QCM : Sources et libertés en droit du travail — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction la Constitution de 1958 établit-elle entre les articles 34 et 37 en matière de droit du travail ?

L’article 34 habilite le Gouvernement, tandis que l’article 37 autorise les ordonnances
L’article 34 organise les syndicats, tandis que l’article 37 garantit le droit de grève
L’article 34 fixe les principes fondamentaux, tandis que l’article 37 concerne les matières réglementaires
L’article 34 contrôle les tribunaux, tandis que l’article 37 détermine la sécurité sociale

L’article 34 fixe les principes fondamentaux, tandis que l’article 37 concerne les matières réglementaires

Explication

L’article 34 réserve à la loi la détermination des principes fondamentaux du droit du travail, tandis que l’article 37 vise le domaine réglementaire. La confusion vient souvent de l’attribution à l’article 37 d’un rôle législatif qu’il n’a pas.

2. Lequel de ces droits figure parmi les garanties proclamées par le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ?

La fixation constitutionnelle de chaque salaire minimal
Le principe de participation des travailleurs
Le droit automatique à un emploi public
La compétence générale des syndicats en matière judiciaire

Le principe de participation des travailleurs

Explication

Le Préambule de 1946 garantit notamment la liberté du travail, la non-discrimination, la liberté syndicale, le droit de grève et la participation. Les autres propositions attribuent au Préambule des garanties qu’il ne formule pas.

3. Quelle chronologie décrit correctement l’évolution du Code du travail ?

Création en 1910, refonte en 2008, puis entrée en vigueur d’un nouveau code en 1973
Création en 2008, refonte en 1973, puis entrée en vigueur d’un nouveau code en 1910
Création en 1910, refonte en 1973, puis entrée en vigueur d’un nouveau code en 2008
Création en 1973, refonte en 1910, puis entrée en vigueur d’un nouveau code en 2008

Création en 1910, refonte en 1973, puis entrée en vigueur d’un nouveau code en 2008

Explication

La loi du 28 décembre 1910 est à l’origine du Code du travail, refondu par la loi du 2 janvier 1973, avant l’entrée en vigueur d’un nouveau code le 1er mai 2008. Les autres chronologies inversent les étapes historiques.

4. Lorsqu’une recodification est réalisée à droit constant, quel est son objectif principal ?

Clarifier et réorganiser le droit existant sans modifier en principe son contenu
Accroître les sanctions applicables aux employeurs par une réforme substantielle
Transférer les compétences du législateur vers les juridictions spécialisées
Remplacer les accords collectifs par des règles légales nouvelles

Clarifier et réorganiser le droit existant sans modifier en principe son contenu

Explication

La recodification à droit constant améliore l’intelligibilité, le style, le plan et la correction des erreurs sans transformer en principe le fond du droit. Une réforme substantielle, à l’inverse, modifie le contenu des règles.

5. Dans le triptyque du Code du travail, que se passe-t-il lorsqu’aucun accord collectif ne règle une question ?

Le juge crée une règle nouvelle en écartant les dispositions supplétives
L’ordre public disparaît et l’employeur fixe librement la règle applicable
Le champ de la négociation collective devient une règle obligatoire pour les parties
Les dispositions supplétives s’appliquent, sous réserve du respect de l’ordre public

Les dispositions supplétives s’appliquent, sous réserve du respect de l’ordre public

Explication

Les dispositions supplétives ont vocation à s’appliquer en l’absence d’accord, tandis que l’ordre public demeure impératif. L’absence de négociation ne permet donc ni d’écarter l’ordre public ni de laisser toute liberté à l’employeur.

6. Quel type de litige relève principalement des juridictions judiciaires dans le contentieux social ?

Une contestation de la légalité d’un acte pris par une administration
Un litige contractuel entre un salarié et son employeur
Un recours contre une décision administrative concernant une autorisation de travail
Un recours dirigé contre une mesure réglementaire de l’autorité administrative

Un litige contractuel entre un salarié et son employeur

Explication

Les juridictions judiciaires, notamment les conseils de prud’hommes, tranchent les litiges contractuels du travail. Les contestations portant sur des décisions ou actes administratifs relèvent plutôt des juridictions administratives.

7. Quelle transformation juridictionnelle est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 ?

Le conseil de prud’hommes a été remplacé par le tribunal judiciaire
Les juridictions administratives ont absorbé les tribunaux judiciaires
Le tribunal judiciaire a succédé aux tribunaux de grande instance et d’instance
La Cour de cassation a remplacé les juridictions civiles de première instance

Le tribunal judiciaire a succédé aux tribunaux de grande instance et d’instance

Explication

Depuis le 1er janvier 2020, le tribunal judiciaire regroupe les compétences auparavant réparties entre le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance. Le conseil de prud’hommes a conservé sa compétence spécialisée en matière de travail.

