Fiche de révision : Sources du droit français

Plan du Cours

  1. Définition et fondements du droit
  2. Droit et autres normes sociales
  3. Caractères de la règle de droit
  4. Sanction et définition du droit
  5. Droit public, privé et supranational
  6. Branches publiques et privées
  7. Institutions juridictionnelles
  8. Les juridictions du premier degré
  9. Appel et Cour de cassation
  10. Les traités internationaux
  11. Sources du droit de l’Union européenne
  12. Convention européenne des droits humains
  13. Constitution et bloc constitutionnel
  14. Élaboration et application de la loi
  15. Règlements et domaines d’intervention

Repères chronologiques

  1. 4 octobre 1958La Constitution de la Ve République date du.
  2. 3 mai 1974La Convention européenne des droits de l’homme est entrée en vigueur en France.
  3. 1989La Convention de New York relative aux droits de l’enfant date de.

1. Définition et fondements du droit

Notions clés & Définitions

  • Droit : Ensemble des règles applicables dans une société, qui organisent la vie en commun.

★ À maîtriser

📌 Le jusnaturalisme admet un droit naturel fondé sur la nature, la raison, la morale ou Dieu, tandis que le positivisme étudie le droit positif en vigueur dans une société à une époque donnée.

📌 Le positivisme étatique voit le droit comme un ensemble de règles édictées et sanctionnées par l’État, tandis que le positivisme sociologique l’étudie comme un phénomène lié aux comportements, aux besoins et à l’évolution de la société.

Compléments

  • La formule latine « Ubi societas, ibi jus » signifie que là où il y a une société, il y a du droit.

  • Le droit naturel permet de juger et de critiquer le droit positif lorsqu’il s’éloigne de principes supérieurs de justice.

  • Selon Platon, une loi injuste et mauvaise n’est ni une loi ni un droit, car elle contredit des principes supérieurs de justice.

📌 Le positivisme distingue le droit tel qu’il est, constitué des règles existantes, du droit tel qu’il devrait être, correspondant aux règles jugées plus justes ou meilleures.

  • Au VIe siècle, l’empereur Justinien fait rassembler et organiser les textes du droit romain dans le Corpus Juris Civilis, qui comprend le Digeste.

  • Le Digeste contient la formule « Le droit est l’art du bon et de l’équitable », qui présente le droit comme une recherche pratique de justice et d’équilibre humain plutôt que comme une application mécanique des lois.

📌 La loi dispose, le contrat stipule et le jugement décide : la loi énonce des règles, le contrat fixe un accord et des obligations entre des personnes, et le juge rend une décision.

Astuce mémo

Droit naturel : juge le droit positif ; positivisme : l’étudie tel qu’il est

2. Droit et autres normes sociales

Notions clés & Définitions

  • Norme : Règle de conduite qui indique comment une personne doit se comporter dans une société ou un groupe social.

★ À maîtriser

  • Toute règle de droit est une norme, mais toute norme n’est pas une règle de droit.

  • La morale indique ce qui est considéré comme bien ou mal selon des valeurs, tandis que le droit détermine ce qui est juridiquement obligatoire, interdit ou autorisé et vise notamment la résolution des conflits.

  • Hobbes estime que, sans règles ni autorité commune, les individus risquent d’entrer en conflit et que le droit est nécessaire à la sécurité, tandis que Rousseau considère l’être humain naturellement bon et voit la société comme susceptible de le rendre mauvais. - Hobbes et Rousseau

  • Les agents publics doivent respecter la neutralité religieuse dans l’exercice de leurs fonctions, car ils représentent l’État ou le service public, tandis que les citoyens peuvent manifester leurs convictions dans les établissements publics.

  • L’article 10 de la DDHC protège la liberté d’opinion, même religieuse, à condition que sa manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Compléments

  • Les types de normes mentionnés sont :
    • les règles religieuses
    • les règles éthiques
    • les règles morales
    • les règles juridiques
    • les règles d’usage
    • les règles de bienséance

📌 Les règles morales organisent surtout la vie personnelle et les comportements individuels, tandis que les règles de droit organisent la vie en société, notamment les rapports entre les personnes et les relations économiques.

