QCM : Sources du droit du travail (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étudiante classe les principales sources du droit du travail en catégories. Dans quelle catégorie doit-elle placer les décrets ?

Parmi les niveaux de négociation collective
Parmi les sources conventionnelles
Parmi les usages et engagements unilatéraux
Parmi les sources normatives

Parmi les sources normatives

Explication

Les décrets figurent parmi les sources normatives du droit du travail, avec la loi et les ordonnances. Les sources conventionnelles comprennent les conventions et accords, les usages sont des pratiques, et les niveaux de conclusion désignent des échelles de négociation.

2. Une entreprise du secteur métallurgique recherche un texte couvrant l’ensemble des matières négociables pour toutes les catégories professionnelles de toutes les entreprises de ce secteur. Quel instrument correspond à ce besoin ?

Une convention collective de secteur
Un engagement unilatéral de l’employeur
Un avenant à un accord collectif
Un accord collectif d’entreprise

Une convention collective de secteur

Explication

La convention collective a vocation à couvrir l’ensemble des matières de la négociation collective et s’applique aux entreprises du secteur concerné. L’accord d’entreprise vise une société et un ou plusieurs sujets déterminés, tandis qu’un avenant modifie des dispositions antérieures et qu’un engagement unilatéral émane de l’employeur.

3. Une société souhaite négocier une règle portant sur un sujet précis, applicable dans ses propres établissements sans viser les autres entreprises du secteur. Quel instrument correspond à cet objectif ?

Un avenant à une convention collective
Une convention collective de secteur
Un accord collectif d’entreprise
Une déclaration unilatérale de l’employeur

Un accord collectif d’entreprise

Explication

L’accord collectif d’entreprise traite un ou plusieurs sujets déterminés et s’applique au sein de la société concernée. La convention collective couvre le secteur, l’avenant modifie des dispositions antérieures et la déclaration unilatérale n’est pas un accord conclu entre parties.

4. Pour éviter la nullité d’un accord collectif de travail, quelle caractéristique essentielle doit présenter l’acte conclu par les organisations concernées ?

Être écrit et conclu entre des représentants des salariés et des employeurs
Être oral et conclu directement entre chaque salarié et son employeur
Être publié et conclu par l’ensemble des entreprises du secteur
Être écrit et signé par le seul employeur concerné

Être écrit et conclu entre des représentants des salariés et des employeurs

Explication

La convention ou l’accord collectif de travail est un acte écrit, à peine de nullité, conclu entre des organisations représentatives de salariés et des organisations ou employeurs. Un accord oral ne satisfait pas à l’exigence de forme, la seule signature patronale omet la partie salariée, et une conclusion par toutes les entreprises du secteur n’est pas requise.

5. Une entreprise conclut un accord qui prévoit une règle moins favorable que l’accord de branche. Selon la loi Fillon de 2004, dans quelle situation cette dérogation d’entreprise est-elle possible ?

Si l’accord d’entreprise est plus favorable
Si la matière concerne les salaires minima
Si la matière relève d’une classification professionnelle
Si l’accord de branche ne s’y oppose pas

Si l’accord de branche ne s’y oppose pas

Explication

En 2004, l’accord d’entreprise pouvait déroger à l’accord de branche dans un sens moins favorable, sauf disposition contraire de celui-ci. Les salaires minima et les classifications relèvent des matières où le caractère impératif de la branche était préservé, tandis que l’exigence d’une règle plus favorable inverse la règle de dérogation.

6. Une entreprise négocie des règles sur le contingent d’heures supplémentaires et la mise en place d’un compte épargne temps. Quelle loi a prévu la primauté de l’accord d’entreprise dans ces domaines de la durée du travail ?

La règle sur les classifications
La loi Fillon de 2008
La loi Fillon de 2004
La règle sur les salaires minima

La loi Fillon de 2008

Explication

La loi Fillon de 2008 a donné la primauté à l’accord d’entreprise dans six domaines relevant de la durée du travail, dont le contingent d’heures supplémentaires et le compte épargne temps. La loi de 2004 concerne la possibilité de déroger à la branche, tandis que les salaires minima et les classifications sont des matières où la branche conservait un caractère impératif.

7. Des salariés appliquent une pratique dans l’entreprise et l’employeur y acquiesce tacitement. Quelle origine cette situation peut-elle donner à un avantage collectif ?