8. Quelle est la définition juridique d’une convention collective ?

Un texte élaboré par l’administration afin d’encadrer les relations professionnelles
Une règle fixée par le juge pour compléter les dispositions du Code du travail
Une norme négociée entre syndicats de salariés et organisations patronales représentatives
Une décision prise par l’employeur après consultation des représentants du personnel

Une norme négociée entre syndicats de salariés et organisations patronales représentatives

Explication

La convention collective résulte d’une négociation entre organisations syndicales représentatives des salariés et organisations patronales représentatives des employeurs. Une décision patronale ou administrative ne possède pas cette origine négociée.

9. Une règle légale d’ordre public absolu protège une disposition moins favorable que celle prévue par un accord collectif. Quelle règle doit être appliquée ?

La disposition choisie par l’employeur selon les besoins de l’entreprise
La disposition légale, car l’ordre public absolu interdit d’y déroger
La disposition conventionnelle, car l’accord collectif est plus proche du salarié
La règle la plus favorable, quelle que soit la nature de la disposition légale

La disposition légale, car l’ordre public absolu interdit d’y déroger

Explication

L’ordre public absolu interdit d’écarter la règle légale, même lorsqu’une norme conventionnelle paraît plus favorable. Le principe de faveur s’exerce sous cette réserve impérative.

10. Dans quel cas un accord collectif d’entreprise peut-il déroger à un accord de branche dans un sens défavorable aux salariés ?

Lorsqu’il concerne une matière qui ne relève pas du noyau dur indérogeable de la branche
Lorsqu’il est approuvé par une majorité de salariés, quelle que soit la matière concernée
Lorsqu’il prévoit une compensation financière pour chaque salarié concerné
Lorsqu’il est conclu dans une entreprise comptant moins de cinquante salariés

Lorsqu’il concerne une matière qui ne relève pas du noyau dur indérogeable de la branche

Explication

L’accord d’entreprise peut écarter l’accord de branche, y compris défavorablement, sauf dans les matières protégées constituant le noyau dur indérogeable. La taille de l’entreprise ou une compensation ne suffit pas à lever cette limite.

11. Selon l’article L. 1121-1 du Code du travail, dans quelles conditions une restriction à une liberté peut-elle être admise ?

Lorsqu’elle répond à l’intérêt général défini par l’employeur dans l’entreprise
Lorsqu’elle est prévue par le règlement intérieur, même sans justification concrète
Lorsqu’elle est appliquée de manière identique à tous les salariés concernés
Lorsqu’elle est justifiée par la tâche et proportionnée au but recherché

Lorsqu’elle est justifiée par la tâche et proportionnée au but recherché

Explication

Une restriction aux droits et libertés doit être justifiée par la nature de la tâche et proportionnée au but recherché. Son inscription dans un règlement intérieur ou son application uniforme ne suffit pas à la rendre licite.

12. Quel ensemble correspond aux sources sociales relevant du cadre de l’ONU ?

Les règlements européens et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne
La Convention européenne des droits de l’homme et la Charte sociale européenne révisée
La Charte des droits fondamentaux et les directives adoptées par l’Union européenne
Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et les conventions de l’OIT

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et les conventions de l’OIT

Explication

Le cadre de l’ONU comprend notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et les conventions de l’OIT. Les autres ensembles relèvent du Conseil de l’Europe ou de l’Union européenne.

13. Quelle institution régionale a adopté la Convention européenne des droits de l’homme ?

L’Organisation des Nations unies
L’Union européenne
L’Organisation internationale du travail
Le Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe

Explication

La Convention européenne des droits de l’homme est un instrument du Conseil de l’Europe, conclu en 1950. Elle ne doit pas être confondue avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

14. Que garantissent la Charte sociale européenne révisée et la convention OIT n° 158 en matière de licenciement ?

Le droit à un motif valable ou, à défaut, à une réparation adéquate
Le droit à une indemnité identique pour tout licenciement dépourvu de motif
Le droit à la réintégration automatique après toute rupture injustifiée
Le droit pour l’employeur de licencier librement durant une période probatoire prolongée

Le droit à un motif valable ou, à défaut, à une réparation adéquate

Explication

Ces instruments exigent un motif valable pour le licenciement et prévoient, à défaut, une indemnité adéquate ou une réparation appropriée. Ils n’imposent pas une réintégration automatique ni une indemnité uniforme.