  • Une règle de droit n’est pas nécessairement une règle morale, comme l’illustre l’adultère, qui n’est plus réprimé juridiquement dans le contexte évoqué.

  • Dans Le Léviathan, Thomas Hobbes réfléchit à la nécessité de règles permettant d’organiser la société et d’éviter les conflits.

  • La France est devenue un État laïque après sa séparation d’avec l’Église catholique en 1905.

  • L’article 1 de la Constitution définit la France comme une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Astuce mémo

La morale juge le bien et le mal ; le droit fixe l’obligatoire, l’interdit et le permis

3. Caractères de la règle de droit

Notions clés & Définitions

  • Caractère général : Signifie que la règle de droit s’adresse aux personnes placées dans une situation donnée, plutôt qu’à une personne déterminée.
  • Caractère abstrait : Signifie que la règle de droit vise un type de situation plutôt qu’un cas précis impliquant des personnes déterminées.
  • Caractère obligatoire : Signifie que la règle de droit impose aux personnes un comportement qu’elles doivent respecter, notamment en accomplissant une obligation ou en s’abstenant d’un acte interdit.

★ À maîtriser

  • Les caractères généralement attribués à la règle de droit sont :
    • son caractère général
    • son caractère abstrait
    • son caractère obligatoire
    • sa sanction

📌 Une règle impérative ne peut être écartée par la volonté des personnes, tandis qu’une règle supplétive s’applique si elles n’ont rien prévu d’autre, dans les limites fixées par la loi.

Compléments

  • L’article 8 du Code civil prévoit que tout Français jouit de droits civils, et l’article 9 reconnaît à chacun le droit au respect de sa vie privée.

  • L’interdiction du vol s’applique à toute personne qui commet un vol, défini par le Code pénal comme la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui.

📌 Une règle peut être générale tout en ne s’appliquant qu’à une catégorie de personnes, par exemple les mineurs ou les fonctionnaires.

📌 Une règle individuelle concerne une personne ou une situation particulière, comme la nomination d’un préfet par décret, contrairement à une règle générale.

  • Le syllogisme juridique se compose de :

    • une majeure
    • une mineure
    • une conclusion
  • Le paiement des impôts illustre une obligation, tandis que l’interdiction du meurtre illustre un comportement interdit.

4. Sanction et définition du droit

Notions clés & Définitions

  • Droit objectif : Ensemble des règles de conduite qui régissent les rapports entre les personnes et dont le respect est assuré par la contrainte étatique.
  • Droits subjectifs : Les droits subjectifs sont les prérogatives que le droit objectif reconnaît à un individu ou à un groupe d’individus, qui peuvent s’en prévaloir dans leurs rapports avec les autres sous la protection des autorités publiques.

★ À maîtriser

  • Ce qui distingue la règle de droit des autres règles est que l’État peut imposer son respect et sanctionner juridiquement sa violation.

  • L’État détient le pouvoir de sanctionner les violations du droit, car nul ne peut se faire justice soi-même.

Compléments

  • Toutes les règles de droit ne sont pas sanctionnées, car certaines ont pour fonction d’autoriser ou d’organiser.

  • L’article 9 du Code civil dispose que chacun a droit au respect de sa vie privée.

Astuce mémo

Le Droit contraint ; les droits donnent des prérogatives

5. Droit public, privé et supranational

Notions clés & Définitions

  • Droit public : Ensemble des règles qui organisent l’État et gouvernent ses relations avec les particuliers, dans le but de protéger l’intérêt général.
  • Droit privé : Ensemble des règles qui gouvernent les relations entre particuliers ou avec des collectivités privées et visent principalement à protéger les intérêts particuliers et individuels.
  • Droit supranational : Le droit supranational s’applique entre plusieurs États ou à des individus de plusieurs nationalités et comprend notamment le droit international public, le droit international privé et le droit européen.
  • Droit international public : Régit les rapports entre États souverains ou entre entités internationales.
  • Droit international privé : Le droit international privé vise à résoudre les conflits de droit dans des situations privées comportant au moins un élément d’extranéité, c’est-à-dire un élément qui rattache la situation à un pays étranger.