Une convention de branche
Un accord collectif
Un usage
Un engagement unilatéral

Un usage

Explication

Un usage peut naître de l’acquiescement tacite de l’employeur à une pratique des salariés, comme il peut résulter d’une initiative patronale. Une déclaration explicite caractérise plutôt l’engagement unilatéral, et une simple tolérance ne suffit pas à établir un usage.

8. Un chef d’entreprise annonce explicitement aux salariés l’octroi d’un avantage. Quelle notion correspond à cette déclaration de volonté de l’employeur ?

Un accord collectif
Un usage
Une disposition légale
Un engagement unilatéral

Un engagement unilatéral

Explication

L’engagement unilatéral prend la forme d’une déclaration du chef d’entreprise adressée aux salariés ou faite devant leurs représentants, et manifeste une volonté explicite. L’usage peut plutôt naître d’un acquiescement tacite, tandis qu’un accord collectif résulte d’une négociation.

9. Une entreprise veut, par déclaration unilatérale, accorder un avantage inférieur à celui prévu par la convention collective. Quelle conséquence découle de la règle applicable à cet engagement ?

Il remplace l’avantage conventionnel dès sa déclaration
Il ne peut pas réduire l’avantage conventionnel
Il peut réduire l’avantage conventionnel
Il s’applique si les représentants du personnel sont informés

Il ne peut pas réduire l’avantage conventionnel

Explication

Un engagement unilatéral ne vaut que s’il apporte un avantage aux salariés et ne peut déroger à la loi ou à la convention collective que dans un sens plus favorable. Le réduire contredit cette condition; la seule déclaration ou l’information des représentants ne permet pas d’écarter la règle de faveur.

10. Avec quel pays la France partage-t-elle la première place pour le nombre de conventions de l’OIT ratifiées ?

La Belgique
L’Italie
L’Allemagne
L’Espagne

L’Espagne

Explication

La France et l’Espagne sont les pays qui ont ratifié le plus de conventions de l’OIT. L’Italie, la Belgique et l’Allemagne sont des pays plausibles à associer à ce classement, mais ne sont pas ceux cités ici.

11. Une entreprise veut supprimer un usage accordant une prime. Quelle démarche doit-elle suivre pour que la dénonciation soit régulière ?

Informer les représentants du personnel et les salariés concernés, sans prévoir de préavis
Informer les représentants du personnel et respecter un préavis suffisant, sans informer les salariés
Informer les salariés concernés et respecter un préavis suffisant, sans informer les représentants
Informer les représentants du personnel, les salariés concernés et respecter un préavis suffisant

Informer les représentants du personnel, les salariés concernés et respecter un préavis suffisant

Explication

La dénonciation suppose les trois étapes : information des représentants du personnel, information individuelle des salariés concernés et préavis suffisant avant la suppression. Omettre l’information individuelle, celle des représentants ou le préavis laisse chacune de ces exigences insatisfaite.

12. Une entreprise française examine les conventions de l’OIT concernant l’égalité de rémunération et la discrimination. Quelle association entre convention et année de ratification par la France est correcte ?

La convention n° 100 a été ratifiée en 1951 et la convention n° 111 en 1958
La convention n° 100 a été ratifiée en 1990 et la convention n° 111 en 1981
La convention n° 111 a été ratifiée en 1953 et la convention n° 100 en 1981
La convention n° 100 a été ratifiée en 1953 et la convention n° 111 en 1981

La convention n° 100 a été ratifiée en 1953 et la convention n° 111 en 1981

Explication

La France a ratifié la convention n° 100 sur l’égalité de rémunération en 1953 et la convention n° 111 sur la discrimination en 1981. L’inversion de ces dates confond les deux thèmes, 1990 correspond à la ratification de la convention n° 138, et 1951 ainsi que 1958 sont les années d’adoption des conventions n° 100 et n° 111.

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Quelles sources normatives comprennent le droit du travail ?

La loi, les ordonnances, les décrets et d’autres sources normatives.

Quelles matières et catégories professionnelles une convention collective couvre-t-elle ?

L’ensemble des matières de la négociation collective, pour toutes les catégories professionnelles.

À quelles entreprises une convention collective s’applique-t-elle ?

À l’ensemble des entreprises du secteur d’activité concerné.

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