15. Selon la convention OIT n° 158, qui doit prouver l’existence d’un motif valable de licenciement ?

L’inspection du travail
Le salarié
Le juge prud’homal
L’employeur

L’employeur

Explication

La convention OIT n° 158 fait peser sur l’employeur la charge de prouver le motif valable du licenciement. Le salarié n’a donc pas à démontrer seul le caractère abusif de la rupture.

16. Quelle protection l’arrêt Nikon reconnaît-il au salarié concernant ses échanges personnels au travail ?

La confidentialité de toutes les données présentes sur l’ordinateur professionnel
Le respect de sa vie privée et le secret de ses correspondances
La protection des seuls messages envoyés en dehors des horaires de travail
L’interdiction pour l’employeur de contrôler toute activité informatique

Le respect de sa vie privée et le secret de ses correspondances

Explication

L’arrêt Nikon protège l’intimité de la vie privée et le secret des correspondances, y compris sur le lieu et pendant le temps de travail. La protection ne couvre toutefois pas indistinctement tous les fichiers professionnels.

17. Sur un ordinateur professionnel, comment est qualifié par défaut un fichier que le salarié n’a pas identifié comme personnel ?

Il est considéré comme personnel par son contenu
Il est présumé confidentiel et privé
Il est présumé professionnel
Il est inaccessible à l’employeur sans accord judiciaire

Il est présumé professionnel

Explication

Les fichiers et messages créés ou reçus avec les outils professionnels sont présumés professionnels en l’absence d’identification expresse contraire. La simple présence d’un contenu privé ne suffit pas à modifier cette présomption.

18. Dans quelle situation une preuve obtenue par un stratagème clandestin peut-elle exceptionnellement être recevable depuis le 22 décembre 2023 ?

Lorsqu’elle constitue le seul moyen d’établir les faits et que l’atteinte est strictement proportionnée
Lorsqu’elle est recueillie par un collègue informé de la surveillance
Lorsqu’elle concerne une activité réalisée avec un outil informatique professionnel
Lorsqu’elle confirme une suspicion de l’employeur, même sans autre nécessité probatoire

Lorsqu’elle constitue le seul moyen d’établir les faits et que l’atteinte est strictement proportionnée

Explication

Une preuve déloyale peut être admise si elle est indispensable pour établir les faits et si l’atteinte portée au droit adverse reste strictement proportionnée. L’utilisation d’un outil professionnel ne suffit pas à rendre une méthode clandestine loyale.

19. Quelle règle s’applique à la religion d’un candidat lors d’un recrutement ?

Elle peut être utilisée pour départager deux candidats de qualification équivalente
Elle ne peut justifier ni son exclusion ni une question posée pendant le recrutement
Elle peut être demandée si l’employeur estime la réponse utile au poste
Elle peut figurer dans une offre lorsque la clientèle exprime une préférence

Elle ne peut justifier ni son exclusion ni une question posée pendant le recrutement

Explication

La religion ne peut constituer ni un motif d’exclusion ni un sujet d’interrogation lors du recrutement, et une offre ne peut en faire un critère. L’utilité alléguée ou la préférence de la clientèle ne transforme pas ce critère en exigence licite.

20. Un salarié peut-il refuser une tâche prévue par son contrat en invoquant ses convictions religieuses, en l’absence de clause d’aménagement ?

Oui, car toute conviction religieuse permet d’écarter une tâche contraire aux croyances
Oui, si le refus est annoncé avant la prise de fonction
Non, car ses convictions ne suppriment pas l’obligation d’exécuter la tâche prévue
Non, mais l’employeur doit alors modifier la tâche ou le poste

Non, car ses convictions ne suppriment pas l’obligation d’exécuter la tâche prévue

Explication

En l’absence de clause expresse ou de disposition conventionnelle, les convictions religieuses restent extérieures au contrat et n’écartent pas l’obligation contractuelle. Une adaptation peut exister lorsqu’elle est prévue ou autorisée, mais elle n’est pas automatiquement imposée.

21. À quelles conditions une clause de neutralité peut-elle interdire certains signes aux salariés ?

Elle doit viser les seuls signes religieux portés par les salariés concernés
Elle doit être générale, indifférenciée et viser les salariés en contact avec la clientèle
Elle doit interdire les convictions exprimées dans tous les espaces de l’entreprise
Elle peut s’appliquer à tout le personnel sans lien avec les fonctions exercées

Elle doit être générale, indifférenciée et viser les salariés en contact avec la clientèle

Explication

Une clause de neutralité licite présente un caractère général et indifférencié et se limite aux salariés en contact avec la clientèle. Une interdiction ciblant les seuls signes religieux ou étendue sans lien avec les fonctions est insuffisamment encadrée.