Points essentiels

📌 Les règles de droit public sont impératives, tandis que les règles de droit privé peuvent être impératives ou supplétives.

  • Le droit de l’Union européenne s’applique dans les domaines relevant de l’Union, qui compte 27 États membres.

  • Le Conseil de l’Europe est une organisation distincte de l’Union européenne, compte 46 États membres et est à l’origine de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège notamment les droits et libertés fondamentaux.

Astuce mémo

Public : intérêt général ; privé : intérêts particuliers

6. Branches publiques et privées

Notions clés & Définitions

  • Droit civil : Ensemble des règles relatives aux personnes, envisagées en elles-mêmes ou dans leurs rapports avec les autres.
  • Droit pénal : Le droit pénal définit les infractions, détermine les peines applicables et organise la répression des comportements interdits ; il concerne les comportements des personnes, mais les sanctions sont prononcées au nom de la société et de l’État, ce qui lui confère un caractère mixte.
  • Droit constitutionnel : Le droit constitutionnel étudie l’État et son organisation, les régimes politiques, les constitutions et leur fonctionnement, ainsi que l’organisation et les rapports entre les pouvoirs publics.
  • Droit administratif : Le droit administratif étudie l’organisation des services de l’État et des autres personnes morales de droit public, ainsi que leurs relations entre elles et avec les personnes privées et les collectivités privées.
  • Droit des finances publiques : Régime juridique des recettes et des dépenses de l’État et des autres personnes morales de droit public.

★ À maîtriser

📌 Le droit civil s’applique comme droit commun lorsqu’aucune règle spéciale ne régit la situation.

Compléments

  • Les principales branches du droit public sont :

    • le droit constitutionnel
    • le droit administratif
    • le droit des finances publiques
  • Selon Christian Atias, le droit civil constitue le socle commun sur lequel s’élèvent presque toutes les matières juridiques françaises.

  • Le droit des affaires regroupe les règles concernant les entreprises et leurs activités, notamment le droit commercial et le droit de la concurrence.

7. Institutions juridictionnelles

Notions clés & Définitions

  • Juridiction : Institution qui dit le droit et rend la justice.
  • Litige : Désaccord entre au moins deux personnes portant sur une question juridique ; s’il ne peut être réglé à l’amiable, il peut être soumis à une juridiction.
  • Institutions juridictionnelles : Structures et juridictions chargées de rendre la justice et de mettre en œuvre les règles de droit.

★ À maîtriser

  • Les juridictions sont composées de juges chargés de trancher les affaires qui leur sont soumises, tandis que l’État organise et garantit le fonctionnement de la justice.

📌 La matière contentieuse concerne les situations dans lesquelles le juge doit trancher un litige, tandis que la matière gracieuse concerne celles où il intervient sans véritable conflit entre les parties.

Compléments

  • Les institutions juridictionnelles appliquent les règles de droit.

  • Les institutions juridictionnelles résolvent les litiges en matière contentieuse ou gracieuse.

Astuce mémo

Contentieuse : le juge tranche un litige ; gracieuse : il intervient sans véritable conflit.

8. Les juridictions du premier degré

Notions clés & Définitions

  • Juridiction du premier degré : Juridiction qui examine une affaire pour la première fois, établit les faits pertinents à partir des éléments présentés et applique les règles de droit correspondantes.
  • Tribunal judiciaire : Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun, compétente lorsque aucune juridiction spécialisée ne l’est ; il statue à juge unique ou en formation collégiale, généralement composée de trois juges.

★ À maîtriser

📌 En France, l’ordre judiciaire traite principalement les litiges entre personnes privées et les infractions pénales, tandis que l’ordre administratif traite principalement les litiges impliquant l’administration.

  • Le Tribunal des conflits détermine quel ordre de juridiction, judiciaire ou administratif, est compétent lorsqu’un problème de compétence se pose entre les deux ordres.

