincte même si elle lui est étroitement liée.

12. Quel est l’objectif principal de la séparation des fonctions législative, juridictionnelle et exécutive ?

Confier au législateur le jugement des infractions
Permettre au juge de gouverner en cas de crise
Prévenir la concentration du pouvoir et la tyrannie
Autoriser l’exécutif à trancher les litiges privés

Prévenir la concentration du pouvoir et la tyrannie

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions de l’État afin d’éviter qu’un même pouvoir concentre l’autorité et ne conduise à la tyrannie. Le juge exerce une fonction juridictionnelle, sans faire la loi ni gouverner.

13. Quelle différence caractérise le contrôle exercé par le juge de cassation par rapport à celui des juges du fond ?

Il intervient avant le jugement pour orienter la procédure
Il vérifie l’application du droit sans réexaminer les faits
Il tranche une nouvelle fois le litige comme une juridiction d’appel
Il réexamine les faits et apprécie les témoignages produits

Il vérifie l’application du droit sans réexaminer les faits

Explication

Le juge de cassation statue en droit, notamment en contrôlant la correcte application des règles juridiques. Les juges de première instance et d’appel examinent, eux, les faits ainsi que le droit, ce qui explique que la cassation ne constitue pas un troisième degré de juridiction.

14. Quelle voie de recours demeure ouverte de plein droit après un jugement rendu en premier et dernier ressort ?

La révision automatique du jugement
L’opposition contre toute décision rendue
L’appel devant une juridiction supérieure
Le pourvoi en cassation

Le pourvoi en cassation

Explication

Le pourvoi en cassation reste ouvert de plein droit, même lorsqu’une affaire a été jugée en premier et dernier ressort. L’appel peut, dans certaines affaires, être exclu en raison de la nature ou de l’enjeu du litige.

15. Quel principe découle de l’article 6, paragraphe 1, de la Convention européenne des droits de l’homme concernant l’audience ?

La publicité dépend de l’accord préalable des autorités exécutives
Toute audience doit se tenir à huis clos pour protéger les parties
Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue publiquement
Le juge peut écarter la publicité sans justification particulière

Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue publiquement

Explication

L’article 6, paragraphe 1, reconnaît le droit de toute personne à une audience publique. Le huis clos constitue une exception qui doit être justifiée, notamment par la protection des mineurs ou du secret.

16. Comment faut-il définir le délai raisonnable dans le jugement d’une affaire ?

Le temps nécessaire pour obtenir l’accord des parties au procès
La durée adaptée à la nature et à la complexité de l’affaire
Un délai identique fixé pour toutes les procédures judiciaires
La période comprise entre la plainte et la première audience

La durée adaptée à la nature et à la complexité de l’affaire

Explication

Le délai raisonnable s’apprécie selon la nature et la complexité propres à chaque affaire. Il ne correspond donc pas à une durée uniforme applicable à toutes les procédures.

17. Dans le fonctionnement d’un service public, quelle distinction décrit correctement l’égalité et la neutralité ?

L’égalité permet des traitements différents entre usagers comparables, tandis que la neutralité favorise certaines convictions.
L’égalité garantit la gratuité des prestations, tandis que la neutralité assure la permanence du service.
L’égalité traite pareillement les situations comparables, tandis que la neutralité écarte l’expression des convictions.
L’égalité impose l’expression de toutes les convictions, tandis que la neutralité adapte le traitement de chaque usager.

L’égalité traite pareillement les situations comparables, tandis que la neutralité écarte l’expression des convictions.

Explication

L’égalité commande un traitement identique pour des situations comparables, alors que la neutralité interdit l’expression des convictions dans le service. Confondre ces principes conduit notamment à attribuer à l’égalité une fonction qui relève de la neutralité.

18. Une personne saisit gratuitement une juridiction, mais doit rémunérer son avocat et ne bénéficie pas de l’aide juridictionnelle : quelle règle s’applique ?

La saisine et la représentation sont gratuites dès lors qu’une juridiction est compétente.
La saisine est gratuite, mais les frais d’avocat peuvent rester à la charge du justiciable.
Les frais d’avocat sont pris en charge par l’État lorsque le litige concerne un service public.
La gratuité de la justice disparaît dès qu’un justiciable choisit d’être représenté.

La saisine est gratuite, mais les frais d’avocat peuvent rester à la charge du justiciable.

Explication

La gratuité de la justice est relative : l’accès au juge est gratuit en principe, mais les honoraires d’avocat peuvent être supportés par le justiciable. L’aide juridictionnelle constitue une exception permettant, sous conditions, une aide financière de l’État.

19. Un service public modifie ses modalités de fonctionnement pour répondre à l’évolution des besoins sociaux, sans que sa présence régulière soit interrompue : quel principe est principalement mis en œuvre ?

