QCM : Sources et mécanismes du droit — 41 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à un traité international classique ?

Un acte adopté par une institution européenne dans son domaine d’intervention
Un accord entre des États régi par le droit international public
Une décision d’une juridiction nationale régie par le droit interne
Une déclaration politique dépourvue d’effets juridiques entre les parties

Un accord entre des États régi par le droit international public

Explication

Un traité international est un accord bilatéral ou multilatéral conclu entre des États et soumis au droit international public. Une décision nationale ou un acte européen ne relève pas de cette définition.

2. Quelles conditions permettent à un traité international d’être intégré à l’ordre juridique interne selon l’article 55 de la Constitution ?

Sa ratification, son inscription au Journal officiel européen et son invocation par un particulier
Sa publication, son contrôle constitutionnel et son adoption par référendum national
Sa signature, son approbation parlementaire et son application par une juridiction internationale
Sa ratification, sa publication et le respect de la réciprocité par l’État partenaire

Sa ratification, sa publication et le respect de la réciprocité par l’État partenaire

Explication

L’article 55 exige la ratification, la publication et le respect de la condition de réciprocité par l’État partenaire. La signature seule ou une formalité européenne ne suffit pas à remplir ces conditions.

3. Que fait le juge lorsqu’il exerce un contrôle de conventionnalité dans un litige ?

Il vérifie la conformité du traité aux règles constitutionnelles avant ratification
Il abroge la loi contraire au traité pour l’ensemble des citoyens
Il suspend l’application du traité jusqu’à une nouvelle décision parlementaire
Il écarte la loi contraire au traité pour le litige concerné

Il écarte la loi contraire au traité pour le litige concerné

Explication

Le contrôle de conventionnalité conduit le juge judiciaire ou administratif à écarter, dans le litige, une loi incompatible avec un traité ratifié. Il ne fait pas disparaître cette loi de l’ordre juridique pour tous, contrairement à l’abrogation.

4. Quelle solution la Cour de cassation a-t-elle retenue dans l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975 ?

Elle a annulé le traité de Rome pour contrariété avec la Constitution française
Elle a écarté une loi française contraire au traité de Rome de 1957
Elle a reconnu la primauté d’une directive européenne sur le traité de Rome
Elle a refusé au juge judiciaire tout contrôle de compatibilité des lois

Elle a écarté une loi française contraire au traité de Rome de 1957

Explication

Dans l’arrêt Jacques Vabre, la Cour de cassation a admis qu’une loi française contraire au traité de Rome soit écartée. Cette décision illustre le contrôle de conventionnalité exercé par le juge judiciaire.

5. Quel apport majeur est associé au traité de Maastricht de 1992 ?

La création du Conseil de l’Europe et l’adoption de la Convention européenne des droits de l’homme
La création de la CECA et l’organisation commune des secteurs du charbon et de l’acier
La création de la Cour européenne des droits de l’homme et de son recours individuel
La création de l’Union européenne, de la citoyenneté européenne et la mise en place de l’euro

La création de l’Union européenne, de la citoyenneté européenne et la mise en place de l’euro

Explication

Le traité de Maastricht a créé l’Union européenne, institué la citoyenneté européenne et préparé la mise en place de l’euro. La CECA appartient à une étape antérieure de la construction européenne et concernait le charbon et l’acier.

6. Pourquoi les traités européens sont-ils qualifiés de droit primaire de l’Union européenne ?

Parce qu’ils organisent les institutions de l’Union et définissent ses domaines d’intervention
Parce qu’ils sont adoptés par les États membres pour appliquer les règlements européens
Parce qu’ils regroupent les mesures nationales prises pour transposer les directives
Parce qu’ils sanctionnent les États membres qui ne respectent pas les décisions de la Cour

Parce qu’ils organisent les institutions de l’Union et définissent ses domaines d’intervention

Explication

Les traités constituent le droit primaire puisqu’ils fondent l’ordre juridique de l’Union, organisent ses institutions et déterminent ses compétences. Les règlements et les directives relèvent du droit dérivé adopté sur cette base.