  • Le tribunal de commerce juge notamment les litiges entre commerçants et ceux relatifs aux actes de commerce, tandis que le conseil de prud’hommes juge les litiges entre employeurs et salariés.

  • Les juridictions pénales jugent les personnes soupçonnées d’avoir commis une infraction et prononcent une sanction lorsque leur culpabilité est établie ; leur compétence dépend de la nature et de la gravité de l’infraction.

  • La contravention est l’infraction la moins grave et relève du tribunal de police ; le délit relève du tribunal correctionnel ; le crime relève de la cour criminelle départementale ou de la cour d’assises selon les conditions prévues par la loi.

Compléments

  • Les juridictions civiles spécialisées comprennent :

    • le tribunal de commerce
    • le conseil de prud’hommes
    • le tribunal paritaire des baux ruraux
  • Le tribunal de commerce est composé de juges consulaires élus par les commerçants.

📌 Le conseil de prud’hommes est composé à parité de représentants des salariés et des employeurs.

  • Le tribunal paritaire des baux ruraux juge les conflits entre bailleur et preneur et comprend des représentants de chaque partie ainsi qu’un magistrat professionnel du tribunal judiciaire.

  • Une contravention est punie d’une amende de 1 500 € à 3 000 € au maximum en cas de récidive dans les cas prévus par la loi.

  • Un délit est puni d’une amende supérieure ou égale à 3 750 € et/ou d’une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à 10 ans.

  • La cour criminelle départementale peut prononcer une peine de 15 à 20 ans de réclusion criminelle lorsque les conditions légales sont remplies, tandis que la cour d’assises juge notamment les crimes punis de plus de 20 ans de réclusion et certains crimes exclus de la compétence de la cour criminelle départementale.

  • Le tribunal de police, le tribunal correctionnel et la cour criminelle départementale sont composés d’un ou plusieurs magistrats professionnels ; en première instance, la cour d’assises comprend trois magistrats professionnels et six jurés.

9. Appel et Cour de cassation

Notions clés & Définitions

  • Appel : Demande d’une partie pour qu’une affaire déjà jugée en première instance soit réexaminée par une juridiction supérieure.
  • Double degré de juridiction : Principe permettant, dans les conditions prévues par la loi, qu’une décision rendue en première instance soit réexaminée par une juridiction de degré supérieur.
  • Pourvoi en cassation : Demande adressée à la Cour de cassation pour vérifier si les juges du fond ont correctement appliqué la règle de droit.

★ À maîtriser

  • La cour d’appel peut :

    • confirmer le jugement
    • infirmer le jugement
    • réformer le jugement
  • La Cour de cassation n’est pas un troisième degré de juridiction : elle vérifie principalement que les juges du fond ont correctement appliqué les règles de droit, sans rejuger entièrement l’affaire.

  • En application du principe de légalité des délits et des peines, le juge pénal respecte les règles prévues par la loi et ne peut créer lui-même une infraction ou une peine.

  • Avec renvoi, la Cour de cassation casse la décision et renvoie l’affaire devant une juridiction pour qu’elle soit rejugée ; sans renvoi, elle casse la décision sans renvoyer l’affaire devant une autre juridiction.

Compléments

  • La France compte 36 cours d’appel.

📌 Le double degré de juridiction n’est pas absolu : un taux de ressort de 5 000 € empêche l’appel pour certaines cours.

  • La cour d’appel comprend notamment un premier président, des présidents de chambre et des conseillers ; la cour d’assises d’appel comprend trois magistrats professionnels et neuf jurés.

  • Il n’existe qu’une seule Cour de cassation en France, située à Paris, au sommet de l’ordre judiciaire.

  • La Cour de cassation comprend six chambres : trois chambres civiles, une chambre commerciale, financière et économique, une chambre sociale, une chambre criminelle

  • La Cour de cassation peut siéger en chambre mixte réunissant plusieurs chambres ou en assemblée plénière réunissant toutes les chambres.

Astuce mémo

La cour d’appel réexamine les faits et le droit ; la Cour de cassation contrôle l’application du droit.