Le principe d’égalité, qui impose un traitement identique des situations comparables.
Le principe de continuité, qui impose le fonctionnement permanent et régulier du service.
Le principe de mutabilité, qui exige l’adaptation du service aux évolutions de la société.
Le principe de neutralité, qui interdit l’expression des convictions dans le service.

Le principe de mutabilité, qui exige l’adaptation du service aux évolutions de la société.

Explication

La mutabilité impose l’adaptation du service public aux transformations de la société et aux besoins nouveaux. La continuité concerne plutôt le fonctionnement permanent et régulier du service, sans désigner son adaptation.

20. Quel ordre de juridiction connaît principalement un litige opposant deux personnes privées au sujet d’un contrat civil ?

L’ordre judiciaire, compétent principalement pour les litiges entre personnes privées en matière civile et pénale.
L’ordre administratif, compétent pour tout litige dès qu’une activité présente un intérêt général.
L’ordre administratif, compétent pour les contrats conclus entre personnes privées sans personne publique.
Le Tribunal des conflits, chargé de juger directement les litiges civils entre particuliers.

L’ordre judiciaire, compétent principalement pour les litiges entre personnes privées en matière civile et pénale.

Explication

L’ordre judiciaire connaît principalement des litiges concernant les personnes privées, notamment en matière civile et pénale. L’ordre administratif intervient plutôt dans les litiges impliquant des personnes publiques.

21. Quelle conséquence la loi des 16 et 24 août 1790 a-t-elle produite concernant les rapports entre le juge judiciaire et l’administration ?

Elle a donné au Conseil d’État une justice déléguée et une indépendance juridictionnelle complète.
Elle a supprimé la séparation entre les juridictions judiciaires et les juridictions administratives.
Elle a confié au juge judiciaire le contrôle général des actes administratifs au nom de l’unité du droit.
Elle a interdit au juge judiciaire de juger l’administration au nom de la séparation des pouvoirs.

Elle a interdit au juge judiciaire de juger l’administration au nom de la séparation des pouvoirs.

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 interdit au juge judiciaire de juger l’administration afin de préserver la séparation des pouvoirs. La transformation du Conseil d’État en juridiction indépendante relève de la loi du 24 mai 1872.

22. Quel changement la loi du 24 mai 1872 a-t-elle apporté au Conseil d’État ?

Elle lui a retiré toute fonction juridictionnelle pour le limiter au conseil du gouvernement.
Elle a créé une juridiction paritaire chargée de répartir les compétences entre deux ordres.
Elle a placé le jugement de l’administration sous l’autorité directe des tribunaux judiciaires.
Elle l’a transformé en juridiction indépendante disposant d’une justice déléguée.

Elle l’a transformé en juridiction indépendante disposant d’une justice déléguée.

Explication

La loi du 24 mai 1872 transforme le Conseil d’État en juridiction indépendante disposant d’une justice déléguée. La juridiction paritaire chargée des conflits de compétence est le Tribunal des conflits.

23. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits lorsqu’un litige semble relever de deux ordres de juridiction ?

Déterminer si le litige relève de l’ordre judiciaire ou de l’ordre administratif.
Réexaminer les décisions rendues par toutes les juridictions civiles et pénales.
Remplacer le juge saisi afin d’assurer directement l’exécution de la décision.
Juger au fond la responsabilité de la personne publique ou de la personne privée concernée.

Déterminer si le litige relève de l’ordre judiciaire ou de l’ordre administratif.

Explication

Le Tribunal des conflits résout les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif. Il répartit donc la compétence, tandis que la juridiction ordinaire compétente tranche normalement le fond du litige.

24. Quelle situation caractérise un conflit positif entre les ordres judiciaire et administratif ?

Une partie conteste le montant de la réparation accordée par la juridiction compétente.
Une juridiction administrative demande à une juridiction judiciaire de réexaminer sa décision.
Deux juridictions relevant d’ordres différents se déclarent incompétentes pour juger le même litige.
Deux juridictions relevant d’ordres différents se déclarent compétentes pour juger le même litige.

Deux juridictions relevant d’ordres différents se déclarent compétentes pour juger le même litige.

Explication

Le conflit positif apparaît lorsque les deux ordres se déclarent compétents pour connaître d’un même litige. Le conflit négatif correspond au cas inverse, dans lequel les deux ordres se déclarent incompétents.

25. Quelle affirmation correspond à l’apport de l’arrêt Blanco de 1873 ?

Il attribue au juge judiciaire les litiges relatifs aux dommages causés par les agents publics.
Il établit la composition paritaire du Tribunal des conflits entre la Cour de cassation et le Conseil d’État.
Il reconnaît la responsabilité de l’État pour les dommages causés par un service public et la compétence du juge administratif.
Il interdit toute responsabilité de l’État lorsque le dommage provient du fonctionnement d’un service public.