7. Quelle distinction caractérise le règlement et la directive de l’Union européenne ?

Le règlement doit être transposé, tandis que la directive s’applique directement dans chaque État
Le règlement s’adresse aux juridictions, tandis que la directive s’adresse aux organisations internationales
Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit être transposée par les États
Le règlement concerne les institutions, tandis que la directive concerne les droits fondamentaux

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit être transposée par les États

Explication

Un règlement produit directement ses effets juridiques dans les États membres, alors qu’une directive nécessite une transposition nationale. La distinction repose donc sur leur mode de mise en œuvre juridique.

8. Quel principe la Cour de justice de l’Union européenne a-t-elle affirmé dans l’arrêt Costa c/ ENEL du 15 juillet 1964 ?

La compétence exclusive des États pour interpréter le droit de l’Union
La nécessité de transposer tout règlement avant son application nationale
La primauté du droit de l’Union sur le droit interne
La supériorité des constitutions nationales sur les traités européens

La primauté du droit de l’Union sur le droit interne

Explication

Dans Costa c/ ENEL, la Cour de justice de l’Union européenne a affirmé que le droit de l’Union prime sur le droit interne. Cette solution garantit l’application uniforme du droit de l’Union dans les États membres.

9. Quelle distinction oppose principalement l’Union européenne et le Conseil de l’Europe ?

L’Union européenne est une juridiction, tandis que le Conseil de l’Europe est une législation applicable aux entreprises
L’Union européenne réunit des juridictions nationales, tandis que le Conseil de l’Europe regroupe des institutions économiques
L’Union européenne défend les droits de l’homme, tandis que le Conseil de l’Europe organise principalement le marché intérieur
L’Union européenne vise l’intégration juridique, tandis que le Conseil de l’Europe est intergouvernemental et défend notamment les droits de l’homme

L’Union européenne vise l’intégration juridique, tandis que le Conseil de l’Europe est intergouvernemental et défend notamment les droits de l’homme

Explication

L’Union européenne est une organisation d’intégration juridique, alors que le Conseil de l’Europe est une organisation intergouvernementale consacrée notamment aux droits de l’homme. Les deux organisations ne doivent donc pas être confondues.

10. Quel type de droits la Convention européenne des droits de l’homme énonce-t-elle principalement ?

Des droits civils et politiques protégés au niveau européen
Des droits économiques organisant principalement la politique monétaire européenne
Des droits institutionnels définissant les compétences de l’Union européenne
Des droits commerciaux destinés à harmoniser les échanges entre États

Des droits civils et politiques protégés au niveau européen

Explication

La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales énonce principalement des droits civils et politiques. Elle ne constitue pas le traité fondateur de l’Union européenne ni un instrument centré sur la politique monétaire.

11. Dans quelle situation une restriction d’un droit conditionnel garanti par la Convention européenne des droits de l’homme peut-elle être admise ?

Lorsqu’elle est prévue par la loi, nécessaire et proportionnée à un but légitime
Lorsqu’elle est décidée par une autorité publique sans justification particulière
Lorsqu’elle répond à une préférence politique, même sans base légale précise
Lorsqu’elle est appliquée de manière générale sans examiner sa nécessité

Lorsqu’elle est prévue par la loi, nécessaire et proportionnée à un but légitime

Explication

Un droit conditionnel peut être restreint si la mesure repose sur la loi, poursuit un but légitime, est nécessaire et demeure proportionnée. Une décision dépourvue de base légale ou de justification ne satisfait pas ces exigences.