10. Les traités internationaux

★ À maîtriser

  • Le droit légiféré regroupe les sources juridiques écrites et formelles, tandis que le droit non légiféré est non écrit et non formel et comprend notamment la jurisprudence.

  • Pour être applicable en France, un traité ou accord doit être régulièrement ratifié par le président de la République ou approuvé par le Gouvernement, puis publié, sous réserve de réciprocité lorsqu’elle est exigée ; la ratification ou l’approbation des traités et accords visés à l’article 53 de la Constitution doit être autorisée par une loi.

  • Un traité peut créer uniquement des obligations entre États, auquel cas les particuliers ne peuvent pas l’invoquer, ou créer des droits subjectifs pour les particuliers, qui peuvent alors, sous certaines conditions, l’invoquer devant les juges grâce à son effet direct.

  • Le caractère d’un traité destiné à produire des droits pour les personnes s’apprécie notamment selon son contenu, ses termes et son économie générale, c’est-à-dire ses motifs, son objet et sa finalité.

  • Les décisions concernées émanent notamment des :

    • institutions publiques de protection sociale
    • institutions privées de protection sociale
    • tribunaux
    • autorités administratives
    • organes législatifs

Compléments

  • Le droit légiféré peut provenir de sources nationales ou supranationales.

  • Un traité international est un accord conclu entre différents États et relève du droit conventionnel applicable aux États qui y adhèrent.

  • Certaines dispositions de la Convention de New York relative aux droits de l’enfant s’appliquent principalement entre les États.

11. Sources du droit de l’Union européenne

Notions clés & Définitions

  • Question préjudicielle : Question qu’une juridiction nationale pose à la CJUE.

★ À maîtriser

📌 Le droit de l’Union européenne comprend le droit originaire, constitué par les traités fondateurs tels que le TUE et le TFUE, et le droit dérivé, constitué par les normes émanant des institutions de l’Union.

📌 Les règlements de l’Union européenne s’appliquent directement dans tous les États membres, tandis que les directives européennes doivent en principe être transposées dans le droit interne des États membres destinataires.

  • Les décisions de justice de la CJUE s’imposent aux États, mais un particulier ne peut pas saisir directement cette cour.

Compléments

  • Les décisions européennes définissent un objectif et les moyens pour y parvenir.

  • Les recommandations et avis de l’Union européenne n’ont pas de force obligatoire et recommandent à un État d’appliquer une règle.

12. Convention européenne des droits humains

★ À maîtriser

  • La Convention européenne des droits de l’homme consacre notamment : le droit à la vie, la liberté d’expression, les libertés d’opinion politique et religieuse, le respect de la vie privée, l’interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants, les droits de la défense

📌 Les particuliers peuvent invoquer directement la Convention européenne des droits de l’homme et saisir la Cour européenne des droits de l’homme s’ils s’estiment victimes d’une violation de leurs droits par un État membre du Conseil de l’Europe.

Compléments

  • Le Conseil de l’Europe réunit 46 États membres et vise à établir un minimum de droits fondamentaux uniformes dans la zone européenne.

  • La Convention européenne des droits de l’homme vise à établir un ordre public européen et un standard minimum de droits fondamentaux.

📌 L’autorité de la chose jugée par la Cour européenne des droits de l’homme ne vaut qu’entre l’État et les parties concernées.

13. Constitution et bloc constitutionnel

Notions clés & Définitions

  • Constitution : L’ensemble des règles suprêmes qui fondent l’autorité de l’État, organisent ses institutions, leur donnent leurs pouvoirs et en posent les limites, notamment en garantissant des droits et libertés aux citoyens.
  • Bloc de constitutionnalité : L’ensemble des règles et principes ayant valeur constitutionnelle.

★ À maîtriser

  • Le bloc de constitutionnalité comprend : la Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de la Constitution de 1946, la Charte de l’environnement de 2004, les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (PFRLR)

Compléments

  • La Constitution de 1958 comprend un préambule et 108 articles.