Il reconnaît la responsabilité de l’État pour les dommages causés par un service public et la compétence du juge administratif.

Explication

L’arrêt Blanco de 1873 reconnaît la responsabilité de l’État liée aux dommages causés par un service public et affirme la compétence du juge administratif. La composition du Tribunal des conflits constitue une question institutionnelle distincte de cet arrêt.

26. Quelle est la mission principale du Conseil constitutionnel ?

Diriger les juridictions judiciaires nationales
Contrôler la conformité des lois à la Constitution
Rédiger les projets de loi gouvernementaux
Contrôler la légalité des actes administratifs

Contrôler la conformité des lois à la Constitution

Explication

Le Conseil constitutionnel est principalement chargé de vérifier que les lois respectent la Constitution. Le contrôle de la légalité administrative relève notamment du Conseil d’État, et non du Conseil constitutionnel.

27. Quelle composition correspond au Conseil constitutionnel créé par la Constitution du 4 octobre 1958 ?

Neuf membres nommés pour neuf ans par trois autorités institutionnelles
Neuf membres nommés pour six ans par le président de la République
Douze membres élus pour six ans par le Parlement réuni en Congrès
Quinze membres désignés pour neuf ans par les juridictions suprêmes

Neuf membres nommés pour neuf ans par trois autorités institutionnelles

Explication

Le Conseil constitutionnel compte neuf membres nommés pour neuf ans, à raison de trois nominations par le président de la République, trois par le président du Sénat et trois par le président de l’Assemblée nationale. Cette durée concerne le mandat des membres, tandis que le président du Conseil est choisi parmi eux.

28. Quelle compétence électorale appartient au Conseil constitutionnel ?

Fixer les règles de financement de chaque parti politique
Contrôler la régularité des élections nationales et des référendums
Nommer les présidents des bureaux de vote communaux
Organiser matériellement les élections municipales et européennes

Contrôler la régularité des élections nationales et des référendums

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la régularité des élections présidentielles, législatives et sénatoriales ainsi que des référendums nationaux. L’organisation matérielle des scrutins et la nomination des bureaux de vote relèvent d’autres autorités administratives.

29. À quel moment intervient le contrôle a priori de constitutionnalité ?

Après l’abrogation de la loi par une juridiction
Après l’entrée en vigueur de la loi pendant un litige
Après le vote de la loi et avant sa promulgation
Avant l’examen du texte par les assemblées parlementaires

Après le vote de la loi et avant sa promulgation

Explication

Le contrôle a priori est exercé entre le vote de la loi et sa promulgation. Le contrôle a posteriori intervient après l’entrée en vigueur de la disposition, notamment dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité.

30. Depuis la révision constitutionnelle de 1974, qui peut saisir le Conseil constitutionnel avant la promulgation d’une loi ?

Tout électeur inscrit sur une liste électorale
Tout magistrat ayant participé au débat parlementaire
Un groupe de 60 députés ou de 60 sénateurs
Un groupe de 30 députés ou de 30 sénateurs

Un groupe de 60 députés ou de 60 sénateurs

Explication

Depuis 1974, la saisine avant promulgation peut être effectuée par 60 députés ou 60 sénateurs. Avant cette réforme, la saisine était réservée à certains responsables institutionnels, et un électeur ne dispose pas directement de cette faculté.

31. Quelle décision du Conseil constitutionnel, rendue le 16 juillet 1971, a reconnu une valeur constitutionnelle aux droits et libertés visés par le préambule ?

La décision Liberté d’association
La décision relative à la question prioritaire de constitutionnalité
La décision portant sur la saisine parlementaire de 1974
La décision relative au contrôle des élections sénatoriales

La décision Liberté d’association

Explication

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a reconnu la valeur constitutionnelle des droits et libertés auxquels renvoie le préambule de la Constitution. La réforme de 1974 concerne la saisine parlementaire, tandis que la QPC appartient à un mécanisme distinct.

32. Dans quelle situation un justiciable peut-il soulever une question prioritaire de constitutionnalité ?

Au cours d’un litige, contre une disposition portant atteinte à un droit garanti
Avant le vote d’une loi, pour demander une modification au Parlement
Lors d’une élection, pour remplacer une règle administrative contestée
Après un référendum, pour contester le résultat politique obtenu

Au cours d’un litige, contre une disposition portant atteinte à un droit garanti

Explication

La QPC permet à un justiciable de contester, pendant un litige, une disposition législative qui porte atteinte à un droit ou à une liberté constitutionnellement garanti. Elle ne constitue pas une procédure de modification des projets de loi avant leur vote.