22. Quand le règlement intérieur peut-il restreindre la liberté religieuse des salariés ?

Lorsqu’elle évite toute manifestation religieuse, même sans risque professionnel
Lorsqu’elle correspond à une interdiction générale de prier ou de jeûner
Lorsque la restriction est justifiée par la tâche ou le fonctionnement de l’entreprise et proportionnée
Lorsqu’elle répond à la préférence personnelle du dirigeant de l’entreprise

Lorsque la restriction est justifiée par la tâche ou le fonctionnement de l’entreprise et proportionnée

Explication

Une restriction du règlement intérieur doit être liée aux exigences de la tâche ou au bon fonctionnement de l’entreprise et rester proportionnée. Une interdiction générale et absolue ne respecte pas cette exigence de justification concrète.

23. Que désigne le prosélytisme dans les relations de travail ?

La simple appartenance déclarée à une confession religieuse dans l’entreprise
Le respect discret d’une pratique religieuse pendant une pause autorisée
La demande individuelle d’un aménagement d’horaire pour un motif religieux
Un zèle visant à recruter des adeptes ou à imposer ses convictions à d’autres salariés

Un zèle visant à recruter des adeptes ou à imposer ses convictions à d’autres salariés

Explication

Le prosélytisme implique une démarche active et insistante destinée à recruter des adeptes ou à imposer des convictions à autrui. La simple appartenance ou la demande personnelle d’un aménagement ne comporte pas nécessairement cette volonté d’influence.

24. Quelle caractéristique définit une entreprise de tendance ?

La poursuite d’une activité commerciale sans orientation idéologique particulière
L’adhésion des salariés à des convictions éthiques, politiques, philosophiques ou religieuses liées à son caractère propre
La priorité donnée aux préférences personnelles des clients dans l’organisation du travail
La soumission de toute entreprise à une obligation générale de neutralité religieuse

L’adhésion des salariés à des convictions éthiques, politiques, philosophiques ou religieuses liées à son caractère propre

Explication

Une entreprise de tendance se distingue par l’importance institutionnelle de convictions et d’un caractère propre auxquels l’activité doit rester cohérente. Une entreprise ordinaire ne possède pas nécessairement une éthique institutionnelle particulière imposant cette cohérence.

25. Dans quelle situation une différence de traitement fondée sur la religion ou les convictions peut-elle être admise ?

Lorsqu’une règle générale permet d’écarter les candidats dont les convictions paraissent minoritaires
Lorsqu’un client demande que le salarié partage ses convictions religieuses
Lorsqu’une caractéristique constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante, poursuit un objectif légitime et reste proportionnée
Lorsque l’employeur estime personnellement qu’une conviction convient mieux au poste

Lorsqu’une caractéristique constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante, poursuit un objectif légitime et reste proportionnée

Explication

Une différence de traitement est admissible lorsqu’elle répond à une exigence professionnelle essentielle et déterminante, orientée vers un objectif légitime et proportionnée. La préférence subjective de l’employeur ou du client ne suffit pas à la justifier.

26. Quand un fait relevant de la vie personnelle peut-il justifier une sanction disciplinaire ou un licenciement non disciplinaire ?

Il peut justifier une sanction disciplinaire dès qu’il nuit à l’image de l’employeur, et un licenciement dès qu’il déplaît aux collègues.
Il peut justifier une sanction disciplinaire s’il viole une obligation contractuelle, tandis qu’un licenciement non disciplinaire peut reposer sur un trouble objectif dans l’entreprise.
Il peut justifier une sanction disciplinaire en raison de sa seule gravité morale, tandis qu’un licenciement non disciplinaire repose sur une préférence de gestion.
Il peut justifier une sanction disciplinaire lorsqu’un client le désapprouve, tandis qu’un licenciement non disciplinaire exige une faute professionnelle établie.

Il peut justifier une sanction disciplinaire s’il viole une obligation contractuelle, tandis qu’un licenciement non disciplinaire peut reposer sur un trouble objectif dans l’entreprise.

Explication

La sanction disciplinaire suppose un manquement aux obligations contractuelles, alors qu’un licenciement non disciplinaire peut être fondé sur un trouble objectif affectant l’entreprise. La simple désapprobation de clients ou de collègues ne suffit pas à caractériser ces fondements.

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Que garantit le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ?

La liberté du travail, la non-discrimination, la liberté syndicale, le droit de grève et le principe de participation.

Que réserve à la loi l’article 34 de la Constitution du 4 octobre 1958 ?

La détermination des principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Quelle compétence relève du pouvoir réglementaire selon l’article 37 de la Constitution ?

Les matières hors domaine de la loi.

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