12. Quelle condition fait partie des exigences du recours individuel devant la Cour européenne des droits de l’homme ?

Le requérant doit être victime, avoir épuisé les recours internes et agir dans un délai de quatre mois
Le requérant doit être une association publique et saisir la Cour avant toute procédure nationale
Le requérant doit obtenir l’accord préalable de son gouvernement et démontrer une atteinte collective
Le requérant doit contester une loi européenne et présenter une demande dans un délai d’un an

Le requérant doit être victime, avoir épuisé les recours internes et agir dans un délai de quatre mois

Explication

Le recours individuel exige notamment la qualité de victime, l’épuisement des voies de recours internes et le respect du délai de quatre mois, ainsi que l’existence d’un préjudice important. Une autorisation gouvernementale ou une contestation du droit de l’Union n’est pas requise.

13. Quelle institution adopte les lois en France ?

Le pouvoir exécutif, composé du Président et du gouvernement
Le Conseil d’État, composé de magistrats administratifs
Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat
Le Conseil constitutionnel, composé de membres nommés

Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat

Explication

La loi est votée par le Parlement, qui réunit l’Assemblée nationale et le Sénat. Le pouvoir exécutif adopte les règlements, tandis que le Conseil constitutionnel contrôle la conformité de certaines normes à la Constitution.

14. Qui prend l’initiative d’un projet de loi et qui prend celle d’une proposition de loi ?

Le Premier ministre pour un projet, un parlementaire pour une proposition
Le Conseil constitutionnel pour un projet, un ministre pour une proposition
Un parlementaire pour un projet, le Premier ministre pour une proposition
Le Président pour un projet, le Conseil d’État pour une proposition

Le Premier ministre pour un projet, un parlementaire pour une proposition

Explication

Le projet de loi est déposé à l’initiative du Premier ministre, tandis que la proposition de loi vient d’un membre du Parlement. La distinction repose donc sur l’auteur de l’initiative parlementaire ou gouvernementale.

15. Quelle étape intervient généralement après l’examen d’un texte par les deux assemblées lorsqu’elles ne sont pas d’accord ?

La transformation du texte en règlement administratif
La saisine automatique du Conseil constitutionnel
La réunion éventuelle d’une commission mixte paritaire
La dissolution immédiate des deux assemblées

La réunion éventuelle d’une commission mixte paritaire

Explication

En cas de désaccord persistant, une commission mixte paritaire peut intervenir pour rechercher un compromis. La dissolution des assemblées et la transformation en règlement ne constituent pas les étapes normales de cette procédure.

16. Dans quelles matières le domaine de la loi est-il notamment défini par l’article 34 de la Constitution ?

Les matières résiduelles qui ne relèvent pas de la loi
Les libertés, les lois de finances, l’imposition et la défense
L’organisation quotidienne des services et les mesures individuelles
Les décisions locales prises par les autorités administratives

Les libertés, les lois de finances, l’imposition et la défense

Explication

Depuis 1958, l’article 34 énumère les matières relevant du domaine de la loi, notamment les libertés, les finances publiques, l’imposition et la défense. Les matières qui ne relèvent pas de cet article appartiennent en principe au domaine réglementaire.

17. Quel enchaînement décrit correctement la procédure d’adoption d’une ordonnance de l’article 38 ?

Avis du Parlement, adoption par le juge administratif, puis promulgation présidentielle
Publication immédiate, habilitation ultérieure, puis adoption par une commission mixte paritaire
Adoption parlementaire directe, avis du Conseil constitutionnel, puis publication sans ratification
Habilitation, adoption en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État, puis ratification parlementaire

Habilitation, adoption en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État, puis ratification parlementaire

Explication

La procédure commence par une loi d’habilitation, puis l’ordonnance est adoptée en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État et doit être ratifiée par le Parlement. Les autres enchaînements attribuent à tort un rôle décisif au juge administratif ou suppriment la ratification.

18. Que fixe la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à prendre des ordonnances ?

La composition et la durée du mandat du Parlement
Le contenu détaillé de chaque décision administrative
Le domaine et la durée de l’intervention gouvernementale
Les conditions de contrôle des élections nationales

Le domaine et la durée de l’intervention gouvernementale

Explication

La loi d’habilitation délimite à la fois les matières concernées et la période pendant laquelle le gouvernement peut intervenir par ordonnance. Elle ne règle pas la composition du Parlement ni le contrôle des élections.