33. Quel type de différends la Cour internationale de justice règle-t-elle ?

Des conflits entre États ayant accepté sa compétence dans le cadre de l’ONU
Des poursuites contre des individus accusés de crimes internationaux
Des litiges commerciaux entre entreprises privées de pays différents
Des recours formés contre les décisions des juridictions nationales

Des conflits entre États ayant accepté sa compétence dans le cadre de l’ONU

Explication

La Cour internationale de justice règle des différends opposant des États qui ont accepté sa compétence, dans le cadre de l’Organisation des Nations unies. La poursuite des individus pour certains crimes internationaux relève de la Cour pénale internationale.

34. Quelles personnes la Cour pénale internationale peut-elle juger dans les conditions prévues par son statut ?

Des individus responsables de crimes internationaux lorsque leur État n’agit pas effectivement
Des entreprises accusées de violations des règles commerciales internationales
Des États responsables de différends territoriaux soumis à l’ONU
Des gouvernements contestés par des électeurs lors d’un scrutin national

Des individus responsables de crimes internationaux lorsque leur État n’agit pas effectivement

Explication

La Cour pénale internationale juge des individus soupçonnés de crimes de guerre, de génocide ou de crimes d’agression lorsque les poursuites nationales ne sont pas effectives. Les différends entre États relèvent de la Cour internationale de justice, tandis que les litiges commerciaux relèvent du mécanisme de l’OMC.

35. Quelle est la mission principale de la Cour de justice de l’Union européenne ?

Veiller au respect et à l’interprétation du droit de l’Union européenne
Protéger les droits sociaux prévus par les constitutions nationales
Contrôler l’application de la Convention européenne des droits de l’homme
Examiner les recours contre les décisions des juridictions nationales

Veiller au respect et à l’interprétation du droit de l’Union européenne

Explication

La Cour de justice de l’Union européenne assure le respect et l’interprétation du droit de l’Union. Le contrôle de la Convention européenne des droits de l’homme relève de la Cour européenne des droits de l’homme.

36. Quel recours permet de contester l’absence d’action d’une institution de l’Union européenne ?

Le recours en annulation
Le recours en interprétation
Le recours en manquement
Le recours en carence

Le recours en carence

Explication

Le recours en carence vise l’absence d’action d’une institution de l’Union européenne. Le recours en manquement concerne plutôt le comportement d’un État qui ne respecte pas ses obligations.

37. Quel rôle la Cour européenne des droits de l’homme exerce-t-elle au sein du Conseil de l’Europe ?

Annuler les lois nationales contraires aux constitutions
Contrôler les décisions administratives prises par les institutions européennes
Interpréter les traités fondateurs de l’Union européenne
Sanctionner les États qui violent la Convention européenne des droits de l’homme

Sanctionner les États qui violent la Convention européenne des droits de l’homme

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme est une juridiction du Conseil de l’Europe qui peut sanctionner les États violant la Convention. Elle ne remplit pas la fonction d’interprétation générale du droit de l’Union, qui appartient à la CJUE.

38. À quelle date les droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme ont-ils été adoptés ?

Le 4 novembre 1950
Le 10 décembre 1948
Le 1er janvier 1958
Le 9 mai 1950

Le 4 novembre 1950

Explication

Les droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme ont été adoptés le 4 novembre 1950. La date du 10 décembre 1948 correspond à l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

39. Quelle condition un particulier doit-il remplir avant de saisir la Cour européenne des droits de l’homme ?

Avoir épuisé les voies de recours internes et attendre quatre mois après le pourvoi en cassation
Avoir saisi la Cour de justice de l’Union européenne et attendre quatre mois après sa décision
Avoir obtenu l’accord préalable d’une institution européenne et attendre six mois après le jugement national
Avoir démontré un préjudice financier et attendre un an après la première plainte nationale

Avoir épuisé les voies de recours internes et attendre quatre mois après le pourvoi en cassation

Explication

La saisine individuelle suppose l’épuisement des voies de recours internes et l’attente de quatre mois après le pourvoi en cassation. La CEDH intervient donc après les juridictions internes, tandis qu’une question préjudicielle relève de la CJUE.

40. Quelle mesure la Cour européenne des droits de l’homme peut-elle prendre lorsqu’elle constate une violation de la Convention ?

Condamner l’État à verser des dommages et intérêts à la victime
Annuler directement la loi nationale à l’origine de la violation
Remplacer la juridiction nationale ayant rendu la décision contestée
Imposer une nouvelle constitution à l’État condamné

Condamner l’État à verser des dommages et intérêts à la victime

Explication

La Cour peut condamner l’État à indemniser la victime par le versement de dommages et intérêts. En revanche, elle ne peut pas annuler directement la législation nationale, même si celle-ci a contribué à la violation.

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Qu'est-ce que l'État de droit ?

Un système où l'État fait respecter le droit et y est soumis.

Que comprend l'organisation juridictionnelle ?

L'organisation de la justice civile, pénale et administrative avec ses principes.

Quelle mission essentielle l'État exerce-t-il au nom de l'intérêt général ?

Rendre la justice.

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