14. Élaboration et application de la loi

Notions clés & Définitions

  • Abrogation : Met fin à l’application d’une loi et peut être expresse, tacite ou liée à la désuétude.
  • Navette parlementaire : Aux allers-retours d’un texte de loi entre l’Assemblée nationale et le Sénat afin que les deux assemblées adoptent le même texte.

★ À maîtriser

📌 Le mot « lois » peut désigner l’ensemble des normes écrites de droit, tandis qu’une « loi » désigne une règle de droit élaborée par le Parlement.

  • Après le vote, une loi est promulguée par le Président de la République, publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur à la date qu’elle fixe ou, à défaut, le lendemain de sa publication.

Compléments

  • L’article 34 de la Constitution prévoit que la loi fixe les règles concernant les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques, la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias, ainsi que les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens.

  • La commission mixte paritaire est composée de sept sénateurs et de sept députés et intervient en cas de désaccord entre l’Assemblée nationale et le Sénat pour proposer un texte de compromis.

📌 Une fois publiée et entrée en vigueur, la loi est réputée connue de chacun et doit être respectée, conformément à l’adage « Nul n’est censé ignorer la loi ».

📌 Une loi s’applique en principe pour une durée indéfinie, mais certaines lois sont limitées à une période déterminée.

  • Les lois expérimentales sont testées pendant une durée déterminée et peuvent ensuite être prolongées ou supprimées selon ce qui est prévu.

📌 L’abrogation expresse est déclarée par une nouvelle loi, l’abrogation tacite résulte de l’incompatibilité d’une nouvelle loi avec une ancienne, mais la désuétude d’une loi qui n’est plus appliquée depuis longtemps n’entraîne pas son abrogation en droit français.

Astuce mémo

Vote → promulgation → publication → entrée en vigueur

15. Règlements et domaines d’intervention

Notions clés & Définitions

  • Règlement : Une norme ou un texte émanant du Gouvernement, du pouvoir exécutif ou des autorités administratives.
  • Circulaire : Une instruction écrite adressée par une autorité supérieure à des agents subordonnés afin notamment de préciser comment les textes doivent être appliqués.

★ À maîtriser

  • 🔄 La procédure de l’ordonnance de l’article 38 suit ces étapes : le Gouvernement demande au Parlement l’autorisation d’intervenir temporairement dans le domaine de la loi, le Gouvernement élabore le texte après avis du Conseil d’État et délibération en Conseil des ministres, l’ordonnance conserve une valeur réglementaire tant qu’elle n’est pas adoptée par le Parlement, l’adoption par le Parlement lui confère une valeur législative

📌 Les règlements d’application précisent les modalités d’application d’une loi, tandis que les règlements autonomes interviennent dans les domaines qui ne relèvent pas du domaine de la loi.

Compléments

  • Les décrets sont pris par le Président de la République ou le Premier ministre, tandis que les arrêtés sont pris par les ministres, les préfets, les maires ou d’autres autorités administratives.

  • Les autorités administratives indépendantes (AAI) prennent des décisions pour exercer leurs missions et compétences dans leurs domaines.

Astuce mémo

Domaine de la loi : ordonnances de l’article 38 ; hors domaine de la loi : règlements autonomes

Tableaux de synthèse

Normes de l’Union européenne

NormeApplicationEffet
RèglementDirecte dans tous les États membresPas de transposition nécessaire
DécisionAprès transposition dans le droit interneDéfinit un objectif et les moyens
Recommandation ou avisNon obligatoireRecommande l’application d’une règle

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1. Concernant la définition et les fondements du droit :

2. Parmi les propositions suivantes concernant les conceptions positivistes du droit, lesquelles sont exactes ?

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Qu’est-ce que le droit ?

L’ensemble des règles applicables dans une société, qui organisent la vie en commun.

Que distingue le positivisme du jusnaturalisme ?

Le jusnaturalisme admet un droit naturel, tandis que le positivisme étudie le droit positif en vigueur dans une société à une époque donnée.

Comment le positivisme étatique définit-il le droit ?

Comme un ensemble de règles édictées et sanctionnées par l’État.

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