19. Quel est l’effet de la ratification d’une ordonnance sur son contrôle juridictionnel ?

Elle la maintient dans le domaine réglementaire et exclut toute contestation
Elle lui confère une valeur législative, tout en permettant encore une QPC
Elle la transforme en décret et permet un recours administratif ordinaire
Elle la soumet au juge administratif et écarte le contrôle constitutionnel

Elle lui confère une valeur législative, tout en permettant encore une QPC

Explication

Après ratification, l’ordonnance entre dans le domaine législatif et ne peut plus être contestée devant le juge administratif. Elle peut toutefois encore être soumise au contrôle de constitutionnalité par une question prioritaire de constitutionnalité.

20. Qu’appelle-t-on un règlement en droit administratif français ?

L’ensemble des actes adoptés par le Président et le gouvernement
L’ensemble des lois votées par l’Assemblée nationale et le Sénat
L’ensemble des engagements internationaux approuvés par le Parlement
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions administratives

L’ensemble des actes adoptés par le Président et le gouvernement

Explication

Le règlement désigne les actes normatifs adoptés par le pouvoir exécutif, composé du Président de la République et du gouvernement dirigé par le Premier ministre. Les lois relèvent du Parlement, tandis que les décisions juridictionnelles et les engagements internationaux ont une autre nature.

21. Quelle distinction oppose correctement un décret autonome à un décret d’application ?

Le décret autonome est pris par un maire, tandis que le décret d’application est pris par un préfet
Le décret autonome précise une loi, tandis que le décret d’application relève de l’article 37
Le décret autonome contrôle une loi, tandis que le décret d’application juge sa constitutionnalité
Le décret autonome relève de l’article 37, tandis que le décret d’application précise une loi existante

Le décret autonome relève de l’article 37, tandis que le décret d’application précise une loi existante

Explication

Le décret autonome intervient dans les matières qui ne relèvent pas de l’article 34 et se rattache à l’article 37. Le décret d’application a pour fonction de préciser les modalités de mise en œuvre d’une loi déjà adoptée.

22. Quel recours permet à un particulier de demander l’annulation d’un règlement contraire à une norme supérieure ?

Le recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif
La procédure de ratification devant le Conseil des ministres
Le recours en cassation devant le Conseil constitutionnel
La question prioritaire de constitutionnalité devant le Parlement

Le recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif

Explication

Le recours pour excès de pouvoir est porté devant le juge administratif et peut conduire à l’annulation rétroactive du règlement à l’égard de tous. La QPC vise le contrôle de constitutionnalité d’une disposition législative, et la ratification relève d’une procédure normative distincte.

23. Quelle caractéristique distingue la jurisprudence de la loi ?

La jurisprudence provient des décisions des juges, tandis que la loi repose sur un texte voté par le Parlement.
La jurisprudence est élaborée par le Parlement, tandis que la loi est dégagée par les juridictions suprêmes.
La jurisprudence provient des usages répétés, tandis que la loi repose sur une conviction juridique obligatoire.
La jurisprudence rassemble les opinions des juristes, tandis que la loi résulte d’un jugement rendu par un tribunal.

La jurisprudence provient des décisions des juges, tandis que la loi repose sur un texte voté par le Parlement.

Explication

La jurisprudence désigne le droit issu des décisions de justice, alors que la loi trouve sa source dans un texte adopté par le Parlement. Confondre la jurisprudence avec la coutume revient à lui attribuer une origine fondée sur la répétition d’un usage, ce qui est inexact.

24. Quelle condition permet de qualifier une pratique répétée de coutume juridique ?

Elle est consacrée par une décision rendue par une juridiction suprême dans un litige.
Elle est adoptée sous la forme d’un texte voté par les représentants du Parlement.
Elle repose sur un usage répété et sur la conviction de son caractère juridiquement obligatoire.
Elle est publiée dans un ouvrage rédigé par des théoriciens ou des praticiens du droit.

Elle repose sur un usage répété et sur la conviction de son caractère juridiquement obligatoire.

Explication

La coutume associe la répétition d’un usage à l’opinio juris, c’est-à-dire la conviction que la pratique constitue une règle obligatoire. Une décision de juridiction suprême relève plutôt de la jurisprudence et ne suffit pas à définir une coutume.

25. Que désigne la doctrine en droit ?

L’ensemble des pratiques répétées que les membres d’un groupe considèrent comme juridiquement obligatoires.
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions lorsqu’elles tranchent des litiges comparables.
L’ensemble des opinions sur le droit publiées par des théoriciens ou des praticiens dans leurs ouvrages.
L’ensemble des textes adoptés par le Parlement pour créer ou modifier des règles juridiques.

L’ensemble des opinions sur le droit publiées par des théoriciens ou des praticiens dans leurs ouvrages.

Explication

La doctrine regroupe les analyses et opinions juridiques publiées par des théoriciens ou des praticiens. Les décisions des tribunaux constituent la jurisprudence, tandis que les pratiques accompagnées d’une opinio juris relèvent de la coutume.

26. Quelle institution tranche les conflits de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif ?

Le Conseil d’État
La Cour de cassation
Le Tribunal des conflits
La cour administrative d’appel

Le Tribunal des conflits

Explication

Le Tribunal des conflits départage les compétences respectives de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif. Le Conseil d’État appartient à l’ordre administratif et la Cour de cassation à l’ordre judiciaire ; ils ne remplissent pas cette fonction commune.

27. Quel ensemble correspond aux juridictions administratives françaises ?

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État
Les tribunaux de police, les tribunaux correctionnels et les cours d’assises
Les tribunaux administratifs, les cours d’appel et le Tribunal des conflits
Les tribunaux judiciaires, les cours d’appel et la Cour de cassation

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État

Explication

L’ordre administratif comprend les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État. Les tribunaux judiciaires, les cours d’appel et la Cour de cassation relèvent de l’ordre judiciaire, tandis que le Tribunal des conflits exerce une mission particulière d’arbitrage entre les ordres.

28. Quelle juridiction pénale juge les délits ?

Le tribunal correctionnel
La cour administrative d’appel
La cour d’assises
Le tribunal de police

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel est compétent pour les délits. Le tribunal de police juge les contraventions, tandis que la cour d’assises connaît des crimes ; la cour administrative d’appel appartient à l’ordre administratif.

29. Quelles sont les étapes principales d’un procès civil ou administratif ?

La médiation, l’enquête pénale, le délibéré et l’exécution
La requête, la condamnation, l’appel automatique et l’exécution
La saisine, l’instruction, le délibéré et le jugement
La saisine, la plaidoirie pénale, l’arbitrage et le jugement

La saisine, l’instruction, le délibéré et le jugement

Explication

En matière civile et administrative, le procès suit notamment la saisine de la juridiction, l’instruction, le délibéré et le jugement. L’instruction permet l’échange des arguments et des preuves, tandis que le délibéré correspond à la discussion secrète des juges.

30. Quelle démarche saisit le juge administratif dans une procédure contentieuse ?

Le demandeur fait délivrer une assignation par un commissaire de justice.
Le ministère public engage une poursuite par une citation pénale.
Le défendeur sollicite une audience par une déclaration auprès du greffe.
Le requérant introduit l’instance par une requête.

Le requérant introduit l’instance par une requête.

Explication

En matière administrative, le requérant introduit l’instance au moyen d’une requête. L’assignation délivrée par un commissaire de justice correspond à la saisine du juge civil, et non à la procédure administrative décrite ici.

31. Pourquoi l’instruction doit-elle respecter le principe du contradictoire ?

Parce qu’un jugement bénéficie d’une stabilité particulière après l’expiration des voies de recours.
Parce que les juges doivent discuter secrètement de la solution avant de rendre leur décision.
Parce que le demandeur doit faire signifier son acte introductif par un commissaire de justice.
Parce que chaque partie doit pouvoir répondre aux prétentions, arguments et preuves de son adversaire.

Parce que chaque partie doit pouvoir répondre aux prétentions, arguments et preuves de son adversaire.

Explication

Le contradictoire exige que chaque partie puisse prendre connaissance des éléments invoqués par l’adversaire et y répondre, conformément à l’article 6 de la CEDH. La discussion secrète des juges relève du délibéré, qui constitue une étape différente de l’instruction.

32. Quel est le rôle du Parquet dans le procès pénal ?

Il contrôle la conformité juridique des jugements rendus en dernier ressort
Il tranche les litiges et prononce la décision au nom de la société
Il dirige le siège et statue sur la culpabilité de la personne poursuivie
Il représente la société et exerce l’action publique sans juger l’affaire

Il représente la société et exerce l’action publique sans juger l’affaire

Explication

Le Parquet, placé sous l’autorité du procureur de la République, représente la société et exerce l’action publique. Il ne juge pas les affaires, car cette fonction relève du siège.

33. Quel enchaînement décrit correctement les principales étapes du procès pénal ?

Instruction, jugement, enquête, puis décision de poursuite devant la juridiction compétente
Jugement, enquête, décision de poursuite, puis instruction dans chaque affaire pénale
Décision de poursuite, jugement, instruction éventuelle, puis enquête préliminaire
Enquête, décision de poursuite, instruction éventuelle, puis jugement de première instance

Enquête, décision de poursuite, instruction éventuelle, puis jugement de première instance

Explication

Le procès pénal commence par l’enquête et se poursuit, selon le cas, par une décision de poursuite, une instruction éventuelle et le jugement de première instance. L’instruction n’intervient donc pas avant l’enquête et la décision de poursuivre.

34. Quelle décision le Parquet peut-il prendre lorsqu’il exerce l’opportunité des poursuites ?

Saisir la Cour de cassation, réexaminer les faits ou annuler le jugement pénal
Prononcer lui-même la culpabilité, fixer la peine ou ordonner l’indemnisation
Rendre une ordonnance de non-lieu, conduire le procès civil ou arbitrer le litige
Classer l’affaire sans suite, proposer une alternative ou déclencher l’action publique

Classer l’affaire sans suite, proposer une alternative ou déclencher l’action publique

Explication

L’opportunité des poursuites permet au Parquet de classer l’affaire sans suite, de proposer une alternative aux poursuites ou de déclencher l’action publique. Une ordonnance de non-lieu relève de l’instruction et non de cette décision du Parquet.

35. Quelle est la fonction principale de l’appel ?

Contrôler la conformité au droit d’une décision sans réexaminer les faits de l’affaire
Faire rejuger l’affaire afin de modifier ou d’annuler le jugement de première instance
Faire examiner une décision administrative par une juridiction pénale supérieure
Demander au ministère public de classer l’affaire ou de proposer une alternative

Faire rejuger l’affaire afin de modifier ou d’annuler le jugement de première instance

Explication

L’appel est une voie de réformation : il permet à une juridiction supérieure de rejuger l’affaire et éventuellement de modifier ou d’annuler le jugement initial. Le contrôle de la conformité au droit sans rejuger les faits correspond au pourvoi en cassation.

36. Quel délai s’applique à l’appel en matière judiciaire pénale, et quel est son effet ?

Un mois, et l’appel permet de contrôler la règle de droit appliquée
Deux mois, et l’appel suspend l’exécution dans certaines affaires civiles
Dix jours, et l’appel est suspensif de l’exécution du jugement
Dix jours, et l’appel administratif produit automatiquement cet effet suspensif

Dix jours, et l’appel est suspensif de l’exécution du jugement

Explication

En matière judiciaire pénale, l’appel doit être formé dans un délai de dix jours et il est suspensif. Le délai de deux mois concerne l’appel administratif, qui n’a pas d’effet suspensif.

37. Que contrôle la juridiction saisie d’un pourvoi en cassation ?

La régularité d’un appel administratif avant la première décision juridictionnelle
La conformité au droit d’une décision rendue en dernier ressort, sans rejuger les faits
L’opportunité des poursuites et le choix du procureur dans une affaire pénale
La totalité de l’affaire afin de réévaluer les preuves et de rejuger les faits

La conformité au droit d’une décision rendue en dernier ressort, sans rejuger les faits

Explication

Le pourvoi en cassation permet à la Cour de cassation ou au Conseil d’État de vérifier la conformité au droit d’une décision rendue en dernier ressort. Il ne constitue pas un nouveau procès portant sur l’appréciation des faits.

38. Quelle différence oppose la procédure accusatoire à la procédure inquisitoire ?

Dans la première, les parties apportent les preuves ; dans la seconde, le juge recherche la vérité
Dans la première, le ministère public tranche le litige ; dans la seconde, le juge reste passif
Dans la première, le juge rassemble les preuves ; dans la seconde, les parties dirigent l’instruction
Dans la première, la preuve est présumée acquise ; dans la seconde, toute preuve est irrecevable

Dans la première, les parties apportent les preuves ; dans la seconde, le juge recherche la vérité

Explication

Dans une procédure accusatoire, comme le procès civil, les parties doivent apporter la preuve de leurs prétentions. Dans une procédure inquisitoire, comme en matière pénale et administrative, le juge recherche la vérité à charge et à décharge.

39. Selon l’article 1353 du Code civil, qui doit prouver les faits nécessaires au succès d’une prétention ?

Le demandeur, tandis que le défendeur prouve ensuite le fait qu’il invoque
Le ministère public, qui établit les faits dans toute procédure portant sur un droit civil
Le juge, qui rassemble les éléments nécessaires avant de statuer sur la prétention
Le défendeur, même lorsque la prétention repose sur des faits allégués par le demandeur

Le demandeur, tandis que le défendeur prouve ensuite le fait qu’il invoque

Explication

La charge initiale de la preuve incombe au demandeur, qui doit établir les faits nécessaires au succès de sa prétention. Le défendeur doit ensuite prouver le fait qu’il invoque, par exemple l’exécution de son obligation.

40. Quelle affirmation décrit correctement les présomptions légales simples et irréfragables ?

La présomption simple dispense de toute preuve contraire, tandis que l’irréfragable autorise sa production
La présomption irréfragable concerne les faits à établir, tandis que la simple porte sur les sanctions
La présomption irréfragable peut être écartée par tout témoignage, contrairement à la présomption simple
La présomption simple peut être renversée par une preuve contraire, contrairement à l’irréfragable

La présomption simple peut être renversée par une preuve contraire, contrairement à l’irréfragable

Explication

Une présomption légale dispense le demandeur de prouver le fait présumé. La présomption simple accepte une preuve contraire, alors que la présomption irréfragable ne peut pas être renversée.

41. Quels sont les cinq modes de preuve distingués par le Code civil ?

La preuve littérale, la présomption du fait de l’homme, l’aveu, le témoignage et le serment
La preuve électronique, l’expertise, la médiation, l’aveu et la décision administrative
La preuve littérale, la possession, l’hypothèque, le témoignage et la consultation juridique
La présomption légale, l’aveu judiciaire, l’arbitrage, le serment et la conciliation

La preuve littérale, la présomption du fait de l’homme, l’aveu, le témoignage et le serment

Explication

Le Code civil distingue la preuve littérale, la présomption du fait de l’homme, l’aveu, le témoignage et le serment. L’expertise, la médiation et l’arbitrage ne constituent pas les cinq modes énumérés dans cette classification.

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Qu'est-ce qu'un traité international ?

Un accord bilatéral ou multilatéral entre États régi par le droit international public.

Quelles conditions impose l'article 55 pour intégrer un traité à l'ordre juridique interne ?

Ratification, publication et respect de la réciprocité par l'État partenaire.

Que permet le contrôle de conventionnalité ?

Vérifier qu'une loi respecte un traité ratifié par la France.

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